Presses de Sciences Po

  • Mouvements des « sans », des parapluies, des places, mais aussi Mai 68, grèves contre la « Loi travaille », mobilisations féministes et homosexuelles, contre-sommets altermondialistes, blocages d'universités, gilets jaunes... les mouvements sociaux constituent une composante essentielle et en constante évolution de la vie politique et sociale.

    Ce dictionnaire répertorie l'ensemble des concepts clés, traditionnels ou plus récents, pour les appréhender les formes contemporaines de la contestation.

    Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique à l'Université de Lausanne (IEPHI-CRAPUL) et directeur de recherche au CNRS (CESSP, Paris-1-Panthéon-Sorbonne).

    Lilian Mathieu est directeur de recherche au CNRS (Centre Max Weber, ENS de Lyon).

    Cécile Péchu est maîtresse d'enseignement et de recherche à l'UNIL.

  • « Le mot "international", j'en conviens, est nouveau ; bien que, j'espère, clair et explicite. » Ainsi s'exprimait le philosophe Jeremy Bentham en 1781 lorsqu'il conçut ce néologisme. Si le terme est passé dans le langage courant au XVIIIe siècle, avec la prise de conscience de l'essor des États- nations et de la multiplication des transactions entre eux, la discipline des Relations internationales a tardé à s'imposer dans le champ des sciences sociales, en France particulièrement. Pourtant, l'étude savante de ce qui se passe sur la scène internationale aide à comprendre le monde. Pédagogique et exhaustif, cet ouvrage destiné aux étudiants, enseignants, diplomates et journalistes, s'y emploie. Il présente l'environnement intellectuel et historique de la discipline, ses paradigmes, ses concepts et débats structurants, et s'interroge sur les liens entre théorie et pratique. Il propose un état de l'art en ce début de XXIe siècle, en France et dans le monde.
    Cette sixième édition, augmentée de deux chapitres sur l'apport des études féministes et sur la diplomatie, met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies de ce vaste champ d'étude.

  • 2e édition mise à jour et augmentée
    Transition écologique, clivages sociaux, inégalités entre les territoires, métropolisation, mobilisations citoyennes, territorialisation, transformations de l'État... Ces phénomènes qui affectent les villes et régions du monde intéressent et désorientent de nombreux acteurs et observateurs de l'action publique.
    Conçu dans une logique pluridisciplinaire, exhaustif et didactique, ce dictionnaire offre un point de vue original sur les dynamiques territoriales contemporaines et sur les notions clés qui servent à les appréhender. Son index thématique et les références bibliographiques permettent de saisir les sujets dans leur globalité, de comprendre leurs interactions et de prolonger leur étude. Véritable outil d'analyse et d'aide à la décision, il met un savoir clair à la disposition de tous : chercheurs, élus et collaborateurs politiques, acteurs de l'action publique dans les territoires, étudiants et candidats aux concours de la fonction publique.
    Conçue et dirigée par Romain Pasquier (CNRS/Sciences Po Rennes), Sébastien Guigner (Centre Émile Durkheim/Sciences Po Bordeaux) et Alistair Cole (Hong Kong Baptist University), cette nouvelle édition réunit les contributions d'une centaine d'universitaires et de praticiens.

  • La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des États. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.

  • Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d'étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l'oeuvre. En faisant dialoguer les courants, en s'ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l'action publique.

  • Le « développement » a servi pendant six décennies à légitimer, au Nord comme au Sud, d innombrables politiques économiques et sociales et fait croire à l avènement du bien-être pour tous. La mondialisation a pris le relais mais, loin de promettre le développement, on se contente désormais de lutter contre la pauvreté en proposant la croissance comme seul recours.
    Nonobstant son échec, le développement survit comme une lueur d espoir collectif, car il repose sur une croyance profondément ancrée dans l imaginaire occidental et le besoin de croire l emporte sur les doutes que l on peut avoir sur l objet de la croyance.
    Remontant le cours de l histoire, ce livre fait le point sur les théories et les stratégies qui, depuis la fin des années 1940, ont prétendu transformer le monde. Gilbert Rist, critique du « développement », s intéresse aujourd hui à celle du paradigme économique dominant afin de mettre en évidence les limites de l hégémonie occidentale. Et s il fallait remettre en cause les catégories économiques et prendre le chemin de la décroissance ?

  • 2e édition mise à jour et augmentée
    L'Union européenne poursuit son intégration. Des outils d'analyse ont été très tôt forgés pour comprendre ce système politique spécifi que et la manière dont il s'est construit. Ils n'ont cessé de se complexifier à mesure que la communauté s'est agrandie et que ses compétences se sont accrues, dans le respect relatif des souverainetés nationales.
    Leur maîtrise est aujourd'hui plus que nécessaire face aux problèmes auxquels l'Union européenne est confrontée : résurgence du populisme en son sein, critique publique de son déficit démocratique, Brexit, incapacité à coordonner l'afflux et l'accueil des migrants et des réfugiés, difficultés à répondre à la crise économique et financière ou encore à celle de la pandémie de Covid-19...
    En les situant à chaque fois dans les discussions de leur temps, Sabine Saurugger fait le point sur l'ensemble des concepts et théories élaborés par la recherche française et internationale dans les champs de la sociologie politique, des politiques publiques, de la théorie politique et des relations internationales.
    Une synthèse claire et complète pour mieux débattre de l'intégration européenne, de ses forces et de ses fragilités.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique et dirige Sciences Po Grenoble.

  • Longtemps, les violences sexuelles et conjugales ont été considérées comme un fait d'ordre privé. Longtemps, les sociétés ont nié qu'elles étaient la conséquence d'une domination masculine confortée par l'ordre établi. Si la question a été soulevée à partir du milieu du XIXe siècle en Europe et aux États-Unis, il faudra attendre les combats féministes de la fi n du XXe siècle pour que ces violences soient reconnues comme un phénomène social et que l'État s'en empare. C'est à ce bouleversement de perception, et à la transformation d'un combat en cause publique, que s'intéresse ici Pauline Delage. Elle montre comment, à partir des années 1970, les féministes ont identifi é les violences sexuelles et conjugales, proposé des moyens spécifi ques pour les traiter et élaboré une grille explicative les liant aux rapports structurels entre les femmes et les hommes. Dans une enquête minutieuse, réalisée à partir de cas français et américains (région parisienne et comté de Los Angeles), l'auteure révèle comment professionnelles et militantes se sont saisies d'opportunités institutionnelles et politiques pour faire reconnaître ces violences, et retrace les processus qui ont conduit à légitimer l'intervention de l'État dans le domaine de l'intime. Son approche comparée met au jour les mécanismes d'institutionnalisation d'une cause, leurs fondements communs et leurs spécifi cités. l'échelon territorial ! Telle est l'injonction contradictoire adressée aux universités françaises depuis les deux grandes réformes du système d'enseignement supérieur et de recherche initiées en 2000. D'un côté, l'État organise une compétition généralisée entre enseignants- chercheurs et entre universités. Les fi nancements sur projet de la recherche, la publicisation des évaluations et leur utilisation pour allouer les budgets à la performance, comme les très sélectifs appels à projets qui se sont succédé sans relâche depuis le Grand Emprunt de Nicolas Sarkozy, ont accru les écarts entre établissements et fait voler en éclat le principe sur lequel reposait jusqu'alors, en théorie, le système français : des universités équivalentes sur l'ensemble du territoire. De l'autre, un remodelage du paysage universitaire est à l'oeuvre. Il impose que les grandes écoles, les organismes de recherche et les universités d'une même région coordonnent leurs actions dans le but de rationaliser les coûts et de grimper dans les classements mondiaux. De nouvelles structures sont ainsi créées à marche forcée, sans qu'il soit possible de savoir si ces changements majeurs atteindront leurs objectifs et assureront un avenir radieux à l'enseignement supérieur français. Mitterrand il y a trente ans. Sans doute conviendrait-il d'ajouter « mais s'est-on donné les moyens d'apprendre ? » Car faute d'avoir suffi samment investi dans une évaluation véritablement scientifi que de nos politiques de l'emploi, notre connaissance sur les causes du chômage et sur notre capacité à le résoudre n'a guère progressé. Certains programmes de formation, de subventions à l'emploi et d'accompagnement mis en place dans les pays développés ont pourtant pu être évalués méticuleusement. La faiblesse de leurs impacts démontre que l'on ne saurait prétendre éradiquer le chômage par l'investissement dans tel ou tel type d'action. Mais ces programmes peuvent être améliorés et nous aider à venir à bout du chômage. Cela passe par une analyse minutieuse des besoins et des comportements ainsi que par un recours plus large à des évaluations rigoureuses. Finalement, n'est-ce pas notre impatience à tester des actions sans nous donner le temps d'étudier leurs effets qui nous a piégés dans le chômage durable ?

  • COMMENT LA SCIENCE POLITIQUE ANALYSE NOS ECONOMIES MONDIALISEES ?
    Selon une thèse aujourd'hui dominante, les cadres qui structuraient nationalement l'activité économique, relativement autonomes et caractérisés par une place importante laissée aux choix politiques, seraient devenus obsolètes dans un monde composé d'économies plus ouvertes et interdépendantes. Dans ce « nouveau monde », chaque économie nationale devrait désormais se plier à une série d'impératifs économiques dépolitisés, tels que « la compétitivité » ou, depuis la crise financière globale, « l'austérité » et la réduction des déficits budgétaires.
    Pourtant, l'économie reste un vaste domaine du monde social que « la » et « le » politique ne cessent d'orienter. Comprendre les formes contemporaines du capitalisme ne peut se faire sans cette lecture portée par les sciences politiques.
    Dressant un panorama unique des connaissances en l'économie politique, ce dictionnaire propose plus de 50 entrées (concepts clés, perspectives analytiques et controverses contemporaines) qui livrent l'état des connaissances scientifiques sur le rapport capitalisme-politique.

  • Tentaculaire, opaque, le Parti communiste domine le système politique chinois. Fort de 85 millions de membres et de quelque 10 millions de cadres, il dirige l'État, l'administration, l'Armée, les assemblées populaires ainsi que les entreprises et les établissements publics.
    Beaucoup plus décentralisé et flexible depuis les réformes de 1979, il dispose néanmoins de ressources humaines et économiques considérables qui lui permettent de contrôler la société, de prévenir les conflits sociaux et d'empêcher toute évolution vers la démocratie. Qui lui permettent, en d'autres termes, de mettre en place ce que l'on pourrait appeler un nouvel équilibre autoritaire.
    Ce système que seule une minorité d'activistes conteste ouvertement fournit croissance et stabilité à une population dont la majorité se désintéresse du politique. Toutefois, la corruption de plus en plus visible du pouvoir, la pluralisation de la société, la montée des activités associatives et religieuses sont autant de facteurs d'évolution et d'incertitude.
    L'avenir du système politique chinois n'est pas écrit, et ce livre ne prétend pas le faire. Il cherche plutôt à éclairer le lecteur sur la puissance du système actuel et sur les changements ou les crises qui pourraient survenir.
    La première synthèse sur le système politique chinois et son articulation avec la société depuis vingt ans.

  • Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du « non » irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. Il a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels.

    Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des États membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen.

    Il analyse la nature de la « fédération d'États » et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du « modèle communautaire » et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la « vie politique » qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'États peut devenir pleinement démocratique.

    Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.

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  • « Le glaive et la crosse, la couronne et la mitre, le sabre et le goupillon. Quels que soient les termes employés, ces expressions montrent que le couple politique et religion a traversé l'histoire de l'Occident. On aurait pu croire qu'il disparaîtrait au terme du processus engagé avec les Lumières et couronné par les révolutions du XVIIIe siècle et les séparations des Églises et de l'État. La sécularisation des sociétés occidentales ne devait-elle pas conduire à l'élimination de toute référence religieuse dans la vie politique et sociale ? À observer la vie de nos démocraties aujourd'hui, on constate qu'il n'en est rien. » Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. À repérer les temps forts qui ont permis de défi nir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.

  • Omniprésent dans les médias, régulièrement convoqué pour analyser des phénomènes sociaux aussi divers que les flux migratoires en Europe, les programmes éducatifs aux États-Unis ou la place de l'islam dans les pays d'Europe de l'Ouest, le multiculturalisme se trouve au centre de plusieurs thématiques cruciales de notre monde globalisé : l'immigration, la cohésion sociale et le devenir de l'État-nation, pour n'en citer que quelques-unes. Il n'en est pas moins méconnu en tant qu'école de pensée. Quels sont ses origines philosophiques, ses principaux courants, les différentes critiques qui lui sont adressées ? Paul May invite à un tour d'horizon des principaux théoriciens - tels Bhikhu Parekh, Charles Taylor, Will Kymlicka ou encore James Tully -, qui ont élaboré et discuté la notion de multiculturalisme et dont la plupart des travaux n'ont jamais été traduits en français. Un vade-mecum pour l'étudiant, pour le chercheur et pour le citoyen engagé.

  • Faut-il fonder une justice distributive mondiale au profit des plus faibles ? Existe-t-il des guerres qui répondent aux critères de la "guerre juste" ? Quelle est la meilleure architecture politique mondiale ? De telles questions ne relèvent pas d'une approche scientifique mais plutôt d'une théorie normative qui prescrit conduites et modèles d'organisation.
    Car, contrairement aux idées préconçues, la philosophie ne se borne pas à un idéal de vie au sein des formes politiques. Elle analyse bel et bien l'essence des relations internationales en répondant à ces interrogations. Lire et interroger ces sources contemporaines et passées, telle est l'ambition de cette anthologie. A travers une sélection de textes commentés et contextualisés, le lecteur découvrira ici les grands penseurs de la philosophie politique au coeur même de leur oeuvre : Dante, Machiavel, Hobbes, Montesquieu et Rousseau aux côtés d'auteurs classiques (Vitoria, Vattel, l'abbé de Saint-Pierre) ou contemporains (Rawls, Habermas, Walzer).
    Des philosophes ayant suscité regain d'intérêt ces dernières années (Leroux, Arendt) ou vifs débats récents (Strauss, Schmitt) sont venus enrichir cette deuxième édition.

  • Qu'est-ce que la sécurité ? Qu'est-ce qui la distingue de la précaution et du risque ?
    Pourquoi certains problèmes deviennent-ils des enjeux de sécurité et d'autres pas ?
    Comment analyser les mécanismes et les pratiques que déclenche la sécurité ? Quels sont les rapports entre la sécurité et le politique ? Face aux problèmes de sécurité, que doit-on faire ?
    Aujourd'hui la sécurité dépasse largement le domaine militaire. D'autres enjeux doivent désormais être pris en compte par les politiques de sécurité : crises financières et économiques, cohésions sociale et culturelle, menaces environnementales, subversions informatiques, pandémies, etc. Corollaire de cette extension des menaces, de nombreux acteurs, formels ou informels, disputent vigoureusement à l'État sa prétention au monopole du champ de la sécurité.
    Lecture historique des études de sécurité et des échanges continus entre science politique, philosophie et sociologie qui les irriguent, et des ressorts politiques, idéologiques et éthiques que ces mutations engendrent, Théorie de la sécurité offre, aux étudiants, chercheurs et praticiens, une vision complète des approches théoriques et empiriques des politiques de sécurité.

  • Depuis vingt ans, le problème climatique s'est hissé au sommet de l'agenda mondial, et un processus multilatéral s'est mis en place pour y répondre. Or, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, responsables des dérèglements climatiques, ont atteint un niveau record en 2013.
    Comment apprécier le bilan de ces négociations ? Revenant sur le traitement politique du changement climatique, du protocole de Kyoto à aujourd'hui, les auteurs proposent une analyse de ces enjeux et d'une gouvernance qui suscite autant d'attentes qu'elle crée de désillusions.
    Est-il possible de changer de paradigme, alors que le monde connaît des accélérations majeures et se voit confronté à de multiples crises ? Dans quel cadre repenser le défi climatique pour y faire face et l'inscrire dans le champ des futurs ? Une référence sur le changement climatique et les questions stratégiques qu'il pose : rapports entre science et politique et rôle des experts, évolution de la géopolitique du climat, transition énergétique en Europe, aux États-Unis et dans les grands pays émergents, articulations entre problème climatique et globalisation, entre adaptation et développement.

  • Continuation des rapports politiques ordinaires, les crises ont aussi une dynamique propre dont l'intelligibilité suppose de s'attacher à ce qui se joue dans les mobilisations constitutives de ces processus et dans les transformations brusques des espaces sociaux dans lesquels les protagonistes sont pris et agissent ; en somme, dans ce qui s'y passe. Les crises politiques ou, mieux, les conjonctures fluides dont ce livre ébauche la théorie apparaissent dès lors sous un jour nouveau : états particuliers des systèmes sociaux, dont l'auteur met en évidence une plasticité insoupçonnée jusqu'alors, mais surtout logiques de situation spécifiques qui contraignent perceptions, calculs et tactiques des acteurs. Paru en 1986, réédité dès 1992 au format poche, ce livre a pris rang de classique. Pour cette troisième édition, l'auteur a remanié l'ouvrage pour en faciliter la lecture et l'a augmenté d'une préface inédite éclairant sa portée pour les débats actuels des sciences sociales.

  • Les institutions internationales contribuent-elles à la construction de la paix ? On pourrait en douter, tant les critiques abondent : dysfonctionnements, défaillances, soumission aux intérêts des États les plus puissants.
    Diplomates, universitaires et praticiens de ces institutions, les auteurs sont plus nuancés. Dans une perspective qu'ils jugent réaliste et constructive, ils soulignent les forces et les faiblesses de ce que les acteurs internationaux ont créé et qu'ils ne veulent pas abandonner. Au terme de leurs investigations, il apparaît que s'il demeure possible de faire la guerre contre l'avis des institutions internationales, il devient désormais difficile de se passer d'elles pour faire la paix.
    Le choix des questions traitées sécurité collective, désarmement, médiation, consolidation de la paix, sécurité humaine, réduction de la pauvreté et des inégalités, justice pénale internationale, multilatéralisme fait de cet ouvrage une référence sur les institutions internationales.

  • "À peine la menace de la troisième guerre mondiale s'estelle éloignée avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes formes : guerre civile, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
    Fautil opposer la violence à la

    1 autre édition :

  • Pourquoi le capitalisme japonais a-t-il disparu de nos débats alors qu'il a été élevé au rang de modèle dans les années 1980 ? Et comment une entreprise symbole de ce modèle comme Toyota est-elle devenue la première du monde dans son secteur malgré la stagnation que subit l'économie japonaise depuis les années 1990 ?
    Existe-t-il un modèle optimal d'organisation des entreprises et comment peuvent-elles maintenir leur avance technologique, voire la renforcer, dans un environnement de plus en plus concurrentiel et incertain ? Les pays développés peuvent-ils conserver un avantage comparatif dans l'industrie face à la puissance manufacturière chinoise et quel rôle envisager pour le système éducatif dans la société dite de la "connaissance" ? Enfin, le cycle de dérégulation généralisée touchant peut-être à sa fin, comment penser les relations entre État et marché et redéfinir le contrat social dans un contexte de montée des inégalités ?
    Cette analyse de la transformation profonde du capitalisme japonais dans une perspective d'économie politique, associée à une réflexion sur la diversité des capitalismes et sur le changement institutionnel, montre que le Japon constitue toujours un laboratoire susceptible d'éclairer les grands enjeux de l''économie mondiale.
    Le livre comprend également une préface de Robert Boyer (Cepremap), une postface de Ronald Dore (London School of Economics) ainsi que les contributions d''Arnaud Nanta (CNRS) et d'Yves Tiberghien (University of British Columbia).

  • La Chine s'est intégrée à la communauté internationale, en acceptant le plus souvent ses normes. Comment conçoit-elle aujourd'hui ses relations avec le monde extérieur ?
    Entend-elle remettre en question l'ordre politique et économique actuel et défier la suprématie américaine et occidentale ? Le peut-elle ? Quelles sont ses ambitions et sa politique internationale ?
    Cette 2e édition met en lumière l'évolution du discours officiel à partir d'analyses de première main, et des moyens mobilisés par la Chine pour accroitre son influence dans les affaires mondiales.
    Elle montre, dans un premier volet, comment la Chine est progressivement sortie de son isolement, s'est appropriée le langage et les outils de grande puissance et (sous certaines conditions) du multilatéralisme, et analyse les mécanismes de décision en politique étrangère et de sécurité.
    Un deuxième volet examine concrètement les relations de la Chine avec les principaux acteurs mondiaux : États-Unis, Union européenne, mais aussi Japon, Russie et Asie centrale, Inde, pays en développement. donnant ainsi un panorama complet et actualisé de la politique étrangère de la Chine.

  • Les 43 notices qui composent ce dictionnaire mettent en lumière l'apport du genre à la science politique : le rôle central de la différence des sexes dans l'élaboration de théories, de politiques publiques, de mouvements sociaux, les inégalités à l'oeuvre dans les différents partis, etc.

  • "Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les États, fondés sur

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