Presses De L'ecole Des Mines

  • Comment un groupe industriel s'empare de la responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) ? Comment intègre-t-elle un concept aux multiples dimensions ? Quels en sont les effets ? En répondant à ces questions, l'ouvrage opère une descente en profondeur dans l'univers d'une organisation pour analyser la dynamique d'appropriation de la RSE par le déploiement de la norme internationale ISO 26000. A partir d'une recherche-intervention réalisée dans une entreprise du secteur de l'agro-alimentaire, le livre retrace les étapes du processus par lequel l'entreprise s'empare des principes de RSE ; étapes qui ont mené à des transformations profondes de la stratégie, des modes de gouvernance, des structures et redéfinit ses relations avec les parties prenantes.Ce livre s'intéresse à l'opérationnalisation de la RSE. A travers une étude de cas unique et singulière, il offre l'opportunité rare, d'observer la RSE "en train de se faire" en adoptant les regards de la normalisation et des outils de gestion. La RSE perturbe les logiques de gestion à l'uvre dans les entreprises. Au-delà, dans une perspective de long terme, la RSE questionne le rôle de l'entreprise, sa finalité dans la société.A travers le concept d'appropriation, le livre révèle les tensions et les paradoxes qui émergent de la conciliation des dimensions économique, sociale, environnementale et éthique. Il propose également des recommandations transposables à d'autres entreprises. Par son approche pédagogique, cet ouvrage répond aux attentes d'un large lectorat. Il s'adresse aux étudiants, enseignants, dirigeants, cadres d'entreprise et consultants ainsi qu'à toute personne intéressée par la RSE.

  • Les systèmes industriels et logistiques modernes génèrent un nombre considérable de données, que les progrès des nouvelles technologies permettent de capter de plus en plus efficacement : caractéristiques des produits et des commandes, traçabilité, paramètres de fabrication, de manutention et de transport, phénomènes exogènes de toutes sortes, etc. L'émergence de nouvelles techniques d'analyse des données, comme le Machine Learning, semble donc ouvrir de nouvelles possibilités pour planifier plus efficacement la Supply Chain. Certains parlent même d'une révolution à venir, d'autres ne voyant rien venir, évoquent des effets de mode.

    Cet ouvrage, rédigé par un enseignant-chercheur et un praticien en entreprise, propose de décrire ce qu'est le Machine Learning, et comment il est possible d'utiliser ses apports dans la Supply Chain, dans le cadre conceptuel de la planification hiérarchisée.

    Il s'adresse avant tout aux opérationnels de la Supply Chain, ainsi qu'aux étudiants, à qui il permettra de comprendre les concepts de la planification hiérarchisée, les principaux algorithmes du Machine Learning et surtout de découvrir, à partir d'exemples concrets, des projets effectivement menés en entreprise, et des recommandations pratiques pour en réussir d'autres.

    Ni thuriféraires de la technologie, ni sceptiques rétrogrades, les auteurs visent à faire prendre conscience par les acteurs, actuels et futurs, de la Supply Chain que le Machine Learning ne peut être ignoré, mais que son utilisation dans le cadre de projets réels nécessitera un pilotage plein d'intelligence humaine.

  • Qu'est-ce qu'une entreprise responsable au xxie siècle ? Peut-on accepter que sa stratégie génère des déséquilibres sociaux ou environnementaux ? Peut-elle être tenue de mettre sa capacité d'innovation au service du développement durable ?
    Ce livre part d'un constat désormais imparable : la puissance créatrice de l'entreprise transforme le monde qui l'accueille. Cette puissance est à la fois indispensable pour répondre aux défis contemporains mais elle est aussi potentiellement dangereuse. Or, face à cette puissance, les mécanismes de responsabilité classiques s'avèrent insuffisants : l'État ne peut canaliser les capacités d'innovation des entreprises, ni innover à leur place ; et les initiatives volontaires de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) montrent leurs limites.
    Ce livre propose une nouvelle approche de la mission des entreprises pour sortir de cette impasse et fonder de nouveaux schémas de responsabilité de l'entreprise.
    En revenant sur la conception originelle de la "bonne gestion", la théorie de l'entreprise et sur l'histoire du droit des sociétés, il montre que la formulation d'une "mission", librement définie par l'entreprise et inscrite dans ses statuts, favorise, dans et hors de l'entreprise, un engagement collectif et une réelle solidarité dans la construction de futurs inconnus et désirables.
    Cet ouvrage est issu des travaux des chercheurs de MINES ParisTech et du Collège des Bernardins, qui ont notamment inspiré la récente loi sur l'objet social de l'entreprise et le mouvement des "entreprises à mission".
    Avec la participation de : Rachelle Belinga, Hervé Guez, Armand Hatchuel et Stéphane Vernac.

  • Après quatre décennies de financiarisation, l'entreprise va mal, humainement et économiquement. Pour la redresser, il faut repartir de ce qui constitue sa source d'énergie vitale : le travail salarié, bridé, méprisé, surcontrôlé, sur-évalué mais méconnu dans son contenu concret, sa positivité intrinsèque, son potentiel immense et, en définitive, sous-utilisé. Le chômage massif et l'emploi précaire, qui accompagnent la financiarisation comme son ombre, sont le fruit logique d'un type d'entreprise, prompte à discourir sur la valeur-travail, mais ignorante de la vraie valeur du travail, qui ne joue plus le moindre rôle dans ses critères de bonne gouvernance.

    Cet ouvrage fait converger quatre regards disciplinaires : économique, sociologique, gestionnaire et anthropologique, pour dégager la grammaire commune de l'entreprise du XXIe siècle, celle qui nous fera sortir de la financiarisation. Proposant la première grille de lecture interdisciplinaire du contenu même du travail salarié, dans sa face lumineuse comme dans sa face sombre, les auteurs montrent comment réveiller la capacité de création collective de l'entreprise en (re)donnant du sens au travail salarié, y compris le plus terre-à-terre. Et pour atteindre ce résultat, la condition préalable est de (re)donner du poids aux salariés, dans le gouvernement de l'entreprise.

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