Nouveau Monde

  • "La Seconde Guerre mondiale a été marquée par le développement des forces spéciales et des actions commandos chez tous les acteurs du conflit : cette guerre non conventionnelle faite de « coups de main » à l'intérieur des lignes ennemies a souvent joué un rôle crucial dans la guerre, jusqu'à renverser des rapports de force qui semblaient inéluctables.
    Pour la première fois, un ouvrage francophone offre un point de vue d'ensemble sur cette « guerre dans la guerre » à travers trente des plus spectaculaires opérations commandos conduites sur tous les fronts, analysant succès et échecs.
    Tous les groupes sont ici présentés, des plus connus (SAS britanniques, FFI français, spetsnaz soviétiques, hommes torpilles du prince Borghese, commandos paras allemands...) aux plus méconnus (commandos skieurs finlandais, norvégiens, résistants, commandos japonais, Chindits...).
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  • Pour  la  première  fois,  un  ouvrage  de  référence  présente  l'état  des  savoirs  sur  toutes  les interventions  extérieures  de  l'armée  française  dans  le  monde.  Chaque  zone  de  conflit  ou d'opération  humanitaire  est  présentée  dans  sa  globalité  puis  chaque  opération  fait  l'objet d'une  notice  sur  les  causes  et  conditions  de  l'intervention,  la  conduite  des  opérations,  les conséquences.  Des  notices  thématiques  permettent  de  traiter  des  armements  («  drones  », «  Mirage  IV  »)  de  la  logistique  («  Blessés  »)  ou  d'aspects  plus  politiques  («  Droit d'ingérence  »,  «  Renversement  de  chef  d'Etat  »).  L'ensemble  rédigé  par  une  cinquantaine  de spécialistes  offre  une  référence  sans  équivalent  en  Histoire  militaire.

    Avec  un  index  des  morts  en  opérations  et  un  index  des  soldats  et  officiers  cités  dans l'ouvrage.

  • Un siècle après la Révolution russe, les fameux « pro- cès de Moscou » demeurent l'épisode fondateur et traumatique du totalitarisme stalinien. Cet épisode n'avait fait en français l'objet d'aucun ouvrage spé- cifique depuis plus de 30 ans , alors que depuis la chute du communisme, de nombreux témoignages et archives sont devenus disponibles.
    En voici donc un récit aussi complet que possible, rythmé par de nombreuses scènes dramatiques et re- bondissements. Tout commence avec l'assassinat de Kirov, le seul rival de Staline en popularité au sein du parti. En éliminant une figure gênante, ce meurtre ou- vra la voie à plusieurs grandes purges judiciaires du parti censées lutter contre d'improbables complots...
    Il s'agit en fait d'éliminer anciens rivaux et vieilles gloires de la Révolution d'Octobre, comme Kamenev et Zinoviev.
    Procès-spectacles, dirigés par le procureur géné- ral Vychinski, les procès de Moscou préfigurent les grandes purges de 1937 et 1938. Des dossiers d'ac- cusations sont créés de toutes pièces par le NKVD, la police secrète de Staline. Accusations de haute trahi- son, de sabotage, d'assassinats, d'espionnage : tout est mis à profit pour atteindre les objectifs fixés. Ces procès permettent une reprise en main plus étroite de l'appareil du Parti communiste. Les purges doivent tétaniser toute velléité de résistance, et encourager la servilité. En période de pénuries graves, elles per- mettent de désigner un bouc émissaire : ce sont des « saboteurs » qui détruisent les vivres et empêchent le ravitaillement des citadins.

  • "En 1942, la 6e armée allemande atteint les faubourgs de Stalingrad. Commence un siège de 5 mois, parmi les plus durs de l'histoire. Les Soviétiques décident de résister coûte que coûte, au prix de souffrances extrêmes de chaque côté. Tout bascule lorsque le maréchal Friedrich Paulus, complètement encerclé par les russes, comprend que son armée est définitivement perdue et décide de cesser le combat. Cet épisode va devenir un véritable tournant militaire et psychologique de la Seconde guerre mondiale, exploité à fond par la propagande soviétique. Moins de 10 000 soldats allemands reverront leur pays.
    Ces carnets du maréchal Paulus ont été retrouvés et publiés après sa mort. S'ils ne constituent pas des mémoires en tant que tels, ils offrent une source inégalable sur la conduite de la guerre (y compris un plan secret d'invasion de l'Angleterre, jamais mis en oeuvre) et sur l'invasion de l'URSS puis la terrible bataille dans les rues de Stalingrad. On y trouve le regard lucide et factuel du commandant allemand, reflet exact de sa pensée stratégique et de ses décisions tactiques, avec pour conclure une réflexion plus large sur cet épisode décisif de la guerre.
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  • Dès  qu'on  aborde  le  sujet  des  femmes  agents  secrets,  les  noms  de  Mata  Hari  ou  Christine  Keeler  viennent  à l'esprit.  Pourtant  ces  femmes  n'ont  pas  été  de  vraies  espionnes  :  elles  ont  juste  servi  d'appât  sexuel  dans  de grandes  affaires  d'espionnage.
    La  réalité  des  espionnes  est  toute  autre.  Dominique  Prieur,  l'agent  secrète  de  la  DGSE,  Stella  Rimington,  la  chef du  MI5  britannique  ou  Marita  Lorenz,  l'espionne  de  Fidel  Castro  au  sein  des  services  américains,  ont  toutes  mené des  carrières  bien  plus  discrètes  mais  aussi,  plus  passionnantes.
    Durant  des  années,  Wilhelm  Dietl,  l'un  des  experts  allemands  du  renseignement,  a  rencontré  d'anciennes espionnes,  parfois  encore  actives,  et  leur  a  demandé  de  raconter  leur  vie.  Ces  témoignages,  très  divers, convergent  sur  un  point  :  que  ce  soit  par  instinct,  par  ruse  ou  par  connaissance  du  terrain,  les  femmes  agents secrets  parviennent  plus  souvent  à  leur  but  que  les  hommes.  Les  nouvelles  Jane  Bond  remportent  souvent  plus de  succès  que  leurs  collègues  masculins.
    L'auteur  nous  ouvre  les  portes  du  monde  caché  de  ces  femmes  travaillant  au  sein  de  la  DGSE,  de  la  CIA,  du  MI5, du  KGB,  du  Mossad  ou  de  la  Stasi.  Il  nous  révèle  leurs  discrètes  victoires  mais  aussi  leurs  échecs,  les  histoires d'amour  teintées  d'amertume  et  les  odieuses  trahisons.  Le  voile  de  mystère  qui  flottait  sur  ces  mythes  féminins est  désormais  levé.

  • Et si l'histoire de l'Amérique s'était avant tout bâtie sur des crimes 7 Provocatrice, cette thèse n'a pourtant rien d'absurde : la société américaine est une société violente depuis les temps glorieux des pionniers de la côté est et la ruée vers le Far West. Nombreux sont depuis 1860 les présidents américains assassinés ou victimes d'attentats. Quelle société est-ce donc là pour produire tant d'assassins solitaires, et autres serial killers ? Les comportements criminels, les institutions criminelles, la sous-culture criminelle apparaissent au fil de cette histoire comme une partie intégrante de la société.
    Crime organisé, corruption jusqu'au sommet de l'Etat, assassinats de personnalités étrangères sur ordre de la Maison-Blanche : l'histoire du crime aux Etats-Unis ne peut qu'être une histoire des Etats-Unis, dans laquelle les aventures du hors-la-loi, du gangster, du rebelle, du racketteur, du mercenaire se déroulent sur fond de rfrogrès et de prospérité débridés. La première édition de ce livre, publiée en 1980, fut saluée en ces mots par Simone de Beauvoir : "Non seulement ce livre foisonne d'anecdotes, de récits, d'histoires individuelles qui tiennent le lecteur en haleine, mais il nous fait découvrir le caractère quasiment épique de l'histoire américaine avec une force et une originalité qui me paraissent admirables."

  • D'anciens agents de terrain et responsables des services secrets (DST, RG, DGSE, etc.) sortent de l'ombre pour raconter les réalités de l'espionnage et du contre-espionnage à la française, avec en contrepoint des archives inédites permettant d'accéder au

  • "Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer le conflit germano-soviétique. Ce choc de titans est en effet une véritable guerre dans la guerre et le conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle.
    Depuis 1945, les historiens occidentaux ont présenté la guerre à l'Est d'un seul point de vue car les archives accessibles n'étaient alors qu'allemandes. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche par des historiens anglo-saxons, allemands, russes et français qui, depuis la chute de l'URSS en 1991, ont profité de l'ouverture des archives soviétiques pour donner un souffle nouveau à l'étude de ce conflit impitoyable.
    À travers l'étude de la planification et de l'exécution des opérations, le lecteur trouvera des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Car il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de ce conflit en insérant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l'histoire militaire.
    Les grandes opérations allemandes et soviétiques sont ici analysées en détail : l'opération Barbarossa, l'opération Blau (offensive stratégique de l'été 1942 qui mène les Allemands à Stalingrad), l'opération Uranus qui enferme la 6e armée allemande dans Stalingrad, la bataille de Koursk... On y verra enfin une description de l'art militaire soviétique, longtemps minoré - voire méprisé - par l'historiographie occidentale, et qui a pourtant permis à l'Armée rouge de terrasser la Wehrmacht."

  • Depuis des siècles les juges se sont constitués en un véritable corps social doté de valeurs propres, de solidarités et de revendications. C'est de ce groupe professionnel dont il est question dans cet ouvrage, de la fin du Moyen-âge à nos jours, tant dans son organisation interne que dans ses rapports avec la société environnante.

  • Ces  «  propos  »,  méconnus,  ont  été  défigurés  par  leur  traduction  française  initiale  en  1952-­-1953.  Les  premières éditions  étaient  intitulées  Propos  de  table  ou  Monologues,  ce  qui  donne  une  piètre  idée  de  la  valeur historique  du  texte  :  le  chef  nazi,  tout  en  laissant  vagabonder  sa  pensée,  dicte  des  consignes  et  soigne  l'image  de son  gouvernement  à  l'usage  de  la  postérité.  C'est  un  véritable  Mein  Kampf  en  action  et  en  situation,  dont  les imprécations  sont  immédiatement  applicables,  tant  en  ce  qui  concerne  l'administration  de  l'Allemagne  que  celle de  l'empire  qu'elle  se  croit  en  train  d'acquérir  en  Europe.  On  peut  suivre  en  filigrane  l'angoisse  croissante  du conquérant  après  une  brève  euphorie  dans  l'été  1941,  angoisse  qui  se  traduit  notamment  par  la  décision  de  la Solution  finale  à  l'automne,  dont  les  mentions  cryptées  sont  pour  nous  transparentes.
    Chemin  faisant,  Hitler  livre  des  clés  essentielles  pour  comprendre  son  idéologie  et  sa  manière  de  commander.  Un vif  intérêt  pour  les  sciences  et  un  grand  réalisme  côtoient  des  postulats  simplistes,  imperméables  à  tout  démenti de  l'expérience.  Un  amour  profond  et  charnel  pour  l'Allemagne  s'accommode  d'une  froide  propension  à  sacrifier des  vies  humaines,  fussent-­-elles  allemandes.  L'artiste  qui  remodèle  frontières  et  peuplements  affiche  une  grande sûreté  et  la  conviction  d'être  guidé  et  aidé  par  la  «  Providence  ».  Cependant  il  ne  se  fait  guère  d'illusions  sur  le plan  militaire  et  les  mesures  cruelles  qu'il  ordonne  devant  nous,  en  particulier  à  Himmler,  tant  contre  les Allemands   «  aryens  »  que  contre  les  Juifs,  anticipent  le  chaos  des  derniers  mois  de  la  guerre  et  contribuent  à expliquer  qu'il  garde  la  barre  jusqu'au  bout.
    Ce  texte  méconnu,  dont  les  historiens  n'ont  jamais  cité  que  quelques  passages  parmi  les  plus  crus,  sera désormais  indispensable  pour  connaître  le  fonctionnement  du  Troisième  Reich  et  suivre  les  découvertes  à  son sujet,  qui  sont  loin  d'être  achevées  et  qu'il  devrait  stimuler.

  • « Nous ne sommes la France  que  parce  que  nous  avons  toujours  combattu  » : La préoccupation de la Défense est la « dignité suprême entre tous ordres d'activité  », écrit  le Général  de Gaulle. À bien des égards son legs marque encore la politique française de Défense.   Dès  les  années  1930,  le  souci  de  l'indépendance  amène  de  Gaulle  à  critiquer  l'absence  de  force  de  projection  rapide.
    L'obsession  de  la  modernité,  l'idée  que  la  défense  répond  aux  défis  technologiques  se  trouve  déjà  dans  son  plaidoyer pour  les  blindés  dans  les  années  1930,  puis  dans  la  Fondation  du  CEA  le  18  octobre  1945,  qui  augure  de  la  volonté gaullienne  de  faire  de  la  France  une  puissance  atomique.  Après  son  retour  aux  affaires,  en  1959-61,  de  Gaulle raccourcit  la  chaîne  de  commandement  entre  pouvoir  politique  et  militaire. Aucun de ses successeurs ne remettra en cause ce fonctionnement.   De Gaulle  marque  aussi  son  siècle  par  la  volonté  de  penser  la  politique  de  Défense  à  l'échelle  mondiale. Alors que la France perd son Empire,  il y substitue le passage à l'ère atomique et la valorisation des départements et territoires d'Outre-Mer.

    Que  reste-t-il  aujourd'hui  de  cet  «  héritage  »  gaullien ? Peut-on y voir la définition d'un «  modèle  » français de Défense, et comment celui-ci a-t-il évolué     Repenser  la  défense  de  la  France  à  l'échelle mondiale ne peut se faire sans réfléchir sur la manière  dont les héritiers du Général  de  Gaulle ont tenté de prolonger sa volonté de refaire de la France une puissance mondiale.

  • "An 1220, Bourgogne. Maître Simon, drapier de son état, est assassiné. Frère Hugues, seize ans, est chargé de l'enquête par Guillaume de Chauvigny, son seigneur. De retour d'une croisade en Terre sainte, ce dernier est suivi par deux moines de l'ordre des Cordeliers, suscitant la colère de Rémi d'Aillac, l'odieux père du monastère bénédictin. Entre les deux hommes, une guerre, déjà sourde, éclate au grand jour, Rémi d'Aillac accusant Chauvigny de mener son abbaye à la ruine. Très vite, en effet, les habitants se détournent des bénédictins pour offrir leurs dons et leur aide aux cordeliers. Simon, le riche drapier, est l'un d'entre eux : jusque-là très proche de l'abbaye bénédictine, il s'en remet désormais aux nouveaux arrivants, faisant le voeu de devenir l'un des leurs. À qui profite le crime ? À Rémi d'Aillac, furieux de se voir ôter de généreux subsides ? Au neveu de Simon qui en est l'héritier ?
    Frère Hugues, aussi vif et sagace que chétif et bossu, mène une enquête riche en surprises et en rebondissements."

  • Dans l'ombre de Staline, Beria fut pendant quinze ans le chef de la police secrète soviétique et d'un réseau d'espionnage à l'échelle mondiale. Commandant en chef du tentaculaire NKVD, censeur de la presse et de la culture, ministre de l'Intérieur, administrateur des camps du goulag, maréchal de l'URSS, vice-président du conseil des ministres, Beria fut le véritable numéro 2 du régime, redouté même par ses pairs. Lors de la conférence de Yalta, Staline le présenta au président Roosevelt par cette boutade : « C'est notre Himmler ! » Originaire de Géorgie, il intègre au début des années 1920 la Tcheka, première police politique d'Union soviétique. En 1926, il dirige la répression du mouvement nationaliste géorgien, s'attirant ses premières distinctions. Dans les années 1930, il prend le contrôle du Parti communiste géorgien, et ne l'abandonnera plus. C'est déjà l'homme de confiance de Staline et l'organisateur des purges d'avant-guerre. À partir de 1938, il prend la direction du NKVD, la police politique préfigurant le KGB, et il y fait régner la terreur. Il est responsable des arrestations et de l'élimination des opposants.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Beria est l'instigateur des massacres de Katyn, et de déportations massives. Grâce aux renseignements glanés par ses services en Occident à partir de 1942, il initie le programme nucléaire soviétique et sera le « père » de la bombe russe.
    Haï par ses collègues qui le jugent dangereux, Beria est arrêté peu après la mort de Staline sur ordre de Khrouchtchev. Accusé de complot et d'espionnage, selon une méthode qu'il a lui-même beaucoup pratiquée, il est exécuté dans des circonstances troubles.

  • "Inflation des campagnes électorales, financement des partis politiques, comptes en Suisse, emplois fictifs, résidences d'élus... D'une ampleur inédite, ce panorama brosse l'histoire des grandes « affaires » de corruption en France depuis le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 jusqu'aux plus récents scandales. On découvre ici une corruption omniprésente, qui prend des formes différentes à chaque époque, mais de plus en plus sophistiquées depuis les lois de moralisation de la vie politique édictées dans les années 1990.
    Loin de se limiter aux hommes et femmes politiques, ce récit riche en péripéties traque aussi la corruption au sein de nombreuses professions emblématiques : la police, les services secrets, la justice, les médias, le sport... Tous les grands « corrupteurs » sont mis à nu : les bâtiments et travaux publics, la distribution d'eau et la propreté, l'armement, la grande distribution, le pétrole...
    Cet ouvrage est rythmé par de nombreux portraits des principaux acteurs de la corruption « à la française ». Cette somme sans précédent éclaire d'une lumière crue les coulisses de la vie politique de notre pays, mettant en perspective des pratiques et des méthodes qui perdurent malgré les engagements répétés et le renforcement des contrôles. Il apporte de nombreuses révélations et anecdotes inédites sur des affaires dont on croyait tout connaître."

  • "Début des années 1960 : en pleine décolonisation du Congo belge, la sécession du Katanga provoque un afflux de combattants étrangers. Parmi ces « Affreux » (comme les surnomme la presse), les Français sont les plus actifs. Ils entament une sorte d'âge d'or fait de coups de main et de coups d'État qui s'étendent sur tout le continent. Ils leur permettront de prendre entre autres le contrôle des Comores de 1978 à 1989.
    Jusqu'à la fin de la guerre froide, ces « chiens de guerre » servent clandestinement les intérêts d'anciennes puissances coloniales désireuses de conserver une forte influence en Afrique. Le chef des mercenaires français, Bob Denard, fait l'objet d'une intense médiatisation.
    Pour la première fois, cet ouvrage analyse l'action de ces combattants de l'ombre mais aussi le rapport à l'argent et à l'aventure, ainsi que les hiérarchies internes de ce groupe. En croisant les archives françaises et étrangères, les archives privées de Bob Denard -inédites à ce jour - et de nombreux témoignages de première main, l'auteur nous plonge, loin des clichés, dans la vie quotidienne de ces hommes qui vont de conflit en conflit. Certains sont jeunes et politisés, d'autres des guerriers expérimentés. Plusieurs cultures et générations s'entrecroisent : les baroudeurs, les « corsaires de la République », les « gangsters ».
    Fers de lance de la lutte anticommuniste, relais des réseaux occultes de la Françafrique avant d'être désavoués par Paris, alternant fortune, gloire et défaites, ces « Affreux » ne trouvent plus leur place dans le monde post-guerre froide : leur modèle sera bientôt remplacé par celui des sociétés militaires privées de type anglo-saxon."


  • l'histoire s'accélère et le mossad est sur tous les fronts: décès de yasser arafat, situation troublée en afghanistan et en irak, menace nucléaire iranienne, disparition politique d'ariel sharon, guerre au liban.
    après avoir dévoilé dans histoire secrète du mossad plus de cinquante ans d'histoire des mythiques services secrets en charge de la sécurité d'israël, gordon thomas nous livre aujourd'hui le récit brûlant des combats contre le terrorisme international. il nous révèle ce qui sous-tend les bouleversements actuels: affrontements entre le mossad et le mi6 (services secrets anglais) et alliance entre le mossad et les services secrets chinois pour voler aux etats-unis leurs secrets atomiques.
    gordon thomas dévoile les nouveaux théâtres du combat contre al-qaïda, en europe mais aussi en amérique du sud. il décrit les progrès réalisés par cette organisation dans l'acquisition d'armes chimiques et nucléaires. tout en dénonçant les complicités et les transferts de technologie atomique entre la chine, le pakistan, la corée du nord et l'iran, il révèle les plans secrets israéliens pour détruire les installations nucléaires iraniennes en cas d'échec des négociations diplomatiques.
    enfin, après avoir raconté l'implication du mossad dans la mort de lady diana, il montre comment l'institut israélien suit les progrès de l'enquête menée par lord stevens, ce dernier ayant averti le prince charles qu'il pouvait s'attendre à des " révélations choquantes ".

  • Cet ouvrage dévoile enfin l'histoire des services secrets allemands (BND) de 1945 à nos jours. On y découvre la trajectoire de Gehlen, officier de renseignement nazi qui, avec l'appui de la CIA, fonde le BND, refuge de nombreux anciens nazis jusqu'au début des années 1960. On y apprend que fin 1950, pour s'attirer les faveurs des pays du Proche-Orient, la RFA envoie le BND former les armées, les polices et les services secrets de l'Égypte, de la Syrie et du Soudan tout en jouant un double jeu avec Israël et le Mossad. Plus encore, l'ambiguïté du BND atteint des sommets pendant la guerre d'Algérie, celui-ci aidant à la fois les rebelles du FLN, le gouvernement français et l'OAS ! Dans leurs rapports avec leurs homologues américains, c'est après la chute du mur que les services secrets allemands sont entraînés dans des affaires douteuses. Ils connaissent également des échecs de stratégie, en particulier quand ils tentent de " négocier " avec des talibans modérés, ou quand, via un faux transfuge irakien, ils prétendent apporter les preuves de l'existence d'armes de destruction massive en Irak.

  • "Mars 54 av. J.-C. Titus Flaminius, riche patricien et avocat, se rend à la réception de Marcus Licinius Crassus, l'homme le plus riche de Rome et l'un des membres, avec César et Pompée, du triumvirat qui dirige le pays. Titus s'est lancé en politique sur les instances de César qui a décidé d'en faire son gendre. Il a l'intention d'adopter Simplicia, la fille d'un de ses officiers mort héroïquement en Gaule et de l'offrir en mariage à Titus. C'est à l'occasion de la réception de Crassus qu'il la lui présente. Intimidée, la jeune fille s'isole, et Titus la voit s'entretenir avec le maître des lieux. Quand Titus la retrouve, elle est très inquiète, mais refuse d'en donner la raison. De retour au domicile conjugal, Simplicia est assassinée. Titus trouve auprès de son corps, une étoffe inconnue, d'une douceur insolite. Son ami Brutus lui propose son aide pour mener l'enquête et ne tarde pas à découvrir qu'il s'agit d'un ruban de soie, très rare à cette époque.
    Parallèlement, Titus se voit invité par Crassus, le triumvir, à défendre Marcus Decimus, un de ses soldats qui doit partir en campagne avec lui contre les Parthes. L'affaire semble tout acquise et, plaidant la légitime défense de son client, Titus emporte le procès. Pour le remercier, Marcus Decimus l'invite chez lui... et le poignarde ! Mais Titus échappe à la mort par miracle. Se remettant avec peine, il est aidé de Brutus pour mener cette double enquête. Ensemble, il découvre que la mort de Simplicia et l'attaque dont il a été victime sont liés : la découverte de la fabrication de la soie semble en être le mobile. Mais pourquoi Marcus Decimus a-t-il tenté de l'assassiner ? Qui est-il vraiment ? Que cherche Crassus en partant en guerre contre les Parthes ?
    Une fois remis de ses blessures, Crassus rejoindra les troupes romaines en lutte contre les Parthes en Mésopotamie, peuple d'Orient qui empêche les Romains de rencontrer les Serres (les Chinois), producteurs de soie. Il mènera l'enquête avec le mystérieux Arsace, sur la route de la Soie et des Amazones. "

  • L'Histoire est-elle indispensable aux sociétés contemporaines gagnées par le culte de l'urgence ? Oui, répond Jean-Noël Jeanneney dans son émission Concordance des temps. Chaque samedi sur France Culture, depuis 1999, il porte, avec ses invités, un regard distancié sur les thèmes les plus brûlants de l'actualité, relativise leur nouveauté et trouve dans la comparaison entre le passé et le présent l'occasion de réflexions stimulantes pour le citoyen. Violences et répressions, saveurs perdues et risques alimentaires, religions et fanatismes, transgressions et tabous sexuels, péripéties et avatars des démocraties française et américaine, heurs et malheurs de la construction européenne... Une quarantaine de dialogues sont ici rassemblés, nourris d'une érudition joyeuse et pédagogique. Ils seront précieux pour tous ceux qui, amoureux de l'Histoire, aiment à y chercher des clés d'interprétation afin de mieux comprendre notre temps.

  • Depuis 70 ans, le secret est préservé par le notariat sur son implication majeure dans l'aryanisation des biens juifs sous l'Occupation.
    Le présent travail est le premier sur cette question, conduit par deux notaires diplômés, c'est-à-dire depuis l'intérieur même de la profession.
    Leurs recherches concluent à l'implication massive du notariat, bien au-delà du mythe propagé après guerre d'une profession qui aurait « traîné les pieds ».
    - Elles montrent que le chiffre d'affaires de la profession a doublé entre 1938 et 1942, - révèlent l'existence d'une « société de ravitaillement » propre à la chambre de Paris, - permettent de s'interroger sur le devenir de 12 tonnes de valeurs en possession des notaires de la chambre de Paris en 1939 et plus largement des sommes maniées par les notaires alors que les circonstances de la guerre avaient conduit à la suspension des contrôles, tant internes qu'externes, - pointent la non-consignation des sommes perçues par les notaires (et l'appropriation corrélative des intérêts qui auraient dus être reversés à leurs clients) et le dépassement du tarif pour divers actes ;
    - évaluent enfin à un montant excédant manifestement les 600 millions de francs (valeur 1944), les sommes non justifiées par les notaires au détriment de leurs clients juifs.

  • Qu'est-ce que le "Secret de l'Etat" ? C'est le sujet de l'exposition organisée aux Archives Nationales dont ce livre présente et commente les plus beaux et significatifs documents et objets. De la "première modernité" à notre XXIe siècle, le lecteur est invité à découvrir boîtes à chiffrement, documents estampillés secrets, mini-caméras, dénonciations de presse... Au premier abord, le "Secret de l'Etat" est d'abord un imaginaire qui suppose un pouvoir immense et les plus noirs desseins.
    Mais ce secret particulier est très fortement incarné : il renvoie également à des lieux singuliers qui sont protégés, à des techniques et des outils qui permettent de construire ce secret, enfin à des administrations spécifiques - secrètes - qui ont des capacités d'action et d'influence particulières. Ce livre donne à voir et permet de comprendre ce qui est présenté à l'hôtel de Soubise mais aussi ce qui n'a pu être exposé.
    Le "secret de l'Etat" est une partie structurelle de l'Etat, inscrite dans la longue durée. C'est donc bien plus que les secrets d'Etat connus lors de scandales publics, de procès ou de crises politiques qui sont tous des épiphénomènes de court terme. Ainsi ce livre est une réflexion illustrée sur la nature profonde de l'histoire.

  • A défaut d'avoir écrit ses Mémoires, Hitler a légué une série de textes consacrés à sa personne privée et politique. Edités pour la première fois dans une traduction fidèle, ces Propos se composent des notes prises entre 1941 et 1944 au quartier général du Führer, dans un cadre informel mêlant amis intimes et proches collaborateurs. Les harangues consacrées à l'expansion du Reich y sont ponctuées de récits de jeunesse, de considérations personnelles sur l'art, la culture, les femmes.
    La traduction de François Delpla jette un éclairage nouveau sur ce recueil. Les notes compilées ne font pas qu'égrener les laïus délirants d'un dictateur mégalomane. Elles participent de la matrice idéologique du Troisième Reich, prolongeant Mein Kampf en un véritable traité de philosophie despotique. Le Führer y construit sa légende, disséquée à chaque page par le commentaire historique qui met à nu l'imposture intellectuelle du "Mal" nazi.
    Parfois lucide, Hitler contrefait souvent la réalité à dessein. Mais il laisse aussi entrevoir ses égarements, ses obsessions et ses marottes. Alors que le rapport de forces bascule, les propos sur l'actualité militaire se raréfient et la nostalgie se fait sentir. Le fauteur de guerre se prend à rêver de paix, entre deux diatribes. Au mépris des réalités géopolitiques, l'obsession racialiste d'un Reich continental qui ferait pendant à l'empire britannique émaille ce second tome jusqu'à l'aveuglement, entraînant la suspension de la prise de notes le 7 septembre 1942.
    Elle ne reprendra sporadiquement qu'en juin 1943 pour s'achever le 30 novembre 1944, cinq mois jour pour jour avant la mort du dictateur.

  • Ce livre est unique : il est non seulement la biographie d'un criminel, mais aussi le récit d'une descente aux enfers dans le camp de concentration de Sachsenhausen-Oranienburg où Edouard Calic, journaliste, a été déporté pendant trois ans. Il y décrit l'univers carcéral et les pratiques des tortionnaires nazis. C'est dans ce camp que Himmler installa son état-major, quartier général de tous les camps de concentration d'Allemagne et des pays occupés. C'est là que sous son contrôle, l'inspection centrale des SS mit au point les différentes méthodes d'utilisation des instruments de destruction massive (chambres à gaz et fours crématoires) avant de les mettre en application dans les autres camps. C'est là qu'on internait essentiellement des prisonniers dits politiques - dont Léon Blum -, souvent exécutés avec toute leur famille, et qu'un atelier de fausse monnaie fut installé, produisant environ quinze millions de livres sterling, qui devaient s'ajouter à l'argent soustrait aux prisonniers, pour soutenir l'effort de guerre allemand. Centre de formation des SS - où l'on enseignait l'espionnage, la subversion et l'assassinat - Sachsenhausen fut aussi le lieu d'expérimentation d'armes secrètes sur les prisonniers-cobayes. En décrivant le fonctionnement de ce camp et l'empire de Himmler, Calic y fait le portrait de ce dirigeant nazi, mage de la SS et chef des polices allemandes, organisateur du combat contre " l'ennemi " et de " la solution finale du problème juif ". Edouard Calic ne manque pas d'y décrire avec précision les réseaux de résistance au sein du camp, les sabotages et les plans de rébellion, dans lesquels il joua un rôle clé.

  • Entre 1949 et 1989, la RDA fut une dictature politique dont l'ambition totalitaire était de diriger la société et de former l'homme socialiste nouveau. La police politique aux ordres du régime communiste, la Stasi, constituait l'un des fondements de la domination politique : le ministère pour la Sécurité de l'État était le " bouclier et le glaive " du Parti socialiste unifié, le SED. Cette institution conspirative ne doit pas être seulement imaginée comme une organisation secrète et répressive au-dessus de la population qui observe la " vie des autres " et s'abat sur eux de façon arbitraire. À partir des années 1960, la Stasi conçoit de plus en plus sa fonction comme une mission de protection de l'État et de la société de la RDA dans une perspective paternaliste. Elle se définit elle-même comme un acteur éducatif au même titre que l'école. En se présentant comme une instance de surveillance politique et de " disciplinarisation " de la société, elle cherche à contrôler le comportement des jeunes en les " invitant " à s'autodiscipliner, c'est-à-dire à intérioriser certaines règles de comportements. D'une certaine façon, cette police politique exerce les fonctions que s'attribuait la police ordinaire sous l'Ancien Régime, à savoir celle de gouverner les hommes.
    Emmanuel Droit est agrégé et docteur en histoire. Il est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'université de Rennes 2 et chercheur associé au Centre Marc-Bloch de Berlin. Il a publié Vers l'homme nouveau ? L'éducation socialiste en RDA (1949-1989), Rennes, PUR, 2009 et, avec Sandrine Kott, Die ostdeutsche Gesellschaft, Berlin, Links, 2006.

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