Librairie Droz

  • L'année 1590 montre bien la faiblesse de la République de Genève : comme la guerre s'éternise - on pensait que tout aurait été réglé en quelques mois. La ville n'a plus d'argent, les caisses de l'Etat sont vides et celles des particuliers aussi : il faut trouver des prêteurs au-dehors... Les alliés bernois, par l'inique traité de Nyon, ont fait faux-bond. Mais il y a de temps à autre une bonne nouvelle, une lueur d'espoir : les Genevois s'emparent de Gex et même du fort de l'Ecluse. Les Bernois renoncent au traité de Nyon, le duc de Savoie paraît soudain pris par ses campagnes en Provence. Voilà beaucoup de points auxquels rattacher l'optimisme naturel de Théodore de Bèze. Il prêchait assidûment, et s'écriait : qui aurait jamais cru qu'au seizième mois de guerre, on trouve encore quelque chose à manger au marché de Genève ? Ses lettres sont de même pleines de ces élans d'espoir qui brillent dans la nuit.

  • Les minutes des séances du Consistoire pour cette année nous révèlent le début de plusieurs conflits importants qui culminèrent en 1555 avec la défaite d'Ami Perrin et des Enfants de Genève face à Calvin. À la suite de la querelle entre Calvin et Bolsec à propos de la prédestination et le libre arbitre, nous retrouvons plusieurs souteneurs de Bolsec devant le Consistoire. En 1551, le Consistoire doit aussi faire front à plusieurs Genevois mécontents du pouvoir grandissant des pasteurs et du nombre de réfugiés qui cro^t rapidement. Des citoyens influents, tels que Philibert Berthelier et Jean-Philibert Bonna, un membre du Consistoire lui-même, se rebellent et tentent de restreindre l'autorité du Consistoire et des pasteurs. Ayant déjà réussi à détourner les Genevois des pratiques catholiques, le Consistoire peut maintenant se concentrer sur d'autres affaires morales. Ainsi, dans ce registre, on trouve beaucoup de personnes convoquées pour avoir dansé, joué aux jeux de hasard ou chanté des chansons profanes. Le Consistoire semble se concentrer en particulier sur le problème des blasphémateurs à tel point que, vers la fin de 1551, le Petit Conseil publie une ordonnance contre les serments frivoles et les blasphèmes. En plus, les actions du Consistoire contre la sexualité illicite continuent à être courantes, ainsi que les questions matrimoniales et les tentatives de réconciliation entre des parties adverses.

  • Cette nouvelle série de publications des registres du Petit Conseil de Genève poursuit celle entreprise au siècle passé par E. Rivoire et V. van Berchem, qui couvre les années 1409-1536, interrompue en mai 1536 avec l'adoption officielle de la Réforme, quelques semaines avant l'arrivée de Jean Calvin à Genève. Les mois suivants (mai-décembre 1536) font l'objet de la présente publication ; ils constituent une période décisive pour l'avenir de la Seigneurie. En politique extérieure, cette dernière doit affirmer son indépendance à l'égard des Bernois qui occupent, depuis février 1536, les bailliages savoyards de Gex et de Ternier, encerclant ainsi complètement Genève, et qui ont remplacé le duc de Savoie Charles III dans ses prérogatives judiciaires dans les terres de Saint-Victor et Chapitre, sous dépendance genevoise. Elle doit également défendre les intérêts de ses bénéfices ecclésiastiques en Faucigny, territoire appartenant à Charlotte d'Orléans, duchesse de Nemours, alors sous protectorat français. Enfin, en politique intérieure, soutenue par Guillaume Farel, la Seigneurie proclame des édits et prend des mesures disciplinaires pour mettre en place la nouvelle doctrine religieuse. Cette édition est enrichie de nombreuses pièces annexes provenant des Archives d'Etat de Genève, de Berne et de la Bibliothèque nationale à Paris.

  • La grande affaire de l'année 1589, c'est la guerre que Genève a déclarée à la Savoie, en avril. Voilà Bèze transformé en correspondant de guerre, envoyant à ses amis des nouvelles du front. Il le fait dans le style des vieux Romains, Tite-Live, Salluste, César ... Ce qui est très apprécié : on en donne lecture au Conseil de Zurich ; Grynaeus, à Bâle apprécie tant ces récits, qu'il fait faire une publication de l'une de ces lettres, non sans y ajouter quelques citations et développements supplémentaires, et ce sera une brochure d'actualité paraissant à Bâle en juillet sous le titre d'Expositio Verissima. Mais en juillet, on pouvait encore envisager l'avenir avec optimisme, espérer une victoire assez retentissante pour que le duc de Savoie se contienne au-delà des Alpes, sans plus molester les Genevois. Las ! Il n'en fut rien. Les alliés de Genève se dérobaient les uns après les autres, la France, Berne... et les Genevois restaient seuls, avec leur toute petite armée, face au gendre du roi d'Espagne ! Cela n'empêche pas Bèze d'applaudir à l'accession de Henri IV au trône de France et de lui faire une propagande infatigable auprès des Suisses. Notre volume donne aussi de curieux carnets donnés au roi Henri pour gouverner la France, car on a autrefois cru que ce document datait de l'avènement royal d'août 1589. Une étude plus attentive a permis de le dater de 1576 : on le trouvera donc parmi les Addenda des tomes précédents.

  • Depuis les travaux précurseurs de William Monter et de Bob Kingdon voici vingt ans, tous les spécialistes du XVIe siècle, des sociologues de la religion aux historiens des mentalités, des chercheurs calviniens aux historiens de la langue française, tous attendaient une édition des registres du Consistoire de Genève, cette institution de contrôle des moeurs et des idées religieuses. Ces registres dépeignent avec précision les idées et comportements du menu peuple face aux bouleversements de la révolution religieuse que fut la Réforme calvinienne. Ce premier tome couvre les années 1542-1544, années pendant lesquelles les nombreuses traces de "papisme" sont traquées dans la population (cierges, prières, livres d'Heures, etc.), années d'enseignement réformé pour des Genevois qui doivent se faire à la nouvelle religion en fréquentant sermons et leçons de catéchisme. Des affaires de moeurs au sens propre, promesses de mariage rompues, adultères ou femmes battues, sont également traitées par les membres du Consistoire, alors qu'un bâtier qui tient taverne doit absolument y placer une bible en bonne place... Il a du mal à s'exécuter.

  • En 1958, Rodolphe Peter entreprend la refonte complète de l'ouvrage d'Alfred Erichson (publié en 1900). A la mort de R. Peter, en 1987, c'est à Jean-François Gilmont que l'on demande de reprendre les recherches. Voici enfin terminé cet ouvrage tant attendu par les spécialistes. La Bibliotheca se propose de décrire toutes les oeuvres de Jean Calvin publiées au XVIe siècle. L'ouvrage est divisé en 3 sections : les écrits théologiques, littéraires et juridiques ; les écrits ecclésiastiques ; et les ouvrages avec la participation de Calvin.

  • De Lefèvre d'Etaples, la grande figure de la Pré-Réforme, voilà enfin accessible le Quincuplex Psalterium. Le guide de Guy-Thomas Bedouelle permet une lecture vraiment profitable de ce livre capital pour l'histoire de l'exégèse. Une progression amène le lecteur de l'extérieur, son contexte lointain ou proche, vers l'intérieur, son contenu théologique.

  • Ce deuxième tome des Registres de la Compagnie des Pasteurs de Genève au temps de Calvin présente le texte du registre B, qui contient notamment l'accusation et les discussions théologiques entre la Compagnie des Pasteurs et Michel Servet, dans le cadre du procès intenté à ce dernier par les autorités civiles.

  • Le troisième volume des Registres de la Compagnie des pasteurs de Genève marque le début, ou plutôt la « relance », d'une édition qui devra nous conduire au moins jusqu'en 1618, date du Synode de Dordrecht. C'est en juin 1966 que l'on reprit l'idée de continuer le travail de MM. Bergier et Kingdon. {p. VIII}Le Fonds national de la recherche scientifique suisse accepta de prendre à sa charge les frais de la préparation de l'édition sous la responsabilité de MM. Louis Binz et Alain Dufour.

  • Le volume de 1537 de la nouvelle série de publication des registres du Conseil est d'une grande richesse pour l'histoire juridique, économique, sociale et religieuse de Genève. Sur le plan de la politique extérieure, la situation par rapport à l'année précédente est toujours aussi pesante, sinon davantage. La Seigneurie doit lutter simultanément sur trois fronts pour sauvegarder son indépendance politique et défendre ses intérêts économiques : elle doit obtenir la reconnaissance des biens des institutions ecclésiastiques sécularisées, lutter pour sauvegarder le mandement de Thiez contre les prétentions de la duchesse de Nemours et contenir les visées expansionnistes des Bernois. En matière de politique intérieure, la Réforme est source de nombreux réglements qui suscitent un malaise parmi la population, d'autant qu'ils sont accompagnés de mesures disciplinaires impopulaires. Au fil du registre 1537, il devient manifeste que le climat de confiance se détériore entre le Petit Conseil qui, dans sa grande majorité, soutient les ministres d'une part et d'autre part la population qui s'oppose à la discipline ecclésiastique dictée et imposée par des ministres étrangers. La révolte gronde dans la rue et les syndics sont tiraillés entre les ministres et la population. Le mouvement de réforme semble fort compromis, car pour regagner la confiance de ses sujets, la Seigneurie ne peut que se désolidariser de l'action menée par les ministres, en refusant d'empêcher les citoyens qui n'ont pas signé la confession de foi de se présenter à la sainte Cène.

  • L'année 1595 n'a pas été facile à vivre : pour Bèze, à qui le grand âge impose retraite et maux à soigner, pour Genève, qui n'est plus en guerre mais n'est pas encore en paix : la cité connaît un régime de trêves qu'il faut renouveler tous les trois mois, avec le risque que l'ennemi réussisse un coup de main inattendu, et pour la France, où les protestants ont tendance à se plaindre du roi nouvellement converti, qui les oublie et néglige... On voit Bèze dans le rôle politique que Henri IV lui a confié : apaiser les humeurs des huguenots. Il met aussi son point d'honneur à décourager les « moyenneurs » (ceux qui, à la suite du roi, voudraient réconcilier catholiques et protestants, au risque d'ébranler la bonne doctrine). Il faut enfin canaliser l'ardeur de certains jeunes théologiens qui veulent, tels Raphaël Egli, lancer de nouvelles explications de la justification. Un ensemble de documents historiques nouveaux et variés.

  • Le grand éditeur et exégète humaniste, Jacques Lefèvre d'Etaples, publia de 1517 à 1519 quatre opuscules connus sous le titre des Trois Marie. Parus au moment même de l'émergence de la Réforme luthérienne, vite assimilés - à tort - à la lutte déjà entamée entre novateurs et conservateurs, mais déclenchant à leur tour une querelle célèbre où s'ébauchent les grandes lignes de la campagne antiluthérienne, ces écrits - les seuls qu'il ait publiés comme auteur - définissent la pensée de Lefèvre. En traitant, au nom de la piété et d'une lecture éclairée des textes sacrés, de la question de l'identité de la Madeleine et de la véracité d'une tradition qui fit des saintes femmes des Evangiles les demi-soeurs de la Vierge, Lefèvre s'attaquait à un culte cher à ses contemporains, que ceux-ci défendirent avec acharnement. En outre, sa discussion de la manière de calculer les `trois journées' (le triduum) entre la Crucifixion et la Résurrection du Christ, peu connue, et qui ne provoqua guère de répliques, est peut-être la plus révélatrice de son exégèse, et de ses rapports avec Erasme. Sheila Porrer donne la première édition moderne des quatre opuscules, en établissant le texte latin assorti d'une traduction anglaise. Son introduction et ses notes critiques retracent les origines et le cours d'une querelle essentielle de l'histoire religieuse et culturelle.

  • Le Dauphinois Guillaume Farel, « boutefeu » de la Réforme en Romandie, dans le Chablais et le pays de Gex, fut à l'origine de dix-huit traités imprimés, parus entre 1524 et 1560, tous rédigés en français, exceptés deux en latin - certains ayant connu plusieurs remaniements ou rééditions. L'ensemble représente plus de 2000 pages in-octavo. Il n'en existe aucune édition exhaustive. La présente entreprise entend combler cette lacune. Elle propose une édition critique de toutes les oeuvres imprimées de Farel. Dans ce premier volume, sont présentées l'Oraison très dévote en laquelle est faicte la confession des pechez... de 1542 et sa réédition fortement amplifiée de 1545, parue sous le titre de Forme d'oraison... : textes de pastorale pour les fidèles, textes de politique ecclésiale à l'intention des pouvoirs temporels, textes enfin de défense de la cause reformée dans un climat de polémique religieuse. Les annexes dévoilent un ensemble de lettres et de documents, inédits bien souvent, publiés ici intégralement ou sous forme d'analyses, un ensemble de trente-six pièces rédigées entre l'arrivée de Farel à Metz et son départ (mi-août à fin octobre 1542). Elles permettent de mieux cerner l'action du réformateur à Metz et d'offrir un contexte précis aux deux traités publiés pour la première fois depuis la Réforme.

  • Le roi Henri IV domine ce volume, comme le précédent. Il avait peine à faire admettre sa conversion aux protestants de France. Il lui vint l'idée de s'adresser à Bèze, qui savait de quel poids la politique pèse sur le destin d'un roi. Tout commence par une lettre autographe aussi charmante que vague ; le roi compte sur Monsieur de Bèze, et sous-entend : mon ambassadeur vous dira pourquoi. Cette lettre, reproduite en image, que l'on a cru de 1596 a retrouvé sa date : 30 janvier / 9 février [1594], qui lui donne tout son sens sous-entendu. En effet, Bèze se rend à Soleure pour entendre Nicolas Brûlart, seigneur de Sillery, l'ambassadeur de France. Bèze s'astreint donc à calmer les protestants français : il ne saurait être question de prendre les armes. On ne prend les armes que contre un tyran manifeste, alors que le roi Henri IV est le meilleur des monarques, un vrai don de Dieu. Bèze saura améliorer le sort des protestants de France : patientez, leur dit-il. Et de fait, l'Edit de Nantes arrivera en 1598. Ce volume contient donc un des applications des principes du Droit des magistrats. En outre, le lecteur y trouvera la menace turque contre l'Europe et la menace savoyarde contre Genève, avec encore deux documents étonnants de l'archevêque de Canterbury sur le fonctionnement de l'Eglise anglicane, destiné à convaincre Bèze de l'excellence de celui-ci, et finalement encore une série de treize lettres retrouvées du comte de Sayn-Wittgenstein à Bèze, lettres qui complètent celles qui furent publiées de Bèze au comte dans les précédents volumes.

  • 1593, année décisive, bouleversante même, pour la France comme pour Genève. Pour la deuxième patrie de Bèze, c'est la fin de la guerre contre la Savoie. Pour la seconde, c'est la défaite de la Ligue et le triomphe de Henri IV. Mais à quel prix, ce triomphe! Il a fallu que le roi se convertisse, pour que les ligueurs cessent de le combattre, ayant compris, par ailleurs, qu'il n'y avait pas d'autre candidat vraiment français au trône, car tous les autres étaient vendus à l'Espagne. Bèze ressentit la nouvelle de l'abjuration comme une catastrophe, mais au bout d'un mois, il comprit que c'était le prix de la paix en France. La trêve de La Villette, entre la Ligue et le roi, finit par être étendue aussi au duc de Savoie, et donc à son conflit avec les Genevois. Entre temps, la petite République à bout de ressources, envoya des agents aux Pays-Bas et dans l'Est de l'Europe pour quêter des secours. Des lettres de Bèze les accompagnaient. Des messages parvinrent en retour. Ce sont toutes les peines et les espoirs de l'Europe qui trouvent ici leur écho, sans parler des "moyenneurs" en France, que Bèze trouve très inquiétants.

  • Heiko A. Oberman dedicated the last fifteen years of his scholarly career to the study of John Calvin and the pan-European movement he launched, described by Oberman as the "Reformation of the Refugees". In the eight essays collected here, Oberman assesses a half-century of research on Calvinism, probes the matrix of Calvin's early thought, addresses Calvin's message and its appeal to persecuted churches in France and exile communities throughout Europe, and, on a fundamental level, seeks to identify why Calvinism and the Reformed tradition became the most successful branch of Protestant Christianity by the end of the sixteenth century. Oberman concludes that church discipline, the "call" of predestination, and Old Testament narratives of a God "trekking" with his people in the desert all provided pastoral comfort in times of uncertainty. Incisive in his arguments and creative in his insights, Oberman's findings have contributed greatly to the current shape of research on Calvin and Calvinism.

  • Il s'agit de documents inédits rares : deux cours professés par Théodore de Bèze à l'Académie de Genève, ainsi que des thèses destinées aux exercices réguliers de disputes des étudiants. Ces cours latins et grecs sont des leçons d'exégèse sur les épîtres aux Romains et aux Hébreux. Ils nous sont parvenus sous forme de notes de l'étudiant Marcus Wilder. Ils sont marqués par un accent spécifiquement réformé : celui d'une théologie où la question du vrai sacerdoce et celle des trois offices du Christ prennent une place importante à côté de celle de la justification. Les éditeurs ont tenté de conserver au texte son caractère "parlé" d'origine tout en facilitant sa lecture. Ils ont annoté le texte grâce aux auteurs contemporains de Bèze (suivis ou critiqués), et à ses sources patristiques. Ces parties de cours aident à mieux situer Bèze entre les "grands maîtres de la Réforme et de la scholastique orthodoxe du XVIIe siècle".

  • Notre travail se propose comme objet l'édition intégrale du manuscrit 11.495 du fonds français de la Bibliothèque nationale de Paris, qui contient la correspondance échangée de juin 1521 à novembre 1524 entre Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon et future reine de Navarre, et Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux et tête du mouvement évangélique français.

  • Ce second volume complète le tome I de la Correspondance de Marguerite d'Angoulême et de Guillaume Briçonnet paru en 1975 dans la même collection (THR n° 141), ouvrage qui fut honoré du prix de la Fons-Mélicocq 1976.
    "Au vu des lettres publiées dans le premier volume, l'Evangélisme français apparaît dans ses contours propres, distincts à la fois de ceux de l'humanisme érasmien et de ceux de la Réforme luthérienne. C'est dire tout l'intérêt de la publication de cette correspondance. " (R. Peer, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuse).

  • Ouvrage conçu selon le même principe que celui de Miss Mc Kee sur les Diacres. C'est une étude attentive et comparative de l'exégèse des principaux textes-clefs utilisés par Calvin pour étayer sa conception des Anciens et de la pluralité des ministères. Miss Mc Kee relève les explications que les Pères ont données de ces passages, puis celles des théologiens du Moyen Age et de ceux de la Réforme. Dans cette longue histoire, Calvin apparaît souvent comme celui qui a donné un tour décisif à la compréhension du texte sacré, tout en établissant que l'Eglise, au sens du Nouveau testament, ne doit pas être gouvernée par des prélats, mais par des conseils de ministres et d'anciens.

  • Front-matter : Table of Abbreviations; Introduction; Chapter I : The Geneva Company of Pastors : Internal Developments, 1564-1572; Chapter II : The Geneva Company of Pastors : Its Mission to France, 1563-1572; Chapter III : Arguments over French Reformed Church Organization; A. The Institutional Background; B. The Internal Attack : Jean Morély and his Treatise on Christian Discipline; C. The Internal Quarrel : 1. First Reactions to Morély's Proposal; 2. Morély in the Ile-de-France; 3. The Official Reply to Morély; 4. Morély at the Court of Navarre; 5. Ramus Enters the Quarrel; 6. The St. Bartholomew's Massacres End the Quarrel; 7. Epilogue; D. The External Attack : Charles du Moulin; Chapter IV : Geneva and the French Wars of Religion, 1563-1572; A. The Peace of Amboise : 1. Immédiate Protestant Reactions; 2. Continuing Rumors of Sedition; B. {p. 8} The Renewal of War : Geneva and the Conspiracy of Meaux; C. Geneva's Support For War : 1. Diplomatic Background; 2. The Second War of Religion; 3. The Third War of Religion; D. The Return of Peace; Conclusion; Back-matter : Appendixes; Annotated Bibliography; Index

  • Calvin encouraged female education and, with other reformers, positively reevaluated marriage. This study focuses on the place of women in his exegesis, both Old and New Testament, comparing it with that of his predecessors, especially Augustine, Chrysostom and the Ambrosiaster, and her contemporaries, Luther, Bullinger, Musculus and Pierre Martyr Vermigli.

  • L'auteur nous propose dans cet ouvrage une étude de l'enseignement de Calvin sur le diaconat (le diacre, dans les églises protestantes a pour mission de veiller au soin des pauvres et des malades). Elle dégage l'exégèse et l'historique de cet enseignement et montre dans quelle mesure celui-ci était suivi, en examinant la collecte dans les différentes églises protestantes de l'époque.

  • On sait que le célèbre Psautier huguenot se compose de 52 psaumes traduits en vers par Clément Marot et de 98 traduits par Bèze. Les critiques de l'époque et leurs successeurs jusqu'à nos jours n'ont cessé de comparer le talent poétique de ces auteurs, jugeant souvent la poésie volontairement simple et robuste de Bèze inférieur à celle de Marot. Pidoux montre que ce débat d'école n'a pas grand sens, tellement Bèze s'est efforcé de versifier au plus proche du texte en prose que les fidèles connaissaient et pratiquaient. Ses traductions sont ici mises en regard du texte de la Bible traduit par Louis Budé ; le lecteur reconnaîtra l'étonnante fidélité d'un texte par rapport à l'autre. Les Psaumes de Bèze répondent à un besoin pratique de l'Église ; ainsi chaque psaume a une structure strophique particulière, afin qu'aucune mélodie ne puisse être employée pour deux psaumes différents : ainsi les fidèles même analphabètes pouvaient reconnaître chaque psaume en entendant sa mélodie.

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