Les éditions de la Pleine Lune

  • 1975 : La mère de Suzanne l'emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des Juifs. Comment partager l'émotion qui les étreint ?
    D'exil en exil, Suzanne raconte sa vie de Palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie.
    Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs - ceux de la maison - ceux de la honte.

  • Les nouvelles de ce recueil nous transportent au Québec, en Afrique et au cur des Antilles, derrière le décor exotique et trompeur des hôtels et des plages. Coupeur de canne ou ouvrière en Guadeloupe, travailleur clandestin en République dominicaine, femme de ménage en Martinique, enfant des cités à Paris ou chauffeur de taxi à Montréal, les personnages dÉmeline Pierre nous livrent leur vécu dans des récits troublants où il est question de migrations, didentités et de résistances.

  • Ce conte fantasmagorique nous entraîne sur les traces de Christophe Colomb. À ses côtés, nous naviguons sur la mer Océane, vaste et mystérieuse, vers louest, toujours vers louest, obstinément, pour atteindre lOrient tant rêvé. Robert Finley imagine le parcours, les tempêtes, les craintes de léquipage ; il retrace les observations notées dans le journal de bord de Colomb, les descriptions étranges de ce territoire inconnu que Colomb croit être Les Indes, désignant ainsi, accidentellement, le Nouveau Monde.

    Ce livre, « écrit dans une langue dune extrême précision, émaillée dimages qui ne cessent déblouir », sappuie sur des documents dépoque et met en lumière le pouvoir à la fois créateur et destructeur du langage. Les signes, les mots, les lignes tracées sur une carte sont des « distorsions circonspectes » de la réalité, des représentations de ce que nous percevons du monde qui nous entoure. « Les bons navigateurs doutent toujours, non de la présence des choses, mais de ce quils voient et comprennent. Les bons navigateurs sont toujours perdus. Mais Colomb est un visionnaire et les visionnaires ne sont pas de bons navigateurs. Ils habitent un monde beaucoup plus simple : celui de ce quils connaissent simplement. » Robert Finley donne au voyage de Colomb sa véritable dimension épique et, au-delà de la découverte dun nouveau monde, cest toute la question de la grande aventure humaine, en quête de sens et de vérité, quil aborde dans Les Indes accidentelles.

  • Yvon Paré nous entraîne dans l'univers de la grande romancière Nicole Houde. Il imagine des rencontres entre les personnages de ses propres romans et ceux de Nicole Houde, provoque des confidences improbables. Sa plume alerte et sensible invente ainsi un dialogue passionnant entre deux univers romanesques si différents et si proches. Dans des conversations puisées à même leurs oeuvres, Yvon Paré explore les origines de l'écriture chez Nicole Houde comme chez lui.

    L'Orpheline de visage : une rencontre entre deux écrivains, une reconnaissance, une amitié littéraire au-delà des mots et de la vie, une parenté d'âme et d'esprit.

  • Il y a le Paris des romantiques et celui des amoureux. Le Paris des Années folles. Le Paris des poètes et le Paris de Dany Laferrière. Il y a aussi le Paris des grandes gares, le Paris des attentats, le Paris de toutes les cultures et celui des migrants. Et il y a ce Paris de tous les jours, dans ses bruits quotidiens et dans l'inattendu des rencontres, ce Paris où Marie Ouellet a vécu 10 ans, ce Paris qui l'habite toujours.

    Accompagnées de 44 dessins de Lisa Burg, ces 44 « courtes scènes », instants fugitifs dérobés au temps qui court, proposent une galerie de portraits captés sur le vif par une promeneuse à l'écoute de la rumeur de la ville. Au fil de ses promenades, elle jette un regard attendri sur les passants qu'elle croise, les vendeurs de journaux au coin des rues, les saltimbanques dans le métro et les Parisiens qui discutent inlassablement dans les cafés.

  • Johanne traverse une grave crise face au vieillissement. Elle remet en question ses choix de vie : sa carrière de comptable, ses multiples amants, beaucoup plus jeunes qu'elle, son divorce, ses relations problématiques avec son fils homosexuel et sa fille anarchiste.

    Un crâne, qui figure parmi ses nombreux objets personnels, devient son confident, une sorte de fétiche un peu bizarre... cela n'est pas sans inquiéter son fils et sa fille qui se demandent si leur mère n'aurait pas besoin de voir un psy. Non seulement Johanne traîne-t-elle Gaston (nom attribué à ce crâne) partout où elle va, causant parfois de grands malaises, elle établit en plus de curieuses relations avec un collègue de bureau, des personnes sans domicile fixe et la veuve d'une victime de guerre.

    Le farfelu, l'absurde, le réalisme et différents niveaux de réalités se côtoient dans ce roman. Patricia Portella Bricka a le souci du mot juste, une écriture élégante, et un humour aux accents méditerranéens, teinté d'audace et d'autodérision.

  • Au volant d'une vieille Acclaim, dans une enfilade d'autoroutes qui relient Montréal à San Francisco, Patrick Lafontaine, personnage principal de Roman, va retrouver Diane qui enseigne dans une université américaine. Elle voulait un enfant, il n'en voulait pas, elle est donc partie sans lui. Depuis, les choses ont changé.

    S'engageant ainsi dans un road trip à travers les États-Unis, avec pour seule compagnie son chien PaulMa et un trailer rempli de livres, Patrick laisse aujourd'hui derrière lui un homme traqué par les souvenirs. Au fil des kilomètres et des motels, il se remémore ce qui l'a dévoré : sa propre mère à qui il était soumis; une autre mère, Ivanna, qui lui confie la charge de son fils Roman alors qu'elle repart en Russie ; et Diane, mère en devenir, majestueuse, cassante, héroïque.

    Dans un mélange singulier de prose et de poésie, à la fois réaliste et métaphorique, voici un roman sur ce qui ne peut, ne doit se taire, et, surtout, sur ce que l'on doit s'inventer à soi-même pour renaître.

  • Les textes de ce recueil retracent les étapes d'une adaptation à une nouvelle vie ailleurs. Ces fragments évoquent la perte brusque de repères, l'égarement, la solitude, puis l'envie de se laisser emporter finalement dans l'aventure de la découverte de soi, cet inconnu devenu autre dans un monde différent.

  • Couvrant les années 1950 à 1980, les récits nous transportent, entre prose et poésie, entre réel et imaginaire, du Québec à Haïti, et de la France au Vietnam. De la cime d'un grand pin au trou d'un cimetière; d'un camping en bord de mer au béton d'un HLM, ou encore d'un balcon-prison jusqu'à la scène, côté jardin, de l'Académie Saint-Paul, ce sont autant d'images fortes, choc, qui se révèlent ici et trouvent leur juste place dans ce recueil d'histoires d'enfances plurielles, chacune étant unique, comme toute enfance.

  • Dans une suite de scènes et d'épisodes éblouissants, les histoires de ce recueil naviguent entre l'humour et l'émotion, entre l'étonnement et l'absurde, et nous transportent d'une plage mexicaine à un village perdu de l'Amérique profonde, d'un party de bureau à la cérémonie d'une secte religieuse, d'une ferme d'élevage du saumon de la Côte-Ouest à une boîte de jazz en Australie, d'un restaurant chic à un port de mer où un vieil homme veut percer un trou dans son bateau.

  • Dans une société de l'image comme la nôtre, qui valorise la beauté, la jeunesse, la vitesse et la jouissance immédiate, comment et où trouver du sens quand on vit dans un corps différent, comme cet homme, confiné à son fauteuil roulant, qui a besoin de l'aide de préposés, de son frère et de la voisine d'en haut ?

    Cette question de sens, l'homme en fauteuil roulant en discute avec un ami, chercheur en génétique, qui a son idée toute faite sur la question, avec une ex-amoureuse, qui voit dans la vulnérabilité une source d'empathie, même avec Dieu, s'il existe bien sûr, qui tend à s'en laver les mains.

  • Ces treize nouvelles, superbement écrites, qui nous entraînent de Montréal à New York, en passant par Alger, avec son exotisme et ses parfums, racontent lhistoire de personnages que le destin a blessés ou déracinés. Ce sont des êtres qui ont le cur en exil. Sur le quai des départs, ils ont abandonné leurs valises, trop lourdes et trop grises Mais le souvenir de leurs amours disparues ou de leurs pays perdus continuent de les hanter, même si leur mémoire magnanime leur accorde parfois le refuge de loubli.

    Lamour perdu est un exil, un regret, puis un renoncement au rêve. Lexilé est, lui aussi, lorphelin dun amour impossible. Solitaire, il avance, comme lamoureux éconduit, avec la terrible évidence quun fleuve ne remonte pas son lit. Il doit abandonner ses illusions, se délester de toutes les balises chatoyantes qui faisaient son chemin et sévanouir dans la grisaille routinière.

    Ces nouvelles de Salah Benlabed révèlent un véritable talent décrivain et nous rejoignent par leur profonde humanité.

  • Ce récit autofictif aborde le deuil d'un bébé d'à peine un mois et la nécessaire reconstruction de l'identité que provoque un tel drame. Construit par fragments, il nous livre la gamme et l'évolution des émotions que l'autrice a vécues au cours des six années qui ont suivi le décès du petit Paul.

    Typhaine Leclerc retrace, avec une écriture courageuse et franche, la traversée héroïque de cette épreuve. Sa capacité à renouer avec la vie nous émeut et nous éblouit. La qualité de son écriture et de ses réflexions à la fois sociologiques et personnelles donne à son récit une dimension universelle et nous fait réfléchir aux deux événements majeurs qui balisent l'existence humaine : la naissance et la mort.
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    C'est aussi la parole d'une jeune mère qui mérite d'être écoutée en ce qu'elle expose une expérience de vie spécifique au fait d'être une femme, peu importe les époques.

  • Dans les salles du Musée des beaux-arts de Montréal, Antoine et Cassandra se croisent souvent. Antoine se décide un jour à adresser la parole à Cassandra. Elle l'écoute, intriguée par cet homme fantasque, mais ne lui répond pas.

    Pour meubler le silence, Antoine raconte chaque samedi l'histoire de personnages féminins qui figurent sur certaines toiles exposées au musée.

    Mais pourquoi Cassandra est-elle incapable de sortir de son mutisme ? Et pourquoi Antoine s'entête-t-il tant à lui parler ?

    Ce roman évoque l'exil, la perte de repères et la reconstruction identitaire sur un nouveau territoire. Il évoque aussi la force de la bienveillance et de l'amitié.

  • Nicolas Delisle-L'Heureux, tantôt grave, tantôt moqueur, parfois même satirique, déborde d'imagination. Ce roman, son premier, aux rebondissements multiples, construit comme un labyrinthe et peuplé d'une faune de personnages complexes et attachants, nous

  • LÉpingle à chapeau est un roman construit en multiples tableaux, des petits formats qui retracent les moments dune vie, de lenfance à la vieillesse. Images fugaces du temps écoulé qui semboîtent les unes dans les autres pour raconter lhistoire de Simone, une pianiste sensible à la couleur et à la musique des gens et des choses qui lentourent.

  • Igor Slobovitch est un citoyen exemplaire qui obéit aux lois. Cest dailleurs pour cette raison quil a été choisi comme candidat au prestigieux poste dambassadeur. Mais auparavant, il devra subir un difficile entraînement au Sénatorium, ce centre « de refonte de la pensée unique » qui anesthésie les angoisses et promet le bonheur.

    Secrètement, les autorités rêvent du jour où le Sénatorium desservira lensemble du pays. « On peindrait des lignes colorées partout. Le destin de chaque individu pourrait ainsi être ordonné. Et la vie entière de chaque citoyen suivrait une seule ligne, tracée par le bureau central, jusquau lit de sa mort, la couleur ne seffaçant que dans la tombe ou le crématorium. Oui, ce serait beau. » Dans ce roman magnifiquement écrit, Fabrice P. Saint-Pierre nous entraîne dans un monde qui nest pas sans rappeler ceux de Franz Kafka et de George Orwell.

  • Agrippée aux hanches de Yann, grisée par le vent et ses dix-sept ans, elle se sentait invincible sur la moto. Tout lui était permis.

    La journée était encore chaude. Je portais mes nouveaux pantalons fuchsia. Leur couleur vibrait dans la lumière. Mes longs cheveux flottaient, griffant lair derrière moi.

    Aujourdhui, clouée sur un lit dhôpital, elle fait face à un choix déchirant. Depuis onze mois, médecins et infirmières sactivent à son chevet. Les opérations se succèdent. Pourra-t-elle marcher à nouveau ? Elle veut quon lui réponde, quon lui dise la vérité, quon cesse de la tenir dans lignorance. Elle na que faire du silence de son médecin et de la pitié de ses amis. Dehors, le monde continue de tourner. Cest lannée de lExpo.

    Décidée à ne pas oublier la lutteuse quelle était avant ce soir de juin, elle rêve, elle aussi, de voyages et de découvertes.

    Ce roman, construit sous la forme dun journal, explore le combat de cette jeune fille : décider de vivre demande quelquefois plus de courage que choisir de mourir.

  • Ce polar, au ton ludique, est porté par la truculence de Bérénice Fontaine, soupçonnée dêtre linstigatrice dun complot au lac Brôme, où un cadavre a été découvert. Roman policier ? Thriller psychologique ? Un récit plein de rebondissements et de surprises. Un humour décapant. Une intrigue solide et bien ficelée.

    Vous nêtes quun gnouf, sergent-détective Lévesque ! Vous regardez mes victimes et vous êtes assailli par le remords dès que vous soupçonnez lune delles. Ah ! vous me décevez beaucoup : votre bonté et votre générosité ne sont quun fatras de bêtises, vous souffrez dune overdose dhumanité et cela finira par vous jouer de mauvais tours ! Vous navez pas idée des plaisirs exquis que mont valus mille tromperies, mille cruautés tramées avec une habileté prodigieuse ! Allons, pas de pitié pour les doux et les bienveillants ! Du nerf, du cran ! Vous vous démenez tant que même Bérénice en prend ombrage. Mon chien le plus loyal, vous le bousculez, attention, chien méchant, il mord dans ladversité ! Et toi, Bérénice, ma tant fidèle, quas-tu à cultiver lamitié dIrène, de Lola, de Léanne et de mon satané neveu ? (extrait)

  • Georges Guy est un fabuleux conteur qui ne manque pas dironie. Maniant la plume depuis six décennies, il nous transporte avec aisance des années soixante aux années deux mille. « À pas feutrés, dit-il, je suis entré dans le monde de mes personnages fictifs, et jai partagé joies et chagrins. » Dans la turbulence dun Québec changeant, les personnages de La Terre promise sont à la recherche du bonheur, quils soient de Montréal ou de Gaspésie. Attirés par la transgression des conventions sociales, ils se heurtent souvent à la solitude et au rejet de leur entourage. Les mentalités évoluent, mais pas les interdits Les dix nouvelles de ce recueil sont à lire pour la finesse des observations, le pittoresque des personnages, le grand art de la narration et la justesse du portrait de société quelles nous offrent.

  • PRIX FICTION 2009 DU SALON INTERNATIONAL DU LIVRE INSULAIRE D'OUESSANT (France). « La mer l'a prise », disent les villageois, mais les jeunes enfants de la morte, frêles silhouettes dans la brume, continuent à la chercher sur les plages balayées par le vent. Les vagues effacent vite la trace de leurs pas dans le sable. Tout s'effiloche devant l'océan vaste et funeste, même les souvenirs. Ils ont besoin de comprendre. Ils veulent savoir. Mais à qui s'adresser ? Leur père, pauvre pêcheur éploré, s'est emmuré, lui aussi, dans le silence. Seule la voix de la mer, tel un coryphée, les accompagne dans leur inlassable quête, s'infiltrant partout dans le récit et menant celui-ci aux abords du mythe ou de la légende.

    Élisabeth, l'aînée, est partie vivre à Montréal dans l'espoir d'échapper à la malédiction qu'elle croit peser sur elle. Claire, déchirée entre la beauté et la férocité des Îles, écrit des lettres à sa soeur lointaine. Leur frère Julien, lui, demeure muet, fasciné par le miroitement des flots et les secrets enfouis dans les profondeurs marines...

  • Un inconnu, désireux de refaire sa vie, vient chercher refuge dans une petite ville minière du Nord. Dès son arrivée, il apprend que les trois mines dont on lui a parlé sont fermées. Les habitants restés dans ces lieux isolés sinterrogent sur les motifs réels de sa venue. Plusieurs le perçoivent comme une menace. Très vite, il fera face à leur hostilité et se verra entraîné dans une dangereuse affaire de contrebande. Oui, il aurait dû se raviser et rebrousser chemin.

    Ce roman met en scène des personnages dont les rapports humains sont réduits à leur plus simple expression. Abandonnés dans un territoire à la fois hostile et fascinant, ce sont des êtres qui se sentent trahis. Comme dans la tragédie grecque, ils puisent dans lindicible, impuissants devant la malédiction qui sabat sur eux.

  • Dans les nouvelles de ce recueil, les thèmes abordés sont classiques et universels : lamour et la mort, dont les pas complexes sentremêlent dans un tango déchirant dansé sur la piste souvent trop étroite du quotidien.

    Les rencontres, quelles soient persistantes ou furtives, sont toujours décisives. Car les personnages, aussi différents soient-ils (commis de banque, serveuse, clochard ou écrivain), sont tous à la recherche dune même chose : eux-mêmes ! Mais il leur faudra bien admettre quils ny parviendront jamais sans faire un détour par le chemin, souvent inquiétant et déroutant, de laltérité.

    Écrire ou aimer, voilà peut-être deux façons de retrouver une pureté dont la vie veut nous dépouiller en nous tirant du paradis de lenfance. Il faudrait donc écrire avec le même plaisir et la même obstination que lenfant met à construire des royaumes imaginaires sur le tapis de sa chambre ; aimer avec la même intensité que lenfant qui, en sabsorbant dans la vérité inventée de son jeu, échappe à la grisaille dune réalité qui nest peut-être pas plus vraie que son jeu, qui nest peut-être quun rêve moins bien réussi. [extrait] "Il y a des livres difficiles à résumer et ce recueil de nouvelles en fait partie. On sattarde aux phrases profondes et lumineuses en écoutant Lester Young, Duke Ellington ou Bessie Smith, qui les accompagnent, on les relit pour bien sen imprégner. [...] Expérience de pensée, expérience de vie, plaisir des mots lancés comme des bouées ou comme des perches, LEscalier et autres amours de secours, cest lenfance enfin retrouvée." Suzanne Giguère, Le Devoir.

  • Dans les vingt récits de ce recueil, Salah Benlabed suit la piste des humbles et des naïfs, des patients et des résignés, des sages aussi ; de ceux, en fait, qui se fondent dans la foule, ici et ailleurs, et dont on ne raconte pas les histoires.

    Leurs chemins s'entrecroisent de façon fortuite : indifférents, curieux ou stupéfaits, ils se retrouvent dans une même ville, prennent un même taxi, regardent passer un même avion et partagent, parfois sans se le dire, des peines et des rêves identiques...

    C'est peut-être cette part d'humanité présente chez tous ces personnages, d'où qu'ils viennent, qui peut expliquer le miracle de la survie de notre espèce, si encline au mensonge et à l'aveuglement.
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    Salah Benlabed cherche à réconcilier [...] son combat humaniste et l'oeuvre littéraire. Il ne redoute pas un lyrisme certain, cadence ses phrases,
    tendant de plus en plus vers une écriture qui devient voix.
    Suzanne Giguère, Le Devoir

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