Les éditions de la Pleine Lune

  • Sous laile protectrice du chef de la tribu des Corbeaux, deux hommes, hantés par le souvenir dune jeune fille assassinée, se lancent dans une chasse à lhomme effrénée, mais se retrouvent bientôt traqués eux-mêmes par Morgan, lhomme à la balafre, prêt à tout, qui sest déjà battu contre un tigre à main nue.

    Trevor Ferguson est un extraordinaire conteur. Son uvre, éblouissante, foisonne de personnages excentriques et bizarres. Cest un conteur né, un maître du réalisme magique. Dans ce roman, son premier, paru en anglais en 1977, on reconnaît sa façon prodigieuse dexplorer les zones troubles de lâme humaine où saffrontent bien et mal, culpabilité et innocence. Les personnages sont plongés au cur dune nature sauvage qui les pousse dans leurs derniers retranchements, là où ils ne peuvent plus se dérober à leur vérité.

    Bienvenue dans lunivers fabuleux et envoûtant de Trevor Ferguson !

  • 1964. Aux confins de la taïga, des ouvriers construisent le chemin de fer du Grand-Lac-des-Esclaves dans les Territoires du Nord-Ouest. Cest une véritable ruée vers lor. Et loccasion de sen mettre plein les poches, pour quelques-uns. Sortis des asiles ou des prisons, coupés de la civilisation, ces esclaves de lère moderne peinent et suent sous la férule dun contremaître véreux que Martin Bishop, le jeune contrôleur, osera défier au péril de sa vie quand sonnera lheure de vérité. Ce roman mené à un train denfer est une vertigineuse plongée dans un monde rude et halluciné où la crainte des lois ne balise plus la conduite des hommes.

    (Première édition de TRAIN DENFER : 1998. Nouvelle édition : 2009.)

  • Lorsque nous rencontrons Onyx John Cameron pour la première fois, il est confortablement installé sur la côte du Maine avec sa sensuelle maîtresse Oréo. Mais cet idyllique tableau saltère à mesure quOnyx dévoile son passé et les circonstances tragiques qui lont poussé à la fuite.

    Pour retrouver son innocence perdue et échapper à son destin de paria, il se fait délateur et revient à Montréal, mais rien ny est plus comme avant. Traqué par le caïd Zoltan Tinodi, Onyx John se lance à la poursuite de son père disparu mystérieusement. Un roman éblouissant qui foisonne de personnages excentriques et bizarres.

  • 1975 : La mère de Suzanne l'emmène à Beer Sheva, dans le Néguev pour revoir la maison où elle a grandi. Elles sont palestiniennes. La maison est occupée par des Juifs. Comment partager l'émotion qui les étreint ?
    D'exil en exil, Suzanne raconte sa vie de Palestinienne, une vie sans lieu, une vie éclatée, une vie non choisie.
    Un récit de forces et de faiblesses, lancé comme un cri qui se répercute sur les murs - ceux de la maison - ceux de la honte.

  • Les nouvelles de ce recueil nous transportent au Québec, en Afrique et au cur des Antilles, derrière le décor exotique et trompeur des hôtels et des plages. Coupeur de canne ou ouvrière en Guadeloupe, travailleur clandestin en République dominicaine, femme de ménage en Martinique, enfant des cités à Paris ou chauffeur de taxi à Montréal, les personnages dÉmeline Pierre nous livrent leur vécu dans des récits troublants où il est question de migrations, didentités et de résistances.

  • être conçu par un corbeau, naître dans un marécage et faire ses premiers pas dans un asile de fous, voici une vie qui commence d'une bien drôle de façon ! le jeune sparrow, 6 ans, séparé de sa mère, se retrouve seul à montréal.
    Sa vie aventureuse ne fait que commencer. se faisant tour à tour terrassier, cambrioleur, homme d'affaires, sparrow n'aura de cesse de vouloir retrouver sa mère et de découvrir qui manipule les fils de leur existence. trevor ferguson libère un imaginaire débridé et nous offre un fabuleux roman aux personnages fascinants.

  • Ce conte fantasmagorique nous entraîne sur les traces de Christophe Colomb. À ses côtés, nous naviguons sur la mer Océane, vaste et mystérieuse, vers louest, toujours vers louest, obstinément, pour atteindre lOrient tant rêvé. Robert Finley imagine le parcours, les tempêtes, les craintes de léquipage ; il retrace les observations notées dans le journal de bord de Colomb, les descriptions étranges de ce territoire inconnu que Colomb croit être Les Indes, désignant ainsi, accidentellement, le Nouveau Monde.

    Ce livre, « écrit dans une langue dune extrême précision, émaillée dimages qui ne cessent déblouir », sappuie sur des documents dépoque et met en lumière le pouvoir à la fois créateur et destructeur du langage. Les signes, les mots, les lignes tracées sur une carte sont des « distorsions circonspectes » de la réalité, des représentations de ce que nous percevons du monde qui nous entoure. « Les bons navigateurs doutent toujours, non de la présence des choses, mais de ce quils voient et comprennent. Les bons navigateurs sont toujours perdus. Mais Colomb est un visionnaire et les visionnaires ne sont pas de bons navigateurs. Ils habitent un monde beaucoup plus simple : celui de ce quils connaissent simplement. » Robert Finley donne au voyage de Colomb sa véritable dimension épique et, au-delà de la découverte dun nouveau monde, cest toute la question de la grande aventure humaine, en quête de sens et de vérité, quil aborde dans Les Indes accidentelles.

  • Voici un livre incontournable pour comprendre la Palestine et ce quon omet généralement de nous dire sur le conflit israélo-palestinien. PALESTINE : Le refus de disparaître est un éloquent plaidoyer en faveur de linstauration dune paix juste et durable en Palestine. Cette paix exige, avant tout "processus" ou négociations, le respect des droits humains fondamentaux de tous les habitants de la terre de Palestine. Lasphyxie systématiquement organisée de la population civile palestinienne par Israël doit cesser. Le destin des peuples israélien et palestinien est intimement lié : la libération de lun ne se fera pas sans la libération de lautre.

    En première partie de cet ouvrage, on retrouve des textes et des récits sur la vie quotidienne des hommes, des femmes et des enfants palestiniens qui font face chaque jour à larmée israélienne, aux bouclages, aux checkpoints, aux couvre-feux, au rationnement de leau, à la démolition de leurs maisons, à lexpropriation de leurs biens et de leurs terres et à lenfermement, ainsi quune réflexion sur une possible solution du conflit israélo-palestinien.

    La seconde partie du livre regroupe une série de conférences traitant de questions historiques et politiques dont, entre autres, celles de la Nakba (la Catastrophe) de 1948, du colonialisme israélien, du contrôle de leau, de la construction du mur, des négociations de paix et des perspectives davenir.

    Cet ouvrage, illustré de cartes et de photos, se termine par le rapport dune mission dobservation faite en Palestine en octobre 2002 par la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, mission coordonnée et dirigée par lauteur.

  • Dès les premières phrases, on est aspiré par un tourbillon. Le feu a tout rasé. Derrière lui, il ne reste que le conteur, le bavard, et ses paroles de rage et de tristesse qui tombent sur la terre assoiffée.

    Reed Kitchen travaille depuis toujours au chemin de fer. Cest un être lunatique et visionnaire qui possède le don inquiétant de percer le secret des autres. Il est aussi persuadé quil a le pouvoir de faire surgir les trains du fond de la nuit. Il court sur le toit des wagons en marche, chasse le chevreuil en dormant, se dresse devant les locomotives hurlantes et ne cesse de jacasser, comme si ses mots pouvaient réinventer le monde et faire dévier le destin des hommes.

    En route vers une nouvelle affectation sur les rives de la Skeena dans le nord de la Colombie britannique, il est intercepté par un détective qui lui demande despionner ses futurs camarades. Cette mission nest quun prélude à une autre, bien pire, qui amènera Reed Kitchen et ses amis à faire la connaissance dune prostituéee et à baigner, malgré eux, dans une sordide affaire criminelle.

  • Yvon Paré nous entraîne dans l'univers de la grande romancière Nicole Houde. Il imagine des rencontres entre les personnages de ses propres romans et ceux de Nicole Houde, provoque des confidences improbables. Sa plume alerte et sensible invente ainsi un dialogue passionnant entre deux univers romanesques si différents et si proches. Dans des conversations puisées à même leurs oeuvres, Yvon Paré explore les origines de l'écriture chez Nicole Houde comme chez lui.

    L'Orpheline de visage : une rencontre entre deux écrivains, une reconnaissance, une amitié littéraire au-delà des mots et de la vie, une parenté d'âme et d'esprit.

  • Il y a le Paris des romantiques et celui des amoureux. Le Paris des Années folles. Le Paris des poètes et le Paris de Dany Laferrière. Il y a aussi le Paris des grandes gares, le Paris des attentats, le Paris de toutes les cultures et celui des migrants. Et il y a ce Paris de tous les jours, dans ses bruits quotidiens et dans l'inattendu des rencontres, ce Paris où Marie Ouellet a vécu 10 ans, ce Paris qui l'habite toujours.

    Accompagnées de 44 dessins de Lisa Burg, ces 44 « courtes scènes », instants fugitifs dérobés au temps qui court, proposent une galerie de portraits captés sur le vif par une promeneuse à l'écoute de la rumeur de la ville. Au fil de ses promenades, elle jette un regard attendri sur les passants qu'elle croise, les vendeurs de journaux au coin des rues, les saltimbanques dans le métro et les Parisiens qui discutent inlassablement dans les cafés.

  • Un livre majeur sur l'époque effervescente du théâtre des femmes des années 1974 à 1988.

    Olivier Dumas a réalisé des entrevues avec 21 femmes de théâtre qui retracent et racontent l'histoire des 12 coups d'éclat que furent : Un Prince, mon jour viendra, Môman travaille pas, a trop d'ouvrage!, La Nef des sorcières, Les Fées ont soif, La Peur surtout, La Saga des poules mouillées, La Terre est trop courte, Violette Leduc, Enfin Duchesses, Trois et 7 le numéro magique, Un reel ben beau ben triste, Camille C. et Noir de monde.

    « J'ai voulu réunir des voix différentes, mais qui me semblaient complémentaires », écrit Olivier Dumas dans son introduction. Les voix de ces femmes de théâtre résonnent comme des éclairs d'audace contre l'inertie, contre la tiédeur.

    Les voici nommées : Paule Baillargeon, Nicole Brossard, Marie-Claire Blais, Pol Pelletier, France Théoret, Lise Roy, Denise Boucher, Anne-Marie Provencher, Markita Boies, Michelle Rossignol, Carole Fréchette, Suzanne Garceau, Véronique O'Leary, Jeanne-Mance Delisle, Louise Lemieux, Lucie Godbout, Julie Vincent, Patricia Nolin, Marie Ouellet, Lori Saint-Martin et Celita Lamar. Loin d'une nostalgie d'un temps révolu, ces artistes mettent au jour l'intemporalité de ces 12 coups de théâtre dans notre histoire collective et éclairent le contexte sociopolitique dans lequel leurs prises de parole se sont inscrites.

    Ce livre est une mine d'informations de première main sur cette riche période de la scène québécoise au féminin. Un document d'archives vivantes.

  • Johanne traverse une grave crise face au vieillissement. Elle remet en question ses choix de vie : sa carrière de comptable, ses multiples amants, beaucoup plus jeunes qu'elle, son divorce, ses relations problématiques avec son fils homosexuel et sa fille anarchiste.

    Un crâne, qui figure parmi ses nombreux objets personnels, devient son confident, une sorte de fétiche un peu bizarre... cela n'est pas sans inquiéter son fils et sa fille qui se demandent si leur mère n'aurait pas besoin de voir un psy. Non seulement Johanne traîne-t-elle Gaston (nom attribué à ce crâne) partout où elle va, causant parfois de grands malaises, elle établit en plus de curieuses relations avec un collègue de bureau, des personnes sans domicile fixe et la veuve d'une victime de guerre.

    Le farfelu, l'absurde, le réalisme et différents niveaux de réalités se côtoient dans ce roman. Patricia Portella Bricka a le souci du mot juste, une écriture élégante, et un humour aux accents méditerranéens, teinté d'audace et d'autodérision.

  • Au volant d'une vieille Acclaim, dans une enfilade d'autoroutes qui relient Montréal à San Francisco, Patrick Lafontaine, personnage principal de Roman, va retrouver Diane qui enseigne dans une université américaine. Elle voulait un enfant, il n'en voulait pas, elle est donc partie sans lui. Depuis, les choses ont changé.

    S'engageant ainsi dans un road trip à travers les États-Unis, avec pour seule compagnie son chien PaulMa et un trailer rempli de livres, Patrick laisse aujourd'hui derrière lui un homme traqué par les souvenirs. Au fil des kilomètres et des motels, il se remémore ce qui l'a dévoré : sa propre mère à qui il était soumis; une autre mère, Ivanna, qui lui confie la charge de son fils Roman alors qu'elle repart en Russie ; et Diane, mère en devenir, majestueuse, cassante, héroïque.

    Dans un mélange singulier de prose et de poésie, à la fois réaliste et métaphorique, voici un roman sur ce qui ne peut, ne doit se taire, et, surtout, sur ce que l'on doit s'inventer à soi-même pour renaître.

  • Les textes de ce recueil retracent les étapes d'une adaptation à une nouvelle vie ailleurs. Ces fragments évoquent la perte brusque de repères, l'égarement, la solitude, puis l'envie de se laisser emporter finalement dans l'aventure de la découverte de soi, cet inconnu devenu autre dans un monde différent.

  • Couvrant les années 1950 à 1980, les récits nous transportent, entre prose et poésie, entre réel et imaginaire, du Québec à Haïti, et de la France au Vietnam. De la cime d'un grand pin au trou d'un cimetière; d'un camping en bord de mer au béton d'un HLM, ou encore d'un balcon-prison jusqu'à la scène, côté jardin, de l'Académie Saint-Paul, ce sont autant d'images fortes, choc, qui se révèlent ici et trouvent leur juste place dans ce recueil d'histoires d'enfances plurielles, chacune étant unique, comme toute enfance.

  • Dans une suite de scènes et d'épisodes éblouissants, les histoires de ce recueil naviguent entre l'humour et l'émotion, entre l'étonnement et l'absurde, et nous transportent d'une plage mexicaine à un village perdu de l'Amérique profonde, d'un party de bureau à la cérémonie d'une secte religieuse, d'une ferme d'élevage du saumon de la Côte-Ouest à une boîte de jazz en Australie, d'un restaurant chic à un port de mer où un vieil homme veut percer un trou dans son bateau.

  • Dans une société de l'image comme la nôtre, qui valorise la beauté, la jeunesse, la vitesse et la jouissance immédiate, comment et où trouver du sens quand on vit dans un corps différent, comme cet homme, confiné à son fauteuil roulant, qui a besoin de l'aide de préposés, de son frère et de la voisine d'en haut ?

    Cette question de sens, l'homme en fauteuil roulant en discute avec un ami, chercheur en génétique, qui a son idée toute faite sur la question, avec une ex-amoureuse, qui voit dans la vulnérabilité une source d'empathie, même avec Dieu, s'il existe bien sûr, qui tend à s'en laver les mains.

  • Ces treize nouvelles, superbement écrites, qui nous entraînent de Montréal à New York, en passant par Alger, avec son exotisme et ses parfums, racontent lhistoire de personnages que le destin a blessés ou déracinés. Ce sont des êtres qui ont le cur en exil. Sur le quai des départs, ils ont abandonné leurs valises, trop lourdes et trop grises Mais le souvenir de leurs amours disparues ou de leurs pays perdus continuent de les hanter, même si leur mémoire magnanime leur accorde parfois le refuge de loubli.

    Lamour perdu est un exil, un regret, puis un renoncement au rêve. Lexilé est, lui aussi, lorphelin dun amour impossible. Solitaire, il avance, comme lamoureux éconduit, avec la terrible évidence quun fleuve ne remonte pas son lit. Il doit abandonner ses illusions, se délester de toutes les balises chatoyantes qui faisaient son chemin et sévanouir dans la grisaille routinière.

    Ces nouvelles de Salah Benlabed révèlent un véritable talent décrivain et nous rejoignent par leur profonde humanité.

  • Avec une précision d'horloger, Jérôme Élie construit des situations qui révèlent le peu de stabilité du monde dit réel. Tout nous semble familier ou normal, puis soudain, comme si les personnages avaient une défaillance, le décor se fissure, l'histoire prend une allure déroutante...

  • Ce récit autofictif aborde le deuil d'un bébé d'à peine un mois et la nécessaire reconstruction de l'identité que provoque un tel drame. Construit par fragments, il nous livre la gamme et l'évolution des émotions que l'autrice a vécues au cours des six années qui ont suivi le décès du petit Paul.

    Typhaine Leclerc retrace, avec une écriture courageuse et franche, la traversée héroïque de cette épreuve. Sa capacité à renouer avec la vie nous émeut et nous éblouit. La qualité de son écriture et de ses réflexions à la fois sociologiques et personnelles donne à son récit une dimension universelle et nous fait réfléchir aux deux événements majeurs qui balisent l'existence humaine : la naissance et la mort.
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    C'est aussi la parole d'une jeune mère qui mérite d'être écoutée en ce qu'elle expose une expérience de vie spécifique au fait d'être une femme, peu importe les époques.

  • Tragédie est un livre-document essentiel
    sur le théâtre québécois et l'Histoire.

    Pol Pelletier y refait l'histoire du monde à partir de notre ancêtre homo erectus en posant la question : où est femina?? Elle aboutit des millénaires plus tard dans Mexico qui explose, se décompose. De retour au Québec, elle constate que tout le monde rit pour mieux étouffer le sentiment collectif de mort imminente en fin de siècle. Elle appelle ses aînées, ses ancêtres, et ressuscite celles qui ont marqué l'histoire. Elle prend dans ses bras les 14 victimes de Polytechnique, assassinées il y a 31 ans cette année, une tragédie qu'on a très vite enfouie au fin fond de notre inconscient collectif, de peur de découvrir ce qu'elle signifiait. Elle termine en rendant hommage à toutes les femmes assassinées depuis Polytechnique. La théorie du sacrifice de René Girard, exposée dans Tragédie, nous offre un outil pour comprendre notre époque covidienne.

  • Dans les salles du Musée des beaux-arts de Montréal, Antoine et Cassandra se croisent souvent. Antoine se décide un jour à adresser la parole à Cassandra. Elle l'écoute, intriguée par cet homme fantasque, mais ne lui répond pas.

    Pour meubler le silence, Antoine raconte chaque samedi l'histoire de personnages féminins qui figurent sur certaines toiles exposées au musée.

    Mais pourquoi Cassandra est-elle incapable de sortir de son mutisme ? Et pourquoi Antoine s'entête-t-il tant à lui parler ?

    Ce roman évoque l'exil, la perte de repères et la reconstruction identitaire sur un nouveau territoire. Il évoque aussi la force de la bienveillance et de l'amitié.

  • Les gens du Sud n'aiment pas la pluie présente une fresque de la survivance en temps de guerre. Carmen, le personnage central du roman est une femme simple, ballotée par l'Histoire. Une vie pleine de mystères, d'injustices et de misères; pleine de fatalités, d'espoirs et de joies. Femme de ménage chez les riches dès ses 10 ans, puis tour à tour chômeuse, mendiante, ouvrière d'usine, Carmen est une résistante. Née en Andalousie dans une famille d'aristocrates ruinés, elle subira les affres d'une pauvreté extrême avant d'être plongée dans la tourmente de la guerre civile espagnole. Elle traversera ce conflit du côté des républicains et sera forcée, devant l'avancée de Franco, de s'exiler en 1939, vers Alger, où elle sera internée dans un camp de réfugiés pendant plusieurs années. Vingt ans plus tard, la guerre d'Algérie la plongera à nouveau dans un conflit qui la mènera, une fois de plus, sur le chemin de l'exode.

    Dans ce roman à deux voix, passé et présent se chevauchent. Au narrateur omniscient vient s'ajouter, intercalé entre les chapitres, le regard que pose une enfant sur un passé qui lui est totalement étranger, elle qui n'a connu ni la faim ni les bombes. L'imagination prend alors le relais de la mémoire et transforme le récit en une vaste saga. Les gens du Sud n'aiment pas la pluie est « une dose homéopathique de l'histoire de ma grand-mère, précise Patricia Portella. Seule l'imagination m'aide à redonner forme aux souvenirs qu'elle me racontait, et c'est tant mieux! J'ai toujours détesté les romans historiques. La fiction a quelque chose de plus léger, de plus libre... de plus authentique! » L'histoire bouleversante de Carmen est aussi celle de tous ces enfants, ces femmes et ces hommes qui vivent encore aujourd'hui l'horreur des guerres et sombrent si vite dans l'oubli. Ce roman émouvant et captivant retrace leur résilience.

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