Littérature traduite

  • Cranford

    Elizabeth Gaskell

    • L'herne
    • 1 Décembre 2009

    Dans ces salons fleuris, il est question d'amour, de pouvoir, d'échecs et de réussites, mais c'est avant tout un tableau des moeurs et des coutumes de son époque, un héritage. à travers des chapitres au suspens haletant (le roman est publié à l'origine en feuilleton), Gaskell trace une chronique acérée de la vie de province aussi universelle qu'intemporelle. Ses miss et ses ladies peuvent sans lever le petit doigt en remontrer en matière de machiavélisme à toutes les diablesses de la Chick lit anglosaxonne, «Desperate Housewive» en tête.
    S'inspirant du nom de son village natal Knutsford et de sa jeunesse là-bas, ses personnages se dotent d'un énorme relief et Gaskell nous invite à goûter véritablement la saveur du thé doux-amer servi par les dames qu'elle dépeint.

  • Femmes et filles

    Elizabeth Gaskell

    • L'herne
    • 1 Janvier 2009

    Ce roman d'amour sur fond de scandales et d'intrigues se déroule dans l'Angleterre rurale de la fin des années 1820. Molly Gibson, 17 ans, vit dans la campagne anglaise avec son père médecin qui l'a élevée seul tandis que les aristocrates locaux règnent en maîtres absolus sur ce coin perdu des Midlands, depuis l'imposant château de Cumnor Towers.
    La vie de Molly, où paysans, domestiques et notables se croisent et se recroisent, est bouleversée quand son père lui annonce son remariage. Elle se lie d'amitié avec sa demi-soeur, la ravissante Cynthia mais les rivalités ne tardent pas à apparaître lorsque l'amour secret de Molly, le beau Roger Hamley, tombe fou amoureux de Cynthia et lui demande sa main.
    C'est avant tout la nature humaine dans la toute-puissance de ses pulsions et de ses désirs si impitoyablement réprimés par la société victorienne qu'Elizabeth Gaskell place au centre de la trame.

  • L'art de mentir

    Mark Twain

    • L'herne
    • 11 Avril 2012

    Sur la décadence dans l'art de mentir, écrit en 1880, est l'occasion d'une méditation « amorale » sur l'art de « bien » mentir dans une société où l'apparence de vérité tient lieu d'excellence. Puisque nous devons mentir, faisons-le bien. Plutôt ne pas mentir que de mentir mal. La décadence ne touche pas le mensonge en lui-même, une « vertu » pérenne, sans doute la chose au monde la mieux partagée, mais l'art de mentir. « Un mensonge maladroit, non scientifique, est souvent aussi fâcheux qu'une vérité. » L'auteur se désole de la disparition du « mentir courtois » au profit de la vérité brutale : « Une vérité blessante ne vaut pas mieux qu'un blessant mensonge. »

  • La lecture de cet essai peut nous fournir au moins une sorte de consolation, à une époque où les passions identitaires et religieuses menacent de plonger une nouvelle fois l'humanité dans le désastre. Russell passe au scalpel de son ironie les préjugés religieux, philosophiques, nationalistes et politiques du passé et du présent.

  • Ce recueil, composé de trois nouvelles nous fait découvrir un auteur plein d'humour et de curiosité pour ses semblables. « Est-il bien ou est-il mal de vivre en ce monde » révèle davantage un Gontcharov féministe. « Les Lettres d'un ami de la capitale à un fiancé de province » est une parodie pleine d'ironie des moeurs de la capitale, une vision sarcastique de la modernité et d'un certain snobisme des élites russes.
    Enfin, « La soupe de poisson », l'un des derniers textes de l'auteur, révèle son humour légèrement grivois, avec une touche tchekhovienne.

  • Fraises

    Joseph Roth

    • L'herne
    • 10 Février 2016

    Dans ce texte de 1929, roman inachevé inspiré de son enfance, Joseph Roth met en scène un « chevalier d'industrie » qui revient sur ses jeunes années.
    Évocation d'une petite ville d'un pays de l'Est où beaucoup d'habitants vivent du commerce du houblon, d'une vie parfois rude, d'une famille de huit enfants et d'un père absent et ivrogne, ce texte est cependant empreint d'humour et de poésie. Le lecteur y croise des personnages haut en couleurs : monsieur le Comte, Pantaleymon, voleur battu par sa femme... La part autobiographique de ce fragment qui rappelle l'enfance de l'auteur à Brody, en Galicie, est indéniable.

  • Du suicide

    Léon Tolstoï

    • L'herne
    • 25 Janvier 2012

    Tolstoï commença la rédaction de cet essai, intitulé Du suicide, en mars 1910, peu de temps avant sa mort. C'est l'un de ses tout derniers textes. Il en reprit la rédaction quelques mois plus tard, après avoir visité deux hôpitaux psychiatriques, orientant sa réflexion sur la folie. Traduit du russe par Bernard Kreise

  • Le Moine noir

    Anton Tchekhov

    • L'herne
    • 5 Novembre 2014

    Andreï Kovrine est un jeune et brillant universitaire, professeur de philosophie, qui lors d'un séjour chez des amis est sujet à des visions.
    L'inquiétant moine noir disparu depuis près de mille ans serait-il de retour ? Kovrine jeune homme ambitieux et en quête de grandeur est envouté par cette apparition qui incarne à la fois la tentation et l'orgueil. Fantasme ou réalité ? Andreï Kovrine obsédé par cette légende, refuse la médiocrité des gens raisonnables et sombre dans la folie, semant autour de lui la souffrance et le malheur. Qui croire ? Que croire ?
    Tchekhov nous livre ici une réflexion sur le bonheur et le génie, les êtres d'exception et les gens ordinaires. Un récit pour le moins étrange, plus étrange encore lorsqu'on sait que l'écrivain russe se serait basé sur un de ses propres rêves qui l'aurait complètement bouleversé !

  • Lundi ou mardi

    Virginia Woolf

    • L'herne
    • 13 Novembre 2013

    Lundi ou mardi, publié en 1921 par The Hogarth Press, est le seul ensemble de nouvelles de Virginia Woolf paru de son vivant. 1000 exemplaires ont été imprimés avec quatre gravures sur bois, en pleine page, réalisées par Vanessa Bell.
    Leonard Woolf disait que c'était l'un des pires livres imprimés jamais publiés en raison des fautes typographiques. Ces erreurs ont ensuite été corrigées pour l'édition américaine publiée par Harcourt Brace. Le recueil contient huit nouvelles : « Une maison hantée », « Une société », « Lundi ou mardi », « Un Unwritten Novel », « Le Quatuor à cordes », « Blue & Green », « Kew Gardens » et « La marque sur le mur ».

  • Une soirée littéraire

    Ivan Gontcharov

    • L'herne
    • 3 Février 2016

    " Une soirée littéraire " est un texte de Gontcharov publié en 1890 et inédit en français, qui offre au lecteur un extraordinaire moment théâtral où s'affrontent les tenants de différents courants littéraires. Un riche aristocrate organise pour un de ses amis, haut fonctionnaire, une soirée littéraire où ce dernier va lire un roman qu'il a écrit, alors qu'il n'est pas écrivain. Une société choisie est invitée à cette soirée, et un débat a lieu après la lecture, quand l'auteur a quitté la pièce. Gontcharov a le génie de mettre en scène des opinions, de les incarner en des personnages magnifiquement campés. Il se révèle un auteur ayant profondément le sens du comique et de la repartie, souvent dans une veine gogolienne. En outre, aussi bien la problématique de ce petit roman très savoureux que son style sont d'une grande modernité.

  • La nouvelle qui donne son titre au recueil raconte la vie d'une veuve qui n'aime rien tant que fumer et voyager dans le Midwest afin de vendre des gaines et des corsets pour le compte d'une compagnie de Chicago. Le petit-fils de F. S. Fitzgerald a retrouvé cette nouvelle parmi les papiers de l'auteur et l'a faite authentifier, via l'éditeur et homme de lettres James West. Merci pour le feu ! a été publiée dans le New Yorker en août 2012. Cette nouvelle inédite sera accompagnée de deux autres nouvelles, dans une traduction actualisée.

  • Texte écrit en 1909, publié en 1910 et inédit en français.
    On perçoit dans ces derniers textes de Tolstoï toute la modernité, on ose presque dire l'actualité de ses propos qui concernent le chômage, les entreprises qui ferment, les sans-logis, la faim ou les impôts injustes. La dénonciation de Tolstoï garde de nos jours toute sa force. Traduit du russe et préfacé par Bernard Kreise.

  • Mes folies sur l'île de Casopo

    Casanova

    • L'herne
    • 1 Février 2012

    Il y a dans ces pages une richesse documentaire foisonnante mise au service d'un regard sans concession porté sur les coulisses d'un monde finissant. Casanova n'est pas que le débauché et le cynique qu'il aime mettre en scène, il est aussi et d'abord un écrivain du siècle des Lumières qui prête à la nature de grandes vertus et rêve d'un retour à l'innocence primitive. Casanova s'inscrit dans la lignée des grands voyageurs vénitiens. Certes, il n'est pas Marco Polo, mais il visitera longuement l'Europe, de Londres à Constantinople, de Paris à Saint-Pétersbourg, de Vienne à Madrid. Chaque fois, les frasques qui feront sa renommée, et elles furent légions, s'ajouteront aux rencontres les plus étonnantes.

  • Jour de fête ; sorcière

    Anton Tchekhov

    • L'herne
    • 3 Novembre 2010

    Jour de fête et Sorcière, les deux nouvelles inédites en français, réunies dans ce Carnet relatent les drames du quotidien. Tchekhov montre mais ne dénonce jamais. Il ne cesse de souligner dans son oeuvre l'esprit petit-bourgeois sur fond de Russie éternelle, la trivialité, la corruption, l'ignorance crasse et la déchéance à travers des destins avortés, condamnés à l'usure du temps.
    Le lecteur de ces deux drames conjugaux, qui mettent à nu les strates les plus profondes de l'âme humaine, appréciera le style de Tchekhov : sobriété, simplicité et économie de moyens, en même temps que l'un de ses thèmes de prédilection, le temps, qui loin de mûrir les personnages, les défait, les dépossède de leur être et émousse leurs sentiments.

  • La soif du gain

    Michael Walzer

    • L'herne
    • 1 Janvier 2012

    Le 29 septembre 2008, à l'orée d'une crise financière et bancaire majeure, le philosophe américain Michael Walzer publiait dans la revue qu'il a fondée, Dissent, un article important, intitulé : « Une note sur l'avidité : qui est réellement responsable de la crise financière ? » L'argument de Walzer était simple, mais dévastateur : les politiques qui critiquent l'avidité des banquiers sont hypocrites, car c'est sur l'avidité que repose l'ensemble de notre système économique libéral, et cela dès ses fondements, qui remontent au XIXe siècle. Quand la recherche du profit maximal est le seul dogme, le résultat ne peut qu'être le chaos. C'est pourquoi, à la « main invisible » du marché, Walzer préfère la « main visible » de l'État. Infatigable pourfendeur de la pensée libérale, Walzer prolonge et affine son analyse dans un autre article : « Qu'est-ce que « la Société Idéale » ? » Pour lui, le marché et la démocratie parlementaire ne sont pas les seuls modèles de société valables, car le monde n'est pas fait d'agents libres et autonomes, mais de communautés. Ces communautés inventent constamment de nouvelles organisations économiques et sociales. Plus encore : une société est d'autant meilleure qu'elle est faite de davantage de contrastes, qu'elle est plurielle. Aux États-Unis, Walzer est le maître à penser de l'école des « communautariens », qui s'opposent aux libéraux : on achèvera ce parcours de sa pensée par un article dense et important, « Exclusion, injustice et démocratie », dans lequel il défend l'idée qu'il faut passer aujourd'hui d'une logique de compétition et d'exclusion, à un dynamique sociale d'« inclusion » des communautés. Ces trois articles qu'on lira dans l'ordre, du plus incisif au plus théorique, offrent un nouveau visage à la pensée de gauche.

  • Diamants et silex raconte, sur un fond d'orchestre rural, la confrontation sociale des seigneurs avec leurs serfs indiens dans un village de la cordillère andine. Dans cet univers féodal sans pitié, une autre bataille se livre entre les puissances de la vie et celles, délétères, de la mort. Le Pérou des Andes, où la musique joue un rôle clé, y surgit dans sa troublante et confuse intensité.
    Le lecteur y découvre son cortège de croyances et de rites confronté à la logique rationnelle occidentale, importée dans le sang plus de cinq siècles auparavant. José María Arguedas, l'un des plus grands écrivains latino-américains, met ici en scène la passion et la sexualité des hommes dans leur versant le plus sombre, là où la raison est entravée, inutile, perdue face à l'incontrôlable dynamique de l'amour et de la mort.

  • Cet essai sur les courses de taureaux entend "penser" tout à la fois la corrida et notre comportement vis-à-vis du monde animal à la lumière de la pensée philosophique et de l'éthique. Démontant les arguments des écologistes et des animalistes, il démontre qu'on ne saurait, sans tomber dans un anthropomorphisme dépassé, mettre sur le même plan la conscience humaine et la condition animale.
    Le prétexte à cette réflexion est le débat parlementaire au sein du gouvernement autonome de Catalogne sur les corridas, qui a abouti à leur interdiction sur tout le territoire catalan.
    Il dénonce, à ce sujet, la collusion entre le politique et l'animalisme, et pose, en philosophe, le problème de notre attitude morale envers les animaux.
    Avec science et aussi beaucoup de verve et d'humour, Fernando Savater nous livre ici un essai à la fois savant et savoureux qui, dans une époque de fluctuation, voire de confusion des valeurs, ne manquera pas d'avoir un sérieux impact, sans nuire à notre plaisir de lire.

  • Mes apprentissages à Paris

    Casanova

    • L'herne
    • 1 Février 2012

    Ses aventures amoureuses autant que ses opinions subversives vont conduire Casanova à la célèbre prison de Venise, les Plombs. Celle dont on ne s'évadait pas. Il réussira pourtant à prendre la fuite et trouvera refuge à Paris. Profitant de l'appui de l'abbé de Bernis, devenu ministre de Louis XV, après en avoir été l'ambassadeur à Venise, il mènera grand train, offrant à quelques Grands et à leurs dames, ses services de conspirateur, d'espion ou de diplomate. Il a su admirablement jouer, pour mener sa barque, des travers et des ressources d'une société décadente et se servir des ambitions et des vanités. Le monde qu'il observe, est celui des palais, des salons et des rues. Il passe sans transition de la compagnie des souverains, des savants à celle des prostituées. Il trouvera même le temps sinon d'inventer, du moins de s'approprier une « loterie » (pour financer la construction de l'École militaire, sans alourdir la fiscalité), ce qui lui assura une belle fortune. Le personnage est là tout entier : séducteur, habile, souvent manipulateur, parfois même un peu escroc, mais toujours attentif aux idées nouvelles qui vont bientôt emporter le vieux monde.

  • N'oublie pas le meilleur

    Walter Benjamin

    • L'herne
    • 7 Novembre 2012

    Pour l'écriture de N'oublie pas le meilleur, Walter Benjamin a délaissé ses formes habituelles pour faire appel aux genres très prolifiques que sont le conte et le récit. Des réflexions gustatives, oniriques, philosophiques... Chaque histoire contient des éléments connus ou familiers, suscitant un sentiment de sécurité et de confiance pour celui qui la lit. Walter Benjamin amène ensuite, doucement, son lecteur dans un univers de réflexion plus complexe, moins reconnu...
    On retrouve là l'intérêt de Walter Benjamin pour la dialectique du choc : ses récits et histoires confrontent la nostalgie des contes à l'ironie de la réalité actuelle, empreinte du pessimisme de la Seconde Guerre Mondiale. Histoires, récits a été rédigé parallèlement à deux oeuvres importantes de Walter Benjamin : Sens Unique (1928) et Enfance Berlinoise (1932-1938), paru aux éditions de L'Herne au début de l'année 2012.

  • Les nouvelles présentes dans ce recueil varient considérablement par leur longueur et leur ton, même si beaucoup d'entre elles reflètent l'humour de cet auteur si attachant qu'est Trollope. Les quatre nouvelles sélectionnées ici sont franchement comiques ; elles sont intitulées « La crique de Malachi », « À cheval à travers la Palestine », « Les vestiges du général Chassé » et « John Bull sur le Guadalquivir ».

  • Publiée en feuilleton dans The Cornhill Magazine, de novembre 1863 à février 1864, cette longue nouvelle permit sans doute à Elizabeth Gaskell de reprendre un peu son souffle littéraire entre les deux très longs romans que sont Sylvia's Lovers (1863), une tragique histoire d'amour et de guerre et le magistral Femmes et filles,(1865), dont l'auteur, fauchée en pleine gloire, n'eut pas le temps d'écrire le dernier chapitre.
    Ma cousine Phillis est peut-être le plus beau témoignage laissé par Mrs Gaskell sur le mode de vie rural de l'Angleterre profonde, bientôt voué à disparaître sous les assauts de l'industrialisation. C'est aussi une touchante et mélancolique histoire d'amour, ou peut-être faudrait-il dire histoire d'amours, car l'auteur nous y peint avec sa finesse coutumière non seulement une romance entre deux jeunes gens, mais aussi l'amour unissant Phillis et ses parents et celui, tout fraternel, qu'éprouve envers elle son cousin Paul, le narrateur de l'histoire, et qu'elle lui rend bien.
    Il règne dans ces pages une atmosphère faussement paisible qui n'exclut nullement la profondeur des sentiments et l'univers créé par Mrs Gaskell laissera à ses lecteurs un souvenir indélébile.

  • Les routes de l'Inde est un roman d'aventures au quotidien. Les aventures de l'esprit et de la chair survenues de 1928 à 1931, à Calcutta, à un jeune Roumain venu y étudier le sanskrit et la philosophie indienne. S'il ne néglige pas son travail, il ne dédaigne pas non plus les plaisirs. Il raconte ses amours et celles de ses amis, expose des pensées contradictoires avec une sincérité qui exclut la pudeur.
    Des notes de journal telles qu'elles se présentaient alors sous sa plume. Fruit d'un contact avec l'Inde (1928-1931) et de ses séjours dans les monastères himalayens, Les routes de l'Inde est un précieux témoignage sur cet extraordinaire berceau de la civilisation et de la spiritualité orientales. Peu d'écrivains européens ont connu comme Eliade la pensée et la poésie indiennes.
    Ce livre retrace son initiation à la civilisation indienne dans son sens le plus profond. L'évocation de la femme indienne et ses entretiens avec Tagore transmettent ses sensations les plus personnelles.

  • Nouvelle écrite en 1859 et située au Puy-en-Velay, elle relate les amours tumultueuses de deux amants d'un certain âge. Trollope avait par la force des choses beaucoup voyagé en Europe dans sa jeunesse, ses parents ayant dû s'exiler à Bruxelles pour fuir leurs créditeurs, et il parlait assez couramment plusieurs langues, dont le français.

  • Zitilchén

    Hernàn Lara Zavala

    • L'herne
    • 28 Septembre 2011

    Zitilchén (1981) est un des premiers livres de Hernán Lara Zavala. Il s'agit d'un recueil de neuf nouvelles qui ont toutes pour cadre un village du sud-est du Mexique, Zitilchén. Comme le Comala de Rulfo ou le Macondo de García Márquez, Zitilchén est un village imaginaire, même si la présence de personnages de culture maya et les allusions à la flore locale et à des villes réelles comme Campeche et Mérida enracinent ces nouvelles dans la réalité du Yucatán des années 60. Cette culture et ses mythes nourrissent les métaphores et les images qui émaillent un texte caractérisé par sa sobriété, son refus de toute théâtralité et du manichéisme qui avait souvent marqué la littérature mexicaine antérieure quand elle abordait le monde indien. Les problèmes sociaux de cette communauté ne sont pas pour autant éludés : exploitation des Indiens, racisme plus ou moins larvé, corruption de l'administration locale, violence et alcoolisme. Mais Lara Zavala suggère, plus qu'il ne dénonce, les agressions menées contre la culture et les coutumes locales, qui peu à peu se délitent et perdent de leur vigueur.

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