Langue française

  • Les inséparables

    Simone de Beauvoir

    • L'herne
    • 7 Octobre 2020

    INÉDIT. Écrit en 1954, Les Inséparables raconte l'amitié passionnée qui unit Sylvie à Andrée - alter égo de Simone de Beauvoir et d'Élisabeth Lacoin (Zaza) - depuis l'âge de neuf ans. Andrée est joyeuse, impertinente, audacieuse tandis que Sylvie plus traditionnelle et timide se sent irrésistiblement attirée par cette personnalité solaire.

  • Le Droit à la paresse

    Paul Lafargue

    • L'herne
    • 1 Janvier 2009

    Animé d'un esprit d'une liberté étonnante, Lafargue a su trouver le ton juste pour dénoncer une aliénation du travail plus métaphysique que sociale.

  • Si l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust est déjà publié et connu, la publication de ce Cahier permet du moins, si ce n'est d'accroître nos connaissances, de maintenir cette oeuvre en vie et de lui garantir une forme d'immortalité. On trouvera dans ce volume quelques inédits et quelques lettres et poèmes mais surtout un grand nombre de documents ou témoignages peu connus, peu accessibles ou même oubliés. Le Cahier s'attache aussi à décrire certains aspects négligés de l'oeuvre, comme les figurants analysés par Michel Schneider, le marquis de Palancy présenté par Michel Crépu, les opinions politiques de Proust au fil des années, lui qui a eu dans sa famille trois ministres, dont l'un a eu des funérailles nationales, et dont les parents étaient liés au président de la République.

  • L'originalité de l'oeuvre de Jean Malaurie s'appuie sur sa double nature d'écrivain et de scientifique de très haut niveau. Auteur du récit Les Derniers Rois de Thulé (1955), Jean Malaurie est par ailleurs le fondateur et directeur jusqu'à une date très récente de la prestigieuse collection « Terre Humaine » (aux éditions Plon), l'un des fleurons de l'édition française avec des titres aussi importants que Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss ou encore Le Cheval d'Orgueil de Per-Jakez Hélias. Ce Cahier souhaite mieux faire connaître, au-delà du cercle étroit des spécialistes, l'oeuvre monumentale de Jean Malaurie, qui se développe sur plus de soixante-dix ans, en soulignant la diversité d'un travail pluridisciplinaire. Dans ce volume, géographes, philosophes, ethnographes, anthropologues et écrivains multiplient les éclairages, tentant de mettre en évidence les différentes facettes d'une vie qui s'est voulue engagée et libre de toute appartenance idéologique et les problématiques d'une oeuvre protéiforme et passionnée. À côté de ces auteurs, des textes et documents inédits ou rares de Jean Malaurie (extrait du récit de voyage Hoggar, un texte sur son père, extrait de la correspondance avec Lévi-Strauss, lettres aux auteurs de la collection « Terre Humaine », échanges épistolaires avec ses correspondants groenlandais et inuit, extraits des carnets de terrain abondamment illustrés) soulignent l'oeuvre du géomorphologue et de l'anthropologue, qui a contribué à renouveler le regard que nous portons sur les peuples premiers et les civilisations traditionnelles.

  • Morale du joujou

    Charles Baudelaire

    • L'herne
    • 7 Avril 2021

    Sous le titre général « Morale du joujou » sont rassemblés quatre textes de Charles Baudelaire. Des écrits de jeunesse et de maturité, où perce déjà son génie, en même temps que son style s'aiguise et que se précisent ses conceptions esthétiques novatrices et polémiques. Qu'il s'agisse de l'amour ou de la littérature, l'auteur s'emploie à dénoncer l'idolâtrie de la nature, à dissocier la beauté de la morale. Le Beau et le Bien ne vont pas de pair. « Le beau, dira-t-il en une formule célèbre, est toujours bizarre. »

  • Comment on paye ses dettes quand on a du génie rassemble deux textes de Baudelaire, encore jeune littérateur. Le premier de ces textes, qui donne son nom au recueil, est un exercice de jeunesse qui laisse apercevoir le grand talent de l'auteur, sous l'influence d'un Maître : Balzac, que Baudelaire admirait et qui, endetté jusqu'au cou, passa sa vie de forçat littéraire à fuir les créanciers. Le second texte est une parabole humoristique - grandeur et misère de l'écrivain en herbe - dont l'incipit donne le ton : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne ; c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde. »

  • Auteur au style singulier, misanthrope, vivant une relation d'amour et de haine avec son pays, Thomas Bernhard est un des auteurs les plus importants de la littérature germanique d'après-guerre. La publication de ce Cahier, présentant des textes inédits, offre la possibilité d'explorer son oeuvre, d'éclairer la genèse de son écriture et de prendre la mesure de son importance dans le monde actuel.

  • L'amour des fantômes

    Christian Bobin

    • L'herne
    • 18 Septembre 2019

    Parlant de sa ville natale, Christian Bobin fait exploser toutes les notions tristes d'appartenance, de racines, voire d'identité. Il dessine ses rues, ses maisons préférées, le ciel qui roule au-dessus et contracte le tout dans le dessin d'une feuille d'automne, ou la minuscule cathédrale d'un flocon de neige. Celui qui était réputé immobile, plus sédentaire qu'un arbre, se révèle en vérité habitant de tous les mondes, vagabond de tous les ciels.

  • Cahier dumas

    Collectif

    • L'herne
    • 4 Novembre 2020

    Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Écrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.

  • Il s'agit d'un texte d'intervention, comme il en fut écrit au cours de notre histoire intellectuelle lorsque l'urgence du moment appelait une parole neuve et forte. Le mauvais fonctionnement du jeu démocratique en France, les menaces qui pèsent sur la construction européenne, les incertitudes majeures que traverse la planète ne peuvent laisser le philosophe indifférent et passif. Les postures de protestation qui par le passé firent florès, celle de l'intellectuel engagé, par exemple, ne conviennent plus à la situation actuelle. Car dénoncer, opposer ou prêcher des solutions du haut d'une tribune est devenu largement inaudible et donc inefficace. Il s'agit plutôt, c'est l'objet même de ce texte, de remonter aux conformismes idéologiques qui enlisent la politique pour tenter d'en dé-coïncider. Une tâche qui est à la fois théorique et pratique.

  • Dans ce court essai rédigé en 1855, Baudelaire s'interroge sur ce qui provoque le rire, et en arrive à la conclusion que le rire est satanique et donc profonde´ment humain : « comme le rire est essentiellement humain, il est essentiellement contradictoire, c'est-a`-dire qu'il est a` la fois signe d'une grandeur infinie et d'une mise`re infinie ».

  • La Grève des électeurs est le titre d'une chronique, d'inspiration clairement anarchiste, de l'écrivain français Octave Mirbeau, parue le 28 novembre 1888 dans Le Figaro. Comme tous les anarchistes, Mirbeau ne voit dans le suffrage universel et le recours à des élections qu'une duperie par laquelle les dominants obtiennent à bon compte l'assentiment de ceux-là mêmes qu'ils oppriment et exploitent.
    S'adressant à l'électeur moyen, « ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin », il s'emploie donc à démystifier, discréditer et délégitimer le prétendu droit de vote, "grâce" auquel les opprimés, dûment aliénés et abêtis, choisissent "librement" leurs propres prédateurs : « Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. »
    Au lieu d'assumer sa liberté, l'électeur, cet « inexprimable imbécile », ne fait en réalité que se choisir un maître, qui l'éblouit de promesses impossibles à tenir et qui n'a pas le moindre souci des intérêts des larges masses : il participe, ce faisant, à son propre asservissement. Mirbeau appelle donc les électeurs à faire la grève des urnes et à se comporter, non en moutons grégaires, mais en citoyens lucides.

  • La ville machine

    Jacques Ferrier

    • L'herne
    • 19 Mai 2021

    L'épreuve pandémique que nous traversons a révélé l'incapacité des villes à prendre soin de leurs habitants. À partir de ce constat, cet essai interroge le rôle prépondérant qu'a pris la technique dans nos vies métropolitaines, et envisage la crise sanitaire comme une occasion de remettre l'humain au centre du projet urbain. Des transports de masse à la climatisation, des appareils ménagers aux outils informatiques, des réseaux d'énergie à ceux de communication, rien ne semble plus possible sans la technique. En accompagnant l'urbanisation planétaire, de servante, elle est devenue maîtresse. La ville a fini par se confondre avec une gigantesque infrastructure. On aurait pu attendre d'elle, en contrepartie, qu'elle soit protectrice. Or, il n'en est rien. Il faut remettre en jeu le corps dans la ville, prendre la question des sens - des cinq sens - au sérieux et placer le vécu de l'habitant au coeur du design urbain. La crise a montré que la relation est la valeur fondamentale de la ville résiliente. Cet essai souligne l'urgence de concevoir la ville autrement, de créer une architecture de la résonance ; résonance avec la planète, avec le contexte, avec l'habitant.

  • L'oeuvre variée de Jean Giono en fait l'une des plus importantes du xxe siècle. Le Cahier de L'Herne permet de réévaluer l'image de ce grand écrivain, encore trop souvent encombrée de clichés, et de célébrer l'oeuvre du très grand poète.
    C'est sur « les grands chemins » de Jean Giono que ce volume convie ses lecteurs en faisant dialoguer les textes et les documents de tous ordres : carnets de travail, brouillons, manuscrits, photographies privées et officielles, peintures, correspondances, dédicaces et textes inédits.

  • Depuis la chute de l'empire romain, l'Europe occidentale se déchire entre les partisans d'une entité impériale, politique ou commerciale, et ceux de l'idée nationale, fondée sur le sentiment identitaire ou culturel et religieux.
    La chute de l'empire romain d'Occident en 476, et le chaos politique et économique qui l'accompagna, nourrit depuis plus de 1500 ans la nostalgie d'une restauration de cet équilibre politique, synonyme pour beaucoup de prospérité et de paix.
    Les tentatives nombreuses n'ont jamais duré, mises à mal tantôt par les soubresauts politiques des circonstances, tantôt par l'opposition des partisans de la nation identitaire. Ainsi, de l'empire carolingien à l'Union européenne, en passant par le saint empire romain germanique, l'empire napoléonien ou l'empire Wilhelmien, l'Europe voit s'opposer deux visions radicalement différentes d'organisation politique, entre disciples « de l'empire » et disciples « de la nation ».
    L'auteur cherche à montrer que ces oppositions, qui se cristallisent aujourd'hui entre partisans et adversaires de l'Union Européenne, s'inscrivent dans le temps long de l'histoire, et que les manifestations d'hostilité s'expriment à la fois dans les urnes, comme lors du BREXIT, ou dans la rue, comme le mouvement des Gilets Jaunes, qui plus ou moins consciemment rejettent le modèle supranational pour retrouver, comme autour des ronds-points, le sens de la solidarité identitaire.

  • Ce carnet témoigne de la passion qu'Alexandre Dumas a vouée toute sa vie aux animaux. Enfant, il a reçu l'éducation d'un jeune chasseur et d'un amoureux de la nature. Sa dilection pour la vie animale traverse ensuite sa fiction et ses récits de voyage. Mais il a aussi consacré à ses bêtes des contes et des récits cocasses. Les deux histoires publiées dans ce carnet évoquent avec tendresse et humour « la ménagerie » qui lui a tenu compagnie au château de Monte-Cristo : l'histoire de Mysouff montre à quel point Dumas fut un observateur attentif de la vie animale. Quant aux Deux infanticides, il s'agit d'une causerie qui évoque un fait divers animal survenu au Jardin des Plantes au début des années 1850.

  • Bals masqués

    Alexandre Dumas

    • L'herne
    • 4 Novembre 2020

    Auteur de romans fleuves, Alexandre Dumas a également excellé dans le genre bref du conte et de la nouvelle. Sur le mode de l'anecdote contemporaine, les deux récits réunis dans ce volume témoignent de la vivacité de son style, de son sens aigu de l'observation psychologique et morale. Études de moeurs autant que petits tableaux d'époque, L'Amazone (1845) et Un bal masqué (1835) plongent le lecteur dans la vie parisienne de la monarchie de Juillet. Fantaisiste et sérieux, ces deux histoires démarrent à partir du point de vue de l'auteur pour glisser vers la fiction. Un bal masqué est une histoire de vengeance, Une Amazone, le récit d'un amour fou traité de manière ironique.

  • Alain, philosophe athée, s'intéressait passionnément aux religions. Il y voyait comme des miroirs, où l'humanité, qui les a produites, se projette et se reconnaît. Mais comment celui qui écrivait qu' « il n'est permis d'adorer que l'homme » put-il tomber - tout en se le reprochant - dans l'antisémitisme que révèle son Journal inédit ? C'est ce que j'ai voulu essayer de comprendre.

  • La vicomtesse de Beauséant, abandonnée par le marquis d'Ajuda Pinto après une aventure malheureuse, s'est réfugiée dans son château en Basse-Normandie. Elle y vit en solitaire, recluse. Ce personnage fait partie de La Comédie humaine : Madame de Beauséant y est la référence parisienne, tenant un salon très réputé. Elle est également parente de Rastignac, qu'elle initie aux subtilités de la vie mondaine dans la capitale.

  • Enfantillages

    Pierre Bergounioux

    • L'herne
    • 30 Octobre 2019

    Ce volume, riche de nombreuses contributions de l'auteur touchant le chemin des grandes rencontres littéraires, mais aussi les grands événements de sa vie personnelle, assemble un faisceau de lectures sensibles, probes, d'auteurs contemporains disant la surprise, le sérieux, l'éclat, la portée d'une oeuvre tissée de tant de fils

  • LES CAHIERS DE L'HERNE ; Bobin

    Collectif

    • L'herne
    • 18 Septembre 2019

    Ce Cahier est l'exploration de ce que Christian Bobin appela dès ses vingt ans Les différentes régions du ciel, et qui n'est autre qu'une sorte de chemin buissonnier contournant les croyances et les incroyances du monde. Les nombreux textes de Christian Bobin réunis dans ce volume démontrent la puissance de son écriture lumineuse qui ne cesse de conquérir un public fervent, et touche comme seule touche l'écriture des poètes.

  • Comment on meurt

    Emile Zola

    • L'herne
    • 2 Novembre 2011

    Non pas « Pourquoi on meurt ? », mais « Comment on meurt ? ». Que nous mourrions est une chose, que la grande Faucheuse égalise in fine la condition des hommes, puissants ou misérables, ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais le dernier combat, l'agonie, est un acte encore socialisé et toujours tabou dans notre société moderne.

  • Le texte de Simone Weil que nous publions est extrait de Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale (1934), un ensemble d'études consacrées à la critique politique et sociale. Son « grand oeuvre », dira-t-elle, qui fit fort impression sur son ancien professeur de khâgne, le philosophe Alain. Il en parlera comme d'un travail de première grandeur.
    Elle a vingt-cinq ans mais c'est un travail qu'elle ne publiera pas de son vivant. Nous sommes au milieu des années 30, la Russie est sous la chappe stalinienne, Hitler vient d'arriver au pouvoir, la France est confrontée à des mouvements politiques et sociaux d'une rare violence. C'est dans ce climat de grande incertitude que Simone Weil entreprend un travail de réflexion fondamentale sur la nature de l'oppression dans toutes les sociétés, y compris communistes (l'oppression peut subsister lorsque l'exploitaion disparaît). Et sur les conditions d'une liberté effective, qui passe par une libération de la force spirituelle des individus et des peuples.

    « Et pourtant rien au monde ne peut empêcher l'homme de se sentir né pour la liberté. Jamais, quoi qu'il advienne, il ne peut accepter la servitude ; car il pense. Il n'a jamais cessé de rêver une liberté sans limites, soit comme un bonheur passé dont un châtiment l'aurait privé, soit comme un bonheur a venir qui lui serait dû par une sorte de pacte avec une providence mystérieuse. »

  • Tablée

    Pierre Michon

    • L'herne
    • 1 Novembre 2017

    Tablée est l'histoire de deux tableaux qui à l'origine ne formaient qu'une seule pièce peinte par Édouard Manet en 1878. Coupé en deux le tableau sans nom donna naissance à deux toiles retravaillées : l'une, Le coin de Caféconcert exposée actuellement à la National Gallery de Londres, l'autre, intitulée Au café, fait partie des collections du musée Oskart Reinhart à Winterthur (Suisse). Nul ne connaît la raison qui poussa Manet à procéder à cette « opération chirurgicale ». En 2005, le musée Oskart Reinhart décida de réunir pour la première fois depuis leur création ces deux tableaux ; il fut alors donné l'occasion à Pierre Michon de s'exprimer sur ces deux oeuvres. Ainsi rédigea-t-il Tablée, publié ici pour la première fois en France.
    « Je n'ai pas besoin d'inventer le nom du personnage central, c'est la Table, la table de marbre qui porte les bières, le café, l'absinthe au fond et sa carafe, le petit vase à allumettes du premier plan. Qu'est-ce qu'une table ? C'est un opérateur spatial et un médiateur social merveilleux, une césure entre les corps, qui espace les corps les uns des autres et les distribue, qui fait des corps des antagonistes pacifiés. La table semble prendre de la place aux hommes ; mais non, en réalité elle en donne. »

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