FeniXX réédition numérique (Le Félin)

  • La biographie très vivante d'un des grands caricaturistes du 19e siècle, mort à 45 ans atteint de folie, qui fit trembler censeurs et gouvernants et à travers lui toute une époque qui défile, des dernières années du second Empire au début de la IIIe République.

  • « Qui sont les Touaregs ? Les réponses avancées prudemment renvoient toutes à ce personnage énigmatique juché sur son chameau, le visage dissimulé sous un voile bleu, nomade naviguant en homme libre sur le grand désert qui nous entraîne à lui seul vers les fantasmes les plus exotiques. Mystère, noblesse, pureté, liberté : tous les ingrédients sont réunis dans ce tableau idyllique pour peupler les rêves des citadins sédentaires aux horizons toujours trop étroits, trop familiers. Ce mythe a imprégné toute une littérature qui émerge dès le Moyen Âge. Depuis les indépendances africaines au début des années soixante, les tribus touaregs sont divisées et réparties dans cinq États. Devenus citoyens de nations pluriethniques, les éleveurs nomades vivent en majorité au Niger et au Mali. Mais les deux dernières sécheresses sont venues bouleverser leurs traditions de manière parfois irréversible. C'est au Niger que j'ai choisi de mener mon enquête. En premier lieu dans l'Azawagh, où la culture touareg est la mieux préservée et défendue ; c'est l'une des régions les plus déshéritées et le berceau de la contestation face au pouvoir central. Ensuite, au nord, dans le massif de l'Aïr, où les Touaregs partagent un mode de vie original et où perdurent les caravanes. L'objectif de cette enquête est de jeter un éclairage sur la vie quotidienne et les traditions d'un peuple qui vit le traumatisme d'une transition vers le modèle dominant des sédentaires. » Sylvie Ramir

  • Dépasser la confrontation entre les inconditionnels de l'actuelle construction européenne et les défenseurs de l'État-Nation, tel est l'objectif majeur de cet ouvrage qui renouvelle profondément les approches classiques de la réflexion sur l'Europe contemporaine. L'alternative « pour ou contre l'Europe », peu productive, doit être remplacée de toute urgence par l'incontournable interrogation : « L'Europe pour quoi faire ? » De cette réponse dépend, à l'orée du XXIe siècle, la crédibilité du projet d'Union européenne, qui ne peut se poursuivre sans une réorientation radicale. Une mise à jour - une mise au jour - qui suscite de nombreuses questions. La méthode utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale conduit-elle véritablement à l'unification politique de l'Europe ? Celle-ci peut-elle se passer de l'implication des peuples ? Le déficit démocratique institutionnel et la place dominante accordée à la dimension économique ne menacent-ils pas cette unification ? Quel rôle les États et l'Europe peuvent-ils et doivent-ils jouer dans le contexte de la mondialisation ? À tous ces questionnements, Yves Salesse apporte des réponses indispensables et des mises en perspectives nouvelles, appuyées par les rappels historiques, institutionnels et juridiques nécessaires à la compréhension, trop souvent confuse, des débats en cours. Enfin il expose de nombreuses propositions concernant l'Europe sociale, le rôle des services publics, la monnaie unique ou les évolutions institutionnelles au centre des discussions actuelles.

  • Dépasser la confrontation entre les inconditionnels de l'actuelle construction européenne et les défenseurs de l'État-Nation, tel est l'objectif majeur de cet ouvrage qui renouvelle profondément les approches classiques de la réflexion sur l'Europe contemporaine. L'alternative « pour ou contre l'Europe », peu productive, doit être remplacée de toute urgence par l'incontournable interrogation : « L'Europe pour quoi faire ? » De cette réponse dépend, à l'orée du XXIe siècle, la crédibilité du projet d'Union européenne, qui ne peut se poursuivre sans une réorientation radicale. Une mise à jour - une mise au jour - qui suscite de nombreuses questions. La méthode utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale conduit-elle véritablement à l'unification politique de l'Europe ? Celle-ci peut-elle se passer de l'implication des peuples ? Le déficit démocratique institutionnel et la place dominante accordée à la dimension économique ne menacent-ils pas cette unification ? Quel rôle les États et l'Europe peuvent-ils et doivent-ils jouer dans le contexte de la mondialisation ? À tous ces questionnements, Yves Salesse apporte des réponses indispensables et des mises en perspectives nouvelles, appuyées par les rappels historiques, institutionnels et juridiques nécessaires à la compréhension, trop souvent confuse, des débats en cours. Enfin il expose de nombreuses propositions concernant l'Europe sociale, le rôle des services publics, la monnaie unique ou les évolutions institutionnelles au centre des discussions actuelles.

  • Le Passé d'une illusion : essai sur l'idée communiste au XXe siècle, paru en 1995, a été accueilli par un concert d'éloges qui a rendu inaudibles les objections critiques qui lui étaient adressées, et étouffé la discussion théorique, historique et politique que François Furet a sans doute souhaitée. Pourtant, la qualité même de cet essai n'en rend que plus urgent un débat approfondi, rigoureux si possible, vigoureux si nécessaire. Tel est l'objet de ces répliques. L'auteur, en effet, se prévaut d'une conception libérale de la société et d'une interprétation libérale de l'histoire : elles forment l'arrière-plan théorique et politique de son essai, en orientent les démarches et en guident les conclusions. De fait, le communisme au XXe siècle ne serait rien d'autre qu'une réaction antidémocratique dont l'effondrement ne laisserait subsister que « le répertoire familier de la démocratie libérale ». Si François Furet propose une évocation incisive et des explications stimulantes des vagues successives d'illusions qui ont accompagné l'histoire de l'URSS, il confond dans une même condamnation et sous une même appellation - « l'idée communiste » - des projets et des idéaux (très divers) et des cristallisations historiques (très variées). Que vaut théoriquement et politiquement ce verdict ? Le stalinisme est-il la vérité, sans restes et sans héritage, du communisme ? Quand François Furet s'efforce d'en finir avec l'histoire passée, ses mobiles politiques l'emportent-ils sur ses analyses d'historien ? L'objectif des auteurs est donc double : montrer pourquoi l'ouvrage de François Furet suscite des questions, et en quoi celles-ci appellent souvent d'autres réponses que les siennes.

  • Femmes, que veulent-elles encore ! C'est une bonne question... Elle est posée par une femme, ce qui n'arrange rien, diront certains ! Soit, les réponses sont multiples, contrastées, et les bilans nombreux. Les femmes ? Elles sont, paraît-il, sur un pied d'égalité avec les hommes. Elles choisissent de convoler - ou non - en justes noces. Elles peuvent décider de faire naître ou non des enfants, d'ouvrir un compte en banque - ce qui n'est pas si vieux -, elles votent - c'est récent -, elles font des études, travaillent. Elles sont écrivains, députés (sous-représentées, certes), militaires, etc. Et pourtant, pourtant... Elles tombent parfois au fond du puits. Le trou noir. Le vide. Élise - ex-ingénieur devenue femme au foyer par décision, ex-superwoman -, l'héroïne de Véronique Châtel, est tombée. À quoi bon élever ces enfants adorables mais toujours scotchés, insatiables ? À quoi servent ces heures de ménage à la Sisyphe, toujours recommencées ? Et pourquoi tous ces caddies chargés qui glissent dans les allées acidulées des supermarchés ? Et ce mari qui materne en vous la ménagère... Alors, que faire ? Relire les belles pages du féminisme ? Prendre un amant, retravailler, devenir militante de la cause des femmes (est-ce trop tard dans ce monde trop vieux ?), se trouver des hobbies, faire de la politique ? Le tout à la fois ? Élise n'a que l'embarras du choix. C'est une aventure très moderne... Une plongée au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau. Il suffit de vouloir changer au bon moment. Et de décrocher la lune ?

  • Mary Shelley et Frankenstein... Quelle plus bizarre rencontre que ces deux noms unis par une postérité littéraire et cinématographique imprévisible ? À dix-huit ans, l'amie de Lord Byron, l'épouse du poète Percy B. Shelley, a écrit son chef-d'oeuvre en toute innocence, ou presque. Née dans une famille d'écrivains « engagés », audacieuse, voire révolutionnaire dans ses écrits, la jeune fille timide n'a pas seulement inventé une créature infernale. Frankenstein sera salué par Walter Scott pour ses qualités d'écriture et pour son message. Car le monstre, à l'image de son époque - et de la nôtre -, est aussi la créature d'un monde où le bien n'est trop souvent que le masque grimaçant du mal. Avec son ouvrage sur Mary Shelley, Cathy Bernheim ne peint pas seulement l'existence mouvementée d'une femme blessée et aimée par la vie. Elle donne aussi le portrait d'un écrivain fulgurant, témoin des mutations d'un siècle peu à peu transformé par l'évolution générale des sciences, les révolutions naissantes de la biologie, et les mutations technologiques et industrielles. Et son regard, pour cela, nous est encore proche et précieux. Romantique, femme de tête et de coeur, Mary Shelley demeure, deux siècles après sa naissance, l'un des auteurs les plus émouvants de la littérature universelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Février 2000. En Autriche, État membre de l'Union Européenne, les conservateurs s'allient avec le FPÖ de Jorg Haider. Ce parti détient aujourd'hui de nombreux ministères clés comme la Justice et la Défense Nationale. Mais qui est Jrg Haider ? Quelle est la véritable nature du FPÖ qui, malgré ses prises de position xénophobes et nationalistes, essaie de passer pour une formation de la droite traditionnelle ? Jrg Haider, le successeur ? répond à ces questions et donne raison à ceux qui pensent que ce qui se passe en Autriche doit inquiéter tous les démocrates.

  • Comenius est un maître de la pensée européenne. Michelet, enthousiaste, le célébra comme « le Galilée de l'éducation ». Tchèque, né en Bohême en 1 592, mort à Amsterdam en 1670, il met au point un système de réforme ambitieux de l'école qui lui valut une large audience en Angleterre, en Suède, aux Pays-Bas, et en France où Richelieu le sollicita. Une réforme résolument moderne : la classe doit être un lieu d'épanouissement et non un espace austère où l'écolier s'ennuie et finalement prend en aversion l'étude. Pédagogue, théologien protestant, philosophe engagé, défenseur inlassable de la cause tchèque durant les convulsions de la guerre de Trente Ans, Comenius a pensé et vécu dramatiquement ces temps marqués par les conflits religieux où périrent sa famille et nombre de ses amis. Par-delà les troubles de son époque, Comenius imaginait un chemin vers la vérité qui donnerait naissance à un monde réconcilié. Et l'éducation était pour lui la voie royale pour faire naître une humanité meilleure. Cette idée, aujourd'hui évidente mais loin d'être universellement partagée, donne à l'oeuvre de Comenius son étonnante actualité.

  • L'Épopée de Gilgamesh, l'un des plus vieux textes de l'humanité, raconte les aventures du premier héros connu. Gilgamesh, roi d'Ourouk, ne veut pas mourir. Demi-dieu, surhomme frénétique, il se livre à toutes sortes d'excès, dont ses sujets sont victimes. Aussi les dieux lui opposent-ils un rival de même force, Enkidou ; leur affrontement ramène un équilibre, et la paix. Coup de théâtre : Gilgamesh et Enkidou sortent amis de leur duel, et se lancent ensemble dans une suite de « travaux », avec l'idée fixe de conquérir ainsi l'immortalité. Leur démesure et leurs sacrilèges trouvent leur punition dans la mort d'Enkidou, décidée par les dieux. Fou de chagrin et de terreur, Gilgamesh entreprend une quête jusqu'aux confins de la terre, chez « le Lointain », le seul rescapé du Déluge dont il espère obtenir le secret de l'immortalité... Premier des textes fondateurs, de multiples éléments de L'Épopée de Gilgamesh se retrouvent dans la Genèse et la mythologie, sans qu'on puisse toujours tracer leur généalogie. Aussi bien témoigne-t-elle, en termes « mythiques », d'un mécanisme universel : la crise dans la communauté, l'emballement vicieux de la violence, la chasse aux victimes émissaires, jusqu'au lynchage final, le « meurtre fondateur », ritualisé sous forme du sacrifice. « [Gilgamesh] nous a transmis un savoir plus vieux que le Déluge. »

  • Nul titre n'exprime mieux l'esprit profond du Japon. Un livre indispensable pour les hommes d'affaires et les hommes de culture qui veulent comprendre l'âme, l'esprit et l'efficacité de ce prodigieux pays. Les Japonais sont peut-être les « Martiens » de notre planète. Leurs cerveaux et surtout leurs concepts sont en fait extrêmement différents des nôtres. Comment voyager au Japon et surtout percer dans le monde des affaires sans comprendre comment la dynamique quantitative qui fait du Japon une nation ultramoderne repose sur des fondements très subtils. Une loi non écrite mais omniprésente détermine son prodigieux développement autant que son mystère. L'irréversible guerre économique du Japon s'explique par une stratégie immuable à travers l'histoire mais invisible à l'analyse.

  • L'amour sublime est un dépassement de la réalité de l'acte amoureux. S'intégrant aux forces cosmiques, il donne au temps de l'étreinte une dimension d'éternité. Il pourrait s'agir de l'amour fou si nous n'étions pas conviés à aller plus loin. Vers une véritable fusion de l'un dans l'autre. Les mythes, porteurs de vérités essentielles, nous le proposent en idéal. Ils indiquent que les dieux du commencement étaient androgynes. Dans l'univers, un et un faisaient un. L'unité était antérieure à toute chose. Et comme les dieux, les premières créatures humaines étaient doubles : homme et femme à la fois. La séparation en deux sexes a été une punition divine. Depuis, chaque homme et chaque femme possède dans son inconscient le désir de l'unité perdue. L'union sexuelle ainsi réalisée dans « une certaine disposition essentielle de l'esprit » permet le retour à la condition première. La conscience individuelle se fond dans la conscience universelle. Des rituels sumériens à Tristan et Iseult, L'Amour sublime invite à un véritable voyage initiatique pour une transcendance de l'amour sexuel. Afin que l'étreinte atteignant à l'extase « témoigne de l'incorruptible essence du divin ». L'amour est ainsi affirmé comme la loi suprême du monde.

  • À la fin du XXe siècle, à l'époque de l'effondrement des grandes idéologies, l'Islam s'affiche comme une idéologie politique capable de mobiliser des musulmans, en masse, dans la voie d'un retour aux sources. La victoire de Khomeiny en 1979 transforme la révolution iranienne contre la dictature du Shah en une révolution islamique et affirme la surprenante remontée de l'Islam en tant que force politique. Aujourd'hui, partout où l'Islam est présent, le mouvement intégriste se développe à un rythme non négligeable. Les femmes y jouent un rôle de plus en plus important. En Algérie, en Tunisie, en Égypte, au Maroc et en Turquie, le nombre de femmes « voilées » ne cesse de croître. Mais qui est-elle, cette femme militante islamiste ? Est-elle un être d'un autre âge, une femme à l'esprit « suranné » qui essaye de projeter le passé dans le présent, ou, au contraire, un modèle spécifique de la femme émancipée ? Est-elle une aliénée, le pilier et la victime d'un pouvoir patriarcal et religieux, ou bien est-elle la femme qui a retrouvé son identité perdue ? Est-elle un objet, un être « chosifié » au service des forces supérieures, ou bien est-elle un sujet conscient, une actrice sociale ? Ces questions qui se posent aujourd'hui à chaque réflexion et à chaque débat sur « la femme musulmane » interrogent mon coeur et ma mémoire en tant que femme iranienne. L'expérience islamique en Iran nous concerne et nous invite à voir, observer et élucider. Cet essai est un premier pas dans cette voie. Chala Chafiq

  • L'An 2000 nous y sommes déjà. Comme tous les millénaires, c'est en même temps une charnière fascinante, la fin d'un cycle, d'un temps et le commencement d'un autre. Que va-t-il se passer ? Qu'en est-il des menaces apocalyptiques ? L'humanité survivra-t-elle ? L'An 2000 a-t-il encore un avenir ? Militaires, philosophes, voyants, politiques, astrologues, religieux, industriels, hommes d'affaires, répondent à ces questions que nous nous posons tous. Dans des entretiens inédits, des personnalités extrêmement diverses, les plus surprenantes et les plus opposées nous livrent leur angoisse ou leur espoir. Difficile certes, peut-être même tragique, le futur n'est pas sans issue. Ce livre ne dévoile pas tout, mais il donne à voir, il surprend, il fascine. Questionner l'avenir, c'est déjà un peu le résoudre pour soi et pour les autres. C'est peut-être prendre des décisions inattendues, c'est en tout cas réaliser en nous, la vie de demain qui déjà résonne comme un présent à vivre.

  • Coquets les hommes ? Le vêtement n'est plus la chasse gardée des femmes. Couleurs et formes s'émancipent. De nouvelles lignes assouplissent l'allure. Le masculin se libère. Enfin... Une étonnante enquête où, à travers les souvenirs de l'enfance, les poses émancipatrices ou conformistes de l'adolescent, les choix de la maturité, les nouveaux hommes osent enfin avouer leur entrée dans le grand spectacle du paraître. Ces hommes, dont Jane Hervé a reçu les confidences, évoquent la mère qui se veut leur premier guide, le père qui est leur modèle secret, les amantes exigeantes, etc. Ils se mettent à nu, non sans drôlerie et émotion, pudeur ou provocation. Une galerie de portraits avec ses personnalités affirmées : l'homme Cendrillon, sous son beau costume, se croit au bal du prince ; le samouraï est protégé par son armure d'étoffe ; le littéraire s'inspire des habits des écrivains adulés ; l'amoureux croit que le succès s'obtient grâce à une tenue magique ; le chien de salon intègre les normes de son milieu, le sac à patates n'y parvient pas ; l'épouvantail s'affuble de résidus vestimentaires... Et tous, sous le regard amusé des femmes.

  • Le mythe de Dracula n'est pas dû à la seule imagination de Bram Stoker. Son origine se perd dans la nuit des âges. Peut-être faut-il la situer dans les traditions préhistoriques des prédateurs cannibales qui buvaient le sang de leurs ennemis pour s'approprier leur force. Le personnage de Bram Stoker et ses multiples métamorphoses littéraires et cinématographiques nous entraînent dans un irréel où nos peurs, parfois extatiques, s'évanouissent à la clarté du jour. Mais Dracula s'est aussi incarné. Sous les traits de dangereux psychopathes comme Gilles de Rais, la Comtesse sanglante, Erzsébet Báthory, le Vampire de Hanovre, ou le Vampire de Londres, John Haig, arrêté en 1949 pour les meurtres vampiresques de neuf personnes. Et l'horreur s'amplifie, monstrueuse, lorsque Dracula prend le pouvoir. Avec les tyrannies sanglantes de Vlad l'Empaleur, d'Ivan le Terrible, de Staline, Hitler, Pol Pot... des hommes, des femmes, des enfants disparaissaient dans les convulsions de l'histoire. Par millions.

  • Mai 1945. L'Armée rouge occupe Berlin. Pour le lieutenant Viktor Ivanovitch Baldine, officier de la 65e brigade des pionniers, la guerre est terminée. Le retour vers la patrie n'est plus un rêve. Mais au bord du lac Wuppersee où son unité a fait halte, le rêve vire au cauchemar. Dans le château de Karnzow, domaine du comte Friedrich von Knigsmarck, esthète, chasseur, grand protecteur des arts, Baldine est mêlé à un vol d'oeuvres de grands maîtres dissimulées dans une cave. De retour en Russie, le pillage découvert, Baldine sera le jouet d'un chantage qui va changer le cours de sa vie. Au même moment, dans les ruines de la capitale du Reich, Kurt Reutti, un sculpteur mis à l'index par la propagande nazie, tente de sauver ce qui peut l'être du patrimoine allemand enfoui sous les décombres, tandis que les sbires de Staline font main basse sur les oeuvres d'art, en compensation des pillages perpétrés en Russie par les hommes de main d'Hitler. Le Musée des pillards est l'histoire d'un individu et celle d'une époque. Dans son dédale évoluent des artistes, des escrocs, mais aussi des hommes de bonne volonté, victimes d'un temps de fer où l'Europe a perdu son âme. Viktor Baldine, soldat de la victoire, et Kurt Reutti, Allemand de la défaite, et bien d'autres personnages, sont les héros de ce récit à multiples rebondissements où l'art et la création sont devenus affaires d'État.

  • Le monde des médias connaît un bouleversement sans précédent. La révolution est à la fois technologique, économique et déontologique. Alain Codros dresse l'état des lieux dans une vaste analyse claire, incisive et impartiale. Sur le plan déontologique, de la morale professionnelle, c'est trop souvent la victoire de l'esbroufe, du spectacle, de la manipulation de l'image, le règne du sexe et du sang, le cynisme. C'est l'alliance sulfureuse et dangereuse de la politique, des médias et de l'argent, avec son cortège d'affaires. C'est la télé poubelle, la radio racoleuse et la presse à sensation. Sur le plan économique, c'est la mondialisation du marché, les fusions d'empires multimédias, et le remplacement de la culture et de la création par l'argent et le profit comme moteur de « l'industrie de la communication », pour le grand péril de l'« exception culturelle française », bien démunie face à la machine hollywoodienne. Sur le plan technologique, c'est l'ère du cyberespace. L'abolition du temps et de l'espace, la multiplication des chaînes de télévision et l'envoi instantané d'images, de sons, de textes partout dans le monde. C'est aussi l'explosion des autoroutes de l'information, Internet et autres réseaux, avec pour conséquence l'enserrement de la planète dans un vaste filet, qui peut rapprocher les hommes, mais aussi les emprisonner encore plus, et creuser le fossé entre pays riches et pays pauvres. Est-ce pour autant l'apocalypse médiatique ? Il n'y a pas de fatalité, conclut Alain Codros au terme d'une enquête sans concessions. Il suffirait en France, et partout ailleurs, d'une résistance concertée des pouvoirs publics, des responsables des médias, et surtout des téléspectateurs citoyens pour que le quatrième pouvoir - un journalisme honnête et responsable - retrouve son véritable rôle de contrepoids, et cesse d'infiltrer, à la manière d'une « cinquième colonne », les autres pouvoirs des sociétés démocratiques, qu'il est censé surveiller.

  • La chronique des événements qui ont marqué au XIIe siècle les Etats latins d'Orient, de Godefroid de Bouillon à Saladin. Attentif à la genèse du mythe de Jérusalem, ville céleste, l'auteur démontre comment ce sanctuaire des trois religions monothéistes est devenu un enjeu mystique et stratégique.

  • Au XVIe siècle, avec la même ferveur que dans le Nouveau Monde, trois cents ans plus tard, les monts Métallifères de Bohême furent le théâtre d'une course inattendue vers la richesse. Ce ne fut pas une « fièvre de l'or » mais une « ruée vers l'argent ». L'aventure de Joachimsthal mobilisa des mineurs et des ingénieurs, des théologiens et des médecins... Elle suscita l'intérêt jaloux des monarques et des banquiers. Car cette fièvre est à l'origine de la création d'une monnaie commune : le thaler d'argent. Et d'une étrange maladie... Avec cette saga de la « civilisation de l'argent », Philippe Flandrin fait surgir les figures des mutins du Batavia, le calvaire de Rimbaud au Harrar, rappelle les rivalités entre chrétienté et islam et les conflits du capitalisme naissant... Le thaler - d'où dérive le mot dollar -, qui s'imposera comme la valeur de référence du Saint-Empire germanique, conquiert les pays du Rhin, l'Autriche mais aussi la Pologne et la Scandinavie. Il devient, par le jeu des relations commerciales, la monnaie d'échange entre l'Europe et l'Empire ottoman, les Indes, puis l'Afrique et certains pays d'Orient. Une diffusion ininterrompue jusqu'à nos jours puisque, au début des années 1980, certains pays envisagèrent de lui faire rejouer un rôle monétaire majeur. Le thaler d'argent ? Une clé précieuse pour comprendre l'essor économique occidental.

  • Et si l'on faisait la révolution... Pourquoi pas ? Mais pourquoi faudrait-il la faire ? Comment, et pour quel projet ? Joseph Poli n'est pas un va-t'en guerre... Il n'appelle pas aux armes, certes non. Mais cette fin de siècle l'agace et le trouble. Trop de richesses d'un côté et trop de détresse de l'autre. D'où l'idée de ce dialogue entre un grand-père, Joseph Poli, et son petit-fils, un adolescent passionné par l'actualité. De questions faussement naïves en réponses frappées au coin du bon sens, comme tout citoyen témoin et acteur de son temps, Joseph Poli fait le portrait de la société française, de sa richesse et de ses injustices. Il s'attaque aux faux-semblants du discours politique, fait le compte des promesses non tenues, s'interroge sur la cohabitation, la grève des routiers, la montée des extrémismes, le rôle des médias... Et trace des chemins d'avenir. Avec toute la pertinence et l'expérience d'un observateur de la vie politique, simplement et sincèrement, Joseph Poli écrit aujourd'hui ce qu'il n'a pas dit à la télévision. Il emprunte les habits d'Utopie, réclame un authentique chambardement et montre pourquoi la jeunesse doit faire entendre sa voix et être écoutée.

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