FeniXX réédition numérique (Julliard)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Monsieur de Diesbach nous montre ces princes, ces grandes duchesses, livrés à leurs instincts, raffinés et pervers. Toute une galerie de personnages étonnants passe sous notre regard. Chaque fois, Monsieur de Diesbach nous captive par un don d'évocation souligné d'une ironie sans méchanceté ; chaque fois, il nous laisse en suspens sur une moralité secrète. On le lit avec une satisfaction sans cesse renouvelée... Monsieur de Diesbach est tout à la fois un conteur classique français et un fabulateur à la manière d'Hoffmann.

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  • A quoi bon grandir ? Telle est la question que se pose Toni, un enfant dont le seul désir ici-bas semble être l'amour qu'il porte à sa cousine Maï. Ils vivent aux Angéliques, une maison située dans les marais des Sphaignes et comme oubliée des temps. Si Maï est jolie ? Oh oui. La plus jolie pour Toni. L'âme soeur, l'unique. A dix ans elle a déjà des lèvres de femme. Elle est assez froide et secrète pour le hanter à chaque instant. Assez orgueilleuse pour faire de lui, au fil des années, un être solitaire, écorché vif, jaloux, dissimulé. Il finit par inspirer la méfiance à tous. A son ami l'Antillais Julius, un manipulateur de charme. A ses parents. A Maï qu'il veut à lui sans partage. Est-ce l'amour frustré qui tue chez Toni l'innocence et la fantaisie ? Est-ce le clan familial replié sur des maux inavouables et qui craint de voir Toni lui échapper ? Si Maï l'aimait Toni pourrait s'accepter lui-même, accepter les mystères et la honte. Comment savoir avec Maï ? Et si jamais elle préférait Julius ? Drame de la solitude, de la jalousie qui ronge et rend fou, Prends garde au loup met en scène les jeux périlleux de l'amour et du désir. Mais qui joue ? Qui tire les ficelles de la comédie humaine ? Le temps finit par emporter les amours, les espérances. Quant au loup, c'est le mal sans visage à l'affût dans chaque instant. C'est le mal qu'on nous veut, celui que nous sommes.

  • Les secrets de la lumière sont mieux gardés que ceux de la nuit. Jean-Pierre Milovanoff le sait bien, comme il sait aussi découvrir, derrière l'éclat des fêtes mélancoliques et des amours brèves, le drame caché de l'homme qui s'est trompé de destin et qui doit aller jusqu'au bout de la tragédie pour sauver son rêve d'enfant.

  • Lorsque Cléa Resslingen boit sa première gorgée de cognac, elle a six ans : elle en ressent un bien-être immédiat, une sorte de réconfort. Très vite, l'alcool va devenir pour elle une habitude, une servitude. A douze ans, elle vide les fonds de verre, à seize, elle vole pour se procurer cette « médecine » qui seule la soulage et apaise en elle les vieux démons. C'est que, chez les Resslingen, chacun souffre d'une peine ancienne, inoubliable. Que s'est-il passé il y a plus de vingt ans, par un beau jour d'été, au bord de la rivière ? L'un d'entre eux s'est-il fait l'instrument du destin ? Le malheur a-t-il besoin de prendre appui sur un geste, une parole, pour s'abattre sur nous ? Ou frappe-t-il au hasard, sans préméditation, en aveugle ? Tout le drame des Resslingen tient dans ce questionnement douloureux, obsédant. Inconsolables, prisonniers du souvenir de cette funeste journée qui les a brisés, ils interrogent encore et encore leur mémoire meurtrie...

  • Dans la nuit étoilée du 5 au 6 juin 1944, Alexandre Renaud, maire de Sainte Mère Eglise, a vu les premiers parachutistes américains sauter sur la terre normande. Dans les heures qui suivirent, il a vécu la libération de son village, maison par maison, verger par verger. De ses. notes, prises au jour le jour, naît une évocation précise et imagée de ces combats qui décidèrent de la réussite du débarquement. Face à la farouche résistance des Allemands, ces soldats d'élite allaient connaître ici, après l'Afrique et la Sicile, des pertes terribles. Cet ouvrage, publié dès 1945, best-seller des années 1945, 1946, 1947 constitue un témoignage exceptionnel, enrichi dans sa nouvelle présentation de nombreuses photos, dont certaines inédites.

  • Joueurs et surtout perdants, assassins, demi-dieux errants, égarés du royaume des cieux, anges et angelots, quasiment étrangers à la communauté civique, les personnages de Jean-Pierre Milovanoff échappent pourtant au statut de victime.

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  • Avant de tenir pour Télérama la chronique littéraire où l'on sait qu'elle excelle, Michèle Gazier a enseigné pendant treize ans. A ce titre, qui pouvait mieux qu'elle dépeindre les désillusions des universitaires placées par les hasards de l'exil au tréfonds de lointaines banlieues où elles ont la charge d'inculquer leur savoir à des adolescents rebelles ? L'angoisse est un état d'esprit. Michèle Gazier incarne la fragilité brûlante de ses héroïnes. Ce livre transperce. Il suggère de bouleversantes images et leur instille, couche après couche, l'acharnement têtu d'une succession de fondus enchaînés. C'est comme si, obsédée par la persistance des détresses entrevues, Michèle Gazier montrait encore et encore le visage d'une femme défaite, éternellement renouvelée et cependant toujours étrangement la même. Une prof. Presque une enfant passée sans transition des bancs du lycée à la chaire du maître. Une prof. Une enseignante pleine d'imagination, qui, décalque de ses soeurs submergées par l'insidieuse usure, abandonne un jour toute idée de lutte, et devient, folle recluse, l'otage consentante d'une situation, d'un vocabulaire, dont l'infantilisation confine à la ruine de l'esprit. A l'aune de cet abandon, la raison s'emballe. Rien de surprenant à ce que les rêves brisés de ces nonnes laïques entraînent le lecteur jusqu'à l'extrême bord de la vie.

  • Autour de six personnages principaux, c'est toute la vie du théâtre dans les années 80, avec ses anecdotes, ses déboires et ses multiples péripéties, qui nous est racontée dans ce roman. Prix Renaudot des lycéens 1994.

  • Gitan, orphelin, fils de prostituée, Valentin est voué à l'errance. Qui voudrait s'embarrasser du Simploque, bon à rien, pas même à mendier ? On aimerait qu'il passe à la trappe, mais la mauvaise herbe est tenace. On croit que le gitan est parti, qu'il est loin déjà, alors qu'il se sera mis d'accord avec son ombre : va faire un tour, moi je reste. On le voudrait plus loin, qu'il déguerpisse, ouste ! On le voudrait mort, fini, cassé, les bras en croix, la langue pendante. Et, même mort, fini, cassé, on l'assassinera encore, et le faire mourir trois fois ne suffira pas. Car le gitan a plus d'un tour dans son sac, vieux traficoteur ! Voleurs de poules et ensorceleurs, on dit tout et son contraire, mais seuls les gitans savent de quoi sont capables les gitans. Capables de tout. Tio égorge les femmes par dépit. Légitimus protège les petits va-nu-pieds qu'il fait travailler sur la décharge. Grâce à Gina, la fille de joie qui lui offre son coeur, Valentin survivra. Né pour donner la parole aux siens, il les sauve en endossant leurs peines et leur cruauté. Ainsi va-t-il, nourrissant la légende et la grandeur des gitans.

  • De Hyères à Florence, d'Istanbul à Trieste, de Palerme à Montpellier, un homme du Sud pourrait trouver dans chaque ville où il s'est provisoirement fixé un lieu révélateur de sa personne et de son destin. S'il entrevoit chaque fois le secret des êtres et des paysages, c'est un mystère sur lequel il n'est pas nécessaire de lever tout à fait le voile pour en éprouver la séduction. En neuf étapes qui occupent près d'un demi-siècle, ce Télémaque provençal cherche le visage du père dont l'absence devient exemplaire, se familiarise avec des figures d'Eros sculptées par les ténèbres et se livre à l'apprentissage sans fin de signes noirs sur le papier blanc. Avec ces récits rapides, incisifs, Marcel Spada poursuit une oeuvre dont la sensualité et l'humour gardent une saveur toute méditerranéenne.

  • L'auteur qui cache son nom sous ce pseudonyme, nous donne ici des portraits d'écrivains français d'aujourd'hui, inventés par lui, qui nous donnent une idée exacte de la littérature actuelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un matin de décembre, trois soldats venant d'Algérie arrivent en permission à Paris : le sergent Lachaume, le caporal Valette, le deuxième classe Lasteyrie. Ils arrivent pleins d'espoir ; mais, malgré la bonne volonté et l'affection de quelques-uns, ils ne rencontrent que la solitude et l'incompréhension. Ils parlent, on leur parle, mais personne n'entend personne. Ils se voient « à part », rejetés à leur colère et à leur désespoir, pleurant leur jeunesse perdue. Et, à la dernière heure, ils lancent à la face de Paris indifférent un défi dérisoire et tragique. Une tristesse violente, une amertume désolée, donnent à ce livre un ton qui saura toucher ceux pour qui il a été écrit. Tous les jeunes hommes de cette génération y trouveront l'écho de leur propre colère et cette fraternité qui, au milieu de l'absurdité, est leur plus sûre sauvegarde.

  • Le comique, c'est le frère joyeux du scandale. L'humour, c'est le frère de l'angoisse. Le mot d'esprit, c'est le blasphème contre le Verbe. C'est sur ces trois constatations qu'est fondée la présente étude, elle-même illustrée par un choix de « bonnes histoires » appartenant à la littérature orale contemporaine, et classées par thèmes. Le lecteur pourra s'amuser, à propos de chacune d'elles, à distinguer dans quelle mesure elle est comique, humoristique ou spirituelle... Mais il est libre aussi de s'en amuser, tout simplement, comme tout le monde.

  • Chef des services secrets français avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, Paul Paillole travaille au service de Vichy tout en collaborant avec les alliés. Seul Français à être au courant de la date du débarquement, il apporte dans ces entretiens avec A. G. Minella un témoignage de poids.

  • Une méditation, plutôt qu'un livre politique ou une chronique, à partir des événements de 1968, parue en 1969. Outre le texte de présentation de M. Bridier, cette réédition comporte un post-scriptum de l'auteur, romancier et collaborateur du général de Gaulle après la Libération.

  • La responsabilité est à l'ordre du jour. Qui sont les responsables ? s'interrogent les journaux à propos d'une catastrophe ferroviaire, de la propagation du sida comme du chômage. Et de tous les horizons - entreprises, médias, médecine ou monde politique - émerge la revendication de responsabilité. Que signifie aujourd'hui ce phénomène ? Est-il un effet de mode ou la volonté d'une nouvelle exigence morale ? La responsabilité peut-elle être le repère dont notre monde instable et incertain semble avoir tant besoin ? Pour répondre à cette question, il faut débarrasser le mot des ambiguïtés liées à l'idée de culpabilité comme à celle de pouvoir, distinguer ses usages juridiques et moraux, définir ses implications concrètes et en particulier son rapport essentiel à l'action et à l'engagement envers autrui. Tel est l'objet du Temps des responsables, un temps qui est peut-être déjà le nôtre mais qui doit surtout devenir celui de nos enfants. Encore faut-il que la responsabilité soit le ressort de toute éducation tant dans la famille qu'à l'école.

  • La corruption n'est plus un simple fait divers. Ce ne sont pas seulement les médias qui en parlent davantage, elle s'est objectivement accrue au point d'envahir des pans entiers de notre économie : la corruption menace aujourd'hui le commerce des hommes, et jette l'opprobre sur nos élites industrielles et politiques. Comment se déroulent au jour le jour les opérations de corruption ? Qui sont les responsables au regard de la loi et de la morale ? Quels sont les enjeux politiques ? De quels moyens disposons-nous pour lutter contre la corruption sans menacer ni l'initiative économique et commerciale, ni la stabilité de notre démocratie ? Dans cet essai, Alain Etchegoyen met à profit sa double expérience de philosophe et de conseiller en entreprise pour proposer à la fois des récits vrais, extraordinaires ou ordinaires, de la corruption contemporaine et des analyses qui en décryptent les rouages.

  • « Cette vie des dernières années de mon père, quand son visage montra clairement qu'il avait renvoyé dos à dos son passé et son avenir et qu'il n'avait plus rien à redouter ni à attendre, cette vie sans amertume et sans ambition, je ne la vois pas, je n'en saisis pas le sens, je n'y participe que de loin, mais je l'entends en moi, venant de partout, un bourdonnement insensé, une langue qu'on ne sait pas. Maintenant que je l'ai perdue - j'ai écrit pour ça, pour qu'enfin elle soit perdue -, je dirai que c'était de la musique. Sans la musique. Pas d'événements extérieurs. Les sentiments et les sensations (j'imagine) coïncidaient. Et moi, l'enfant hybride, le fils monstrueux, je me tenais en retrait mais à l'intérieur de cette coïncidence, sans en éprouver les limites, comme dans un cercle enchanté. »

  • « Ô hétérosexualité, tu as toujours été pour moi le mystère des mystères. Un homme et une femme, papa et maman, Adam et Ève, Roméo et Juliette, ma soeur et son mari, Michel et Laurence. Des fois je les entendais dans la chambre à côté, elle ne faisait pas les mêmes bruits qu'avec moi. Et les animaux sont tous naturellement hétérosexuels, pour les rendre pédés ou gouines, il faut les enfermer, les détraquer, c'est l'instinct qui me manque, est-ce qu'on choisit ? Chez Laurence on parlait de ça pendant des heures, ils avaient ressorti l'histoire du gène de l'homosexualité. À cette époque j'étais spécialiste de la pâte à crêpes, ce qui me permettait de rester dans la cuisine et de ne pas participer aux débats. »

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