FeniXX réédition numérique (Éditions du Félin)

  • Dépasser la confrontation entre les inconditionnels de l'actuelle construction européenne et les défenseurs de l'État-Nation, tel est l'objectif majeur de cet ouvrage qui renouvelle profondément les approches classiques de la réflexion sur l'Europe contemporaine. L'alternative « pour ou contre l'Europe », peu productive, doit être remplacée de toute urgence par l'incontournable interrogation : « L'Europe pour quoi faire ? » De cette réponse dépend, à l'orée du XXIe siècle, la crédibilité du projet d'Union européenne, qui ne peut se poursuivre sans une réorientation radicale. Une mise à jour - une mise au jour - qui suscite de nombreuses questions. La méthode utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale conduit-elle véritablement à l'unification politique de l'Europe ? Celle-ci peut-elle se passer de l'implication des peuples ? Le déficit démocratique institutionnel et la place dominante accordée à la dimension économique ne menacent-ils pas cette unification ? Quel rôle les États et l'Europe peuvent-ils et doivent-ils jouer dans le contexte de la mondialisation ? À tous ces questionnements, Yves Salesse apporte des réponses indispensables et des mises en perspectives nouvelles, appuyées par les rappels historiques, institutionnels et juridiques nécessaires à la compréhension, trop souvent confuse, des débats en cours. Enfin il expose de nombreuses propositions concernant l'Europe sociale, le rôle des services publics, la monnaie unique ou les évolutions institutionnelles au centre des discussions actuelles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Mary Shelley et Frankenstein... Quelle plus bizarre rencontre que ces deux noms unis par une postérité littéraire et cinématographique imprévisible ? À dix-huit ans, l'amie de Lord Byron, l'épouse du poète Percy B. Shelley, a écrit son chef-d'oeuvre en toute innocence, ou presque. Née dans une famille d'écrivains « engagés », audacieuse, voire révolutionnaire dans ses écrits, la jeune fille timide n'a pas seulement inventé une créature infernale. Frankenstein sera salué par Walter Scott pour ses qualités d'écriture et pour son message. Car le monstre, à l'image de son époque - et de la nôtre -, est aussi la créature d'un monde où le bien n'est trop souvent que le masque grimaçant du mal. Avec son ouvrage sur Mary Shelley, Cathy Bernheim ne peint pas seulement l'existence mouvementée d'une femme blessée et aimée par la vie. Elle donne aussi le portrait d'un écrivain fulgurant, témoin des mutations d'un siècle peu à peu transformé par l'évolution générale des sciences, les révolutions naissantes de la biologie, et les mutations technologiques et industrielles. Et son regard, pour cela, nous est encore proche et précieux. Romantique, femme de tête et de coeur, Mary Shelley demeure, deux siècles après sa naissance, l'un des auteurs les plus émouvants de la littérature universelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Février 2000. En Autriche, État membre de l'Union Européenne, les conservateurs s'allient avec le FPÖ de Jorg Haider. Ce parti détient aujourd'hui de nombreux ministères clés comme la Justice et la Défense Nationale. Mais qui est Jrg Haider ? Quelle est la véritable nature du FPÖ qui, malgré ses prises de position xénophobes et nationalistes, essaie de passer pour une formation de la droite traditionnelle ? Jrg Haider, le successeur ? répond à ces questions et donne raison à ceux qui pensent que ce qui se passe en Autriche doit inquiéter tous les démocrates.

  • Comenius est un maître de la pensée européenne. Michelet, enthousiaste, le célébra comme « le Galilée de l'éducation ». Tchèque, né en Bohême en 1 592, mort à Amsterdam en 1670, il met au point un système de réforme ambitieux de l'école qui lui valut une large audience en Angleterre, en Suède, aux Pays-Bas, et en France où Richelieu le sollicita. Une réforme résolument moderne : la classe doit être un lieu d'épanouissement et non un espace austère où l'écolier s'ennuie et finalement prend en aversion l'étude. Pédagogue, théologien protestant, philosophe engagé, défenseur inlassable de la cause tchèque durant les convulsions de la guerre de Trente Ans, Comenius a pensé et vécu dramatiquement ces temps marqués par les conflits religieux où périrent sa famille et nombre de ses amis. Par-delà les troubles de son époque, Comenius imaginait un chemin vers la vérité qui donnerait naissance à un monde réconcilié. Et l'éducation était pour lui la voie royale pour faire naître une humanité meilleure. Cette idée, aujourd'hui évidente mais loin d'être universellement partagée, donne à l'oeuvre de Comenius son étonnante actualité.

  • L'Épopée de Gilgamesh, l'un des plus vieux textes de l'humanité, raconte les aventures du premier héros connu. Gilgamesh, roi d'Ourouk, ne veut pas mourir. Demi-dieu, surhomme frénétique, il se livre à toutes sortes d'excès, dont ses sujets sont victimes. Aussi les dieux lui opposent-ils un rival de même force, Enkidou ; leur affrontement ramène un équilibre, et la paix. Coup de théâtre : Gilgamesh et Enkidou sortent amis de leur duel, et se lancent ensemble dans une suite de « travaux », avec l'idée fixe de conquérir ainsi l'immortalité. Leur démesure et leurs sacrilèges trouvent leur punition dans la mort d'Enkidou, décidée par les dieux. Fou de chagrin et de terreur, Gilgamesh entreprend une quête jusqu'aux confins de la terre, chez « le Lointain », le seul rescapé du Déluge dont il espère obtenir le secret de l'immortalité... Premier des textes fondateurs, de multiples éléments de L'Épopée de Gilgamesh se retrouvent dans la Genèse et la mythologie, sans qu'on puisse toujours tracer leur généalogie. Aussi bien témoigne-t-elle, en termes « mythiques », d'un mécanisme universel : la crise dans la communauté, l'emballement vicieux de la violence, la chasse aux victimes émissaires, jusqu'au lynchage final, le « meurtre fondateur », ritualisé sous forme du sacrifice. « [Gilgamesh] nous a transmis un savoir plus vieux que le Déluge. »

  • Nul titre n'exprime mieux l'esprit profond du Japon. Un livre indispensable pour les hommes d'affaires et les hommes de culture qui veulent comprendre l'âme, l'esprit et l'efficacité de ce prodigieux pays. Les Japonais sont peut-être les « Martiens » de notre planète. Leurs cerveaux et surtout leurs concepts sont en fait extrêmement différents des nôtres. Comment voyager au Japon et surtout percer dans le monde des affaires sans comprendre comment la dynamique quantitative qui fait du Japon une nation ultramoderne repose sur des fondements très subtils. Une loi non écrite mais omniprésente détermine son prodigieux développement autant que son mystère. L'irréversible guerre économique du Japon s'explique par une stratégie immuable à travers l'histoire mais invisible à l'analyse.

  • Le nom n'est pas une simple étiquette, c'est un « texte » le plus bref qui soit, qui décrit une personne. Ce faisant, il situe nos origines. Celles d'une région, d'une société, d'une culture. À chacun, il rappelle une histoire lointaine, oubliée, mais qui est son histoire. Outre ce qu'il signifie ou ce qu'il recouvre, le nom invite à se souvenir d'une appartenance à une communauté. C'est un signe qui invite au rapprochement. Et cela est encore plus vrai lorsqu'il s'agit d'une province telle la Bretagne dont les habitants ont été unis par une forte empreinte historique. L'extraordinaire diversité des noms de lieux et de personnes en Bretagne étonne toujours ceux qui, pour la première fois, les découvrent. Cette diversité est d'autant plus complexe qu'elle est aussi faite d'un éventail de variantes, reflets de nos parlers, et d'une grammaire celtique particulièrement originale. L'origine de ces noms puise à des sources fort diverses : les couleurs, les métaux, les fonctions, les hiérarchies, les métiers, les qualités et les défauts, les références au monde animal ou végétal, l'habitat, etc. Auteur de deux ouvrages sur la toponymie celtique, Jean-Marie Plonéis a conçu ce troisième volume avec le souci d'intéresser les spécialistes qui y verront un ouvrage de référence, mais surtout le public très vaste des Bretons qui s'intéressent à leur identité. À la fin de l'ouvrage, une liste alphabétique des noms permettra à chacun de se reporter au chapitre qui le concerne.

  • Coquets les hommes ? Le vêtement n'est plus la chasse gardée des femmes. Couleurs et formes s'émancipent. De nouvelles lignes assouplissent l'allure. Le masculin se libère. Enfin... Une étonnante enquête où, à travers les souvenirs de l'enfance, les poses émancipatrices ou conformistes de l'adolescent, les choix de la maturité, les nouveaux hommes osent enfin avouer leur entrée dans le grand spectacle du paraître. Ces hommes, dont Jane Hervé a reçu les confidences, évoquent la mère qui se veut leur premier guide, le père qui est leur modèle secret, les amantes exigeantes, etc. Ils se mettent à nu, non sans drôlerie et émotion, pudeur ou provocation. Une galerie de portraits avec ses personnalités affirmées : l'homme Cendrillon, sous son beau costume, se croit au bal du prince ; le samouraï est protégé par son armure d'étoffe ; le littéraire s'inspire des habits des écrivains adulés ; l'amoureux croit que le succès s'obtient grâce à une tenue magique ; le chien de salon intègre les normes de son milieu, le sac à patates n'y parvient pas ; l'épouvantail s'affuble de résidus vestimentaires... Et tous, sous le regard amusé des femmes.

  • Le mythe de Dracula n'est pas dû à la seule imagination de Bram Stoker. Son origine se perd dans la nuit des âges. Peut-être faut-il la situer dans les traditions préhistoriques des prédateurs cannibales qui buvaient le sang de leurs ennemis pour s'approprier leur force. Le personnage de Bram Stoker et ses multiples métamorphoses littéraires et cinématographiques nous entraînent dans un irréel où nos peurs, parfois extatiques, s'évanouissent à la clarté du jour. Mais Dracula s'est aussi incarné. Sous les traits de dangereux psychopathes comme Gilles de Rais, la Comtesse sanglante, Erzsébet Báthory, le Vampire de Hanovre, ou le Vampire de Londres, John Haig, arrêté en 1949 pour les meurtres vampiresques de neuf personnes. Et l'horreur s'amplifie, monstrueuse, lorsque Dracula prend le pouvoir. Avec les tyrannies sanglantes de Vlad l'Empaleur, d'Ivan le Terrible, de Staline, Hitler, Pol Pot... des hommes, des femmes, des enfants disparaissaient dans les convulsions de l'histoire. Par millions.

  • Mai 1945. L'Armée rouge occupe Berlin. Pour le lieutenant Viktor Ivanovitch Baldine, officier de la 65e brigade des pionniers, la guerre est terminée. Le retour vers la patrie n'est plus un rêve. Mais au bord du lac Wuppersee où son unité a fait halte, le rêve vire au cauchemar. Dans le château de Karnzow, domaine du comte Friedrich von Knigsmarck, esthète, chasseur, grand protecteur des arts, Baldine est mêlé à un vol d'oeuvres de grands maîtres dissimulées dans une cave. De retour en Russie, le pillage découvert, Baldine sera le jouet d'un chantage qui va changer le cours de sa vie. Au même moment, dans les ruines de la capitale du Reich, Kurt Reutti, un sculpteur mis à l'index par la propagande nazie, tente de sauver ce qui peut l'être du patrimoine allemand enfoui sous les décombres, tandis que les sbires de Staline font main basse sur les oeuvres d'art, en compensation des pillages perpétrés en Russie par les hommes de main d'Hitler. Le Musée des pillards est l'histoire d'un individu et celle d'une époque. Dans son dédale évoluent des artistes, des escrocs, mais aussi des hommes de bonne volonté, victimes d'un temps de fer où l'Europe a perdu son âme. Viktor Baldine, soldat de la victoire, et Kurt Reutti, Allemand de la défaite, et bien d'autres personnages, sont les héros de ce récit à multiples rebondissements où l'art et la création sont devenus affaires d'État.

  • Le monde des médias connaît un bouleversement sans précédent. La révolution est à la fois technologique, économique et déontologique. Alain Codros dresse l'état des lieux dans une vaste analyse claire, incisive et impartiale. Sur le plan déontologique, de la morale professionnelle, c'est trop souvent la victoire de l'esbroufe, du spectacle, de la manipulation de l'image, le règne du sexe et du sang, le cynisme. C'est l'alliance sulfureuse et dangereuse de la politique, des médias et de l'argent, avec son cortège d'affaires. C'est la télé poubelle, la radio racoleuse et la presse à sensation. Sur le plan économique, c'est la mondialisation du marché, les fusions d'empires multimédias, et le remplacement de la culture et de la création par l'argent et le profit comme moteur de « l'industrie de la communication », pour le grand péril de l'« exception culturelle française », bien démunie face à la machine hollywoodienne. Sur le plan technologique, c'est l'ère du cyberespace. L'abolition du temps et de l'espace, la multiplication des chaînes de télévision et l'envoi instantané d'images, de sons, de textes partout dans le monde. C'est aussi l'explosion des autoroutes de l'information, Internet et autres réseaux, avec pour conséquence l'enserrement de la planète dans un vaste filet, qui peut rapprocher les hommes, mais aussi les emprisonner encore plus, et creuser le fossé entre pays riches et pays pauvres. Est-ce pour autant l'apocalypse médiatique ? Il n'y a pas de fatalité, conclut Alain Codros au terme d'une enquête sans concessions. Il suffirait en France, et partout ailleurs, d'une résistance concertée des pouvoirs publics, des responsables des médias, et surtout des téléspectateurs citoyens pour que le quatrième pouvoir - un journalisme honnête et responsable - retrouve son véritable rôle de contrepoids, et cesse d'infiltrer, à la manière d'une « cinquième colonne », les autres pouvoirs des sociétés démocratiques, qu'il est censé surveiller.

  • À la fin du XXe siècle, à l'époque de l'effondrement des grandes idéologies, l'Islam s'affiche comme une idéologie politique capable de mobiliser des musulmans, en masse, dans la voie d'un retour aux sources. La victoire de Khomeiny en 1979 transforme la révolution iranienne contre la dictature du Shah en une révolution islamique et affirme la surprenante remontée de l'Islam en tant que force politique. Aujourd'hui, partout où l'Islam est présent, le mouvement intégriste se développe à un rythme non négligeable. Les femmes y jouent un rôle de plus en plus important. En Algérie, en Tunisie, en Égypte, au Maroc et en Turquie, le nombre de femmes « voilées » ne cesse de croître. Mais qui est-elle, cette femme militante islamiste ? Est-elle un être d'un autre âge, une femme à l'esprit « suranné » qui essaye de projeter le passé dans le présent, ou, au contraire, un modèle spécifique de la femme émancipée ? Est-elle une aliénée, le pilier et la victime d'un pouvoir patriarcal et religieux, ou bien est-elle la femme qui a retrouvé son identité perdue ? Est-elle un objet, un être « chosifié » au service des forces supérieures, ou bien est-elle un sujet conscient, une actrice sociale ? Ces questions qui se posent aujourd'hui à chaque réflexion et à chaque débat sur « la femme musulmane » interrogent mon coeur et ma mémoire en tant que femme iranienne. L'expérience islamique en Iran nous concerne et nous invite à voir, observer et élucider. Cet essai est un premier pas dans cette voie. Chala Chafiq

  • La chronique des événements qui ont marqué au XIIe siècle les Etats latins d'Orient, de Godefroid de Bouillon à Saladin. Attentif à la genèse du mythe de Jérusalem, ville céleste, l'auteur démontre comment ce sanctuaire des trois religions monothéistes est devenu un enjeu mystique et stratégique.

  • Plongé dans le coma à la suite d'un accident de voiture, le P.-D.G. d'une entreprise florissante fait l'expérience mystique, profonde de la Vie après la vie. Lorsqu'il revient à lui, tout le monde s'interroge. Est-il devenu fou ? Que cherche-t-il dans les Évangiles, pourquoi se met-il tout à coup à les appliquer à la lettre ? Radicalement transformé, Raoul de Garanville se heurte à l'incompréhension de sa famille et de ses associés. Parviendra-t-il à convaincre son entourage d'une autre réalité ? Une fable moderne, où l'auteur nous entraîne avec verve et humour dans une aventure rocambolesque inspirée de sa propre conversion.

  • LE Japon de ses origines à aujourd'hui. La première et la plus complète histoire du Japon existant à ce jour en langue française. Une illustration d'un pays dont l'histoire semble aussi éternelle, qu'apparemment immuable dans ses principes fondamentaux. Un pays aussi dont l'histoire vaut cent romans d'action. Des sources mystérieuses et chamaniques, aux fastes exquis de la Cour de Heian, de l'arrivée des grands samouraïs jusqu'à la révolution Meiji, de la révolution Meiji à nos jours. Une lecture où l'art, la science, les coutumes, les traditions guerrières, religieuses ou populaires forment un tout sérieusement documenté et écrit dans un style alerte. La conquête militariste, les combats de la dernière guerre, les affres de la défaite et l'épopée du Japon économique moderne font aussi partie de cette histoire qui va jusqu'en 1985. C'est dire que l'histoire n'attend pas.

  • Le colloque de Venise est une date dans l'histoire de l'évolution des idées contemporaines. Pour la première fois un ensemble de personnalités scientifiques, de renommée internationale, appartenant à seize nations différentes, ont signé une déclaration commune. Cette déclaration fait de nous des hommes du XXe siècle. Elle illustre une nouvelle vision du monde engendrée par la révolution scientifique actuelle. C'est la fin des idées reçues sur lesquelles nous vivons depuis le XIXe siècle. Jamais jusqu'à ce jour des hommes de sciences ne se sont exprimés plus clairement : la nature du réel n'est plus quantitative mais qualitative. L'homme n'est plus séparé de l'univers, mais l'univers est un ensemble d'interactions dont l'homme fait partie. Ce livre présente à la fois quatre textes des participants du colloque : les physiciens Nicolo Dallaporta, Basarab Nicolescu, Henry P. Stapp et l'écrivain Michel Random. Il contient également l'essentiel des débats et des entretiens qui ont eu lieu à Venise. Ce livre s'adresse à tous ceux, scientifiques, philosophes et hommes de culture qui veulent vivre avec leur temps c'est-à-dire comprendre les bouleversements prodigieux qu'apporte la révolution scientifique contemporaine. D.A. Akyeampong (Ghana), Ubiratan d'Ambrosio (Brésil), René Berger (Suisse), Nicolo Dallaporta (Italie), Jean Dausset (France, Prix Nobel), Maitraye Devi (Inde), Gilbert Durand (France), Santiago Genoves (Mexique), Susantha Goonatilake (Sri Lanka), Avishai Margalit (Israël), Yujiro Nakamura (Japon), Basarab Nicolescu (France), David Ottoson (Suède), Michel Random (France), Jacques G. Richardson (France - États-Unis), Abdus Salam (Pakistan, Prix Nobel) représenté par L.K. Shayo (Nigéria), Rupert Sheldrake (Royaume-Uni), Henry P. Stapp (États-Unis), David Suzuki (Canada).

  • Cela a commencé avec l'affaire dite du « Carrefour du développement ». Puis, avec une belle régularité, la justice s'en est prise aux hommes politiques de toutes opinions. Dans cette succession d'affaires, on serait tenté de voir des règlements de comptes en série. Une affaire où la gauche est mise en cause appelle, en riposte, l'inculpation, pour des faits semblables, d'un homme de droite. Ainsi, le cas Henri Emmanuelli serait-il la conséquence de l'inculpation de François Léotard, elle-même en réplique à celle de Bernard Tapie. Faut-il en déduire qu'il existe une confusion entre légalité et opportunité ? Et que la justice serait sous influence ? À l'inverse, lassés d'être dénigrés, en nettoyant les écuries d'Augias, les juges ne voudraient-ils pas affirmer leur existence ? Thèse soutenue par la crainte d'un complot des juges visant la conquête judiciaire du pouvoir. Une seule certitude : dans notre monde politico-financier, la justice ne peut fonctionner que dans la seule sphère d'autonomie du droit. C'est un des enjeux majeurs de la démocratie. Yves Lemoine le vérifie en rappelant les grands moments de l'histoire judiciaire française et la mission dévolue aux juges. À travers « l'affaire du sang contaminé », il montre où sont les vraies responsabilités, et pourquoi le pouvoir politique, en rejetant sur le judiciaire la responsabilité des dysfonctionnements d'une société en crise, ne peut s'exonérer de ses propres faiblesses.

  • « - De quoi ? interrogea Cappuccino. - Devine, ironisa Aspirine... Mon premier, c'est des mamelles qui ne sont pas celles de la France. Mon second n'est pas vraiment beau. Mon troisième est une abréviation pour les scientifiques de l'âme. Mon tout est un mal qui pourrait répandre la terreur à la caserne : celui « des pis laids psy ». - Ton épilepsie, on dirait une maladie bovine ! » Aspirine, paysan bedonnant qui fait ses classes aux armées à Baleine-Baderne, est embringué dans nombre d'aventures loufoques. Impossible d'enfiler l'uniforme, d'accomplir selon le règlement la moindre manoeuvre, d'imiter le fringant colonel et d'écrire une ligne à sa trop aimée, amoureuse des lettres. La grande famille du régiment se ligue contre lui. Tout le monde lui tombe sur le dos, même sa belle surannée. Il ne sait plus où donner de la tête, ni diriger son strabisme... De quoi fourbir une sacrée migraine !

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