Editions du Cerf

  • Première mondiale, ce monument savant et accessible, qui réunit trente spécialistes internationaux, offre, en trois mille pages, une synthèse complète et critique des travaux passés et des recherches présentes sur les origines du Coran, sa formation et son apparition, sa composition et sa canonisation : vingt études exhaustives sur le contexte introduisent ici à l'analyse circonstanciée du texte, les éléments archéologiques et épigraphiques, les environnements géographiques et linguistiques, les faits ethnologiques et politiques, les parallèles religieux éclairant, verset après verset, en un commentaire total les cent quatorze sourates du livre fondateur de l'islam.
    Une aventure inédite de l'esprit.
    Une somme sans précédent dans l'histoire.
    Une contribution majeure à la science.
    Une avancée décisive pour la compréhension mutuelle des cultures.
    VOLUME 3 : Bibliographie des études sur
    le Coran.

  • Le signe de croix tel qu'on le pratique aujourd'hui est l'aboutissement d'une histoire longue et complexe que jalonnent d'innombrables textes qui, loin d'être des balises, indiquent que l'observance rituelle des chrétiens a considérablement varié au cours des siècles et que les indices à même de nous renseigner sur l'évolution précise de la pratique sont bien ténus. Après un volet historique, dont le but est de repérer des textes et des auteurs emblématiques, et avant un volet plus théologique, consacré notamment à une typologie et à une herméneutique du signe de croix au XXIe siècle, le volet central interroge deux domaines de la réforme liturgique de Vatican II particulièrement significatifs : celui de la prière eucharistique, où le Concile renoue avec l'Antiquité chrétienne en privilégiant l'approche mystérique du signe de croix ; celui du Rituel de l'Initiation Chrétienne des Adultes, où le signe de croix devient le mémorial de la plongée du baptisé dans le mystère trinitaire intrinsèquement lié au mystère de la mort-résurrection de Jésus : faire le signe de croix, c'est désirer entrer dans la suite du Christ mort et ressuscité et participer à la vie même de la Trinité. En d'autres termes, être marqué du signe de la croix du Christ, c'est accepter que la puissance de Dieu Trinité apparaisse, en Jésus crucifié, comme folie aux yeux de la sagesse humaine tout en révélant la sagesse de Dieu. " Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes " (1 Co 1, 25). Dès lors, tout signe de croix est bien une forme de célébration kérigmatique.

  • La recherche qui aboutit à ce volume répond à des questions essentielles, qui nous habitent et qui surgissent dans les moments les plus surprenants de la vie : Qu'estce que l'Homme ? Que peut-on dire de lui ? Que peut-on formuler de ce que Dieu révèle de Sa volonté ? Ce livre est à la fois une expérience de la théologie et une réflexion sur la théologie. Il est le fruit d'une confrontation ardente à la question de l'anthropologie chrétienne, une anthropologie fondée théologiquement, question soulevée dans un contexte où la personne humaine et sa nature tendent à être confondues, où se confondent également le psychique et le pneumatique. Comment la personne, au sein de la souffrance, s'épanouitelle par l'obéissance ? La question anthropologique associée à la question de la souffrance est née dans ce contexte de réflexion existentielle sur l'amour de Dieu et sur l'obéissance à Sa volonté. Comment l'être humain, au lieu d'être écrasé et déshumanisé par la souffrance, peut-il, grâce à Dieu, grandir et s'épanouir en tant que personne ? Ou encore : pour quoi souffre-t-on ? Pourrait-on ne pas ou ne plus souffrir, sans que cela soit une anesthésie ? Où la souffrance conduit-elle l'être humain ?

  • Comment vivre dans la joie ? Pour répondre à cette question cruciale, deux modèles se sont souvent affrontés : l'existence joyeuse a été conçue comme une vie contemplative ou bien comme une vie créatrice. Entre le repos contemplatif et l'acte créateur, de nombreux penseurs nous ont condamnés à faire un choix. Pourtant la créativité ne trouve-t-elle pas sa source d'inspiration dans la contemplation ? Le philosophe et l'artiste s'émerveillent face à la beauté du monde et cet émerveillement a suscité le désir de créer une oeuvre. Quant à la personne charitable qui crée de nouvelles relations avec les plus démunis, elle contemple leur malheur puis leur renaissance. Sur le plan du vrai (la philosophie), du beau (l'art) et du bien (la charité), attitude contemplative et démarche créatrice sont intimement liées. Nous avons ainsi étudié cinq auteurs qui ont pressenti la nécessité de penser ensemble contemplation et création (Schiller, Jacques Maritain, Bergson, Luigi Pareyson et Simone Weil) avant de proposer une thèse plus personnelle : contemplation et création forment deux pôles entre lesquels se joue une alternance féconde. Deux pôles entre lesquels la vie oscille, s'inscrivant dans une dynamique de progrès et s'élevant vers des joies toujours plus grandes.

  • Que se passe-t-il quand nous faisons, dans notre vie, l'expérience d'une parole qui nous touche, nous bouleverse, nous interpelle, et dont nous avons l'intuition, pour un instant, qu'elle nous dit bien plus que ce qu'elle dit et qu'elle fait signe vers quelque chose qui la dépasse, comme " la trace d'un ailleurs ", selon l'expression de Jean Grondin dans sa préface à La parole et l'Infini ? La conviction qui traverse ce livre est celle-ci : il y aurait dans ces événements de parole ce que l'on pourrait appeler à la suite du philosophe Emmanuel Levinas, la " trace de l'Infini ". C'est cette trace que Jean-Yves Rémond s'attache à retrouver tout au long d'un parcours dans les grands textes du judaïsme et du christianisme, dans la philosophie depuis Platon et Descartes jusqu'à la phénoménologie, avec notamment Martin Heidegger, Paul Ricoeur et Jean-Luc Marion, et enfin dans la poésie. Cette réfl exion est ancrée dans une lecture dynamique de ces textes, lecture théologique et philosophique, mais aussi poétique et spirituelle, car cette idée d'une parole reflétant l'Infini peut parler à tous ceux qui cherchent, au-delà du seul monde matériel, mais aussi dans le monde, une spiritualité vraie. À l'opposé de la parole totalitaire, qui tue la parole et la vie, la parole en recherche de l'Infini sait qu'elle ne l'atteindra jamais, mais persévérer dans cette recherche de l'Infini, c'est ce qui nous fait humains et vivants, c'est-à-dire toujours en devenir. Ainsi reconnaître dans la parole humaine la signifiance infinie, qui est trace de l'Infini, hors d'atteinte tout en l'espérant, c'est sans doute ce que le poète Hlderlin nous signifie quand il nous invite à " habiter poétiquement le monde ".

  • De plus en plus de chrétiens s'interrogent sur la réalité de l'islam et sur la place d'une religion apparue après l'avènement du Christ, confessé comme l'ultime manifestation de Dieu au monde. Mais à la différence de la tradition musulmane qui, dans ses textes de référence, le Coran et la sunna, a développé des positions relatives aux chrétiens et à leur foi, la tradition de l'Église a diversement intégré la question de l'islam. À l'aide de huit entrées spécifiques : l'islam pris dans sa globalité ; le Coran ; le prophète de l'islam ; la foi musulmane ; les rites et les pratiques prescrits et vécus ; l'anthropologie associée à la tradition musulmane ; la communauté des musulmans ; le dialogue islamochrétien, l'ouvrage de Michel Younès vise une double opération. La première présente une grande variété d'harmoniques de la parole prononcée au nom de la foi chrétienne : depuis Jean Damascène (v. 676-749) jusqu'à Mouchir Basile Aoun (n. 1966). La seconde envisage une expression musulmane tout aussi complexe et riche dans le temps et dans l'espace. En s'appuyant sur les études les plus récentes, l'ouvrage fait apparaître la variété des discours contemporains, depuis une position intégrale illustrée par Morta Moahhar (1920-1979), jusqu'à l'approche libérée des lectures traditionnelles du texte coranique portée par Muammad Šarr (1938-2019).

  • L'écriture est omniprésente dans les images médiévales. Ce constat - celui d'une évidence - a alimenté un pan entier de la médiévistique au cours des trente dernières années, celui de l'étude des relations entre le texte et l'image. Le présent ouvrage envisage à nouveaux frais ces questions en les abordant au prisme de la coprésence des signes alphabétiques et iconiques au sein d'une même image, qu'elle soit peinte sur l'enduit ou sur le verre, sculptée dans la pierre ou le métal, composée en mosaïque ou en textile. En analysant les dispositifs de l'inscription, sa forme, sa localisation et son contenu, cette étude propose de dépasser le constat de l'omniprésence de l'écriture dans l'image pour interroger les conditions et les effets de cette rencontre. Les considérations théologiques et les réflexions patristiques éclairent les intentions et les conditions de la présence conjointe du texte et de l'image au sein d'une même construction visuelle. Sur cette toile de fond intellectuelle se met en place une mécanique du sens entre imago et littera, qui dépasse les fonctions strictes d'identification, de commentaire ou de glose. L'émergence d'une signification augmentée de l'image, voire d'une image nouvelle, se produit dans la friction du texte et de l'image, et l'écriture devient partie intégrante du processus de création du visuel. À partir d'exemples produits entre 800 et 1200, cette étude met en perspective les pratiques artistiques et épigraphiques avec la théologie de l'image. Elle étudie ces objets qui traduisent dans le matériau la réflexion médiévale sur les capacités respectives de l'écriture et de l'image à mettre en signe l'étendue de la Création et l'histoire du monde.

  • Fondé en 1967 dans l'élan du Concile Vatican II à la demande des congrégations missionnaires et de Rome, par les Pères Jean Daniélou et Henri Bouillard, l'Institut de science et théologie des religions de Paris allie la réflexion théologique fondamentale avec les pratiques pastorales et les questions sociétales. Comme institution chrétienne de recherche et de formation, l'ISTR articule plusieurs axes : la recherche et l'enseignement d'une théologie chrétienne de la mission, des religions et du dialogue ; la connaissance des religions et des cultures dans leur diversité et leur créativité contemporaine ; la compréhension du phénomène religieux, du labyrinthe des identités, des athéismes et de l'indifférentisme ; la prise en compte de la complexité des questions d'interculturalité, des interactions sociétales, de l'essor des intégrismes ; la réflexion sur la responsabilité des Églises chrétiennes à l'égard de la société. Les Actes du colloque tenu en juin 2017 à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de l'Institut ont permis de mettre en évidence comment l'approfondissement de la dimension dialogale de la mission est au coeur du projet de l'Institut. Il en ressort l'enseignement d'un dialogue qui passe par l'écoute de l'autre, la nécessité de l'estimer, tel qu'il est, sans chercher à le ramener à soi. L'ISTR contribue ainsi à promouvoir depuis cinquante ans une " théologie de l'accueil " où la réflexion sur le dialogue avec les autres religions irrigue et éclaire la société sur la réalité et la nécessité du dialogue. Ouvert sur les autres, l'ISTR de Paris atteste comment le christianisme se déploie comme sagesse et ressource pour l'ensemble des acteurs sociaux, au-delà de leurs croyances personnelles.

  • Que vaut le corps humain ? Le corps est le lieu privilégié de l'action du médecin. Or, il est pris dans le dilemme entre valeur marchande et valeur inestimable. Le coût de notre médecine risque d'entraîner nos sociétés à privilégier la première au détriment de l'autre. Sans douteconvient-il de ne jamais extraire le corps de la relation interpersonnelle entre soignant et soigné. Plus encore, la complexité du rapport du corps à la personne exige que nous mobilisions d'autres ressources que celles de la raison pour garder à ce rapport sa qualité humaine. Il s'agit de prendre appui sur l'expérience de notre propre corps, des capacités de notre mémoire, de notre imagination, de notre coeur, de notre esprit créatif. Une telle mobilisation peut donner lieu à une meilleure compréhension de chaque personne humaine, vulnérable dans son esprit comme dans son corps. L'enjeu est de taille car nous avons affaire, précisément, au destin d'êtres de chair et d'âme. Or, la personne peut être oubliée au profit des ressources potentielles de son corps. Au nom de certaines " valeurs ", des personnes peuvent même être niées ou détruites, physiquement comme moralement. Dans la richesse d'un regard croisé, médecin et philosophes, juriste et exégète, artiste et psychanalystes partagent leur expérience réfléchie dans le souci de garder le corps dans une vision intégrale de la personne.

  • Marie est-elle un obstacle au rapprochement des Églises ? Les résultats des dialogues oecuméniques et les enseignements officiels des Églises sont-ils en cohérence ? C'est par une lecture comparée de Redemptoris Mater de Jean-Paul II et du Commentaire du Magnificat de Luther que l'ouvrage nous fait mesurer l'importance de ces questions. La comparaison des deux grands textes est ensuite interrogée par des dialogues oecuméniques (luthéro-catholiques, mais aussi entre pentecôtistes-baptistes et catholiques) : la compréhension de Marie dans le mystère de l'Église et du salut ouvre sur des interpellations réciproques très stimulantes. En effet, la théologie mariale s'avère être un lieu de vérification oecuménique fécond : elle met en exergue les consensus et clarifie les questions encore ouvertes de la recherche oecuménique, en particulier celle de l'instrumentalité de l'Église.

  • Internet et les réseaux sociaux ont développé une réalité basée sur le virtuel de plus en plus présent dans notre vie. Le virtuel est-il vraiment réel ? Quels sont les rapports entre le virtuel, le réel et l'actuel ? Comment peut-on actualiser le virtuel ? Bien avant Internet, le théologien Karl Barth a réfléchi à la notion de " chrétiens virtuels " dans son ouvrage La Dogmatique, en particulier dans la quatrième partie consacrée à l'oeuvre du Christ présentée comme réconciliation entre Dieu et l'humanité. Barth pose la question fondamentale de l'actualité de la présence de Jésus deux mille ans après. S'il est possible de le connaître dans une étude historique, peut-on encore aujourd'hui le rencontrer ? La réponse à cette question décisive fonde la foi chrétienne. Barth réfl échit au passage de la christologie à l'anthropologie. Les conditions de communicabilité de la christologie et sa réception anthropologique, fondées dans l'événement de Pâques, sont mises en relief. La Résurrection ne concerne pas seulement Jésus ou même les chrétiens mais chaque être humain. Non seulement l'existence singulière historique du Christ n'empêche pas de le rencontrer mais fonde son lien ontologique avec tout êtrehumain. Cet ouvrage analyse les progressions du raisonnement de Karl Barth. La vie concrète de Jésus fondeson inclusion en tous et de tous en Lui. Mais l'humanité n'est pas écrasée par la christologie. Au contraire, cette affirmation de l'exclusivisme christologique rend possible une authentique participation humaine à l'action divine. Plus encore, elle définit l'humanité réelle de chacun. Parce que Dieu se fait homme en Jésus, en Jésus chaque être humain est maintenant défi ni comme un " chrétien virtuel et potentiel ". Comment actualiser le virtuel ? La réponse à cette question appartient à chacun. Elle fonde l'évangélisation. Elle est le but de l'Église. Elle renouvelle l'idée de l'universalité du christianisme. Ne se pose-t-elle pas avec encore plus d'acuité en ce moment ?
    Internet et les réseaux sociaux ont développé une réalité basée sur le virtuel de plus en plus présent dans notre vie. Le virtuel est-il vraiment réel ? Quels sont les rapports entre le virtuel, le réel et l'actuel ? Comment peut-on actualiser le virtuel ? Bien avant Internet, le théologien Karl Barth a réfléchi à la notion
    de " chrétiens virtuels " dans son ouvrage La Dogmatique, en particulier dans la quatrième partie consacrée à l'oeuvre du Christ présentée comme réconciliation entre Dieu et l'humanité. Barth pose la question fondamentalede l'actualité de la présence de Jésus deux mille ans après. S'il est possible de le connaître dans une étude historique, peut-on encore aujourd'hui le rencontrer ? La réponse à cette question décisive fonde la foi chrétienne. Barth réfléchit au passage de la christologie à l'anthropologie. Les conditions de communicabilité de la christologie et sa réception anthropologique, fondées dans l'événement de Pâques, sont mises en relief. La Résurrection ne concerne pas seulement Jésus ou même les chrétiens mais chaque être humain. Non seulement l'existence singulière historique du Christ n'empêche pas de le rencontrer mais fonde son lien ontologique avec tout être humain.
    Cet ouvrage analyse les progressions du raisonnement de Karl Barth. La vie concrète de Jésus fonde son inclusion en tous et de tous en Lui. Mais l'humanité n'est pas écrasée par la christologie. Au contraire, cette affirmation de l'exclusivisme christologique rend possible une authentique participation humaine à l'action divine. Plus encore, elle défi nit l'humanité réelle de chacun. Parce que Dieu se fait homme en Jésus, en Jésus chaque être humain est maintenant défini comme un " chrétien virtuel et potentiel ". Comment actualiser le virtuel ? La réponse à cette question appartient à chacun. Elle fonde l'évangélisation. Elle est le but de l'Église. Elle renouvelle l'idée de l'universalité du christianisme. Ne se pose-t-elle pas avec encore plus d'acuité en ce moment ?

  • Les cultures numériques se présentent, pour le meilleur et pour le pire, comme l'achèvement et le dépassement des avant-gardes artistiques du XXe siècle. L'effervescence de leurs connexions esquisse inconsciemment de nouvelles manières d'être-là et d'habiter le monde. De quel monde s'agit-il ? Quelle place y joue l'être humain ? Que devient le public de jadis à l'époque de la reproductibilité numérique de l'oeuvre d'art ? Réseaux sociaux, smartphones, tablettes, Wifi, wearable technologies, biotechnologies, socialités en ligne, prolifération d'identités et de communautés électroniques, Internet des objets : les médias sont de moins en moins des mondes séparés et immatériels par rapport à la vie quotidienne, en devenant plutôt, à bien y voir, le monde que l'on habite sa matrice, son rêve, sa dernière incarnation. Les liens naissant de ce paysage ne reposent plus sur un contrat rationnel et abstrait, mais sur une série de pactes dans lesquels l'émotion, l'onirique et les affects apparaissent comme les nouveaux aimants de l'être-ensemble. Facebook, WhatsApp, Instagram, Periscope, Snapchat et autres plateformes cristallisent alors autant d'affinités connectives pour lesquelles l'érotisme et la mort sont les deux polarités d'une même condition, d'un vitalisme exubérant mu à la fois par un éloge de l'éphémère et par un sentiment tragique de l'existence.

  • Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins. Un détenu politique qui connut l'ex

  • Les doctrines religieuses sont-elles condamnées à s'opposer ? Nouv.

    Les religions sont-elles condamnées à s'opposer et à être source de conflits en raison de la diversité et du caractère souvent contradictoire de leurs doctrines ? Lorsqu'elles sont missionnaires et prétendent détenir la vérité sur Dieu, le monde et l'homme, le caractère systématique de leurs énoncés théologiques et juridiques qui excluent les autres systèmes ne redouble-t-il pas ces conflits ? Comment dans ces conditions le dialogue interreligieux pourrait-il aller au-delà des rencontres et du dialogue de vie ? Peut-on penser du point de vue théologique une ouverture à l'autre qui assoie l'unité entre les religions, leur communion et leur réconciliation au niveau de la doctrine sans obliger chacune à renoncer aux énoncés de sa foi ?
    Pour envisager ces questions fondamentales qui concernent tous les acteurs impliqués dans le dialogue interreligieux ou la théologie du pluralisme religieux, plusieurs théologiens ont interrogé George Lindbeck afin d'évaluer si les principes qu'il avance pour repenser l'oecuménisme sont transposables au niveau de l'interreligieux. En effet, conscient de l'enjeu des différences doctrinales entre les Églises chrétiennes, Lindbeck a questionné la nature d'une doctrine et a proposé un modèle post-libéral privilégiant la praxis, l'articulation entre l'action et le langage, la réactivation et la réadaptation constante des identités. Ces recherches montrent qu'en dépit de bien des limites de son modèle, on trouve chez le théologien luthérien une approche originale et féconde pour répondre à bien des défis contemporains.

  • Cinquante ans après Vatican II, il est temps de faire le point sur le vaste mouvement de transformation des
    espaces de célébration généré par la réforme liturgique. Le constat posé par les théologiens de l'Institut Supérieur de Liturgie est celui d'un très fréquent défi cit théologique dans la réflexion conduite suite à la réforme liturgique, réduisant les choix à leur dimension fonctionnelle, esthétique voire idéologique aux dépens de leur dimension fondamentalement théologique. Le Colloque dont cet ouvrage reprend les principales contributions visait à poser les linéaments d'une véritable théologie de l'espace liturgique au moyen d'une approche pluridisciplinaire : scripturaire, historique, philosophique, architecturale et dogmatique. L'enjeu est de taille, il s'agit de rendre possible un dialogue confiant entre communautés, architectes et théologiens pour que nos espaces liturgiques retrouvent une dimension initiatique, hospitalière... au service de la mission.

  • Spécialiste d'histoire des Missions, Yannick Essertel s'est demandé comment les missionnaires ont évangélisé les peuples au cours de vingt siècles d'histoire. Partaient-ils sans méthode, sans instructions à appliquer ? La découverte de directoires et de traités de missionnaires, proposant des conseils pédagogiques pour évangéliser, apportaient un début de réponse. Or, la comparaison de ces textes a révélé l'existence d'une pédagogie en deux étapes : l'insertion du missionnaire dans la culture, et la mise en place d'une pastorale d'inculturation.
    Cet essai s'efforce de retracer la formation de cette pédagogie à travers vingt siècles, en partant de l'Apôtre Paul et en s'appuyant sur divers traités d'évangélisation. En 1659, théorisée par les Instructions de la propaganda Fide, elle sera recommandée par de nombreux papes du début du XXe siècle.
    Dans la préface, Claude Prudhomme, explique que " dès la première prédication apostolique, se met en mouvement une logique d'inculturation qui n'est pas simplement une habile adaptation aux sociétés d'accueil mais un effort pour penser le message chrétien à partir et à travers de multiples cultures. Et si le concept d'inculturation s'est imposé seulement dans le dernier tiers du XXe siècle, il rend compte d'une préoccupation qui traverse toute l'histoire des missions. "

  • « Sans paix entre les religions, pas de paix entre les peuples » (Hans Kung). Dans notre société plurireligieuse comment les religions se situent-elles les unes par rapport aux autres ? Comment trouvent-elles leur place dans une société de plus en plus sécularisée ? Comment celle-ci se situe-t-elle par rapport à elles ? Dans ce livre, qui réunit des conférences données depuis une trentaine d'années, l'approche n'est pas tant historique et sociologique que théologique : est posée la question de Dieu en référence aux différents aspects abordés, à savoir l'Église, les religions, la culture dominante, la laïcité. S'il est vrai que « la critique de la religion est constitutive de sa vérité », comment les religions peuvent-elles être constructives dans le sens de leur véritable essence, constructives critiquement d'elles-mêmes, constructives également critiquement les unes des autres, et constructives de la société humaine ? L'ébranlement de la civilisation moderne, et également du dialogue entre les religions et la société laïque, fait du dialogue interculturel et interreligieux une exigence théologique majeure.

  • « La Modernité », d'un point de vue théologique, est envisagée ici sur une période qui s'étend de 1750 à 1880 environ et donc au-delà du XVIIIe siècle appelé aussi « siècle des Lumières ». Il s'agit une vaste mutation culturelle qui se présente sous forme de métaphores (révolution copernicienne autour du sujet, éclipse de Dieu), de systèmes de pensée (empirisme, idéalisme, historicisme, etc.) et d'événements historiques et sociaux (Révolutions de 1789, 1830 et 1848 ; éducation ; progrès techniques ; droits et libertés). La théologie, comme la métaphysique, est mise à rude épreuve face à l'entendement lié à l'expérience, les sciences, la « mathématisation » du monde et l'historicisme. La « théologie naturelle » du siècle précédent se révèle inadaptée pour rendre compte des religions positives. Et la « sécularisation » des esprits, voire la « déchristianisation », tendent à rejeter la foi dans l'obscurantisme face aux Lumières de la raison. Pourtant, cette époque de remise en cause est l'occasion d'un vaste débat public, avec des accents bien différents selon les pays, notamment en France et en Allemagne. La théologie se renouvelle alors par la prise en compte résolue de la raison critique et de l'histoire, et donc l'ouverture aux sciences religieuses autonomes, en débat également avec la scolastique traditionnelle. Cette Anthologie raisonnée vise à faire comprendre les problématiques et les grands auteurs qui ont provoqué ce changement qui gouverne encore notre présent, notamment avec la raison critique, l'idéalisme, l'humanisme athée, le Romantisme, les résistances à la modernité (avec le traditionalisme et la néoscolastique), et les renouveaux fondés sur l'existence singulière, l'expérience religieuse, le piétisme, l'histoire et la critique historique, la culture, la liturgie, la morale, la question sociale. Volume dirigé par ALBERT FRANZ et PETER NEUNER, avec le concours de Gérard BESSIÈRE, Christian BERNER, Dominique BOUREL, Claude BRESSOLETTE, Nathalie CARON, Paul DEBOUT, Christine FRANCONNET, Jean-Pierre JOSSUA, Claude LANGLOIS, Bernard LAURET, Véronique MARGRON, Denis THOUARD.

  • Les travaux du Synode sur la famille mettent la place des femmes dans l'Église au coeur de l'actualité. Que signifie être femme ? Qu'entend-on par qualités maternelles ? Ne sont-ce pas celles dont Dieu fait constamment preuve pour son peuple alors que toutes les représentations mentales, artistiques... nous le représentent sous des traits masculins ? C'est dire que le masculin et le féminin ne sont pas des critères si aisés à cerner, et une relecture des apports bibliques et patristiques peut alimenter l'investigation. Mais la question de la relation demeure, de même que celle du rôle de chacun. Les sciences sociales, notamment par le développement de l'éthique du care, montrent qu'il est possible de concevoir une complémentarité sans subordination et que les femmes peuvent développer une affinité particulière pour le soin et le souci de l'autre, sans devoir cantonner leur univers d'expression à la seule sphère privée. Sans revendications revanchardes, il est temps désormais de sortir de millénaires d'androcentrisme et de rendre à la moitié du peuple de Dieu d'autres égards que ceux hypertrophiés d'une assimilation à la Vierge Marie, et d'autres regards que ceux portés à un « sexe faible » qui induirait en tentation.

  • Dans la tradition dominicaine, prêcher est une activité contemplative et amicale. C'est un service de la conversation de Dieu avec le monde. L'Ordre des Prêcheurs a reçu la mission d'annoncer Jésus Christ dans la vérité et la miséricorde, à travers divers modes de communication et de présence. Dans la dynamique du VIIIe centenaire de l'Ordre, des auteurs qualifiés posent ici les jalons d'une théologie dominicaine de la prédication. Sont ainsi explorées la sève biblique de la prédication, ses figures inspirantes, une théologie de la parole et du sacrement, le statut de l'éloquence, l'action de la prédication en ses ressorts, ses critères et ses médias. Une postface et un épilogue offrent des pistes de relecture et de travail. Reconnu comme étant actuel, inspirant et mobilisateur, le présent ouvrage connaît une deuxième édition, revue et augmentée. Ont contribué à cet ouvrage : Bruno Cadoré (Maître de l'Ordre des Prêcheurs), Rémi Chéno, Emmanuel Durand, Jean-Marie Gueullette, Philippe Jaillot, Bernard Hodel, Augustin Laffay, Benoît-Dominique de la Soujeole, Anne Lécu, Philippe Lefebvre, Mgr David Macaire, Pascal Marin, Thomas Michelet, Jean-Christophe de Nadaï, Élisabeth Parmentier, Luc-Thomas Somme et Rémy Vallejo. Les frères Emmanuel Durand et Luc-Thomas Somme, alors Régents des études des Provinces dominicaines de France et de Toulouse, ont coordonné le travail collaboratif dont le présent ouvrage est le fruit.

  • Écrit personnel - après les
    Écrits théologiques portant sur plusieurs défis sociétaux culminant dans
    Le défi humain -, le titre de ce petit livre pourrait être Le défi personnel. C'est un hors-série par rapport aux défis plus généraux, s'agi

  • Le souci de l'évangélisation suppose que l'on remette sans cesse l'ouvrage sur le métier. En effet, la mise en oeuvre de tout acte catéchétique nécessite une prise en compte de cinq champs en perpétuelle évolution et articulation entre eux : théologie, so

  • " Son visage est déformé, ses yeux sont devenus petits, enfoncés dans l'empâtement de la face. Ce n'était pas facile ! J'étais émue " raconte Dorothée, bénévole ; " cependant, nous avons échangé un regard et nous nous sommes souris ". S'engager auprès d'un malade, c'est approcher une justesse de relation, rencontrer quelqu'un dont le corps est déformé, accepter un autre qui ne veut pas parler, tolérer ce qui pourrait donner envie de fuir. Il s'agit d'un engagement de deux humanités, démarche altruiste, fraternelle et bienveillante. L'engagement de l'accompagnant implique générosité et simplicité. Ce guide cherche à aider les accompagnants de personnes en fin de vie à travers la complexité de la relation entre accompagnant et malade en explorant ses diverses facettes. Il s'adresse à toute personne souhaitant s'investir sur ce chemin délicat de l'accompagnement, parsemé de difficultés, de joies et de la beauté de nouer une telle alliance.

  • Cet ouvrage collectif traite de la question de la singularité des rationalités culturelles et religieuses et de leur possible dialogue, et de son importance pour la théologie et les sociétés de notre temps. " Rationalité " désigne ici une vision, une approche, une appréhension rationnelle singulière de la réalité. Croisant sciences humaines, sciences des religions, philosophie, théologie, management, art, etc. - et y invitant les différents mondes, cultures et religions, l'ouvrage contribue à montrer la pertinence qu'un changement de paradigme est nécessaire : " La reconnaissance de la singularité culturelle et religieuse d'un monde avec ses aspects irréductibles à d'autres mondes n'est pas un problème ou un obstacle à un dialogue véritable. Bien au contraire, prendre conscience de la singularité d'autrui est un des atouts décisifs pour avancer dans une connaissance plus juste de soi et pour la construction d'un projet commun de société. " Il est le fruit (79 contributions) des travaux du Congrès organisé sous l'égide du Laboratoire de recherche sur le dialogue de l'Institut de Science et de Théologie des Religions (ISTR) du Theologicum, dans le cadre de l'Unité de recherche " Religions, culture et société " - EA 403 de l'Institut catholique de Paris, en collaboration avec la Revue internationale de théologie -
    Concilium, l'Ordre des Prêcheurs, le laboratoire Shangai Sacred (Chine), et une quarantaine d'institutions universitaires et de partenaires du monde entier.

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