Chronique Sociale

  • Lorsque l'on parle de l'école, immédiatement, des images surgissent. On voit l'enseignant, avec ses élèves, dans une salle de classe. Il circule entre eux, s'attarde derrière l'épaule de l'un pour lire ce qu'il écrit, remarque le découragement de l'autre et d'un geste ou d'un regard l'aide à ne pas baisser les bras. Il revient au tableau, écrit le cours, distribue la parole. Bref, quand il s'agit d'école, les scènes qui nous viennent à l'esprit ont toujours à voir avec l'interaction, la relation humaine. Comment maintenir ce lien lorsque les circonstances nous obligent à enseigner à distance ?
    Certes, grâce à Internet, les savoirs sont désormais accessibles en ligne. Les chaînes vidéo d'enseignants se multiplient et facilitent l'accès des élèves à des notions de cours. De même, nombre de sites proposent des exercices interactifs souvent très bien faits et qui permettent aux élèves de travailler en autonomie.
    Pour autant, ces outils ne permettent pas de maintenir le lien pédagogique.
    Ils sont l'équivalent numérique des manuels ou des cahiers d'exercices et ne peuvent remplacer la relation de confi ance qui, peu à peu, s'instaure entre l'enseignant et ses élèves. Tous les enseignants en ont fait l'expérience, un même cours dispensé à deux classes distinctes n'aura jamais le même effet. Suivant le groupe, les relations entre les élèves, l'horaire, les réactions diffèrent et emmènent la séance vers un chemin parfois que l'on n'aurait pas soupçonné. Et c'est bien cela qui fait la magie du métier d'enseignant. Est-il possible de retrouver, à distance, l'atmosphère de la classe et ainsi, continuer de construire la relation avec les élèves ?
    Voilà, le véritable défi de l'enseignement à distance : non pas recréer la classe mais inventer un nouvel espace qui permette d'abolir la distance et de renforcer les interactions entre l'enseignant et ses élèves, entre pairs, afi n de susciter le plaisir et l'envie d'apprendre.
    Cet ouvrage se veut une réfl exion sur ce que signifi e enseigner à distance du point de vue du lien humain, et propose des pistes concrètes pour construire un travail pédagogique qui fasse sens et permette d'accompagner tous les élèves.

  • Le mouvement de la vie dans le « faire ensemble » amène inévitablement des tensions et des réajustements, de la régulation. Pourtant, ces dissensions peuvent amener des « ras-le-bol », de l'épuisement, une vraie souffrance.
    Développer des ressources et des compétences pour accepter le conflit et oser le rencontrer, le traverser et parvenir à le transformer pour en recueillir la puissance transformatrice est devenu un enjeu majeur pour tous les acteurs de projets collectifs.
    À contre-pied de l'évitement, l'auteure propose un chemin de compréhension des ingrédients et des mécanismes du conflit ainsi que des explorations expérimentales avec le cadre simple et puissant de la Communication non violente, mise au point par Marshall B. Rosenberg.

    Ce livre constitue un guide pratique pour faire évoluer les conflits d'une manière qui nous permette de grandir, d'apprendre, de nous respecter mutuellement et de coopérer durablement.

  • Intelligence collective : penser, décider, agir ensemble sur les territoires Nouv.

    Cet ouvrage intervient dans un contexte de crise de la délibération, vécue comme une incapacité à débattre, décider et agir ensemble. Cette crise s'exprime à toutes les échelles de l'action publique, allant du local au global, en passant par l'entre deux que constituent les territoires qui se multiplient au gré de l'émergence de nouveaux problèmes.
    Pour y répondre, l'intelligence collective est « à la mode ». Elle est fréquemment évoquée dans les discours d'acteurs locaux ou de citoyens engagés dans des démarches collectives.

    Est-ce une réaction face à un monde qui apparaît de plus en plus incertain et compliqué ?
    Est-ce une recherche de méthode, voire de recette, pour se réapproprier les décisions et les actions politiques face à une défiance grandissante par rapport aux décideurs et aux institutions ?
    En d'autres termes l'intelligence collective permet-elle de s'adapter ou de conduire le changement en temps de crise avec plus d'efficience et surtout d'appropriation par ceux qui s'y impliquent ?

    Après avoir recherché les signes d'intelligence collective dans l'histoire du développement local, les auteurs proposent un regard critique sur les 40 années de décentralisation « à la Française ». Ils observent avec attention la montée en puissance concomitante de l'action collective. Grâce au programme de recherche action intitulé SAGACITE, ils interrogent la notion d'intelligence collective à partir de sa « mise à l'épreuve » par les collectifs impliqués dans six projets territorialisés. Ils posent l'hypothèse que l'intelligence collective renforce l'autonomie de ceux qui s'en emparent, et facilite leur inscription dans des relations de qualité avec d'autres collectifs et collectivités, à différentes échelles.

  • La crise sanitaire, économique et sociale vient couper en trois le monde du travail. Il y a les actifs qui ne travaillent pas suffi samment, voire pas du tout, notamment des jeunes et des populations moins diplômées. Il y a celles et ceux qui sont en emploi à peu près stable et dont la charge est à peu près équilibrée. Et il y a toutes celles et ceux qui sont en surcharge, fatigués de mener de front leur travail, leurs proches et leur propre intimité.
    Celles et ceux qui se sentent usés par leur quotidien, par la gabegie numérique et le télétravail, ou qui se sentent seuls et peu soutenus dans leur entreprise. Et puis il y a celles et ceux qui s'ennuient, qui se disent placardisés, sous employés ou à qui on ne fait pas suffi samment confi ance...
    Cet ouvrage permet de comprendre l'urgence de la question. Il fournit les éléments concrets d'analyse et permet de mettre en oeuvre des propositions adaptées à la réalité des situations de travail.

  • Le cercle vicieux dans lequel notre société est engagée se compose d'un progrès fulgurant de la productivité du travail, accompagné d'une augmentation du chômage d'exclusion qui se transforme en une véritable privation d'emploi, une augmentation du gaspillage et des travaux utiles et délaissés, et en conséquence une augmentation des allocations se substituant au salaire.

    La Collectivité n'est pas gagnante car ce qu'elle récolte d'un côté en productivité du travail, elle le paye de l'autre par les dysfonctionnements de plus en plus graves en son sein, écologiques, économiques et sociaux.

    En s'inspirant notamment des travaux de Gaël Giraud on peut considérer l'emploi comme un « commun », qui viendra compléter la protection sociale dont bénéficie notre pays. Notre proposition, à l'aube d'une période sociale d'expérimentation de cinq ans, confortée par cinq ans d'expérimentation déjà réalisée, s'appuie logiquement sur un modèle d'initiative et de responsabilité locale qui ouvrira l'avenir à des territoires de plein-emploi volontaire.

  • Relations humaines et toxicité mentale Nouv.

    Avez-vous vécu des relations compliquées avec votre famille, vos collègues, vos collaborateurs ? Votre environnement de travail devient-il difficile à supporter ?
    La rencontre avec certaines personnes ou groupes vous a-t-elle laissé un souvenir cuisant ? Le mot « toxique » vous vient-il à l'esprit ?
    Cet ouvrage vous permettra de faire le tri entre les problèmes relationnels, certes pénibles, inhérents à la vie en société et les situations où votre intégrité physique et psychique est mise en cause.
    Il vous propose de repérer les personnalités ou groupes réellement « toxiques », de comprendre leur mode d'action, leur génie maléfique et, s'il n'est pas trop tard, « d'espérer vous en sortir indemne » en vous comportant de façon adéquate. Vous comprendrez également comment ces personnes, ces groupes ont été « fabriquées » par leur vécu, leur environnement.
    Cette publication s'adresse aux cadres, aux formateurs, aux enseignants, aux travailleurs du social, de la santé, aux animateurs, et à toute personne qui peut être amenée à être membre d'un groupe, d'une institution, d'une famille.

  • Qu'est-ce que le changement climatique ?
    Il est une expression du monde remodelé sous l'influence des humains, désormais les acteurs premiers du système terre. Il n'est en tout cas pas réductible à la seule décarbonation de l'économie et ne se règlera pas indépendamment de tout le reste. Le changement climatique est une manifestation particulière de l'évolution de notre monde et de nous-mêmes, les êtres humains.

    Le changement climatique interpelle notre façon de penser le monde et d'interagir avec lui : consommation d'énergie, refus des limites, conception du progrès, de l'économie, du travail, de la prévision et de l'avenir. Il questionne nos rapports à la nature, au temps et à l'espace, nos modes d'information et de communication. Il interroge notre vision de la science et de la technique, nos fonctionnements sociaux et politiques, la relation à nos enfants, etc.
    Le changement climatique nous parle d'abord de nous, les êtres humains. Il nous dit quelque chose de nos comportements et de nos fonctionnements personnels et sociaux. Il nous parle de la façon dont nous sommes reliés entre nous et aux différents habitants de notre planète, humains ou non. Le changement climatique nous invite à nous « guérir », à nous faire évoluer, à nous ré-apprendre à vivre.

    Dans cet ouvrage, l'auteur interroge toutes les dimensions du changement climatique et répond avec clarté et rigueur, à ces différents questionnements. Il donne des repères pour une réflexion citoyenne individuelle et collective et ouvre des voies pour notre ré-invention.

  • Des malades mentaux qui se retrouvent attachés à l'hôpital, enfermés en prison ou abandonnés à la rue. Que s'est-il passé en psychiatrie ? Que reste-t-il du bel espoir suscité par la mise en place de la sectorisation dans les années 1970-80 qui avait souhaité en finir avec l'enfermement ? L'idée c'était d'humaniser le soin, de le centrer sur l'individu, de comprendre le sens de sa souffrance et ten- ter de lui conserver une place dans sa famille et dans la société.
    Aujourd'hui, des impératifs budgétaires nous imposent de rationaliser les dé- penses et de rentabiliser tous nos actes. Dans l'hôpital, géré comme une entre- prise, le patient n'est plus cet être unique, avec son histoire particulière. Il n'est qu'un symptôme à éradiquer par des médicaments et des contraintes physiques parfois violentes. Le soin n'est plus la rencontre de celui qui souffre avec celui qui soigne. Il faut adapter, normaliser. Dans les services, la médicalisation a pris le pas sur la réflexion clinique, on traite souvent très vite, sans parler, sans écouter et sans comprendre.
    Et cette folie qui autrefois nous était familière devient alors étrangère et dange- reuse. Elle nous fait peur. Considérés maintenant comme des criminels, punis par le rejet ou l'enfermement, les patients supportent à la fois leur pathologie et cette lourde condamnation. Malades et coupables, c'est la double peine.
    Je suis devenu infirmier en psychiatrie après mes études en 1977. J'ai beaucoup aimé mon métier. Des formations, mais surtout des rencontres enrichissantes de soignants et de patients, au fil du temps, m'ont permis d'acquérir un sa- voir-faire, des connaissances, une expérience. Mais, ces dernières années, le discours et la pratique en psychiatrie, très matérialistes, basés principalement sur la médicalisation, ont conduit à une réduction progressive de la dimension humaine du soin. Et il m'a semblé alors que je n'avais plus ma place, restant convaincu que le premier médicament, c'est le soignant lui-même.

  • Cet ouvrage s'intéresse aux processus qui permettent « l'émergence de collectifs solidaires et créatifs ».

    Aucun territoire ne pourra faire sa résilience dans le contexte actuel de crise multiforme sans l'émergence de « groupes-projets de citoyens acteurs-créateurs », c'est-à-dire de citoyens conscients de leur pouvoir d'agir ; il est donc très important de former les animateurs-développeurs-catalyseurs qui seront capables de faciliter cette émergence puis de relier (mettre en réseau) les groupes-projets émergents.

    En tant qu'acteur du développement local, l'auteur a expérimenté plusieurs types de dispositifs qui facilitent le repérage des liens interpersonnels et ce que les psychologues appellent le « travail sur les liens ».

    Sa recherche-action lui permet aujourd'hui de formuler des approches nouvelles en matière d'animation de ces dispositifs et en matière de formation de leurs animateurs.
    La recherche transdisciplinaire menée à travers les sciences humaines et sociales, les spiritualités, les sciences du vivant, les arts martiaux internes... permet de formuler des principes méthodologiques qui sont utiles aux responsables associatifs, aux élus et techniciens des collectivités locales, aux responsables des mouvements citoyens, et aux citoyens acteurs-créateurs.

    Cet ouvrage dessine les contours de ce qu'est une « démocratie créative et une économie des liens ». Au moment même où beaucoup parlent d'effondrement, l'auteur par son travail pense énergie créative des hommes, nouvelles formes de collectifs, et évolution des sociétés humaines.

  • Le concept de douces violences, celui de bien-traitance, apparu depuis une dizaine d'années, prennent corps dans les différents métiers liés à la petite enfance et progressivement à tous les âges de la vie.
    Cet ouvrage :
    - reprécise ces concepts, leur histoire, leurs enjeux, - propose une analyse des causes induisant ces comportements dans le quotidien, - donne les outils pour structurer une réflexion, établir des objectifs concrets de changement, - illustre ce travail par des réalisations concrètes en équipement petite enfance (exposition à destination des parents, projet éducatif-pédagogique, .).
    Un livre dans la continuité des ouvrages précédents rédigés par l'auteure reconnue comme une spécialiste de la question.

  • Après le succès de ses premiers ouvrages, Vivre en Crèche, Remédier aux douces violences et Réaliser un projet accueil petite enfance, Christine Schuhl continue de bousculer notre confort. La voici à présent tournée vers notre quotidien. Que ce soit autour du bébé, de l'adolescent, de l'adulte ou de la personne vieillissante, des paroles, des gestes, des attitudes blessantes parasitent nos relations. "Les douces Violences" semblent envahir notre vie... La vigueur des réactions autour de cette thématique des douces violences et l'accompagnement de nombreux professionnels de l'enfance ont poussé Christine Schuhl à entreprendre cet ouvrage afin que notre regard change. C'est dans cet objectif que chaque bande dessinée a pour but d'interpeller notre bon sens. Ce livre tendre et profond touche notre histoire, parce qu'il est tiré d'un quotidien... apparemment sans histoire.

  • Dans le monde du travail, comme dans de nombreux secteurs d'activi- tés, la conduite de projet est devenue un savoir-faire que les managers apprennent à maîtriser. Les entreprises, les associations et les collecti- vités utilisent aujourd'hui les méthodologies de management de projet.

    Ce livre a été écrit pour vous faciliter la gestion de projet en vous four- nissant les indications pas à pas, c'est à dire en prenant le temps de s'ar- rêter à chaque étape importante et en vous présentant de façon simple et claire les principaux outils utilisés en gestion de projet. Nous répon- drons à la question «qu'est-ce qu'un projet ?», nous décrouvrisons les quatre phases de la gestion de projet ainsi que différentes formes de projets.

    Cet ouvrage aborde donc les points suivants :
    - comment travailler en mode projet ?
    - quelle place des acteurs concernés ?
    - quels outils possibles ?
    - quelles démarches ? avec quels point de vigilance ?

  • Dans quelle mesure les partenariats entreprises ESS et hors ESS sont-ils porteurs d'innovations sociales, en termes de gestion renouvelée des ressources humaines et de créations d'emploi ?
    Quelle aide apportée aux partenariats (incitation, optimisation, innovation, performance) ?
    Quelles pratiques renouvelées grâce aux partenariats ?
    Les partenariats, leviers de transformation des représentations sociales ?
    Quels impacts et leviers sur l'innovation sociale ?

    Enrichir la connaissance des partenariats et de leurs impacts sociaux par des regards croisés de chercheurs, d'horizons et de disciplines complémentaires, et d'acteurs de terrain - tel est l'objectif de cet ouvrage.

  • À travers 40 exercices, les auteurs ont privilégié la réflexion, l'analyse de fonctionnements individuels et collectifs qui donnent la possibilité ensuite aux participants de se construire petit à petit, en comprenant ce qui se passe en eux ou chez les autres, en travaillant leur authenticité, leur singularité.
    Ces exercices ont été expérimentés pendant de nombreuses années auprès de différents publics, dans le cadre des cours de communication, de séminaires de formation. Ils s'organisent autour d'axes thématiques originaux dans la conception ou la manière de les traiter :
    - les aspects corporels dans la communication ;
    - la voix et les voix ;
    - le rôle et la place de l'intention dans l'échange ;
    - la place du culturel et l'ethnocentrisme ;
    - la dynamique de groupe.
    Chaque exercice est présenté de manière très détaillée afin de faciliter leur mise en oeuvre.

  • Nos institutions publiques se sont édifiées sur les fondations philosophiques de la science et la raison. En ce début de XXIesiècle, elles se fissurent sous l'effet de l'effondrement de la croyance au Progrès, des catastrophes environnementales, ainsi que de la découverte progressive de l'incomplétude radicale des mathématiques, donc de toute science et par conséquent de toute modélisation.
    Le problème est structurellement insurmontable, nos institutions publiques s'essoufflent irrémédiablement.
    La thèse défendue dans ce livre consiste à affirmer que la croyance en la puissance opératoire de la science et de la raison non contradictoire, autrefois efficace, est désormais épuisée. Nos institutions publiques sont-elles réformables? La réponse est ici négative, car leur sève est tarie.
    Mais de nouvelles germinations, capables d'accueillir l'incertitude structurelle et structurante du quotidien, apparaissent au coeur de notre société, et annoncent son basculement vers un monde plus ouvert, permettant de reprendre confiance en l'avenir. Leur émergence est basée sur l'altérité qui devient le nouveau nom de la fraternité, là où s'épanouit le désir du risque de la rencontre non maîtrisable.
    L'auteur interroge ici les fondements de nos institutions publiques au croisement de plusieurs disciplines, la science, la technologie, la philosophie et l'économie. Au-delà de son expertise d'ingénieur nourrie de philosophie, il adopte le parti pris du citoyen, qui dénonce les dérives de la suprématie de la technoscience menaçant nos démocraties, et accueille les changements à la marge de notre société comme autant de signes qu'une ère nouvelle s'ouvre à nous.

  • La laïcité dans le milieu carcéral, en tant que principe conçu pour garantir la liberté de pensée, de conscience et de religion, connaît cependant des limites. En particulier lorsque des politiques mises en place la conçoivent en tant qu'outil de la lutte contre la « radicalisation ». Ces attentes quant au rôle que doit remplir la laïcité semblent am- biguës, paradoxales, limitantes, dans l'application concrète de la laïcité. Les limites, qu'elles soient attenantes au rôle - trop important - que la religion peut avoir dans cette lutte ou qu'elles puissent représenter des atteintes au principe de laïcité, sont également liées à des mesures de sécurité croissantes, qui ne peuvent que réduire la liberté, de culte notamment. La place du culte dans un milieu clos et les modalités de la garantie de cette liberté par l'État sont ici interrogées.
    L'équilibre si précaire et si précieux entre liberté et sécurité, spécialement assuré par la fonction pacificatrice du droit que le principe de laïcité tente de garantir et par sa mobili- sation dans le cadre carcéral en conséquence d'une politique contre la « radicalisation », est en jeu. Pour le préserver, il faut en saisir les enjeux et l'étudier là où tout est décuplé :
    La prison.

  • à chacun sa façon d'être et d'apprendre ; se connaître, s'aimer, s'épanouir Nouv.

    Notre perception de la réalité est influencée par les
    fonctionnements de notre cerveau. C'est la combinaison
    de différents paramètres innés qui façonne nos habitudes
    mentales. Les particularités de ces paramètres colorent
    notre personnalité et influencent notre rapport au monde
    environnant. Découvrir la richesse de notre profil mental
    permet de mieux gérer nos démarches intellectuelles.
    Comprendre ses fonctionnements contribue à créer des
    relations plus sereines avec les personnes qui interagissent
    dans nos apprentissages.

  • Ce livre fourmille de pistes concrètes pour sanctionner sans punir, trouver des alternatives à l'exclusion, aux gifles, aux punitions collectives, colles, mises au coin, privation de dessert ou de sortie... Il s'agit de chercher des réponses qui véhiculent le plus fidèlement possible le sens porté par la règle commune et qui, en même temps, manifestent à l'enfant, au jeune le respect scrupuleux de sa personne et du citoyen qu'il est en train de devenir.
    La transgression de l'enfant, du jeune est un langage nécessaire et peut être un outil de progrès. À condition qu'il trouve sur son chemin des adultes capables de lui dire « non » et de poser cette triple contrainte : réparer les dommages causés, rendre des comptes quant aux règles bafouées, et réfléchir aux conséquences pour lui-même de ses actes. Ainsi se construira son rapport à la loi, son rapport aux autres et à lui-même.
    L'adulte, lui, doit apprivoiser ses propres émotions, pour faire preuve d'une autorité tranquille, qu'il s'agisse de poser la loi, de trouver des issues honorables aux épisodes de crise, d'écouter les victimes et les contrevenants, ou de choisir des sanctions réalistes, justes, cohérentes, compréhensibles et tournées vers un progrès à venir.

  • Cet ouvrage est un ensemble de témoignages et de réflexions sur la parentalité dans le cadre de l'adoption, écrit par huit femmes dont sept élèvent seules leurs enfants. Adopter un enfant, cet événement extraordinaire, au sens propre du terme, déclenche une explosion de sentiments, bien sûr, mais pose aussi une multitude de questions. Durant plusieurs années, elles ont questionné collectivement leur vécu avec leurs enfants, puis ont décidé d'en faire un livre pour transmettre cette expérience partagée au plus grand nombre.
    Ces mères ne donnent pas de ficelles, pas de modèle, elles disent leurs émotions, leurs manières de guider leur enfant à travers ses propres questions sur son origine, son abandon et son adoption.
    Ce livre s'adresse aux parents adoptants, à leur entourage, aux professionnels concernés par l'adoption et à tous ceux et celles qui s'intéressent à la question de la parentalité. Ils trouveront, notamment, des réflexions autour du désir d'être mère, de la question des parents d'origine, de l'accompagnement d'un enfant dans ce double mouvement qu'est l'abandon/adoption. Il dit aussi la force d'un groupe spontané d'échanges entre pairs dans la durée.

  • Le cinéma est puissant et moteur. Les images chargées d'affects touchent profondément, elles illuminent notre for intérieur et modifient notre façon de voir le monde. Des images sommeillent en nous, les images animées les réveillent. Le cinéma impulse du mouvement, suscite l'émotion, nourrit nos perceptions, dope l'existence.
    Dans la première partie de l'ouvrage, l'auteur retrace sa grande complicité avec un art qui a marqué son existence, l'a?éclairé, l'a mobilisé. Le cinéma l'a aidé à traverser des zones de turbulences à six, douze, vingt, quarante-cinq ans et plus. Le grand écran a été thérapeutique pour lui. Des fenêtres didactiques ponctuent sa ciné-biographie. Des vignettes aident le lecteur à composer son récit filmique personnel et à observer les effets du cinéma sur sa psyché.
    Le cinéma est à la fois expérience collective et voyage personnel dans les méandres de l'inconscient et au seuil du subconscient. L'auteur montre les liens patents avec la psychanalyse et la Gestalt-thérapie qui renforcent les vertus thérapeutiques du cinéma. Le visionnement de films réinjecte du mouvement dans une vie figée sur des croyances ou des blocages récurrents. Le cinéma encourage à se réapproprier son destin au lieu de le subir.
    La deuxième partie de l'ouvrage propose vingt-sept récits d'oeuvres inspirantes et toniques, classés par thème. Ces récits sont destinés tant aux personnes curieuses d'elles-mêmes qu'aux thérapeutes soucieux d'étoffer leur pratique.
    En final, l'auteur livre les canevas et les impressions d'ateliers de ciné-thérapie fondés sur les thérapies narratives. «?Légers et profonds?», ces espaces créatifs, qu'il propose, valident les propriétés thérapeutiques du cinéma.

  • Agir et apprendre autrement
    Oser une autre façon d'enseigner aux enfants à haut potentiel.
    Même si peu à peu les enseignants se forment et cernent mieux la précocité, il ressort que, souvent, ceux-ci sont démunis dans une classe hétérogène, pour faire face aux trublions, aux «zèbres» qui ne fonctionnent pas comme les autres. En effet, l'élève à haut potentiel interroge et remet en question les apprentissages.
    Mais ils ne sont pas livrés avec le mode d'emploi!
    Cet ouvrage a pour but d'expliquer aux enseignants et, au-delà à tout le personnel éducatif, les particularités des jeunes à haut potentiel en milieu scolaire. La bienveillance ne suffit pas. L'objectif est ainsi de donner des outils très concrets pour permettre aux enseignants et aux enseignés, de trouver un plus grand épanouissement à l'école. Il est urgent, pour ne pas que soit gâché leur formidable potentiel et pour éviter le décrochage scolaire que le personnel éducatif sache répondre aux besoins spécifiques de ces élèves.
    Est proposé ici un dispositif pédagogique qui est aussi un moyen, dans les classes, de «nourrir» avec succès, beaucoup d'autres enfants.
    Agir autrement est possible dans l'école d'aujourd'hui.

  • Dans cet ouvrage, à partir de situations de terrain, les enfants s'expriment en interpellant le monde adulte qui les entoure.
    Ces interpellations m'ont très souvent ému, amusé et aidé à réfléchir sur ce qu'on peut entendre de ce que ces enfants nous disent et la manière d'y répondre.
    Les différentes situations présentées renvoient à ce difficile travail d'éducation. Ce travail d'éducation qui vise, qu'on soit parent ou professionnel, à aider les enfants à grandir et à s'épanouir ; un travail d'éducation nourri du souci d'humanisation de ces petits êtres en devenir d'adultes.
    Dans tous ces moments émotionnellement chargés, il est important d'aider l'enfant à découvrir ses propres désirs, ses propres plaisirs, de l'aider à trouver sa propre identité, dans sa différence.
    Car un jour, et heureusement, il nous quittera pour construire sa propre vie, forcément différente de la nôtre.
    Toute séparation est difficile, tant pour les parents que pour les enfants. Aux adultes la tâche, parfois ingrate, parfois douloureuse, d'accompagner les enfants vers l'autonomie, en leur offrant des expériences de liberté, protégés par la sécurité qui leur sera garantie.
    Avec des pièges à éviter ! Comme de les amener à être grands trop vite, trop tôt et de les entraîner ainsi vers une autonomie trop précoce.

  • Un spectre hante aujourd'hui les politiques sociales : le non-recours aux droits et aux services.
    Ces dernières années en effet, une attention renouvelée a été portée à ce phénomène. Il ressort des études réalisées en France et en Europe qu'une partie importante des destinataires finaux des poli- tiques publiques n'utilisent pas les prestations ou les services qui peuvent leur être rendu. En France, les taux de non-recours sont toujours supérieurs à 10 %, parfois jusqu'à 50 % et même au-delà. Dans les pays appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les taux moyens de non-recours sont estimés entre 20 et 40 %.
    L'étendue du non-recours interpelle vivement les politiques sociales et les institutions qui les mettent en oeuvre. Car ce sont les plus pauvres qui sont les plus non-recourants.
    Si l'offre n'est pas connue ou mal connue, il revient aux administrations et aux services sociaux d'améliorer l'information et d'être davantage proactif en lançant des campagnes ciblées. Si l'offre n'est pas demandée ou si elle n'est pas reçue, il convient de s'interroger en profondeur. Complexi- té, fracture numérique, stigmatisation des « bénéficiaires », inadaptation de l'offre par rapport aux besoins, découragement des personnes éligibles sont les explications qui reviennent le plus souvent.
    Elles pointent alors les limites de nos politiques sociales et quelquefois l'inadéquation des dispositifs, des services ou des prestations proposés aux problèmes sociaux que l'on cherche à résoudre.
    La question posée est alors celle de l'adhésion ou du consentement des publics aux politiques menées.
    Le phénomène du non-recours pose donc la question de l'effectivité des politiques sociales telles qu'elles sont construites ou aménagées. Si une partie (plus ou moins importante) du public cible à qui les dispositifs de politiques sociales sont destinés n'est pas atteinte, c'est que ces dispositifs ont été conçus de façon inadaptée ou la communication les concernant mal conduite. À partir de ce constat, on peut légitimement se poser la question de l'adéquation entre les besoins sociaux identifiés auxquels on veut apporter une réponse pertinente et la conception des politiques publiques censées délivrer cette réponse. Disposer des meilleurs instruments de conception et d'amélioration de ces politiques est donc un enjeu de premier ordre pour les politiques sociales.
    Concevoir le dispositif approprié ou la politique pertinente pour délivrer la réponse la plus adaptée n'est donc pas toujours chose aisée. Il est d'ailleurs fréquent que, dans ce domaine, les pouvoirs pu- blics s'y reprennent à plusieurs fois pour mieux ajuster la réponse.
    C'est que la « fabrique » des politiques sociales ne mobilise pas seulement des valeurs (justice, liber- té, égalité, équité, etc.), des convictions et de la volonté politique qui, au gré des rapports de forces, suscitent l'avancée ou le recul des droits sociaux que tout un chacun sait perfectibles mais aussi inévitablement limités. Cette fabrique mobilise aussi des méthodes variées dont la mise au point s'est souvent construite de manière itérative et continue toujours d'évoluer en vue de leur amélioration.
    Tel est le fil rouge qui relie les nouvelles approches et les méthodes qui sont exposées dans cet ou- vrage. Toutes visent à une meilleure prise en compte des besoins des destinataires finaux des politiques publiques et à leur plus grande implication dans l'identification de ces besoins et dans la construction des réponses publiques. C'est la condition d'une efficacité renouvelée des politiques sociales.

  • Séismes identitaires, trajectoire de résilience ; une clinique de la mondialité Nouv.

    Nos angoisses existentielles nous ont conduits, par le passé, à nous représenter les uns les autres selon une vision racialiste, capitaliste et culturaliste. Cette vision répartit arbitrairement les richesses matérielles et spirituelles du monde ; elle est à la fois produite et productrice de séismes identitaires qui ébranlent notre Humanité commune depuis plusieurs siècles. L'idée principale développée dans cet ouvrage est que la crise migratoire, crise de soi, est l'une des répliques de ces séismes dans nos sociétés plurielles contemporaines. Cette crise montre que le monde est inscrit à la fois dans une trajectoire traumatique et de résilience à l'échelle de l'Humanité.
    La clinique de la mondialité, cette clinique pour tous et pas seulement pour les migrants et les étrangers, permet d'analyser cette trajectoire à deux vitesses en pensant notre héritage identitaire de longue durée. Accueillir et accompagner les «migrants» relève alors d'un accompagnement global où il
    s'agit de prendre soin à la fois des migrants, des professionnels, des sociétés d'accueil, de transit et de départ ainsi que des États traumatisés par la vague migratoire.

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