Carrières Sociales Editions

  • Cet ouvrage propose d'explorer les liens qui existent entre l'économie sociale et solidaire (ESS) et l'animation professionnelle, avec la conviction qu'elles partagent des objectifs communs d'émancipation des personnes et de transformation sociale. Pour le lecteur et la lectrice néophytes, il permet une familiarisation avec le champ de l'ESS, comme organisation économique collective démocratique et a-capitaliste. Sa proximité avec l'éducation populaire est observée à travers une approche historique et une analyse de dynamiques actuelles de l'animation. Au fil des pages, on y découvre que l'animation socioculturelle peut s'inscrire dans une éducation à l'ESS politique visant un développement de l'esprit critique des citoyens et un renouveau des pratiques économiques. En soulignant l'enjeu de former les animateurs et les animatrices à l'ESS, cet ouvrage est destiné aux étudiants, enseignants, formateurs et professionnels du champ en espérant nourrir leurs convictions, leurs pratiques... et leurs utopies !

  • Cet ouvrage fait suite au 29e colloque organisé à Bordeaux, en janvier 2013, par l'Institut Supérieur d'Ingénieurs-Animateurs Territoriaux (ISIAT) de l'IUT Bordeaux Montaigne et ses partenaires. Cette rencontre scientifique a accueilli une cinquantaine de communications sur le thème « L'animation socioculturelle, quelle place dans le projet urbain ? ». À travers une série de textes reprenant certains thèmes saillants du colloque, enseignants-chercheurs, doctorants, praticiens et concepteurs de l'urbain approfondissent ici leurs réflexions autour des interactions entre l'animation et la fabrique de la ville, questionnant le projet urbain en tant que projet social, culturel et socioculturel, mais aussi la dimension démocratique qu'il s'agit de donner à l'action aménageuse. Dans cette perspective, les contributions réunies analysent la place des projets d'animation dans les gouvernances urbaines, notamment leurs interactions avec les acteurs institutionnels et les dispositifs de politiques publiques. Place est ensuite faite aux apports de l'animation et de ses « experts militants » aux processus complexes d'appropriation urbaine et de participation citoyenne, notamment s'agissant de la mise en durabilité de la Cité. Le propos des auteurs met aussi en évidence la créativité socioculturelle et les modalités d'intervention socio-artistique qui animent le projet urbain, travaillant à ses scénographies, à sa pédagogie, à sa valorisation et parfois à sa contestation. Enfin, au travers des réflexions suscitées par cette rencontre entre la ville et l'animation, c'est aussi la question vive de l'axiologie de cette dernière qui est posée, celle de l'éthique et d'une recherche permanente du sens de l'action socioculturelle dans la fabrique urbaine.

  • Les textes sont issus du colloque international des 23 et 24 janvier 2012 initié par l'ISIAT (Institut Supérieur d'Ingénieurs-Animateurs Territoriaux), IUT Michel de Montaigne, à Bordeaux. Ce colloque a reçu l'appui de l'Université Bordeaux 3, du laboratoire ADES (Aménagement, Développement, Environnement et Société) unité mixte de recherche 5185 du CNRS, et du CRAJEP (Comité régional des associations d'éducation populaire) Aquitaine. L'ouverture internationale s'est traduite par la participation d'universitaires et de professionnels espagnols de l'IEPSA à Saragosse, sous l'égide d'un programme de coopération inter-régional Aquitaine-Aragon, de collègues portugais de l'ESELx à Lisbonne, et québecois de l'UQAM à Montréal, Les IUT, dont les départements Carrières sociales sont rassemblés en réseau (ADCS), sont, au sein des Universités, des lieux qui font valoir un ancrage professionnel des formations auxquelles ils contribuent, et qui stimulent l'avancée d'une recherche ancrée dans l'action. Il s'est agi dans ce colloque d'articuler pratique et recherche, de confronter communications scientifiques et analyses de praticiens, savoirs de recherche et savoirs d'expérience. La question du rapport au politique n'est pas nouvelle pour les animateurs : le monde politique et sa gouvernance influent sur la vie sociale et culturelle dans laquelle il leur est demandé d'intervenir, ils sont souvent confrontés au fait politique et même dépendants de l'agenda politique, et ils sont questionnés tant par l'expression politique citoyenne que par leur propre engagement dans une visée d'émancipation, ou par leur évitement du politique. Trois axes invitent à questionner et développer une compréhension critique des rapports de l'animation au politique : L'animation socioculturelle et le politique : quelles articulations ? Animatrices et animateurs : pratiques, enjeux et contraintes. La place des populations : actrices ou spectatrices ?

  • Le terme de « coordination » s'est depuis quelques années imposé pour définir les activités de certains cadres intermédiaires de l'animation sociale et socioculturelle. Partant de ce constat, les auteurs explorent cette notion de coordination à partir d'une approche professionnelle et scientifique interrogeant tout à tour la profession (statut et fonction), les formations et les parcours professionnels. La figure de l'animateur-coordinateur est ensuite analysée au prisme de sa légitimité, des enjeux de pouvoir qu'elle suscite et des responsabilités managériales, administratives, relationnelles et éthiques qu'elle assume.

  • Cet ouvrage est issu du 6e colloque international du Réseau International de l'Animation (RIA) organisé à Paris au mois d'octobre 2013 par l'Association des Départements Carrières Sociales de France (ADCS). Durant trois journées, plus de 200 participants, chercheurs et praticiens, de 21 nationalités et territoires différents, ont pu témoigner de leurs travaux et pratiques, confronter leurs observations et analyses, échanger autour du thème « Animation socioculturelle et intervention sociale : pour quels projets de société ? ». La présente publication rassemble sept articles (un premier ouvrage a publié onze articles issus de ce même colloque) ayant plus particulièrement trait aux questions de formation personnelle et professionnelle. A partir des contextes français et suisse, les auteurs contribuent à une analyse critique des facteurs qui influent sur les parcours de vie, les contenus des formations et les engagements professionnels des animateurs et des animatrices. L'intérêt de ces communications est de questionner le sens que les acteurs institutionnels, associatifs, professionnels et bénévoles attribuent à l'animation et à l'intervention sociale. Un huitième article est écrit par Jean-Claude Gillet à l'occasion de la parution de cet ouvrage.

  • Cet ouvrage est issu du 6e colloque international organisé à Paris au mois d'octobre 2013 par l'Association des Départements Carrières Sociales de France (ADCS) pour le compte du Réseau International de l'Animation (RIA). A l'occasion de ce colloque, plus de 200 participants, chercheurs et praticiens, de 21 nationalités et territoires différents, ont pu témoigner de leurs travaux et pratiques, confronter leurs observations et analyses, échanger autour des problématiques interrogeant les réalités sociales et culturelles dans lesquelles ils sont immergés. Parmi la centaine de communications présentées, certaines attiraient l'attention sur l'importance, la nécessité mais également la complexité des pratiques participatives, de l'engagement citoyen, de la mobilisation nécessaire pour envisager d'autres façons de penser et construire des projets de société. La publication qui en découle, nécessairement sélective par son format, rassemble 11 articles ayant plus particulièrement trait à la vie démocratique et citoyenne, véritable enjeu de société. Des éclairages algériens, guyanais, québécois, suisses viennent ici renforcer les expériences et les analyses franco-métropolitaines dans une perspective compréhensive volontairement tournée vers l'action...

  • Cet ouvrage propose, au travers d'une revue approfondie de la littérature, de revenir sur deux concepts fondamentaux de l'animation professionnelle : le territoire et l'animation. Ces concepts essentiels du domaine sont ici déconstruits et mis en perspective. Les enjeux de l'animation territorialisée sont mis en avant et les leviers et limites de l'action sont illustrés selon un prisme polymorphe. Les points de vue croisés du géographe, mais aussi du politiste, de l'économiste, du sociologue nous plongent dans les multiples acceptions du territoire et de l'animation socioculturelle. Les étudiants et les professionnels du champ trouveront dans cet essai analytique de multiples ressources conceptuelles pour porter un regard distancié sur leurs pratiques et peut-être mieux en cerner les enjeux.

  • L'animation socioculturelle mise en oeuvre par l'équipe du centre d'animation Saint-Michel à Bordeaux, repose sur une démarche originale. Le directeur de cet équipement de proximité soutient l'idée que l'animation est à la source du diagnostic, plus qu'elle n'en est la finalité. Dans le cadre de la demande d'agrément centre social auprès de la Caisse d'allocations familiales, l'équipe imagine un ensemble d'actions pour opérer un diagnostic partagé de façon permanente. Cela suppose une volonté de participation d'un ensemble de partenaires et de nombreuses personnes habitant le quartier. Après avoir explicité le cadre de l'expérience, Ramon Ortiz de Urbina développe la méthodologie de travail collectif entreprise, illustrée par plusieurs expériences. Un dialogue s'ensuit avec Jean-Luc Richelle qui interroge la légitimité de cette démarche participative, ses enjeux, les difficultés qu'elle présente et ses limites. Cette expérience innovante suscitera l'intérêt des animateurs socioculturels, tout autant que des intervenants sociaux.

  • Cet ouvrage fait suite au colloque international clôturant le programme de recherche PAGODE « Participation, Animation et GOuvernance dans les Ecoquartiers » financé entre 2010 et 2014 par l'Agence Nationale de Recherche dans le cadre de l'appel à projets « Ville durable ». Si les démarches participatives sont désormais un levier incontournable pour chaque acteur engagé dans la gouvernance du projet urbain durable, les (re)mises en ordres ou en désordres qu'elles suscitent s'avèrent des processus centraux autant que complexes. Car une fois la participation posée en principe et en discours, reste le problème du passage de l'injonction de soutenabilité urbaine à la réalité d'une dynamique sociétale qui favoriserait la prise en charge collective, participative et pérenne du cadre de vie. C'est ce discours participatif, ses effets, les expérimentations et retours critiques qu'il suscite, que les 39 chercheurs et praticiens réunis dans cet ouvrage proposent de discuter. Dans une perspective pluridisciplinaire et à travers de nombreuses études de cas, les diverses contributions analysent de façon riche et souvent renouvelée les modalités d'une fabrique urbaine participative aux prises avec les injonctions du développement durable. Plusieurs thèmes sont ainsi mis en discussion, à l'instar des effets d'un gouvernement de la participation ou des éco-technologies, des opportunités d'appropriations et de « résistances » citoyennes, ou encore de la problématique des « communs »... Au final, dans un contexte de transition et de changement, l'adaptation participative de la ville ressort ici, entre contrôles et résistances, comme un produit transactionnel traduisant les constructions et les appropriations stratégiques d'un ordre négocié de la durabilité urbaine.

  • S'appuyant sur le dispositif Sac Ados, initié en 1992 par l'association Vacances Ouvertes et mis en oeuvre par la Région ex-Aquitaine depuis 2006 (désormais Nouvelle- Aquitaine), l'ouvrage montre comment les projets de départs en vacances autonomes élaborés par les jeunes âgés de 16 à 25 ans s'inscrivent dans un processus d'émancipation et de construction de soi. Après présentation du dispositif Sac Ados, l'expression de la parole des jeunes est mise en avant à partir d'un travail d'analyse des récits d'expériences publiés à l'issue des séjours, pour être ensuite confrontée aux perceptions des professionnels qui accompagnent ces jeunes dans leur projet, mais aussi aux ressentis des parents qui ont vu leur enfant franchir le premier pas d'un départ sans « adulte référent ».Bien au-delà des représentations libéro-classiques des vacances marquées par l'oisiveté et l'inutilité, les pratiques juvéniles mises ici en exergue montrent combien ces temps vacanciers peuvent être vecteur d'acquisition de compétences transversales et combien les expériences vécues sont génératrices de sens tout en accentuant la maturité de ceux qui les vivent.

  • L'Institut d'Etude Politique et Sociale d'Aragon (IEPSA) et le département Carrières Sociales de l'IUT Michel de Montaigne ISIAT sont associés au sein d'un programme inter-regional Aragon-Aquitaine depuis 2008. Ce programme a pour vocation de mettre en oeuvre une stratégie de coopération étroite entre les deux instituts dans le champ de la professionnalisation du secteur de l'animation.

  • Cet ouvrage est issu du colloque annuel organisé en 2017 par l'équipe du département Carrières Sociales de l'IUT Bordeaux Montaigne - en lien avec l'un des axes de travail de l'équipe de recherche de l'UMR CNRS Passages -, sur le thème de la Médiation et de ses articulations avec l'Animation Socioculturelle. Dans un contexte où le champ de l'Animation multiplie ses pratiques et diversifie ses activités, les pratiques de médiations constituent elles-mêmes un ensemble fragmenté, divisé en segments plus ou moins (re)connus et structurés, à l'instar des médiations familiale, culturelle, interculturelle, pénale, sociale, etc. De fait, les analyses de la médiation ne cessent de souligner la polysémie et la plasticité du terme, la diversité des tâches et la multiplication des usages, proportionnelles à l'engouement qu'elle suscite dans des champs d'activités très différents. Pour autant, les nombreuses acceptions de la médiation - qui incitent certains à parler « des » médiations - n'obèrent pas son opérationnalité, notamment dans le champ socioculturel. A travers une réflexion construite sur des exemples issus des pratiques des professionnels de l'animation et de la médiation tout autant que sur des travaux de chercheurs, l'ouvrage tente ainsi de démêler et d'analyser les rapports entre ces deux univers de l'intervention sociale qui parfois se rejoignent dans une dilution constructive, parfois se disjoignent chacun défendant sa propre identité et spécificité.

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