éditions ASAP




  • Extrait
    Chapitre 1
    Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus anciennes rues du vieux quartier de Hambourg.
    La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
    « Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
    – Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
    – Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demie vient à peine de sonner à Saint-Michel.
    – Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
    Il nous le dira vraisemblablement.
    – Le voilà ! je me sauve, monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. » Et la bonne Marthe regagna son laboratoire culinaire.
    Je restai seul. Mais de faire entendre raison au plus irascible des professeurs, c’est ce que mon caractère un peu indécis ne me permettait pas. Aussi je me préparais à regagner prudemment ma petite chambre du haut, quand la porte de la rue cria sur ses gonds ; de grands pieds firent craquer l’escalier de bois, et le maître de la maison, traversant la salle à manger, se précipita aussitôt dans son cabinet de travail.
    Mais, pendant ce rapide passage, il avait jeté dans un coin sa canne à tête de casse-noisettes, sur la table son large chapeau à poils rebroussés, et à son neveu ces paroles retentissantes : « Axel, suis-moi ! »
    Je n’avais pas eu le temps de bouger que le professeur me criait déjà avec un vif accent d’impatience :
    « Eh bien ! tu n’es pas encore ici ? »
    Je m’élançai dans le cabinet de mon redoutable maître.
    Otto Lidenbrock n’était pas un méchant homme, j’en conviens volontiers ; mais, à moins de changements improbables, il mourra dans la peau d’un terrible original.
    Il était professeur au Johannaeum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu’il se préoccupât d’avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d’attention qu’ils lui accordaient, ni du succès qu’ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l’inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C’était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose : en un mot, un avare.
    Il y a quelques professeurs de ce genre en Allemagne.
    Mon oncle, malheureusement, ne jouissait pas d’une extrême facilité de prononciation, sinon dans l’intimité, au moins quand il parlait en public, et c’est un défaut regrettable chez un orateur.
    En effet, dans ses démonstrations au Johannaeum, souvent le professeur s’arrêtait court ; il luttait contre un mot récalcitrant qui ne voulait pas glisser entre ses lèvres, un de ces mots qui résistent, se gonflent et finissent par sortir sous la forme peu scientifique d’un juron. De là, grande colère.
    Or, il y a en minéralogie bien des dénominations semi-grecques, semi-latines, difficiles à prononcer, de ces rudes appellations qui écorcheraient les lèvres d’un poète. Je ne veux pas dire du mal de cette science. Loin de moi. Mais lorsqu’on se trouve en présence des cristallisations rhomboédriques, des résines rétinasphaltes, des ghélénites, des fangasites, des molybdates de plomb, des tungstates de manganèse et des titaniates de zircone, il est permis à la langue la plus adroite de fourcher.
    Donc, dans la ville, on connaissait cette pardonnable infirmité de mon oncle, et on en abusait, et on l’attendait aux passages dangereux, et il se mettait en fureur, et l’on riait, ce qui n’est pas de bon goût, même pour des Allemands. Et s’il y avait toujours grande affluence d’auditeurs aux cours de Lidenbrock, combien les suivaient assidûment qui venaient surtout pour se dérider aux belles colères du professeur !
    Quoi qu’il en soit, mon oncle, je ne saurais trop le dire, était un véritable savant. Bien qu’il cassât parfois ses échantillons à les essayer trop brusquement, il joignait au génie du géologue l’œil du minéralogiste. Avec son marteau, sa pointe d’acier, son aiguille aimantée, son chalumeau et son flacon d’acide nitrique, c’était un homme très fort. À la cassure, à l’aspect, à la dureté, à la fusibilité, au son, à l’odeur, au goût d’un minéral quelconque, il le classait sans hésiter parmi les six cents espèces que la science compte aujourd’hui.
    Aussi le nom de Lidenbrock retentissait avec honneur dans les gymnases et les associations nationales. MM. Humphry Davy, de Humboldt, les capitaines Franklin et Sabine, ne manquèrent pas de lui rendre visite à leur passage à Hambourg. MM. Becquerel, Ebelmen, Brewster, Dumas, Milne-Edwards, Sainte-Claire-Deville, aimaient à le consulter sur des questions les plus palpitantes de la chimie. Cette science lui devait d’assez belles découvertes, et, en 1853, il avait paru à Leipzig un Traité de Cristallographie transcendante, par le professeur Otto Lidenbrock, grand in-folio avec planches, qui cependant ne fit pas ses frais.
    Ajoutez à cela que mon oncle était conservateur du musée minéralogique de M. Struve, ambassadeur de Russie, précieuse collection d’une renommée européenne.
    Voilà donc le personnage qui m’interpellait avec tant d’impatience. Représentez-vous un homme grand, maigre, d’une santé de fer, et d’un blond juvénile qui lui ôtait dix bonnes années de sa cinquantaine. Ses gros yeux roulaient sans cesse derrière des lunettes considérables ; son nez, long et mince, ressemblait à une lame affilée ; les méchants prétendaient même qu’il était aimanté et qu’il attirait la limaille de fer. Pure calomnie : il n’attirait que le tabac, mais en grande abondance, pour ne point mentir.
    Quand j’aurai ajouté que mon oncle faisait des enjambées mathématiques d’une demi-toise, et si je dis qu’en marchant il tenait ses poings solidement fermés, signe d’un tempérament impétueux, on le connaîtra assez pour ne pas se montrer friand de sa compagnie.
    Il demeurait dans sa petite maison de Königstrasse, une habitation moitié bois, moitié brique, à pignon dentelé ; elle donnait sur l’un de ces canaux sinueux qui se croisent au milieu du plus ancien quartier de Hambourg que l’incendie de 1842 a heureusement respecté.
    La vieille maison penchait un peu, il est vrai, et tendait le ventre aux passants ; elle portait son toit incliné sur l’oreille, comme la casquette d’un étudiant de la Tugendbund ; l’aplomb de ses lignes laissait à désirer ; mais, en somme, elle se tenait bien, grâce à un vieil orme vigoureusement encastré dans la façade, qui poussait au printemps ses bourgeons en fleurs à travers les vitraux des fenêtres.
    Mon oncle ne laissait pas d’être riche pour un professeur allemand. La maison lui appartenait en toute propriété, contenant et contenu. Le contenu, c’était sa filleule Graüben, jeune Virlandaise de dix-sept ans, la bonne Marthe et moi. En ma double qualité de neveu et d’orphelin, je devins son aide-préparateur dans ses expériences.
    J’avouerai que je mordis avec appétit aux sciences géologiques ; j’avais du sang de minéralogiste dans les veines, et je ne m’ennuyais jamais en compagnie de mes précieux cailloux.
    En somme, on pouvait vivre heureux dans cette maisonnette de Königstrasse, malgré les impatiences de son propriétaire, car, tout en s’y prenant d’une façon un peu brutale, celui-ci ne m’en aimait pas moins. Mais cet homme-là ne savait pas attendre, et il était plus pressé que nature.
    Quand, en avril, il avait planté dans les pots de faïence de son salon des pieds de réséda ou de volubilis, chaque matin il allait régulièrement les tirer par les feuilles afin de hâter leur croissance.
    Avec un pareil original, il n’y avait qu’à obéir. Je me précipitai donc dans son cabinet.




  • Extrait
    Chapitre I
    Le comte : « Voici ma carte. » – Le capitaine : « Voici la mienne. »
    « Non, capitaine, il ne me convient pas de vous céder la place !
    – Je le regrette, monsieur le comte, mais vos prétentions ne modifieront pas les miennes !
    – Vraiment ?
    – Vraiment.
    – Je vous ferai cependant remarquer que je suis, incontestablement, le premier en date !
    – Et moi, je répondrai que, en pareille matière, l’ancienneté ne peut créer aucun droit.
    – Je saurai bien vous forcer à me céder la place, capitaine.
    – Je ne le crois pas, monsieur le comte.
    – J’imagine qu’un coup d’épée…
    – Pas plus qu’un coup de pistolet…
    – Voici ma carte !
    – Voici la mienne ! »
    Après ces paroles, qui partirent comme des ripostes d’escrime, deux cartes furent échangées entre les deux adversaires.
    L’une portait :
    HECTOR SERVADAC,
    Capitaine d’état-major.
    Mostaganem.
    L’autre :
    COMTE WASSILI TIMASCHEFF,
    À bord de la goélette Dobryna.
    Au moment de se séparer :
    « Où mes témoins rencontreront-ils les vôtres ? demanda le comte Timascheff.
    – Aujourd’hui, à deux heures, si vous le voulez bien, répondit Hector Servadac, à l’État-Major.
    – À Mostaganem ?
    – À Mostaganem. »
    Cela dit, le capitaine Servadac et le comte Timascheff se saluèrent courtoisement. Mais, au moment où ils allaient se quitter, une dernière observation fut faite par le comte Timascheff.
    « Capitaine, dit-il, je pense qu’il convient de tenir secrète la véritable cause de notre rencontre ?
    – Je le pense aussi, répondit Servadac.
    – Aucun nom ne sera prononcé !
    – Aucun.
    – Et alors le prétexte ?
    – Le prétexte ? – Une discussion musicale, si vous le voulez bien, monsieur le comte.
    – Parfaitement, répondit le comte Timascheff. J’aurai tenu pour Wagner, – ce qui est dans mes idées !
    – Et moi, pour Rossini, – ce qui est dans les miennes », répliqua en souriant le capitaine Servadac. Puis, le comte Timascheff et l’officier d’état-major, s’étant salués une dernière fois, se séparèrent définitivement.
    Cette scène de provocation venait de se passer, vers midi, à l’extrémité d’un petit cap de cette partie de la côte algérienne comprise entre Tenez et Mostaganem, et à trois kilomètres environ de l’embouchure du Chéliff. Ce cap dominait la mer d’une vingtaine de mètres, et les eaux bleues de la Méditerranée venaient mourir à ses pieds, en léchant les roches de la grève, rougies par l’oxyde de fer. On était au 31 décembre. Le soleil, dont les obliques rayons semaient ordinairement de paillettes éblouissantes toutes les saillies du littoral, était alors voilé par un opaque rideau de nuages. De plus, d’épaisses brumes couvraient la mer et le continent. Ces brouillards, qui, par une circonstance inexplicable, enveloppaient le globe terrestre depuis plus de deux mois, ne laissaient pas de gêner les communications entre les divers continents. Mais à cela, il n’y avait rien à faire.
    Le comte Wassili Timascheff, en quittant l’officier d’état-major, se dirigea vers un canot, armé de quatre avirons, qui l’attendait dans une des petites criques de la côte. Dès qu’il y eut pris place, la légère embarcation déborda, afin de rallier une goélette de plaisance qui, sa brigantine bordée et sa trinquette traversée au vent, l’attendait à quelques encablures.
    Quant au capitaine Servadac, il appela d’un signe un soldat, resté à vingt pas de lui. Ce soldat, tenant en main un magnifique cheval arabe, s’approcha sans prononcer une parole. Le capitaine Servadac, s’étant lestement mis en selle, se dirigea vers Mostaganem, suivi de son ordonnance, qui montait un cheval non moins rapide que le sien.
    Il était midi et demi lorsque les deux cavaliers passèrent le Chéliff, sur le pont que le génie avait construit récemment. Une heure trois quarts sonnaient au moment où leurs chevaux, blancs d’écume, s’élançaient à travers la porte de Mascara, l’une des cinq entrées ménagées dans l’enceinte crénelée de la ville.
    En cette année-là, Mostaganem comptait environ quinze mille habitants, dont trois mille Français. C’était toujours un des chefs-lieux d’arrondissement de la province d’Oran et aussi un chef-lieu de subdivision militaire. Là se fabriquaient encore des pâtes alimentaires, des tissus précieux, des sparteries ouvrées, des objets de maroquinerie. De là s’exportaient pour la France des grains, des cotons, des laines, des bestiaux, des figues, des raisins. Mais, à cette époque, on eût vainement cherché trace de l’ancien mouillage sur lequel, autrefois, les navires ne pouvaient tenir par les mauvais vents d’ouest et de nord-ouest. Mostaganem possédait actuellement un port bien abrité, qui lui permettait d’utiliser tous les riches produits de la Mina et du bas Chéliff.
    C’était même grâce à ce refuge assuré que la goélette Dobryna avait pu se risquer à hiverner sur cette côte, dont les falaises n’offrent aucun abri. Là, en effet, depuis deux mois, on voyait flotter à sa corne le pavillon russe, et, en tête de son grand mât, le guidon du Yacht Club de France, avec ce signal distinctif : M.C.W.T.
    Le capitaine Servadac, dès qu’il eut franchi l’enceinte de la ville, gagna le quartier militaire de Matmore. Là, il ne tarda pas à rencontrer un commandant du 2e tirailleurs et un capitaine du 8e d’artillerie, – deux camarades sur lesquels il pouvait compter.
    Ces officiers écoutèrent gravement la demande que leur fit Hector Servadac de lui servir de témoins dans l’affaire en question, mais ils ne laissèrent pas de sourire légèrement, lorsque leur ami donna pour le véritable prétexte de cette rencontre une simple discussion musicale intervenue entre lui et le comte Timascheff.




  • Extrait
    DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE
    Quelle chanson chantaient les sirènes ? quel nom Achille avait-il pris, quand il se cachait parmi les femmes ? – Questions embarrassantes, il est vrai, mais qui ne sont pas situées au delà de toute conjecture.
    SIR THOMAS BROWNE.
    Les facultés de l’esprit qu’on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d’analyse. Nous ne les apprécions que par leurs résultats. Ce que nous en savons, entre autres choses, c’est qu’elles sont pour celui qui les possède à un degré extraordinaire une source de jouissances des plus vives. De même que l’homme fort se réjouit dans son aptitude physique, se complaît dans les exercices qui provoquent les muscles à l’action, de même l’analyse prend sa gloire dans cette activité spirituelle dont la fonction est de débrouiller. Il tire du plaisir même des plus triviales occasions qui mettent ses talents en jeu. Il raffole des énigmes, des rébus, des hiéroglyphes ; il déploie dans chacune des solutions une puissance de perspicacité qui, dans l’opinion vulgaire, prend un caractère surnaturel. Les résultats, habilement déduits par l’âme même et l’essence de sa méthode, ont réellement tout l’air d’une intuition.
    Cette faculté de résolution tire peut-être une grande force de l’étude des mathématiques, et particulièrement de la très-haute branche de cette science, qui, fort improprement et simplement en raison de ses opérations rétrogrades, a été nommée l’analyse, comme si elle était l’analyse par excellence. Car, en somme, tout calcul n’est pas en soi une analyse. Un joueur d’échecs, par exemple, fait fort bien l’un sans l’autre. Il suit de là que le jeu d’échecs, dans ses effets sur la nature spirituelle, est fort mal apprécié. Je ne veux pas écrire ici un traité de l’analyse, mais simplement mettre en tête d’un récit passablement singulier quelques observations jetées tout à fait à l’abandon et qui lui serviront de préface.
    Je prends donc cette occasion de proclamer que la haute puissance de la réflexion est bien plus activement et plus profitablement exploitée par le modeste jeu de dames que par toute la laborieuse futilité des échecs. Dans ce dernier jeu, où les pièces sont douées de mouvements divers et bizarres, et représentent des valeurs diverses et variées, la complexité est prise – erreur fort commune – pour de la profondeur. L’attention y est puissamment mise en jeu. Si elle se relâche d’un instant, on commet une erreur, d’où il résulte une perte ou une défaite. Comme les mouvements possibles sont non seulement variés, mais inégaux en puissance, les chances de pareilles erreurs sont très-multipliées ; et dans neuf cas sur dix, c’est le joueur le plus attentif qui gagne et non pas le plus habile. Dans les dames, au contraire, où le mouvement est simple dans son espèce et ne subit que peu de variations, les probabilités d’inadvertance sont beaucoup moindres, et l’attention n’étant pas absolument et entièrement accaparée, tous les avantages remportés par chacun des joueurs ne peuvent être remportés que par une perspicacité supérieure.
    Pour laisser là ces abstractions, supposons un jeu de dames où la totalité des pièces soit réduite à quatre dames, et où naturellement il n’y ait pas lieu de s’attendre à des étourderies. Il est évident qu’ici la victoire ne peut être décidée, – les deux parties étant absolument égales, – que par une tactique habile, résultat de quelque puissant effort de l’intellect. Privé des ressources ordinaires, l’analyste entre dans l’esprit de son adversaire, s’identifie avec lui, et souvent découvre d’un seul coup d’œil l’unique moyen – un moyen quelquefois absurdement simple – de l’attirer dans une faute ou de le précipiter dans un faux calcul.
    On a longtemps cité le whist pour son action sur la faculté du calcul ; et on a connu des hommes d’une haute intelligence qui semblaient y prendre un plaisir incompréhensible et dédaigner les échecs comme un jeu frivole. En effet, il n’y a aucun jeu analogue qui fasse plus travailler la faculté de l’analyse. Le meilleur joueur d’échecs de la chrétienté ne peut guère être autre chose que le meilleur joueur d’échecs ; mais la force au whist implique la puissance de réussir dans toutes les spéculations bien autrement importantes où l’esprit lutte avec l’esprit.




  • Extrait
    UN SCANDALE EN BOHÊME
    I
    Pour Sherlock Holmes, elle est toujours la femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera la femme.
    Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète ; amoureux, il n’aurait plus été le même. Lorsqu’il parlait des choses du cœur, c’était toujours pour les assaisonner d’une pointe de raillerie ou d’un petit rire ironique. Certes, en tant qu’observateur, il les appréciait : n’est-ce pas par le cœur que s’éclairent les mobiles et les actes des créatures humaines ? Mais en tant que logicien professionnel, il les répudiait : dans un tempérament aussi délicat, aussi subtil que le sien, l’irruption d’une passion aurait introduit un élément de désordre dont aurait pu pâtir la rectitude de ses déductions. Il s’épargnait donc les émotions fortes, et il mettait autant de soin à s’en tenir à l’écart qu’à éviter, par exemple de fêler l’une de ses loupes ou de semer des grains de poussière dans un instrument de précision. Telle était sa nature. Et pourtant une femme l’impressionna : la femme, Irène Adler, qui laissa néanmoins un souvenir douteux et discuté.
    Ces derniers temps, je n’avais pas beaucoup vu Holmes. Mon mariage avait séparé le cours de nos vies. Toute mon attention se trouvait absorbée par mon bonheur personnel, si complet, ainsi que par les mille petits soucis qui fondent sur l’homme qui se crée un vrai foyer. De son côté, Holmes s’était isolé dans notre meublé de Baker Street ; son goût pour la bohème s’accommodait mal de toute forme de société ; enseveli sous de vieux livres, il alternait la cocaïne et l’ambition : il ne sortait de la torpeur de la drogue que pour se livrer à la fougueuse énergie de son tempérament. Il était toujours très attiré par la criminologie, aussi occupait-il ses dons exceptionnels à dépister quelque malfaiteur et à élucider des énigmes que la police officielle désespérait de débrouiller. Divers échos de son activité m’étaient parvenus par intervalles : notamment son voyage à Odessa où il avait été appelé pour le meurtre des Trepoff, la solution qu’il apporta au drame ténébreux qui se déroula entre les frères Atkinson de Trincomalee, enfin la mission qu’il réussit fort discrètement pour la famille royale de Hollande. En dehors de ces manifestations de vitalité, dont j’avais simplement connaissance par la presse quotidienne, j’ignorais presque tout de mon ancien camarade et ami.
    Un soir – c’était le 20 mars 1888 – j’avais visité un malade et je rentrais chez moi (car je m’étais remis à la médecine civile) lorsque mon chemin me fit passer par Baker Street. Devant cette porte dont je n’avais pas perdu le souvenir et qui sera toujours associée dans mon esprit au prélude de mon mariage comme aux sombres circonstances de l’Étude en Rouge, je fus empoigné par le désir de revoir Holmes et de savoir à quoi il employait ses facultés extraordinaires. Ses fenêtres étaient éclairées ; levant les yeux, je distingue même sa haute silhouette mince qui par deux fois se profila derrière le rideau. Il arpentait la pièce d’un pas rapide, impatient ; sa tête était inclinée sur sa poitrine, ses mains croisées derrière son dos. Je connaissais suffisamment son humeur et ses habitudes pour deviner qu’il avait repris son travail. Délivré des rêves de la drogue, il avait dû se lancer avec ardeur sur une nouvelle affaire. Je sonnai, et je fus conduit à l’appartement que j’avais jadis partagé avec lui. Il ne me prodigua pas d’effusions. Les effusions n’étaient pas son fort. Mais il fut content, je crois, de me voir. À peine me dit-il un mot. Toutefois son regard bienveillant m’indiqua un fauteuil ; il me tendit un étui à cigares ; son doigt me désigna une cave à liqueurs et une bouteille d’eau gazeuse dans un coin. Puis il se tint debout devant le feu et me contempla de haut en bas, de cette manière pénétrante qui n’appartenait qu’à lui. « Le mariage vous réussit ! observa-t-il. Ma parole, Watson, vous avez pris sept livres et demie depuis que je vous ai vu.
    – Sept, répondis-je.
    – Vraiment ? J’aurais cru un peu plus. Juste un tout petit peu plus, j’imagine, Watson. Et vous avez recommencé à faire de la clientèle, à ce que je vois. Vous ne m’aviez pas dit que vous aviez l’intention de reprendre le collier !
    – Alors, comment le savez-vous ?
    – Je le vois ; je le déduis. Comment sais-je que récemment vous vous êtes fait tremper, et que vous êtes nanti d’une bonne maladroite et peu soigneuse ?
    – Mon cher Holmes, dis-je, ceci est trop fort ! Si vous aviez vécu quelques siècles plus tôt, vous auriez certainement été brûlé vif. Hé bien ! oui, il est exact que jeudi j’ai marché dans la campagne et que je suis rentré chez moi en piteux état ; mais comme j’ai changé de vêtement, je me demande comment vous avez pu le voir, et le déduire. Quant à Mary-Jane, elle est incorrigible ! ma femme lui a donné ses huit jours ; mais là encore, je ne conçois pas comment vous l’avez deviné. »
    Il rit sous cape et frotta l’une contre l’autre ses longues mains nerveuses.
    « C’est d’une simplicité enfantine, dit-il. Mes yeux me disent que sur le côté intérieur de votre soulier gauche, juste à l’endroit qu’éclaire la lumière du feu, le cuir est marque de six égratignures presque parallèles ; de toute évidence, celles-ci ont été faites par quelqu’un qui a sans précaution gratté autour des bords de la semelle pour en détacher une croûte de boue. D’où, voyez-vous, ma double déduction que vous êtes sorti par mauvais temps et que, pour nettoyer vos chaussures, vous ne disposez que d’un spécimen très médiocre de la domesticité londonienne. En ce qui concerne la reprise de votre activité professionnelle, si un gentleman qui entre ici, introduit avec lui des relents d’iodoforme, arbore sur son index droit la trace noire du nitrate d’argent, et porte un chapeau haut de forme pourvu d’une bosse indiquant l’endroit où il dissimule son stéthoscope, je serais en vérité bien stupide pour ne pas l’identifier comme un membre actif du corps médical. »
    Je ne pus m’empêcher de rire devant l’aisance avec laquelle il m’expliquait la marche de ses déductions




  • Extrait
    Une communication complexe et souvent inconsciente
    Je parle avec mon corps, et ceci sans le savoir. Je dis donc toujours plus que je n’en sais. Jacques Lacan
    Témoignage
    « Dernièrement, je suis allée à un stage de management et développement personnel, payé par mon entreprise. Le stage avait pour thème principal l’amélioration de nos prises de paroles en public. En fait, je suis passée manager d’une équipe de 9 personnes récemment, et je ressentais vraiment le besoin de m’améliorer pour tout ce qui est conduite de réunions, ou présentation de projets. J’ai donc tout fait pour participer et tirer un maximum de choses de ce séminaire. En plus, le formateur était vraiment sympa, donc on se sentait bien en confiance. C’était un ancien comédien et prof de théâtre, donc je pense qu’il s’y connaissait plutôt bien en matière de prise de parole en public ! On a fait beaucoup d’exercices pratiques, et notamment des exercices filmés. Bernard, le formateur, nous a filmés le premier jour, en nous demandant de nous présenter, debout, devant les autres (l’horreur !). On a ensuite visionné les présentations. Et je me suis aperçu de tous les tics que je peux avoir quand je me sens mal à l’aise ! Bon, déjà, moi, je rougis facilement, mais alors là, j’étais une vraie pivoine ! Et puis je n’arrêtais pas d’avancer et de reculer de façon assez ridicule… comme si j’avais une seule idée en tête, partir, mais que je n’osais pas le faire ! Sans parler des deux cents fois où j’ai remis mon pull en place… Je me suis dit que si mes collègues me voyaient comme ça quand je faisais mes présentations, c’était normal que je n’emporte pas l’adhésion immédiatement… »
    Delphine, 32 ans
    Un peu de théorie
    Qu'est-ce que la communication ?
    La communication, c’est l’émission d’un message entre un émetteur et un récepteur, et l'émission ensuite d’un feed-back (c'est-à-dire d'une réponse), entre le récepteur et l’émetteur. Communiquer, c’est donc transmettre et recevoir des messages. Il est vrai que, maintenant, quand on pense au terme « communication », on pense tout de suite aux ordinateurs, aux téléphones portables, et à d’autres appareils ultra-perfectionnés mais tellement courants à notre époque. Mais on a tendance à oublier que la première (et la plus importante ?) forme de communication, c’est quand deux personnes sont ensemble et échangent des informations, et ce de façon directe ! Et quand deux personnes se parlent, autour d’un verre, d’un bureau ou dans la rue, il n’est pas exagéré de dire que leur mode de communication est au moins aussi perfectionné et complexe qu’un appel téléphonique ! Car oui, la communication interpersonnelle est beaucoup plus complexe qu’elle n’y parait. Car si tout le monde communique, cela ne signifie pas que tout le monde se comprend ! La communication, c’est le concept qui définit seulement l’échange d’informations, mais cela ne définit nullement la compréhension de l’autre ! Les questions à se poser sont les suivantes : Nous communiquons, mais communiquons-nous bien ? Avons-nous toutes les cartes en main pour bien nous comprendre ? Quels peuvent être les freins à une bonne communication ?
    Les problèmes de communication
    Ils sont multiples, et proviennent en grande majorité de notre complexité d’être humain. Premièrement, nous sommes tous des êtres différenciés, avec, pour chacun d'entre nous, son propre monde et sa propre vision du monde, enregistrés dans son cerveau. Plus clairement, face au même message, nous réagissons tous différemment, et ceci notamment à cause de certains « filtres » qui nous conditionnent. Ces filtres peuvent être physiques (nos cinq sens), ou psychologiques (comme notre éducation, notre vécu, etc.)
    Ensuite, nous ne sommes pas toujours conscients de ce que nous communiquons, dans la mesure où nous ne maîtrisons pas toujours le message que nous voulons transmettre : beaucoup de parasites, d’imprécisions, d’omissions peuvent brouiller malgré nous notre communication. En effet, la communication implique des éléments dont nous n’avons pas forcément conscience, et ceci surtout quand nous communiquons de façon directe avec les autres.
    Dans le cas de Delphine, par exemple, la timidité peut mettre en péril sa crédibilité auprès de son équipe quand elle doit s’exprimer en public. Son témoignage met en évidence le fait suivant : on peut avoir un discours très structuré et parfaitement argumenté, sans ce que ce dernier soit efficace, s’il n’est pas servi par une attitude adéquate : les gens n’entendront pas ce que vous dites si visuellement ils ne sont pas « séduits » par votre attitude.

  • 700 blagues

    Collectif




    Extrait
    Ta mère est tellement crade que quand elle se lave, la station d’épuration porte plainte.
    ***
    Quelle différence y a-t-il entre une femme et le lait ?
    La femme aime acheter (H.T.) et le lait , on l’aime U.H.T.
    ***
    Deux fous se promènent. Soudain ils lèvent la tête pour regarder un avion :
    - Ah, je le reconnais, dit l’un, c’est l’avion du président.
    - T’es fou, on aurait vu passer les motards !
    ***
    Janvier, ça commence par un J, et pourtant, ça commence par un P. Pourquoi ?
    Réponse : pourtant, ça commence par un P.
    ***
    Combien gagne un fakir ?
    Des clous !
    ***
    Un libertaire indécrottable se promène en ville, avec son chien en laisse. Au bout d’un moment, il lui vient une petite soif, et il décide d’entrer dans un café pour prendre un godet. Le café ne tolérant pas les chiens, le gars décide d’attacher la laisse du chien à un parcmètre sur le trottoir. Une heure et quelques ballons de beaujolais plus tard, un policier fait irruption dans le café:
    - À qui appartient le chien attaché sur le trottoir?
    - À moi m’sieur l’agent. Il y a un problème?
    - Oui, il y a un petit problème. Votre chienne est en chaleurs.
    - Eh ben où est le problème?
    Le trottoir est à l’ombre...
    - Ce n’est pas ce que je voulais dire: votre chienne a besoin d’être couverte!
    - Ah ben vous alors? Je ne comprends plus : d’abord vous me dites qu’elle a chaud, ensuite qu’il faut la couvrir ?!
    Le policier, voyant que le gars se fout de sa gueule écume:
    - Écoutez-moi bien monsieur. Votre chienne a besoin d’être saillie! Elle attire tous les mâles du coin et vous risquez de provoquer un accident à cause de ça! Alors le gars se retourne vers le bar, prend une gorgée de rouge et balance:
    - Vous gênez pas, allez-y, j’ai toujours voulu un chien policier.
    ***
    C’est un gros camionneur qui va à la gendarmerie.
    - B’jour! Dites, vous avez des vaches noires dans l’pays ?
    - Bah ! non.
    - Et des chevaux noirs ?
    - Non.
    - Des gros chiens noirs, alors?
    - Non plus, non !
    - Merde... Alors j’ai écrasé l’curé.
    ***
    Qu’est-ce qui est petit, rond, vert et qui monte et qui descend ?
    Un petit pois dans un ascenseur !
    ***
    Quelles sont les quatre lettres que les parents utilisent le plus souvent ?
    Réponse : O, B, I, C.

  • Quelles sont les poses les plus adaptées à des photos de nu fortes et sensuelles ? Comment concevoir un éclairage qui souligne les courbes harmonieuses d'un corps, dessine des ombres profondes ou renforce l'intensité d'un visage ?
    Positionnement de la source de lumière principale, utilisation de réflecteurs ou attitude du modèle, cet ouvrage détaille 35 schémas d'éclairage ainsi que les poses associées pour vous guider dans vos premiers pas dans la photo de nu en studio.

  • YOGA ANTI-STRESS

    Sophie Godard






    Extrait
    Le yoga, ce n'est pas une simple activité que l'on pratique deux fois par semaine comme l'on ferait du tennis ou de la natation. Le yoga, c'est aussi et – presque avant tout – une véritable philosophie de vie. Sans endoctrinement.
    Faire du yoga, c'est comme pratiquer une activité physique quelconque, la gym, par exemple. Non. Faire du yoga, c'est bien, mais cela ne dépasse pas le cadre des séances. Non. Faire du yoga, c'est bien plus que cela. Car si vous pensez pouvoir bénéficier de tous les bienfaits supposés ou reconnus d'une pratique régulière, il ne faut pas vous contenter d'y consacrer dix minutes ou un quart d'heure par jour. Car le yoga véhicule une idéologie, une façon d'appréhender la vie, de respecter son corps et son esprit. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut changer radicalement de vie parce qu'on inclut trois ou quatre séances de yoga dans la semaine ! Pas du tout. Mais la zen attitude cela se cultive, tout au long de la journée et de la vie. « Pour moi, explique Gaëlle, une jeune Parisienne adepte depuis trois ans, le yoga c'est un ensemble, sinon ce n'est pas cohérent. Ce serait comme vouloir manger exclusivement bio et filer au McDo trois fois par semaine, quel intérêt ? » D'autant que la philosophie yoga s'inscrit tout à fait dans la ligne du mieux-être sur laquelle on ne peut que s'accorder : mieux manger, mieux dormir, mieux bouger mais aussi faire un travail sur soi par rapport au monde extérieur (en limitant ainsi les agressions extérieures et le stress, par exemple).
    Zen attitude
    Faire du yoga, cela permet de chasser le stress. C'est vrai. Mais ce n'est pas miraculeux non plus. Par là, entendez que le yoga n'est pas le pansement à dégainer pour pouvoir jouir en toute impunité d'une vie stressante à souhait ! Pour bénéficier de tous les bienfaits d'une pratique régulière, vous devez vous aussi essayer de limiter stress et agressions extérieures. C'est un peu un travail à double sens, mais aussi une façon d'appréhender le quotidien qui ne peut vous faire que du bien sur le court, le moyen et le long terme. D'accord, moins de stress dans la vie courante, mais comment faire ? Alors, on commence par respirer et par dresser le tableau, faire un état des lieux en quelque sorte. À quoi ressemble votre quotidien ? D'où vient votre stress ? Le travail, l'organisation, l'environnement ? Ne pouvez-vous pas agir sur certains de ces facteurs ? Parce que s'il est difficile de changer de supérieur hiérarchique, par exemple, il est peut-être possible de modifier l'organisation de son travail ou son environnement. Adapter ses horaires, déléguer plus, ne pas accepter ce qui ne relève pas de son poste, peuvent être des options pour libérer un peu la vie professionnelle d'un stress souvent omniprésent. Et parfois les solutions ne sont pas forcément là où on pourrait les attendre. « J'habite en région parisienne, dans un coin très mal desservi par les transports. Un bus, un RER et deux métros, vous imaginez le nombre de problème que je pouvais rencontrer par jour, explique Nathalie, employée dans une bibliothèque. Du coup les trajets étaient une source constante de stress, car je ne peux pas me permettre d'être en retard. » Plutôt que de continuer à subir ces problèmes perpétuels, cet énervement de chaque instant et le regard désapprobateur de sa chef quand elle arrivait cinq minutes en retard, Nathalie s'est acheté un vélo ! Aujourd'hui, ses temps de transports sont fixes, sans stress et en plus elle fait de l'exercice. Du tout bénéf ! Juliette quant à elle a complètement réorganisé son emploi du temps. « Mes amies croient que je suis zen, parce que je fais du yoga. C'est vrai que le yoga m'apporte beaucoup. Mais je ne me contente pas de quelques séances par semaine ! Je vis au rythme du yoga ! Avant je courais dans tous les sens. Maintenant je prends le temps! » Chacun peut adapter un minimum son quotidien pour limiter le stress : éviter les déplacements inutiles, coupler les rendez-vous, faire ses courses en ligne, privilégier les activités de proximité, les pistes sont plurielles.






  • Extrait
    Quand j’écoute un de ses disques, je pense souvent que sans moi, il n’en serait pas là. Moi non plus, probablement !
    Cette année-là, tout allait mal pour moi. Mon père était décédé, je m’étais fait virer de mon boulot et les choses n’allaient pas très bien avec ma femme. Elle bossait beaucoup pour nous faire vivre tous les deux et me reprochait mon manque d’énergie. Ça finissait souvent en dispute comme ce soir-là. J’étais à bout, je ne savais plus où j’en étais. Elle a menacé de me quitter et mon sang n’a fait qu’un tour. Je suis sorti de la maison en claquant la porte et j’ai pris la voiture sans but. La pluie tombait à torrent, il faisait nuit noire. Je roulais un peu vite en ressassant des idées noires. Et puis j’ai vu un type tout seul au bord de la route qui faisait du stop. Il était trempé au milieu de nulle part : je me suis arrêté pour le prendre. Quand il est monté dans la voiture, je l’ai tout de suite reconnu. Il n’avait pas encore le succès planétaire qu’il a maintenant mais il commençait à être célèbre. Son premier tube passait en boucle à la radio et ma nièce avait un poster de lui au-dessus de son lit.
    Il était visiblement d’humeur sombre comme moi. Nous n’avons pas parlé, je crois que tacitement on avait décidé tous les deux de juste rouler. Au bout d’une demi-heure, j’ai décidé de briser la glace. Je lui ai proposé d’aller boire un café dans un bar que je connaissais. Il a accepté, le bar était désert. On a bu notre café en silence. Puis j’ai proposé : « Un truc un peu plus fort ? » Et nous avons commencé à parler. Il voulait tout arrêter. Le succès était arrivé trop vite, disait-il. Il n’arrivait pas à gérer, ne savait plus qui étaient ses amis, avait peur de se perdre… Les verres s’enchaînaient et je me suis mis moi aussi à lui raconter ma vie, mon boulot, mon père, mes emmerdes… On s’est donné mutuellement des conseils, on a ri, on a presque pleuré ; on était saouls comme des cochons. On a fini par se faire virer du bar et aller décuver dans la voiture. Quand je me suis réveillé, j’avais la bouche pâteuse et une star sur le siège passager. J’ai dit : « Je te ramène », il n’a pas protesté. Quand je l’ai déposé en bas de chez lui un peu plus tard, il m’a serré la main et m’a remercié. Et puis il m’a glissé : « Rentre chez toi, ta femme doit être inquiète », ce que j’ai fait et je ne le regrette pas.
    Je ne l’ai jamais revu mais il m’a dédié une de ses chansons. Quant à moi, j’ai donné son prénom à mon premier fils.






  • Extrait
    Le tarot entretient la légende sur sa provenance. On sait toutefois que le tarot divinatoire s’appuie sur le Tarot de Marseille. De ses origines incertaines, il a gardé le goût du mystère.
    On se dispute encore à propos des sources du tarot : on lui attribue des origines orientales ou égyptiennes. Il aurait été, à l’origine, utilisé pour transmettre les secrets de Thot, le dieu égyptien de la connaissance. D’autres pensent qu’il est d’origine hébraïque, une corruption du mot « torah ». On aurait également retrouvé des ancêtres du jeu en Inde et en Extrême-Orient, vraisemblablement ramenés en Europe par les Templiers revenus des Croisades. On y implique aussi les gitans, dont le tarot dépeint les mythes tsiganes, et qui l’auraient rapporté en Europe. La liste des suppositions est inépuisable et souligne la richesse culturelle du tarot.
    Le premier tarot tel que nous le connaissons date de la Renaissance italienne. Celui des « Visconti-Sforza » est un tarot peint à la main commandé par une noble famille de Milan. Si le tarot a commencé sa vie en tant que jeu de cartes, les différentes significations mystiques qu’on lui prête aujourd’hui sont en totale adéquation avec ses origines incertaines et viennent renforcer le pouvoir du mythe dont il s’alimente.
    Des connaissances cachées dans les cartes
    Outre son utilisation divinatoire, le tarot servait aussi de jeu de cartes, le tarocchi, qui est encore en usage actuellement. De nombreux jeux anciens comportent des motifs français, comme sur le Tarot de Marseille, apparu à la fin du xve siècle et baptisé en l’honneur du port français, bien qu’il fût présent partout en Europe. Le xixe siècle voit une résurgence de l’intérêt pour l’occultisme, la magie et le mysticisme ésotérique. À cette époque, le tarot quitte l’Europe pour l’Amérique du Nord. La société du xixe siècle avait engendré une distinction importante entre divination et prédiction de l’avenir, cette dernière étant considérée comme une vile activité à des fins lucratives, et la divination étant réservée à une élite intellectuelle.
    La véritable provenance du tarot est-elle si importante ? Au contraire, il s’affranchit de tout contexte certain et n’est pas figé dans le temps, il est dégagé de tout prétexte. En un mot, il est libre. Libre d’être utilisé et interprété selon les envies et les besoins de chacun.






  • Extrait
    1. les règles du jeu
    Le Texas Hold’em a beau être un jeu à la subtilité stratégique presque infinie, ses règles restent simples. Elles sont typiquement celles de tous les pokers, dont elles suivent les deux mécanismes traditionnels, les combinaisons de cartes et les enchères. Si vous avez déjà joué au poker « classique », vous ne serez pas longtemps dépaysé. Si au contraire vous découvrez cette famille de jeux, il vous suffira de moins d’une demi-heure pour en comprendre tout le déroulement… et commencer à en entrevoir toutes les finesses ! C’est la marque des grands jeux : peu de règles, mais des possibilités si nombreuses et diverses que la stratégie en est inépuisable.
    Les bases du poker
    Au poker, les joueurs essaient d’obtenir la meilleure combinaison possible avec les cartes à jouer dont ils disposent. Ces combinaisons sont prédéterminées et organisées selon une hiérarchie fixe qui va de la combinaison la plus fréquente à la combinaison la plus rare en termes de probabilités. De toute évidence, il est beaucoup plus difficile d’obtenir 4 cartes semblables (un carré) que 2 cartes identiques (une paire).
    Entre les distributions ou changements de cartes, les joueurs effectuent des enchères, c’est-à-dire misent des jetons, qui équivalent souvent à de l’argent, et sont réunis dans ce qu’on appelle le « pot ». Ces mises sont la somme que le joueur investit sur son jeu.
    Elles sont évidemment censées correspondre à la force de la combinaison que le joueur détient. Mais très théoriquement… D’abord parce qu’une partie des cartes reste cachée aux autres joueurs. On peut donc très bien miser gros avec une combinaison très faible pour faire croire qu’on est fort, c’est le fameux « bluff ». Mises et enchères couvrent ensuite toutes sortes de manœuvres stratégiques, qui consistent par exemple à faire grossir le pot pour gagner davantage, ou à pousser les autres joueurs à abandonner.
    À la fin du coup, le gagnant, parce qu’il a la combinaison la plus forte, ou parce que tous les autres joueurs ont abandonné, remporte le pot. Facile !
    Les combinaisons On utilise un seul jeu de 52 cartes à jouer, classique, comprenant les 4 couleurs habituelles (pique, cœur, carreau, trèfle) en familles de 13 cartes chacune, du Deux à l’As. Les jokers sont retirés du jeu, soyons sérieux ! La hiérarchie des cartes est Deux-Trois-Quatre-Cinq-Six-Sept-Huit-Neuf-Dix-Valet-Dame-Roi-As, le Deux étant la carte la plus faible, l’As la plus forte. Il n’y a pas de différence de valeur entre les couleurs : toutes sont égales.






  • Extrait
    Le mot objectif est sur les lèvres de tous les managers, car c’est apparemment la clef de la motivation de toute équipe qui se respecte. Encore faut-il que ce terme recouvre la bonne réalité, et que les objectifs en question soient bien pensés et bien conçus, pour pouvoir être atteints.
    « Je me rappelle la dernière réunion de la boîte, où nous avons tous été convoqués, pour «  être informés des nouveaux objectifs de l’entreprise ». Arrivés là-bas, on nous a bassinés pendant une heure, sur l’importance d’être plus réactifs, plus proches du client et plus respectueux des valeurs de notre entreprise… Ce qui ne voulait absolument rien dire, sincèrement. Résultat, pendant que les cadres se congratulaient à propos de leur super présentation, nous sommes repartis au boulot et nous avons travaillé exactement comme d’habitude, mis à part les quelques remarques échangées, sur ces réunions débiles… »
    Il est vrai que le mot objectif n’est pas utilisé à sa juste valeur dans la plupart des cas, ce qui fait gentiment sourire le personnel de la plupart des entreprises. Dans le témoignage de Marc, par exemple, qu’est-ce qui ne va pas dans les objectifs annoncés ? Tout simplement que ce ne sont pas vraiment des objectifs, mais plutôt des rêves, des valeurs fédératrices. En d’autres termes, des projets vagues, plutôt positifs, il est vrai, mais impossibles à appliquer sur le terrain, s’ils ne sont pas formulés de façon plus concrète. Par exemple, comment interpréter ce qui suit : « Être plus proche du client » ? Cela veut-il dire s’en rapprocher physiquement ? Lui demander plus de renseignements personnels ? Lui proposer de répondre à une enquête de satisfaction ? Le connaître par son nom ? Connaître ses goûts ? Il faut être beaucoup plus concret si l’on veut être suiviénbsp; !
    Des objectifs précis et mesurables
    Vous voyez bien, avec cet exemple, qu’un objectif ne peut pas être formulé ainsi, car il n’est ni précis, ni mesurable. Qu’entend-on par précis ? Ce que nous entendons par là, c’est qu’il doit porter sur des performances ou des comportements bien détaillés, afin d’être plus facilement appliqués. Pensez par exemple aux bulletins scolaires. Combien de fois a-t-on vu, sur les nôtres ou sur ceux de nos enfants des phrases comme « Elève moyen, doit s’améliorer ». D’accord, mais encore ? En grammaire ? En conjugaison ? En lecture ? En dictée ? Quels peuvent être les moyens mis en place pour faire cela ? Des objectifs précis permettent à un travailleur de savoir exactement ce que l’on attend de lui, et donc de pouvoir agir en conséquence. Mais ce n’est pas tout. Des objectifs doivent également être mesurables. Si l’on prend l’exemple du projet « être plus proche du client », et si l’on choisit, pour ce faire, de lancer une enquête de grande envergure pour connaître sa satisfaction du service rendu, l’objectif peut-être, par exemple, d’avoir à terme, une hausse de 25% des clients « très satisfaits ».L’avantage des objectifs mesurables, c’est de permettre de savoir où l’on va, c'est-à-dire de donner des repères, afin de pouvoir mesurer les progrès faits. Car pouvoir mesurer cette progression, c’est aussi continuer à motiver les employés à l’aide d’outils tangibles. De plus, cela permettra de leur donner des récompenses objectives, liées aux performances concrètes de leurs équipes.




  • Table des matières
    L’invasion de la Pologne
    La déclaration de guerre à l’Allemagne
    Le début de la bataille de l’Atlantique
    L’offensive de la Sarre
    La Pologne est rayée de la carte
    L’occupation du Danemark et de la Norvège
    La bataille de France
    La percée de Sedan
    L’ouverture du camp d’Auschwitz
    La fin de l’évacuation de Dunkerque
    L’Italie déclare la guerre à la France
    Paris aux mains des Allemands
    La demande d’armistice
    L’appel du général de Gaulle
    La signature de l’armistice
    La visite-éclair d’Hitler à Paris
    L’armistice franco-italien
    La naissance de la « France libre »
    Le gouvernement s’installe à Vichy
    La destruction de la flotte de Mers el-Kébir
    Le vote des pleins pouvoirs à Pétain
    La création des chantiers de jeunesse
    Le ralliement de l’AEF et du Cameroun
    Le début du Blitz
    L’instauration des cartes de rationnement
    Le pacte tripartite
    Le statut des juifs
    La création du ghetto de Varsovie
    L’entrevue de Montoire
    La manifestation des étudiants
    Le vote de la loi du prêt-bail
    Première rafle à Paris
    Le lancement de l’opération Barbarossa
    La création de la Légion des volontaires français
    La Charte de l’Atlantique
    La Charte du travail
    L’exécution de Guy Môquet
    L’attaque japonaise sur Pearl Harbor
    Le décret « Nuit et brouillard »
    Premier gazage à Chelmno
    Jean Moulin est parachuté en France
    L’annonce du Victory Program
    La conférence de Wannsee
    L’ouverture du procès de Riom
    La bataille de la mer de Corail
    Le port obligatoire de l’étoile jaune
    La bataille de Midway
    La rafle du Vel’ d’hiv’
    Le lancement de l’offensive de Guadalcanal
    La percée d’El-Alamein
    Le débarquement allié en Afrique du Nord
    L’occupation de la zone libre
    Le sabordage de la flotte de Toulon
    La clôture de la conférence de Casablanca
    L’unification de la Résistance
    La création de la Milice
    La capitulation de Stalingrad
    L’instauration du STO
    Le soulèvement du ghetto de Varsovie
    La création du Conseil national de la Résistance
    Le Comité français de libération nationale
    L’arrestation de Jean Moulin
    Le débarquement de Sicile
    L’arrêt de l’offensive de Koursk
    Le paroxysme du bombardement de Hambourg
    L’armistice italien
    La création d’une Assemblée consultative à Alger
    L’ouverture de la conférence de Téhéran
    Le programme du Conseil national de la Résistance
    L’organisation des FFI
    L’attaque du maquis des Glières
    La création du Gouvernement provisoire de la République française
    Le débarquement de Normandie
    Le massacre d’Oradour-sur-Glane
    L’ordonnance sur l’épuration
    La tentative d’assassinat de Hitler
    L’attaque de Vassieux-en-Vercors
    Les accords de Bretton Woods
    Le débarquement de Provence
    Le début de l’insurrection parisienne
    Le camp d’Auschwitz photographié
    La libération de Paris
    L’offensive soviétique sur l’Allemagne
    La libération du camp d’Auschwitz
    La clôture de la conférence de Yalta
    Le bombardement de Dresde
    Les Alliés franchissent le Rhin
    L’ouverture du camp de Buchenwald
    L’assaut sur Berlin
    La jonction sur l’Elbe
    Le suicide d’Hitler
    La capitulation allemande à Reims
    Fin des combats
    La signature de la charte de San Francisco
    L’ouverture du procès Pétain
    La clôture de la conférence de Potsdam
    Le bombardement d’Hiroshima
    L’URSS déclare la guerre au Japon
    Le bombardement de Nagasaki
    La capitulation japonaise




  • Table des matières
    Introduction
    Le vinaigre
    À quoi ça sert, le vinaigre ?
    Le vinaigre balsamique
    Le vinaigre blanc
    Le vinaigre de cidre
    Le vinaigre de toilette
    Le vinaigre de vin
    Le vinaigre de Xérès
    Les vinaigres aromatisés
    Les vinaigres élaborés
    Une maison clinquante
    La magie du vinaigre en cuisine
    L’art du vinaigre sur les vêtements
    Prenez soin de vous grâce au vinaigre
    Le vinaigre et ses nombreux remèdes
    L’art du bricolage avec Mamie
    Un jardin vinaigré !
    Le vinaigre et les animaux
    Introduction
    Devenez un pro du vinaigre !
    Non, le vinaigre ne sert pas seulement à prendre la poussière dans l’un de vos placards. Souvent oublié, il est usage de le sortir uniquement pour faire la vinaigrette habituelle de votre salade du dimanche soir. Pourtant ce produit possède bien des vertus dont vous ne soupçonnez pas l’existence. Vous en doutez ? Parcourez les pages de ce livret et voyez par vous-même…
    Saviez-vous qu’il existe une foule de différents vinaigres ? Ils se démarquent chacun par leur goût, leur odeur, leur robe… et surtout leur usage. Avec ce magazine, vous découvrirez les diverses sortes de vinaigre, leur procédé de fabrication, leurs usages, leur utilité en cuisine, pour la maison, côté santé ou encore en cosmétique. Plus de 300 astuces vous sont livrées dans cet ouvrage, classées par thème. Vous saurez ainsi utiliser chaque vinaigre à bon escient : briquer et désinfecter votre maison, récupérer vos vêtements tachés, bricoler et jardiner en toute simplicité, profiter de ses atouts beauté et de ses bienfaits pour la santé, à vous ainsi qu’à vos animaux de compagnie.
    Mieux connaître ce produit vous permettra de l’employer de manière plus intelligente et, en prime, vous aidera à réaliser des économies. Vous l’avez compris, le vinaigre est un produit bon marché, écologique, naturel et utile dans de multiples situations. Vous verrez : le tester, c’est l’adopter. Alors, n’attendez plus : optez pour le vinaigre, et il deviendra votre meilleur ami.

  • Voici 50 recettes surprenantes, rigolotes et inédites pour célébrer des anniversaires inoubliables ! Beaux et délicieux, vous pourrez préparer ces gâteaux en famille mais risquez de ne pas les admirer très longtemps !

  • Cocottes ch'ti

    Sylvie Aït-Ali

    Filet mignon sauce spéculoos, mijotée de dinde à la chicorée, pommes au four aux amandes...
    Entre convivialité et raffinement, cuisinez toutes les recettes traditionnelles ch'ti dans des mini cocottes élégantes et colorées. Succès assuré pour ces versions modernes des grands classiques de la cuisine du Nord !




  • Extrait
    50 astuces pour iOS 7
    Accéder facilement aux réglages
    Pour régler vos connexions, la luminosité de l’écran ou encore pour accéder à certaines applications, un seul geste suffit. Glissez votre doigt de bas en haut et accédez ainsi directement au centre de contrôle. Vous avez ensuite facilement accès au Bluetooth, au Wifi ou encore à votre lecteur de musique.
    Trouver Spotlight
    Plus besoin d’aller chercher Spotlight sur la page de gauche de l’écran. Avec IOS 7, il suffit d’un glissement du doigt du haut vers le bas de l’écran et la zone recherche s’affiche. Ceci est d’autant plus pratique que vous pouvez effectuer cette recherche depuis n’importe quelle page ouverte.
    Ranger le centre de notifications
    Pour personnaliser le centre de notifications, allez dans réglages, puis dans centre de notifications. Cliquez sur modifier. Rajoutez les appli qui vous semblent utiles. Vous pouvez aussi changer l’ordre des priorités et déterminer l’apparition des styles d’alertes en bannière en haut de l’écran ou en plein milieu.
    Parcourir les trois onglets du centre de notifications
    Avec le centre de notifications, vous avez accès en un coup d’œil aux trois onglets principaux. Aujourd’hui affiche les informations de la journée. Le deuxième onglet, tout, résume les appels téléphoniques, les messages et les applications utilisées. Enfin, le dernier onglet, manqués, liste vos appels manqués.
    Le mode multitâche en images
    Le mode multitâche en images est pratique. Mais si vous avez lancé plusieurs applications, il faut les fermer pour économiser la batterie. Double-cliquez sur le bouton home. Les appli ouvertes s’affichent en images. Faites glisser l’icône de l’appli choisie vers le haut de l’écran. L’application est désormais fermée.
    Gérer la taille du texte
    Pour définir la taille du texte, allez dans réglages, puis dans général. Cliquez sur taille du texte et faites glisser le curseur vers la droite pour l’agrandissement et vers la gauche pour réduire la taille du texte. Attention, cette astuce ne fonctionne qu’avec les applications qui prennent en charge le format dynamique.

  • Les tomates

    Collectif




    Table des matières
    01 Bavarois de tomates au basilic
    02 Cake tomate et basilic
    03 Compotée de poivrons et de tomates
    04 Gaspacho tomates-poivrons
    05 Granité de tomates
    06 Jus de tomate au basilic
    07 Tartelettes tomates cerises et basilic
    08 Tomates à l'italienne
    09 Tomates au roquefort




  • Table des matières
    Le petit pont
    L’équerre
    Improvisation délicieuse
    Sous la douche
    La crème renversée
    Nord-Sud
    Dans les escaliers
    L’arbalète
    Le chant de l’oiseau
    Poésie à quatre mains
    Leçon d’amour
    Le saut de l’ange
    La belle évanouie
    Le scorpion
    Volupté
    Le fauteuil coquin
    Le plongeon
    Le serpent
    La chanson d’amour
    La bohème
    Prêt, feu, partez !
    Renversante luxure
    La cantatrice
    Combustion spontanée
    Les mains baladeuses
    L’éclosion de la rose
    L’excès
    Un regard suffit
    Sous le soleil
    Le paradis perdu
    Jamais sans toi
    Karma
    L’absolu
    J’aime l’odeur de tes cheveux
    La proue
    Sexecutive woman
    La ruée vers l’or
    La calèche
    Les ciseaux
    À ton étoile
    Décollage imminent
    La chasse au trésor
    Bonnie and Clyde
    La fleur de la passion
    Vice-versa
    Ivresse
    Dans les nuages
    Entre chien et loup
    Seuls au monde
    Baiser volé
    Tu me fais frémir
    Attraction terrestre
    Juste un baiser
    Pour les soirs de tendresse
    La sirène
    Ne pas déranger
    Et Dieu créa la femme
    Ferme les yeux
    Le miroir
    Je pense donc je suis
    La belle endormie
    Jeux d’escrime
    Le jardinier sexy
    L’un tout contre l’autre
    Le centaure
    Les retrouvailles
    La déclaration d’amour
    Je t’aime, moi non plus
    L’infiltré
    L’amour aveugle
    La finale
    Rencontre
    L’arbre à baisers
    Le violoniste
    Pour les soirs d’hiver
    Le bateau ivre
    À la croisée des chemins
    Passe-temps coquin
    Les amoureux
    Midi et quart
    Le chemin du bonheur
    Tu ne m’échapperas pas
    Le butineur
    La pomme et le serpent
    Le sceptre et la couronne
    L’homme pressé
    Le nirvana
    Toi + moi
    Entrelacs intimes
    Engagement éternel
    Le yin et le yang
    Comme au paradis
    Le choc des titans
    Un café, s’il vous plaît
    Épicurisme
    Vague de plaisir
    Les promesses de l’aube
    À l’arrière des taxis
    En route pour la joie
    Suprême extrême
    Hercule contre Goliath




  • Table des matières
    Visage
    Supprimer des taches de rousseur
    Retoucher un nez
    Blanchir des dents
    Se défaire des yeux rouges !
    Embellir globalement un visage
    Affiner les traits d’un visage
    Rendre des lèvres plus charnues
    Modifier la couleur d’une chevelure
    Rendre des cheveux éclatants
    Déplacer un grain de beauté
    épaissir des sourcils
    Lisser la texture de la peau
    Maquiller virtuellement un visage
    Intensifier un regard
    Eradiquer les boutons d’acné
    Incruster un piercing virtuel
    Rajeunir un visage
    Retendre la peau d’un visage
    Vieillir un visage
    Corps
    Affiner la taille d’une personne
    Affiner des jambes
    Redonner du galbe à une poitrine
    élargir le buste d’une personne
    Des fesses plus rebondies
    Renforcer du bronzage
    Ajouter un tatouage sur un bras
    /> Divers
    Supprimer un personnage
    Modifier un personnage
    Effacer un élément
    Détourer une chevelure
    Changer d’ambiance
    Mettre en place une texture
    Créer un personnage d’Avatar
    Réaliser un crayonné

  • Les secrets du cerveau

    Rémi Pin




    Table des matières
    ORGANISATION ANATOMIQUE ET CELLULAIRE
    Le cerveau, tour de contrôle du système nerveux
    Les cellules du cerveau
    La circulation de l’information nerveuse
    La formation du cerveau : de l’embryon à l’adulte
    La plasticité du cerveau
    Le cerveau, un héritage évolutif
    Comment voir dans le cerveau ?
    LES FONCTIONS DE BASE DU CERVEAU
    Les mécanismes inconscients du cerveau
    Comment le cerveau nous fait-il bouger ?
    Le cerveau sensoriel : pour goûter et sentir
    Le cerveau sensoriel : sensibilité et douleur
    Le cerveau sensoriel : pour voir et entendre
    Plaisir, sexe et amour
    Comment naît la conscience dans le cerveau ?
    Le cerveau en sommeil
    Les mécanismes du rêve
    LES FONCTIONS ÉVOLUÉES DU CERVEAU
    Qu’est-ce que l’intelligence ?
    Cerveau et langage
    Comment fonctionne la mémoire ?
    Comment naissent les émotions ?
    Le cerveau a-t-il un sexe ?
    QUAND LE CERVEAU VA MAL
    Dépression et autres troubles psychiatriques
    Quels effets ont les drogues sur le cerveau ?
    La maladie d’Alzheimer
    Quand la tête fait mal




  • Extrait
    Mettre à jour votre iPad
    La mise à jour de votre iPad permet de bénéficier des dernières fonctionnalités du système mais aussi d’optimiser le système IOS. Cette optimisation permet l’amélioration de la durée de vie de la batterie. Rendez vous dans « Réglages ». Dans la zone à droite, sélectionnez « Mise à jour Logiciel ».
    Débloquer l’iPad
    Un bug ? Un virus ? Cela peut arriver. Si votre iPad est en blocage total, appuyez en même temps sur « Home » et le bouton Marche/Arrêt en haut de l’appareil. Maintenez la pression jusqu’à l’apparition du logo Apple. L’iPad est en redémarrage. Attendez quelques secondes, le temps nécessaire pour bien redémarrer.
    Transformer son iPad en ordinateur
    Votre iPad a tout d’un ordinateur ou presque ! Les fonctionnalités, la mémoire, les logiciels… il ne lui manque qu’un clavier, n’est-ce pas ? Le clavier sans fil Apple n’est pas un gadget et transforme votre iPad en ordinateur performant ! Ultra fin et ergonomique, il fonctionne avec le Bluetooth et ne nécessite donc aucun câble.
    Recevez vos mails en push
    Dans « Réglages », puis dans « Mail, Contacts, Calendrier », sélectionnez « Ajoutez un compte », cliquez sur « Microsoft Exchange », entrez vos coordonnées Gmail et votre mot de passe. Cliquez sur « suivant ». Dans « Serveur », saisissez « m.google ». Enregistrez les modifications. Cochez la case « Courrier » puis « Terminer ».




  • Table des matières
    Introduction
    L’origine mythique des francs-maçons : Hiram et le Temple de Salomon
    Les bâtisseurs de cathédrales, ancêtres des francs-maçons modernes
    La Grande Loge de Londres, point de départ de la maçonnerie moderne
    Quelques définitions sur la franc-maçonnerie
    Les grands débuts de la franc-maçonnerie française
    Révolutionnaire, la franc-maçonnerie ?
    La République laïque, un idéal franc-maçon
    Les francs-maçons sous le joug nazi
    La franc-maçonnerie aujourd’hui
    Un parfum de scandale chez les Frères
    La franc-maçonnerie et les Chevaliers du Temple
    Les Illuminati, une dérive franc-maçonne ?
    Le prétendu complot judéo-maçonnique
    Franc-maçonnerie et alchimie
    Les francs-maçons, une émanation des rosicruciens ?
    Les francs-maçons, adorateurs de Baphomet ?
    Les cérémonies franc-maçonnes
    Les codes et symboles maçonniques
    La régularité maçonnique
    Le Rite écossais ancien et accepté
    Le Rite français
    Le Rite d’York
    Le Rite émulation
    Les Rites égyptiens
    Les autres rites maçonniques
    La franc-maçonnerie féminine et les loges mixtes
    Les Loges « Prince Hall » de la franc-maçonnerie afro-américaine
    Comment devenir franc-maçon ?
    Les francs-maçons célèbres
    Les textes célèbres de la franc-maçonnerie
    Conclusion




  • Extrait
    Introduction
    Le yoga est une discipline pour se retrouver. Un réapprentissage de soi comme entité, qui recherche l’harmonie parfaite entre le corps et l’esprit, alors indissociables. En Occident, la pratique du yoga la plus populaire – le hatha yoga – fait intervenir des postures dont le but est à la fois d’apaiser le mental et d’accroître le tonus musculaire. Qui pratique régulièrement le yoga y trouvera une aide précieuse dans sa vie de tous les jours. Face aux événements, il fera preuve de plus de force et de sérénité.
    Les origines du yoga
    En Occident, le yoga est souvent perçu comme une série d’exercices visant à assouplir le corps et à détendre l’esprit. Mais le yoga est avant tout une philosophie.
    Le yoga puise son origine en Inde où, pratiqué depuis des milliers d’années, il a pu évoluer de maître en maître, chacun s’enrichissant des connaissances de son prédécesseur.
    Les Yoga Sutra, de Patanjali, écrits il y a plus de 2 000 ans, synthétisent la pensée du yoga dans un recueil d’aphorismes. Il s'agit d'un ouvrage de référence tant pour la pratique de la discipline que pour sa philosophie, et sur lequel s’est fondé le raja yoga, la voie royale du yoga.
    Les différentes pratiques du yoga
    Le sens de yoga s’inscrit dans son étymologie – yuj signifiant unir. La recherche de cette union peut intervenir à différents degrés selon la forme de yoga pratiqué. Ainsi, le hatha yoga, le plus connu et le plus pratiqué en Occident, se différencie du raja yoga. Il est composé de postures qui favorisent la méditation et l’effort, visant à relier le corps et l’esprit tout en les renforçant conjointement.
    Dans le yoga royal, la recherche plus spirituelle se rapproche du bouddhisme.
    En pratique, le raja yoga ou yoga ashtanga, est davantage relié à un mode de vie, obéissant à huit membres (ashtanga signifiant huit membres) ou codes qui sont :
    - yama, ou contrôle de soi, aussi bien dans les actions que dans la pensée ;
    - niyama, ou l’engagement dans la discipline et le respect de ses lois ;
    - asanas, ou les postures qui préparent le corps et l’esprit à la méditation ;
    - pranayama, ou le contrôle de la respiration, qui représente la circulation de l’énergie, le souffle vital ;
    - pratyahara, ou le contrôle des sens par le mental ;
    - dharana, ou la concentration ;
    - dhyana, ou la méditation profonde ;
    - et samadhi, l’étape ultime du yoga qui représente l’union de l’être avec l’absolu.
    Le hatha yoga représente une partie du raja yoga et quatre de ses membres : les postures, le contrôle de la respiration, la concentration et la méditation.
    Le hatha yoga ou le yoga de l’effort
    Le hatha yoga est la pratique du yoga à travers l’exercice physique. Hatha, en sanskrit, signifie effort. Il est fondé sur l’équilibre de principes opposés :
    - le matériel et l’immatériel, représentés par le corps et l’esprit ;
    - la mobilité et l’immobilité du corps, pour réaliser les postures ;
    - la résistance, pour les maintenir, et le relâchement ;
    - l’effort et l’apaisement, à la fois physique et mental.
    Sans oublier la respiration. Inspiration et expiration rythment les mouvements et leur contrôle est essentiel.
    Le but du hatha yoga est de débarrasser le disciple de toute perturbation de l’esprit, à travers le recentrage sur soi.
    Les postures sont plus ou moins difficiles à réaliser. Elles amènent à des mouvements qui étirent les muscles, font appel à leur résistance ou encore à la stabilité pour renforcer les zones faibles du corps. L’effort est dans un premier temps physique, mais la difficulté réside surtout dans le fait d’immobiliser le corps pour maintenir la position.
    Ainsi, même les postures qui semblent les plus simples suscitent une grande concentration, donc une force mentale réelle qui vient relayer celle du corps.
    Le corps au service de l’âme
    Ce qui distingue le hatha yoga d’une autre activité physique est que son but premier est l’apaisement de l’esprit : on se sert du corps pour renforcer le mental.
    Le stress, pollution du mental, apporte des tensions qui font directement souffrir le corps : elles courbent le dos, raidissent les muscles et polluent l’esprit. Le corps est plus exposé aux douleurs ou aux blessures et le mental est de ce fait lui aussi fragilisé : agressivité, moral instable, dépression…
    Petit à petit, la personne stressée s’éloigne d’elle-même et s’affaiblit. Ce phénomène est d’autant plus présent aujourd’hui que notre mode de vie est sédentaire. Nous perdons conscience de notre corps, faisant porter tous nos fardeaux à notre esprit qui, peu à peu, se ferme.

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