Éditions de l'Atelier (réédition numérique FeniXX)

  • Jeunes en chômage ou en emplois précaires, ils sont des milliers à se débattre pour survivre. Ils galèrent, enfermés dans un cercle de misère. Ils galèrent parce qu'ils n'ont plus confiance, parce que les conditions matérielles sont trop difficiles, parce qu'ils sont la proie facile des profiteurs de tous poils. En décembre 1988, à Chalon-sur-Saône, ils ont lancé Bouge ta galère. Ils ont pris leur vie en main, et ils ont rejoint les jeunes qui connaissent les mêmes problèmes. Et il s'en vit des miracles dans leur association ! Miracle de la confiance retrouvée quand on apprend à lire ou à rédiger une lettre, quand on redevient capable de défendre ses droits. Miracle de l'amitié quand on est plusieurs pour résoudre les problèmes, quand on accueille le sans-famille ou le taulard à sa sortie de prison. Miracle de la foi quand Brigitte écrit : J'ai compris qu'avoir la foi, c'est croire que l'amour est plus fort que tout, plus fort même que les obstacles qui nous fatiguent, qui nous tuent. Voilà ce que raconte ce livre. Il est écrit comme un Évangile. Mais une passion court à travers ces pages. Elle est faite d'émotion, de révolte et de foi. La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres : c'est l'Évangile aujourd'hui.

  • Faut-il un événement extraordinaire pour croire et vivre pleinement ? Ou peut-on, au contraire, vivre sa foi au jour le jour sans se laisser envahir par la monotonie au quotidien ? Au fil des heures, des semaines et des mois, Jeannine Marroncle a écrit chaque jour comme pour saisir la trace du temps et mieux en capter la lumière. « J'ai voulu tenir tête au temps, le retenir, l'empêcher de fuir, seulement quelques minutes par jour. J'ai pris des notes. Et voilà qu'en les relisant apparaissent des lignes de force. Je voulais d'abord les communiquer à mes enfants car il me semble que je ne leur ai encore rien dit. » « J'ai voulu me pénétrer de la valeur du temps ordinaire. Aucun moyen de le rendre "extra". Il charrie le bon et le mauvais et il nous faut le prendre à bras le corps. Le prendre ! C'est-à-dire vivre le présent comme un don. » À travers les pages de ce livre où alternent humeurs, joies, désagréments et moments de sérénité, le lecteur trouvera de quoi transformer sa vie quotidienne en source de méditation.

  • Il y a dix ans mourait Alfred Ancel, celui qu'on a appelé l'« évêque ouvrier ». Responsable général de l'Association des Prêtres du Prado et évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Ancel (1898-1984) fut l'une des grandes figures du courant missionnaire qui a animé l'Église de France dans les années 1945 à 1970. Yves Musset, prêtre du Prado et responsable du Centre Spirituel du Prado à Limonest, près de Lyon, a rassemblé dans cet ouvrage une cinquantaine de textes de Mgr Ancel, écrits à diverses époques et en différentes circonstances, qu'il nous a paru intéressant de sauver de l'oubli. Ce recueil nous fera découvrir ou redécouvrir ce que fut le Père Ancel : un homme d'action qui n'a pas eu peur de s'engager et de parler fort quand il le fallait ; un ami fidèle des pauvres et des exclus ; un apôtre qui cherchait à entrer en dialogue avec ceux dont l'Eglise est loin ; un disciple de Jésus surtout, se mettant jour après jour à l'écoute de sa parole pour être dans notre monde un témoin et un serviteur de l'évangile. « Que c'est beau, aimait à dire le Père Ancel, une vie selon l'évangile ! »

  • Devenir, comme Thérèse, mal-voyante et, peut-être, demain totalement aveugle, c'est une épreuve qui bouleverse tout. Il faut apprendre à vivre autrement. Rien n'est comme avant : que ce soit les moyens de la connaissance, la manière de communiquer, la rencontre des autres, la façon de se situer dans une société faite par et pour les bien-portants. Devenir handicapée visuelle, c'est découvrir aussi de nouvelles solidarités : des hommes, des femmes, aveugles ou mal-voyants, engagés dans un combat pour être reconnus comme des êtres humains à part entière, normaux. Un combat difficile, souvent écrasant et mal compris par les bien-portants alentour. Mais, à travers ce combat, quelque chose change : quelque chose qui ressemble à la lumière dans la nuit, à la redécouverte de la vie. Quelque chose qui fait dire à Sylvie, devenue aveugle : Après tout, y avons-nous perdu à être ce que nous sommes ? Et si nous avions gagné ? À travers les pages de ce livre, peut-être serons-nous amenés, comme Thérèse et ses compagnons, à voir ce que nous n'avions pas vu.

  • Le 16e arrondissement de Paris est considéré comme l'un des quartiers les plus « chics » de la capitale. Pourtant, à côté de la population élégante et aisée - et à son service - vivent des personnes que l'on croise sans les voir : les gardiennes d'immeubles et les employées de maison. Elles habitent les rez-de-chaussée, avec vue sur les poubelles, ou les chambres de bonnes, sous les toits, auxquelles on accède en prenant l'entrée de service... Isolées, oubliées, elles se sentent en marge du monde du travail. La Communauté Antoine Chevrier, communauté ecclésiale de base, rassemble des hommes et des femmes de ce milieu. Echanges amicaux, partage fraternel : la solidarité se développe entre les membres de la Communauté. Peu à peu, ils éprouvent aussi le besoin d'approfondir leur foi : célébrations eucharistiques, formation biblique et théologique, récollections... Ils se découvrent « d'Église », s'insèrent dans la vie de leurs paroisses : ils entrent alors dans une autre dimension du service...

  • Amis lecteurs, arrêtez-vous ! Peut-être n'avez-vous pas l'habitude de lire des récits poétiques. Jacques Lancelot, l'auteur de ce livre, n'avait pas, lui, l'habitude d'en écrire ! Parti en ambassade au nom de Jésus-Christ, il a laissé la finesse et le sens artistique du peuple chilien, réveiller, en lui, le brin poétique enfoui. Accueillir les gens quels qu'ils soient ! Accueillir leur mal de vivre, leur chômage, accueillir leurs peurs et avoir peur à son tour, accueillir leurs souffrances... Partager, susciter l'espoir et le vivre avec eux, les aider à retrouver leur dignité et se faire expulser. Voilà ce qu'il a vécu, depuis mars 1980, dans les poblaciones, quartiers pauvres du sud de Santiago. À notre tour, suivons son chemin. Laissons-nous entraîner par le rire et l'apparente insouciance des enfants, laissons-nous bousculer par ces hommes et ces femmes, meurtris jusqu'au fond d'eux-mêmes, et pourtant si pleins d'espoirs, croyants ou non, venons méditer la force que leur donne Jésus-Christ...

  • Non, l'histoire ne se fait pas uniquement avec les grands de ce monde... même si le bruit qu'ils font étouffe souvent la parole et l'action des petits. Mais cette action existe, et elle bâtit le monde. Quand elle est solidaire, elle fait germer l'avenir. Le témoignage d'Hubert Dupin s'inscrit dans l'histoire d'un peuple rural marchant sur le chemin de sa libération. Homme de la forêt, il nous fait toucher du doigt la réalité vécue par les ouvriers ruraux, ses compagnons de vie. L'action collective d'Hubert et de ses copains, a semé des graines d'espoir au coeur de beaucoup. Sa foi, partagée en équipe avec d'autres ouvriers, fait vivre une Église signe de salut au milieu des hommes. Puisse la parole écrite d'Hubert alimenter en nous la sève de la vie.

  • Derrière les murs de la prison, une immense souffrance, une non-vie, souvent le désespoir... Et pourtant nous sommes des hommes, dit Daniel. Ce n'est pas de chrysanthèmes dont nous avons besoin, mais de fleurs qui symbolisent la vie, écrit Rachid. Ce livre se veut le témoignage d'une présence gratuite auprès des détenus, pour que jamais un homme ne perde l'horizon de l'espoir et de l'amour.

  • Parce qu'ils sont artistes, les chanteurs sont des marchands de rêves. Alchimistes de nos désirs et de nos souffrances, ils nous paraissent souvent intouchables, au moment même où ils touchent nos sensibilités et nos blessures. Mais que savons-nous du ciel où naissent leurs chansons ? Fille de la banlieue rouge, chanteuse des soucis et des espoirs des siens, Danielle Kelder sait d'où viennent les mots et les airs qu'elle chante. Ils viennent de la chair et du sang de sa propre vie, de sa foi chevillée au corps. Ils viennent de cette petite musique, qu'elle a appris à déchiffrer dans les douleurs de son enfantement, comme dans les cris de son peuple. Musique dans laquelle elle a appris à entendre Dieu au coeur de chaque être et de chaque chose. Michel Retailleau

  • Qui n'a entendu parler des disparus d'Argentine, à travers les Mères de la place de Mai ? Quelque quinze mille personnes au bas mot, perdues à tout jamais dans l'opération nuit et brouillard des généraux argentins. Qui ne connait le chemin de croix des paysans du Brésil, actuellement spoliés de leurs terres par l'avancée implacable des tracteurs de l'agro-alimentaire mondial ? Petites gens, par millions, qui portent, dans leur chair et dans leur coeur, les stigmates d'un exil à répétition. Proches de nous, deux Français - une femme, un homme - se sont trouvés projetés dans la fournaise de ces disparus, de ces spoliés. Ce livre le rappelle. Chacun de son côté, dans une même fidélité à la passion de l'Évangile qui les dévorait, a pris l'histoire à bras-le-corps. Là où Dieu les envoyait. Des bidonvilles de Buenos-Aires, aux champs de tabac de Perugorria, c'est la société des opprimés que rejoint Soeur Alice ; entre les indiens Tapirapé et les paysans de São Felix de l'Araguáia, François - prêtre - navigue toujours sur le fleuve qui réunit la même humanité des petits, des oubliés de la richesse. À cette aventure humaine de la solidarité et de la justice, Alice et François se brûleront tous les deux, car la passion d'Évangile passe inévitablement par la passion tout court. Alice a disparu quelque part en Argentine et François est mort en exil, dans son pays natal, après avoir connu la prison et l'expulsion...

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