Éditions Druide

  • Finaliste au Prix France-Acadie 2017

    Après avoir épousé Randolph Nesbitt, un attaché d'ambassade, et passé plus de vingt ans en Europe, Élise Robichaud rentre en terre natale de Nouvelle-Écosse, portant en elle un lourd secret. En visite chez une amie, elle revoit Jérôme, un inconnu muet, amputé des deux jambes et à l'esprit demeuré, qu'on avait jadis recueilli sur une plage par un matin froid et brumeux. Surprise de constater qu'elle l'avait oublié après tout ce temps, Élise est surtout consternée par le manque d'ardeur de ses congénères à vouloir éclaircir le mystère qui entoure toujours le pauvre homme. Cherchant à redonner un sens à sa propre vie, Élise décide de se lancer dans une enquête visant à rendre à Jérôme son véritable nom, son histoire et sa dignité. Mais cette aventure ne sera pas de tout repos puisqu'elle se heurte rapidement au scepticisme et au fatalisme des gens de sa communauté. Saura-t-elle mener à bien cette mission qu'elle s'est fixée et ainsi se retrouver elle-même ?

    La légende de Jérôme occupe encore aujourd'hui une place importante dans le folklore acadien de la Nouvelle-Écosse. C'est par hasard que Sylvie Ouellette l'a découverte et elle l'a trouvée si intrigante qu'elle lui a consacré des années de recherche et d'écriture. Il en résulte un roman captivant qui allie à merveille réalité et fiction, âpreté de la vie et passion.

  • Contraints de quitter l'Ukraine en 1914, c'est vers une terre de liberté que croyaient voguer la jeune Alyona Loveneck, une violoniste prodige, et son frère Vitaly. Mais à leur arrivée au Canada, la guerre est déclarée et ils se retrouvent parmi les familles des prisonniers au camp de Spirit Lake. Trahie, dépouillée de ses biens, Alyona doit y prendre des décisions qui changeront à jamais le cours de son destin et celui de son frère. Malgré tout, quand elle fait la connaissance d'Alexandre Lavallière, elle est forcée d'admettre que, derrière la guerre qui fait rage, il y a encore des gens heureux. Dans le tourbillon des évènements qui bouleversent sa vie, a-t-elle toujours le droit de rêver ? Son amour interdit, dévoilé à la face du monde, devient source de mépris. Et lorsque son univers s'écroule, entraînant Alexandre dans la débâcle, ils sont désormais perçus comme des amants maudits...

    Au début de la première Grande Guerre, poussé par la xénophobie croissante de la population, le gouvernement canadien érigea vingt-quatre camps de détention à travers le pays, dont celui de Spirit Lake, en Abitibi. Des Turcs, des Allemands, mais surtout des Ukrainiens y furent enfermés. Deux seulement parmi ces camps purent accueillir les familles des prisonniers, et Spirit Lake fut l'un d'eux. C'est autour de ce site peu connu que Claire Bergeron a choisi de camper ce roman captivant, instructif et émouvant.

  • Quand Maud Graham est appelée à éclaircir le meurtre d'un homme trouvé gisant dans son sang, seul dans son appartement, elle ne peut se douter des motifs de ce crime. Qui pouvait bien en vouloir à ce point à cet homme pourtant sans histoire ? Avec ses coéquipiers - McEwen, Joubert, Nguyen et Rouaix -, la détective avance en plein brouillard jusqu'à ce que commence à se dessiner une toile complexe. La victime a été témoin d'une violence qu'on aurait voulu garder dissimulée à tout jamais. Et si l'enquête porte d'abord sur l'assassinat d'un homme, c'est sur la maltraitance subie par des femmes qu'on lèvera le voile en cours d'investigation.

    « Chaque fois, Graham éprouvait le même découragement face à une société qui continuait d'engendrer des êtres violents et une colère froide envers les institutions qui ne protégeaient pas assez les victimes. On leur conseillait de porter plainte contre leur conjoint, mais entre le moment où une femme racontait que son mari menaçait de la tuer et celui où elle était entendue par un juge, six mois pouvaient s'écouler. Alors que six minutes suffisaient amplement pour qu'un homme étrangle son épouse. »

    Alarmée par le danger qui menace ces femmes devenues des proies malgré elles, Graham se lance sur la trace de l'agresseur. Une poignante course contre la montre démarre...

  • Moustache

    Pierre Gagnon

    Voici une ode aux mères de ce monde, à leur destin de femmes. Un homme, ayant franchi la soixantaine depuis peu, se donne pour mission d'écrire un bouquin sur sa mère. Celle-ci est loin d'être une héroïne. C'est une femme ordinaire, dont les journées s'écoulent sans éclat ni étincelles. Or, à travers le récit rétrospectif de ce fils narrateur, elle incarnera une figure presque mythique, et sublime dans toute sa banalité. Une histoire à la fois délicate et touchante, traversée par les différents âges de la vie, où se distillent les parfums amérindiens de ceux ayant vécu en Beauce, les Abénaquis.

  • Inspirée par l'histoire de Roc-d'Or, village à la réputation douteuse, Claire Bergeron fait revivre l'âge d'or de l'exploitation minière des années 1930 et 1940 en plein coeur de l'Abitibi. Traversé par une intrigue familiale touchante, le roman Les enfants de Putainville retrace la courte existence de cette communauté aujourd'hui disparue, et permet d'imaginer le développement de cette région, riche en ressources naturelles et en récits mémorables.

    o o o Résumé :
    Remariée à Octave, un médecin, Hélène se croyait promise à une existence paisible, mais elle déchante quand elle s'aperçoit à son arrivée à Roc-d'Or qu'il est le propriétaire d'un hôtel où l'alcool coule à flots et où la prostitution est érigée en véritable système. En 1937, la découverte de gisements d'or attire de nombreux aventuriers au coeur du Klondike abitibien et la vie s'organise difficilement dans ce village de squatters, sans église, sans école et sans forces de l'ordre. Inquiète, Hélène cherche à protéger ses enfants, Michel et Amélys, mais les bouleversements s'enchaînent jusqu'au jour où elle disparaît mystérieusement. Pour les adolescents, une chose est certaine : jamais leur mère ne les aurait abandonnés dans ce patelin sans foi ni loi, surnommé Putainville. Commence alors pour eux une longue quête de vérité, ponctuée d'émotions et de retournements dramatiques.

    o o o L'auteure:
    Depuis la parution de son premier roman, Sous le manteau du silence, Claire Bergeron a eu le grand bonheur de publier plusieurs titres à travers le monde : au Québec, en Europe, en Afrique du Nord et en Chine. En 2016, elle a publié Les amants maudits de Spirit Lake, dont la traduction paraîtra en Ukraine en 2018, et dirigé le collectif Aimer, encore et toujours. Après Ciel de guerre sur nos amours (2017), elle présente Les enfants de Putainville, dans lequel, une fois de plus, elle tire de l'ombre une page intrigante de notre histoire.

  • La fin dramatique du premier tome de La coiffeuse de Dieu appelait une suite. La voici, pleine de rebondissements, de moments à la fois touchants et cocasses.
    Sans laisser un instant de répit au lecteur, l'auteur déploie les charmes de l'étonnante histoire de Gabrielle, cette jeune coiffeuse qui prédit l'avenir, ce pendant féminin du Millionnaire, célèbre personnage de Marc Fisher dont le roman s'est vendu à plus de deux-millions d'exemplaires.

    Encore dévastée par sa rupture avec Francesco, le coeur en mille miettes, la coiffeuse de Dieu a quitté le Village gai ainsi que le salon où elle exerçait ses dons de divination pour se réfugier dans le couvent qui l'a vue grandir. Or, Gabrielle apprend qu'elle est enceinte et doit échapper aux griffes d'un moine malveillant qui cherche à mettre un terme à cette grossesse. Forcée de retourner dans son quartier d'adoption, la jeune femme retrouve Josette, Carlo, Paul, sans oublier ses fidèles clientes, toujours avides de ses précieux conseils spirituels. Entre son amitié avec Simona, la prostituée surdouée, et sa rencontre avec Loisette, la borgne, Gabrielle revoit cet homme qu'elle aimait et qui en a épousé une autre. Mariage de coeur ou de raison ? Chose certaine, la jeune coiffeuse ne baisse pas les bras facilement, sans compter qu'elle devra redoubler d'ardeur pour semer le moine qui a retrouvé sa trace.

  • Dans ce Québec des années cinquante, c'est au petit restaurant du coin Chez Gigi que plusieurs vont boire un milkshake lorsqu'ils ont envie de se payer un petit plaisir. Si madame Gigi est la mère de Rita, elle est aussi un peu celle des nombreux jeunes qui traînent à son restaurant, dont Béa et Laurence, les meilleures amies du monde. Différentes à bien des égards, les deux jeunes femmes vivent la même passion du rock'n roll, qu'elles dansent avec brio dans les concours.Leurs familles les acceptent comme elles sont, c'est-à-dire modernes et indépendantes... ce qui est toutefois loin d'être le cas du curé de la paroisse !

  • Alors que le couple chéri formé de Béa et Thomas connaît des hauts et des bas dignes des montagnes russes, Laurence continue de son côté à chercher le prince charmant avec beaucoup d'impatience. Les moments partagés autour d'un milkshake chez Gigi se font de plus
    en plus rares, mais les deux amies s'en donnent toujours à coeur joie dans les concours de danse. Même jusqu'à New York dans le cas de Béa, un voyage qui apportera son lot de défis et de surprises. De
    grands changements attendent assurément les deux jeunes femmes, leur bande d'amis et leurs familles tandis que le rock'n roll, plus présent que jamais, continue d'alimenter les passions.

  • Sur ta tombe

    Florence Meney

    Peut-on impunément tourner le dos à un passé douloureux et s'en libérer ? Entre ses patients et son amoureux dévoué, Laure, psychologue dans la trentaine, a su se construire une vie ordonnée et active sur les rives du Saint-Laurent, loin de son enfance malheureuse et d'une mère qu'elle a fuie deux décennies plus tôt. La mort de celle-ci, en pleine campagne bourguignonne, force Laure à renouer avec les membres encore vivants de sa famille et la maison de son enfance, témoin des drames de plusieurs générations. Ce pénible retour au pays se transforme en une quête solitaire, angoissante et obsessionnelle, au cours de laquelle Laure affrontera les témoignages, les souvenirs et les objets qu'elle aurait voulu oublier. Face aux tourments passés, aux blessures anciennes et à sa propre part de noirceur, Laure cherchera à comprendre qui elle est, jouant le tout pour le tout.

  • Lauréat du prix Saint-Pacôme 2019
    Finaliste : Prix Arthur-Ellis 2019

    Au cours d'une descente au repaire de Grigor Chukaliev, un caïd de la mafia russe, le SPVM saisit deux tableaux d'un maitre de l'art contemporain qui, au moment de l'expertise, se révèlent des faux. Et l'un d'eux a été vendu par l'antiquaire Alexandre Jobin. Quelques jours plus tard, un cocktail Molotov éclate dans la vitrine de sa boutique, tandis que le galeriste qui a vendu la seconde toile est retrouvé assassiné. Pour éviter d'autres représailles et pour sauver sa peau, Alexandre décide de remplacer le faux tableau par un vrai. Il part alors à la recherche du peintre des oeuvres originales, Jordi Carvalho, un artiste catalan qui semble avoir disparu de la circulation depuis plus de dix ans. De Montréal à Barcelone, puis à Paris, cette quête ne sera pas de tout repos pour Alexandre. Heureusement, entre les séquelles du passé et les cauchemars qui le hantent, un ange sombre veille sur lui...

  • LA CONCLUSION ÉCLATANTE D'UNE SÉRIE RYTHMÉE PAR L'ÉMOTION

    Si le rock'n roll a la réputation de semer le bonheur partout où il passe, Laurence commence à penser le contraire sans Béa, sa complice de toujours. Pendant qu'elle s'échine à faire tourner seule leur école de danse de Québec, Béa coule des jours heureux à Paris, même si elle travaille d'arrache-pied pour conserver sa place dans la troupe avec qui elle a signé un contrat de deux ans. Leur amitié, ainsi mise à rude épreuve, résistera-t-elle ? Qu'adviendra-t-il de leurs vies amoureuses respectives ? Les bouleversements sociaux de ce temps d'après-guerre influenceront assurément le quotidien de ces jeunes femmes à la croisée des chemins. Chose certaine : les surprises et la solidarité seront au rendez-vous.

  • Voici une nouvelle édition de Jours de sable, premier récit d'un triptyque que complètent L'étreinte des vents et Recommencements. L'écrivaine Hélène Dorion nous émeut profondément avec sa prose lumineuse, alors qu'elle explore les méandres de l'enfance, le sens de l'existence et le pouvoir de l'écriture.

    Qu'est-ce qu'une vie sinon une somme d'aventures immenses et minuscules où l'intime interpelle l'universel ? Comment la mémoire de l'enfance se constitue-t-elle et imprègne-t-elle le présent ? Des berges du Saint-Laurent aux plages du Maine, voici l'histoire d'une enfance où les fragments se croisent et se recoupent, en même temps que dialoguent John F. Kennedy et Beethoven. Un récit méditatif sur le sens de l'existence et le pouvoir de l'écriture, qui nous rappelle que nous sommes des êtres de passage et de quête.

  • Etre du monde

    Maryse Rouy

    Maryse Rouy rêvait depuis longtemps de traverser l'Atlantique en cargo. C'est après avoir accompagné sa mère atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (SLA ou maladie de Lou Gehrig) pendant les derniers mois de sa vie que ce voyage s'impose à elle comme une nécessité. Elle l'entreprend et sa cabine devient le lieu d'une retraite d'écriture. Au rythme des vagues, des aubes et des crépuscules, elle raconte la dégradation physique et les souffrances psychologiques d'une femme aux prises avec une maladie incurable, ainsi que l'épreuve vécue par ses deux filles, proches aidantes pendant quatorze mois. Alentour de cette mémoire, la vie continue au fil des relations avec l'équipage et les passagers, des instantanés sur l'existence à bord du bateau et du murmure infini de l'océan.

    Tout en émotion contenue, ce récit mêle la douleur ressentie devant le développement de la maladie aux souvenirs lumineux d'une mère volontaire et courageuse qui, malgré les obstacles, tenta sa vie durant d'élargir son horizon et d'être du monde.

  • Inspirée par des femmes qu'elle a connues et aimées, Louise Portal brosse quinze portraits de celles ayant appris à vivre seules. Qu'elles soient d'éternelles amoureuses ou qu'elles aient renoncé à l'amour, qu'elles soient artistes, gestionnaires, soignantes ou retraitées, toutes continuent d'avancer, belles, vulnérables et fortes. À leur manière. Ces femmes libres, issues de générations variées, forment un kaléidoscope chatoyant de personnes singulières et touchantes. Avec plus ou moins de facilité, elles ont apprivoisé la solitude, aspirant à vivre pleinement et à vieillir sereinement.

  • Automne 1910. Ophélie a quinze ans lorsque son père, un éminent juge montréalais, la confie au monastère des Augustines, à Québec. La faute qu'elle a commise dépasse l'entendement, argue-t-il, pour cette infâme, c'est le cloître ou la prison ! Abandonnée dans le silence, l'adolescente est en proie à une profonde détresse. Au fil des ans, devenue soeur Marie-Hosanna, religieuse infirmière, elle parvient à donner un sens nouveau à sa vie en soignant les malades, jusqu'au jour où, à vingt-deux ans, son désir de liberté se fait trop pressant...

    Une intrigue tissée de drames, de secrets et de rebondissements, qui nous transporte de Westmount, la ville la plus huppée de l'île, aux bordels du centre-ville de Montréal, en passant par la vie monastique et l'Abitibi rurale, à une époque où, trop souvent, les femmes n'étaient guère plus que le bien des hommes.

  • Alors qu'une adolescente est en fugue, deux coéquipiers de l'enquêtrice Maud Graham en rencontrent la famille. À l'issue de cet entretien, les policiers sont convaincus d'une seule chose : on ne leur a pas tout dit. Serait-ce parce que le père est un homme politique bien en vue ? Parce que la soeur de la fugueuse ne veut pas être accusée d'avoir trahi sa jumelle ? Parce que la mère tient à protéger ceux qu'elle aime ? Pourtant, Graham ne peut concevoir que des parents ne fassent pas absolument tout pour que leur enfant soit retrouvé au plus vite.

    Ce qui aurait pu se résumer à une banale rébellion adolescente s'avèrera être la première étape d'une enquête aux ramifications insoupçonnées devant lesquelles Maud Graham et ses collègues, portés par la volonté d'empêcher le pire, devront unir leurs forces.

  • On tue la une

    Sonia Sarfati

    Tuer la une. Expression désignant le fait de changer les grands titres d'un journal à la dernière minute, sous le coup d'une nouvelle majeure. Bref, un « sport » qui se pratique dans l'extrême urgence.

    Avec la participation de Marc Cassivi, Pierre Cayouette, Serge Chapleau et Yvon Landry, Marie Charrel, Luc Chartrand, Michel Jean, Catherine Lafrance, Robert Lamarche, Claudia Larochelle, François-Guillaume Lorrain, Isabelle Massé, Florence Meney, Hugo Meunier, Michèle Ouimet et Sonia Sarfati.

    À une époque où les médias traditionnels traversent des temps difficiles, On tue la une propose une incursion dans les coulisses d'une profession que tout le monde connait... ou plutôt, croit connaitre.

    Leurs noms font les manchettes parce qu'ils les écrivent, les lisent, les mettent en ondes, les illustrent. Ils sont treize reporters, un caricaturiste et son complice à avoir pris la plume pour relever le défi lancé par Sonia Sarfati. Leur affectation ? Livrer une nouvelle ayant l'univers du journalisme comme toile de fond et dans laquelle serait commis un crime assez important pour faire la une : photographe de presse assassiné, match de soccer truqué, épidémie de dérapages politiques, infiltration qui tourne mal... Tuer la une ne fait pas de morts. Enfin, pas toujours.

  • Un petit garçon grandit en Beauce, près de la route du Président-Kennedy, « l'homme le plus puissant du monde ». Né d'une mère triste et d'un père qui fait revivre les voitures mortes, ses journées se passent à nourrir un chien perdu et à prendre soin de Philomène, soeur d'adoption pas comme les autres. Cette collectionneuse d'étoiles qu'il aimera au-delà du malheur. Laissé à lui-même parmi les carcasses de voitures abandonnées et bercé par la rumeur d'une famille sur le point d'éclater, le garçon tente de se faire une raison. Peut-être prendra-t-il la route à son tour, pour aller à la rencontre de celle qu'il a aimée plus que tout.

  • Victor Plamondon s'imaginait mourir centenaire, après avoir fait de la bicyclette « comme un jeune homme » à quatre-vingts ans passés, jusqu'à ce qu'on lui annonce un cancer incurable... Ce verdict cruel et sans appel le contraint à renoncer aux projets qu'il caressait tout en l'amenant à revisiter sa vie. Fils de cultivateur, sa jeunesse fut marquée par les trop nombreux deuils et par le travail acharné. Au début de la vingtaine, jeune marié, Victor perd tout et se trouve obligé de quitter le village tant aimé de Saint-Eugène-de-Grantham pour repartir à zéro dans un quartier ouvrier de Montréal, celui de sa femme, sa Fleurette, Pointe-Saint-Charles. Telles sont les prémisses du parcours pas banal d'un homme vaillant et intense, qui laissera aux siens un vibrant message d'espoir avant de faire son dernier tour de piste... la casquette des Canadiens de Montréal vissée sur la tête, sur son lit d'hôpital.

  • Abusée dans un pensionnat de la Saskatchewan, Agathe Nikweto, une jeune Autochtone de quinze ans, s'enfuit avec son nouveau-né. Après dix années de pérégrinations, elle s'installe à Val-d'Or, en Abitibi, afin de permettre à son garçon, Richard, de poursuivre ses études. De son côté, Nathan Desmarais est un homme trahi qui tente de préserver son fils, Étienne, d'une mère égoïste. Il décide de fuir Québec en acceptant un poste d'enseignant dans la lointaine région abitibienne. Richard et Étienne se retrouvent ainsi dans la même classe et se lient d'amitié avec Sophie, une fillette porteuse d'un lourd secret. Le jour où quelqu'un de la bourgeoisie locale est découvert assassiné, c'est vers Agathe que les soupçons se tournent aussitôt. Dans cette région où les fortunes se font et se défont au gré de la richesse des gisements, et de l'ambition des hommes, Agathe, Nathan et leurs enfants, parviendront-ils à déjouer l'ignorance et les préjugés qui les submergent ?

  • Rien de plus frustrant pour un policier qu'un cold case : une enquête qui, par manque de preuves, reste non résolue. Malgré toute son expérience, Maud Graham a toujours de la difficulté à accepter que ces cas inexpliqués fassent partie du métier. Surtout que, dans une ville paisible comme Québec, les actes criminels ne sont pas légion. Néanmoins, de nouveaux indices viennent remettre à l'avant-plan un meurtre et une disparition survenus des années plus tôt et pour lesquels ni coupables ni motivations n'avaient été trouvés. Avec ses coéquipiers, Graham ne pourra que constater, encore une fois, à quel point la haine viscérale de quelques individus peut conduire au drame et à la dévastation. On aimerait croire que, dans nos sociétés modernes, les crimes homophobes et xénophobes n'existent plus. Ce serait se mentir...

    Une intrigue dense, saisissante et sombre, qu'éclaire le grand talent de Chrystine Brouillet pour brosser un portrait social riche et nuancé.

  • Treize a table

    Collectif

    Gagnant canadien : Gourmand World Cookbook Awards (catégorie «Food writing»)

    Au coeur de nos histoires les plus intimes, les plus étonnantes, les plus révélatrices s'inscrit fort souvent la nourriture. Inspirées par cette thématique alléchante et guidées par le plaisir des sens, Chrystine Brouillet et Geneviève Lefebvre ont attablé treize auteurs de grand talent. Au menu : de savoureuses nouvelles en tous genres, où se courtisent des univers aussi distincts que complémentaires.

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    Avec la participation de Michel Marc Bouchard, Chrystine Brouillet, Geneviève Brouillette, Rafaële Germain, Patrice Godin, Michel Jean, Samuel Larochelle, Geneviève Lefebvre, François Lévesque, Annie L'Italien, Ian Manook, Michèle Plomer et Erika Soucy.

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    Résumé :
    Certaines saveurs rencontrées au détour des voyages, à travers les hasards du quotidien détiennent le pouvoir de changer nos vies. Que ce soit l'odeur de la tarte aux pommes de notre enfance, le parfum délicat de l'amitié lors d'un repas gastronomique, en passant par des confitures pour Pina Bausch, de simplissimes oeufs au réveil, une soupe aux poireaux, le canard aux pêches d'un rebelle andalou, les boulettes de viande fort surprenantes d'un mercenaire ou le goût inoubliable d'une olive croquée sur une terrasse de Malaga, tous ces bonheurs sont blottis dans nos mémoires.
    Célébrons ensemble la gourmandise, l'amitié et la littérature à l'occasion de ce banquet d'auteurs dont les nouvelles charment l'esprit tout en titillant les papilles.

  • À la parution de son premier roman, À cause des garçons, Samuel Larochelle a fait une entrée remarquée. Danielle Laurin écrivait dans Elle Québec : « Il a 27 ans, du bagou, du talent. » Voici la suite de cette première publication, le deuxième volet des tribulations amoureuses, professionnelles et existentielles d'Émile. Ponctué d'humour et d'élans d'émotions, ce deuxième titre aborde de front le couple sous toutes ses formes et tous ses angles, en plus d'écorcher l'homophobie ambiante et notre rapport à l'image.

    Été 2012. Émile Leclair est en Asie, perdu, malade et seul. Pourtant, six mois plus tôt, à Montréal, le couple qu'il formait avec Davide était un exemple de fulgurance amoureuse capable de convertir les plus cyniques. À travers le regard du jeune Gaspésien, ses souvenirs, son intensité et ses réflexions souvent très drôles, on revisite l'année toute en montagnes russes qui a précédé ce voyage et les surprises qui ont suivi... Sa complicité avec Davide a-t-elle succombé aux obstacles placés sur leur route ? Est-il plutôt arrivé quelque chose au peintre italo-iranien, dont la carrière semblait sur le point d'éclore ? Ou est-ce le jeune photographe qui aurait perdu pied, à travers ses premiers contrats, ses projets d'expositions et ses questionnements persistants sur le regard des autres ? D'une manière ou d'une autre, Émile gagne en maturité au fil du temps et des expériences. Et comme toujours, ses proches - Lilie, Clara, Charles, Bryan et la mamma - savent l'entourer, sans se gêner pour le confronter à ses certitudes sur le couple !

  • Après l'histoire du Papillon bleu, portée à l'écran en 2004, voici une autre aventure rocambolesque de l'infatigable voyageur. En 1993, Georges Brossard boucle ses valises, nourri par l'espoir de faire la chasse de sa vie et de ramener une quantité phénoménale d'insectes et d'arachnides, qui viendront s'ajouter à sa collection déjà impressionnante. L'Afrique du Sud recèle de fabuleux paysages et une faune grandiose. Toutefois, l'époque est incertaine et, pour l'excentrique aventurier, les péripéties plus ou moins heureuses se succèdent. Malgré tout, au-delà des multiples contrariétés éprouvées et des innombrables dangers courus, ce récit est surtout une histoire de relations humaines : les personnes que l'on quitte, celles dont on fait la connaissance, les liens d'amitié qui se tissent et se défont, les ambitions partagées et les opinions contraires. Le passionné chasseur de « bibittes » est avant tout profondément humain, curieux des gens et de la vie. Tantôt provocateur, tantôt charmeur, toujours surprenant, il raconte ici son séjour en Afrique du Sud, avec ferveur et humour.

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