Serge Bernard


  • Ceci n'est pas l'histoire définitive d'Allez Allez. Ce ne sont que mes souvenirs de ce qu'on a vécu pendant 16 mois. Ce n'est aussi que mon humble analyse de qui nous étions et comment nous réagissions. Si j'ai omis un truc, c'est que ma mémoire me fait défaut ou que j'étais tout simplement absent. Et si je vexe quelqu'un, c'est parce que je suis et resterai toujours une grosse klette...


    En fait, je voulais saluer et remercier ceux et celle qui m'ont permis de vivre cette courte aventure qui a orienté ma vie.


    Love You Guys.

    Marcassou a.k.a Marka
    Préface de Bernard Dobbeleer, Chef éditorial de PURE FM
    /> Paul Simonon, le bassiste de The Clash, n'était pas tendre avec les années 80. « Pour moi », disait-il à l'aube de la décennie suivante, « elles ne laisseront aucune trace. Elles étaient affligeantes et placées sous le signe du matérialisme. C'était un long tunnel sans vie ».
    Je ne suis pas loin de souscrire à cette analyse tranchée : en dehors des triomphes du hip-hop et la musique électronique underground, il reste peu de choses à sauver de la seconde moitié de cette décennie. En revanche son début reste un moment de bouillonnement artistique rare, un de ces instants miraculeux où l'on sent que tout est possible, où de nouvelles icones et une nouvelle esthétique s'imposent et définissent de nouveaux codes. Pour preuve, la reine de l'époque est Grace Jones et son album « Nightclubbing » définit mieux que n'importe quel autre l'attitude et l'éclectisme du début des années 80.
    Kraftwerk, Fela, The Stooges, Lee Scratch Perry, Brian Eno ou James Brown ? L'époque refuse de choisir et les jeunes gens qui ont découvert la musique avec le punk absorbent avec gourmandise tous ces sons alors en marge. Paris et Berlin rivalisent d'inventivité alors que New York, l'Angleterre et Bruxelles inventent le White Funk avec Material, Liquid Liquid, A Certain Ratio, Medium Medium, Gang Of Four, Marine et Allez Allez.
    C'est Gilles Verlant qui, le premier, m'a parlé d'Allez Allez. Il venait de signer le groupe sur son petit label Scalp aux cotés de Chabada ou Marc Dixon. C'était fin 81, début 82. Une période de créativité intense pour l'underground belge bien décidé à exploser les frontières entre reggae, électro-pop, soul, chanson, jazz et punk. Ce premier contact avec Allez Allez reste pour moi un moment de pure délectation. Et, trente-cinq ans plus tard, le contraste saisissant entre la voix haut perchée de Sarah Osborne et les groove funky décomplexés du groupe garde la même puissance évocatrice. Le feu et la glace réunis façon brusseleir en somme.
    C'était aussi une des premières fois qu'un groupe outrageusement belge devenait un acteur crédible d'un mouvement musical naissant. Avec la même intuition visionnaire que Telex, Allez Allez a revendiqué haut et fort une belgitude pourtant encore loin d'être über cool. L'envoûtant African Queen, dédié à Grace Jones, le nerveux She's Stirring Up et surtout le triomphal Allez Allez, sorte de 7 Nation Army avant l'heure pour son improbable côté hymne de football, comptent parmi les réussites décisives de l'époque.
    Après une carrière éclair marquée par un passage à Torhout/Werchter, quelques articles dans la presse britannique et un second album produit par Martyn Ware de Heaven 17, Allez Allez est devenu ce qu'on appelle un groupe culte. Samplé dans les 90's par Kruder & Dorfmeister, il a eu les honneurs d'une réédition augmentée de remixes en 2008. Mais l'été 2017 fait plus fort et marque le retour inespéré de ce groupe précurseur. Le bouquin que vous tenez entre les mains vous en détaille l'épopée. Merci merci.
    Bernard Dobbeleer

  • Chaque siècle connaît autour de son An 15 une fracture majeure et l´effondrement de l´ordre ancien.
    Victoire de Bouvines en 1214 (événement fondateur de la nation française), avènement de François 1er et bataille de Marignan en 1515, mort de Louis XIV en 1715 et fin du siècle d´or, chute de Napoléon et restauration de la monarchie en 1815, Guerre mondiale à partir de 1914...
    Toutes ces périodes ont été précédées par les troubles que nous connaissons aujourd´hui : crise financière, débâcle économique, conflits internationaux, guerres de religion, évolutions sociétales...
    Nous en sommes à ce point de rupture en 2015. Que nous réserve l´année qui vient ? Risque d´un conflit majeur entre Etats-Unis et la Russie partant de la poudrière ukrainienne ? Actions terroristes en Afrique suite aux raids d´Aqmi ? Contagion des guerres civiles syrienne et irakiennes vers leurs voisins du Proche-Orient ?
    Partant de l´analyse des crises et ruptures de 1215 à 1915, de Bouvines à Verdun, les auteurs proposent des hypothèses pour 2015. Il nous faut remettre en cause nos traditions économiques, sociales, culturelles et inventer la civilisation numérique qui nous attend.

  • Les états psychotiques posent aux équipes soignantes et à la société des problèmes de grande ampleur: problème de compréhension, de traitement, question de leur évolution et de l'évaluation des méthodes de soin et de leur résultat. Les auteurs ont mis au point une méthode de repérage (la COP13) inspirée à la fois de la psychiatrie et de la psychanalyse afin de rendre compte des résultats des actions soignantes. Cet ouvrage doit permettre d'améliorer la connaissance des états psychotiques et ainsi d'y introduire plus de rationnalité et de qualité dans les stratégies thérapeutiques. La COP13 doit s'installer comme un test incontournable, à la manière d'un "Rorschach du champ des psychoses".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Vingt fois plus d'ermites, en France, qu'il y a vingt ans. De ces hommes et de ces femmes - de ces femmes surtout - qui choisissent de tout quitter pour vivre dans la précarité matérielle, la solitude et le silence. A la recherche de l'Autre. Juifs, chrétiens, musulmans, mais aussi hindouistes et bouddhistes ont toujours su qu'un des chemins vers la Transcendance - peut-être le plus court et certainement le plus difficile - se trouvait au désert. Mais, depuis deux siècles, rares étaient ceux qui l'empruntaient. Or voici que dans notre monde matérialiste des êtres acceptent et recherchent la faim, le froid, la solitude pour mieux trouver les vraies relations de l'homme avec Dieu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le numéro d'hiver de Continuité, «Le patrimoine, source d'inspiration. Passé recomposé», célèbre les rapports fructueux qu'entretiennent patrimoine et création. Entre autres articles, on brosse un portrait de la manière dont des artistes se sont inspirés du patrimoine à travers le temps; on présente des outils pour guider les architectes qui doivent intervenir sur des bâtiments anciens et on réfléchit à la manière dont le patrimoine inspire l'architecture. En marge du dossier, la chronique «Collection» nous fait découvrir Carlotta, danseuse professionnelles des années 1930 à 1950; la chronique «Restauration» porte sur la maison Jacques-Richer-dit-Louveteau; et on souligne le 100e anniversaire des Cercles des fermières du Québec.

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