Jean Houssaye

  • Un panorama de quinze pédagogues, théoriciens et/ou praticiens, dont les idées ont marqué leur époque et influencent toujours la pédagogie aujourd'hui.

    Un panorama de quinze pédagogues, théoriciens et/ou praticiens, dont les idées ont marqué leur époque et influencent toujours la pédagogie aujourd'hui. Chaque chapitre s'articule de manière similaire : sur fond de biographie, une présentation des idées - dont l'émergence a pu être liée à un contexte politique ou social, à une période historique clé, ou s'alimenter des thèses de pédagogues antérieurs -, suivie d'une sélection de textes fondamentaux des pédagogues présentés.

    Les auteurs présentés : Rousseau (Genevois, 1712-1778), Pestalozzi (Suisse, 1746-1827), Frbel (Allemand, 1782-1852), Robin (Français, 1837-1912), Ferrer (Espagnol, 1859-1909), Steiner (Autrichien, 1861-1925), Dewey (Américain, 1859-1952), Decroly (Belge, 1871-1932), Montessori (Italienne, 1870-1952), Makarenko (Russe, 1888-1939), Ferrière (Suisse, 1879-1960), Cousinet (Français, 1881-1973), Freinet (Français, 1896-1966), Neill (Ecossais, 1883-1973), Rogers (Américain, 1902-1987).

  • « Messieurs, je suis profondément convaincu, quant à moi, de la supériorité naturelle de la femme en matière d'enseignement ; cette supériorité, croyez-le bien, se démontrera plus clairement de jour en jour... et les grands pédagogues ont tous en eux quelque chose de maternel ». Ainsi s'exprimait Jules Ferry au Congrès pédagogique, le 19 avril 1881. Il n'est pas certain que les femmes accepteraient sans soupçon cette « supériorité naturelle ». Il n'est pas certain que les pédagogues accepteraient sans réaction cette réduction à ce « quelque chose de maternel ». Il est certain par contre que, quand nous tous, femmes et hommes, pensons aux figures de la pédagogie, nous y reconnaissons à peu près exclusivement des hommes... Or ceci est injuste. Tout un continent pédagogique est à découvrir, bien au-delà des quelques noms de femmes pédagogues que nous sommes capables d'avancer. L'histoire de l'éducation a aussi été faite et pensée de manière très profonde et significative par des femmes, à toutes les époques, dans tous les pays. La preuve ? Cet ouvrage est parvenu, sans difficulté mais non sans étonnements, à réunir des figures de la pédagogie et à devoir choisir parmi elles celles qui semblaient le plus significatives. De l'Antiquité au 19ème siècle, elles ont été très nombreuses à se montrer pédagogues, c'est-à-dire à faire et dire l'éducation. C'est à cette découverte que nous vous invitons, c'est à cette injustice que cette somme propose de remédier.

  • Ce recueil d'articles expose une théorie de l'enseignement fondée sur la relation entre l'enseignant, le savoir et l'élève. Différents aspects pédagogiques sont évoqués tels que l'autorité, la gestion des différences, le cours magistral, etc. Cet ouvrage apporte également des réponses engagées sur la nature et l'histoire de la pédagogie.

  • Jean Houssaye, professeur émérite à l'Université de Rouen, développe ici un panorama de l'histoire de la pédagogie française à partir de la récurrente opposition entre pédagogie traditionnelle et pédagogie innovante. Un ouvrage complété par une "Petite histoire des savoirs sur l'éducation"

    " Pendant plus de quarante années de vie professionnelle, j'ai toujours combattu la pédagogie traditionnelle. Je l'ai combattue dans mes actes. Je l'ai combattue dans mes écrits. J'ai sans cesse pensé qu'elle était tout à fait reconnaissable et éminemment présente. Pourtant certains ne cessaient, de leur côté, de clamer son inexistence, tandis que d'autres affirmaient qu'elle était indéfinissable. La pédagogie traditionnelle n'existerait pas ? N'existerait plus ? N'aurait pas de consistance ? N'aurait plus de consistance ? Il est, pour ma part, plus que temps d'affronter ces questions... " Ainsi s'exprime Jean Houssaye au tout début de son dernier ouvrage. L'auteur commence par examiner ce qu'il en est de la pédagogie traditionnelle aujourd'hui. Il poursuit en l'examinant d'un point de vue philosophique. Enfin il parcourt les siècles sur ses traces et ses histoires. C'est aussi une histoire de l'innovation pédagogique que l'on découvre. Mieux même, simplement une histoire de la pédagogie.

  • Fernand Deligny est considéré comme l'un des pionniers de l'éducation spécialisée. Pendant des années, après avoir connu un certain succès dans le milieu éducatif qu'il bouscula, il fut oublié. Disparu en septembre 1996, la profession s'est remise à parler de lui, de ses intuitions, de ses révoltes. L'objectif de cet ouvrage est de le présenter, de l'interroger et de le donner à lire.

  • Questions pédagogiques
    relève un véritable défi : peut-on, dans le champ pédagogique, présenter les questions jugées importantes de nos jours et les situer en même temps dans une perspective historique ? Cette encyclopédie historique inaugure un genre nouveau. Son originalité vient tout d'abord de ce que le point de départ étant contemporain, les auteurs entrent délibérément dans une logique dialectique, pensant qu'on peut faire l'état d'une question pédagogique telle qu'elle se pose actuellement et retrouver par une perspective historique les débats auxquels elle a donné lieu antérieurement. D'autre part, pour chaque thème, pour chaque question pédagogique, une période historique significative est privilégiée : en ce sens, cet ouvrage est une forme d'histoire des idées en éducation. Les idées pédagogiques sont à interroger. Pourquoi une idée s'impose-t-elle à un moment ou à un autre ? Quelle est sa justification sociale ? Une idée a-t-elle un commencement ou ne peut-on toujours en trouver des traces chez des précurseurs ? Une idée meurt-elle dans le champ éducatif ? Quand elle semble renaître, n'a-t-elle pas en fait changé de sens ? Ce livre permet de poser de telles interrogations et de contribuer à y répondre tant par son contenu que par sa forme. Mais avant tout, cet ouvrage permet de faire un état des lieux sous une forme synthétique des positions, des enjeux et des débats pédagogiques actuels sans omettre la dimension temporelle.

  • Les sciences de l'éducation proposent aujourd'hui des analyses qui permettent aux enseignants et aux formateurs d'accéder à l'intelligibilité de leurs pratiques. Elles fournissent des éclairages sur ce qui se passe dans le champ de la transmission des savoirs quand on s'efforce de clarifier les notions clés, d'identifier les obstacles, de préparer des cours ou de distinguer les objectifs visés des objectifs réellement atteints. Elles permettent aussi de mieux cerner ce qui est en jeu dans la relation pédagogique, de comprendre ce qui se passe dans un groupe et d'étudier les conditions de sa bonne gestion ; elles nous livrent des outils conceptuels et techniques pour faire face à l'incompréhension, à la démotivation, à la violence... Enfin, elles nous ouvrent des perspectives essentielles sur l'élève, ses représentations, le fonctionnement de son intelligence et de sa mémoire, son développement et la manière dont il apprend...
    Toutes ces questions et bien d'autres sont traitées dans cet ouvrage qui représente une véritable encyclopédie des savoirs pédagogiques contemporains.
    Il s'agit d'un ensemble de contributions conçues comme autant d'apports structurés et permettant d'entrer dans la réflexion pédagogique à travers des exposés qui en retracent la génèse et en définissent les enjeux de manière accessible claire et synthétique.
    Enseignants, formateurs et étudiants qui se destinent à l'enseignement, pourront trouver dans cet ouvrage, tous les éléments jusqu'ici dispersés dans une multitude de livres et d'articles... Ils disposeront d'un véritable guide pour la réflexion et la recherche, et d'un ensemble de propositions concrètes qui leur permettra de faire face aux situations auxquelles ils sont confrontés. Ils seront, enfin, au coeur d'une aventure intellectuelle essentielle pour notre temps puisqu'elle concerne la formation des hommes.

  • Des pédagogues à découvrir.
    Des pédagogues à considérer. Des pédagogues pour nous changer. Des pédagogues pour dialoguer. Des pédagogues de la modernité. C'est-à-dire des pédagogues qui, après ceux de l'Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance, vont reprendre le flambeau des idées pédagogiques et des changements éducatifs à une époque, les XIXe et XXe siècles, où l'éducation s'impose comme la condition indispensable de la conduite de la société et de l'épanouissement de la civilisation.
    Ils ont exercé une influence indéniable en éducation sur leur temps et ils sont capables de nous interpeller aujourd'hui. Qui sont ces pédagogues ? Quels ont été leurs apports dans le domaine de la pédagogie ? Comment s'inscrivent-ils dans leur siècle ? Qu'ont-ils encore à nous dire ? C'est ce que s'attachent à nous exposer les auteurs de cet ouvrage, spécialistes internationaux des questions de pédagogie et d'éducation.
    Chaque pédagogue est présenté en le resituant dans son époque et en synthétisant sa pensée. Pour chacun, ensuite, des extraits de ses textes majeurs sont publiés, avec, en écho, les questions principales qu'ils posent et qui donnent au lecteur la possibilité de prolonger la réflexion.

  • Des pédagogues à découvrir.
    Des pédagogues à considérer. Des pédagogues pour nous changer. Des pédagogues pour dialoguer. Des pédagogues de demain ? C'est-à-dire des pédagogues qui, après ceux de l'Antiquité, du Moyen Age, de la Renaissance, de la modernité, reprennent le flambeau des idées pédagogiques et des changements éducatifs à une époque, le XXIe siècle, où l'éducation s'impose plus que jamais comme la condition indispensable de la conduite de la société.
    Ils exercent une influence indéniable en éducation sur notre temps et ils ne cessent de nous interpeller pour demain. Qui sont ces pédagogues ? Quels sont leurs apports dans le domaine de la pédagogie ? Comment s'inscrivent-ils dans notre avenir ? De quelles conceptions sont-ils porteurs ? Qu'ont-ils à nous proposer ? C'est ce que s'attachent à nous exposer les auteurs de cet ouvrage, spécialistes internationaux des questions de pédagogie et d'éducation.
    Chaque pédagogue est présenté en le resituant dans son époque et en synthétisant sa pensée. Pour chacun, ensuite, des extraits de ses textes majeurs sont publiés, avec, en écho, les questions principales qu'ils posent et qui donnent au lecteur la possibilité de prolonger la réflexion.

  • Qu 'est-ce que la pédagogie ? Comment comprendre et interpréter les propositions et pratiques pédagogiques ? Pourquoi la pédagogie est-elle si attaquée ? Pourquoi reste-t-elle si nécessaire et quels espoirs peut-on raisonnablement fonder en elle ? Autant de questions qui préoccupent aussi bien les enseignants que les chercheurs en éducation, les spécialistes de l'institution scolaire que tous ceux qui s'efforcent, au quotidien, de faire reculer toutes les formes de fatalité.
    Jean Houssaye nous propose, dans cet ouvrage, une clé de lecture particulièrement pertinente : le « triangle pédagogique », qui relie le professeur, le savoir et l'élève et permet de comprendre les rapports qu'ils entretiennent entre eux. On peut ainsi mieux identifier les enjeux des pratiques pédagogiques, savoir les effets auxquels on peut s'attendre et les dangers que l'on court en fonction des choix que l'on fait. Tout éducateur ou formateur trouvera là matière à s'interroger et à progresser, lucidement, vers une pédagogie mieux accordée aux valeurs éducatives fondatrices et aux exigences de notre temps...
    Car, précisément, c'est vers les questions d'aujourd'hui que se tourne Jean Houssaye pour mettre à l'épreuve le « triangle pédagogique » : la crise de l'autorité, le cours magistral, la gestion des classes hétérogènes, les inégalités et la justice scolaire, etc. Chaque fois, il fournit un cadre théorique qui permet de reposer les problèmes de manière nouvelle ; chaque fois, il restitue au lecteur un vrai pouvoir d'action en lui donnant les moyens de se situer et de s'engager en toute connaissance de cause.
    Le lecteur sera surpris : sous la plume de Jean Houssaye, tout s'éclaire...
    Le « triangle pédagogique » est un vrai modèle d'intelligibilité de l'entreprise éducative. Un modèle pour comprendre. Un modèle pour agir.

  • Voilà tout juste deux cents ans, le Nord, l'Est et le Sud-Ouest de la France étaient envahis par les armées coalisées (Russes, Allemands, Autrichiens au Nord ; Anglais, Espagnols & Portugais au Sud), décidées à en finir définitivement avec Napoléon Ier que la désastreuse campagne de Russie avait si considérablement affaibli. En l'espace d'un trimestre (de janvier à avril 1814), le sort de la France (et de l'Empire) semble tour à tour sauvé ou perdu, au gré des batailles à demi-gagnées ou à demi-perdues par des armées françaises qui luttent le plus souvent à 1 contre 3 ! Mais, au final - on le sait -, la fortune tournera en défaveur d'un Napoléon qui ne parvient pas à empêcher Paris, après une terrible bataille dans les faubourgs, de tomber aux mains des Coalisés et qui, pris dans un infernal engrenage de malchances successives, finit par abdiquer, abandonné par tous...
    Le 1814 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements : on se trouve sur les chemins qui mènent aux champs de bataille, aux marches en avant ou aux retraites ; dans les villes assiégées, prises ou reprises, au sein des états-majors qui échafaudent fiévreusement des plans ; au côté des maréchaux, des généraux, des politiciens du gouvernement de régence à Paris et leurs (vacillants) états d'âme ; enfin dans l'intimité même de Napoléon Ier et de ses soldats...
    Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1814 donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • « Ce fut surtout à l'heure de sa mort que la royauté de Voltaire a été universellement reconnue. Quand il mit un pied dans la tombe, il mit un pied dans l'immortalité. Homme étrange jusqu'à la fin ! Depuis un demi-siècle, il disait à toute l'Europe qu'il n'avait qu'un moment à vivre, lui qui était né mourant. Son tombeau, fait d'une simple pierre, s'ouvrait contre l'église qu'il avait bâtie. Il avait beaucoup gambadé, selon son expression, autour de son tombeau, sans que l'heure sonnât de s'y coucher. Ses amis étaient venus et revenus lui dire adieu ; il attendait la mort de pied ferme... »

  • Dans ce livre, qui est moins un chapitre de la vie de l'Empereur que l'histoire de la France pendant une année tragique, j'ai cherché à peindre les sentiments des Français de 1815 et à marquer leur action sur les événements. Napoléon, Louis XVIII, Talleyrand, Fouché, Ney, Davout, Carnot, restent au premier plan, mais non loin d'eux on voit les paysans, les bourgeois, les ouvriers, les soldats... J'ai tenté d'exprimer les idées et les passions de cette époque troublée avec le langage du temps. Quand je dis des mousquetaires les soldats d'antichambre, des vendéens les brigands et des prêtres les calotins, je parle comme les officiers à la demi-solde et les maçons du quai de Gêvres. Quand j'appelle Napoléon l'usurpateur ou l'aventurier Corse, les maréchaux de l'empire les va-nu-pieds et les conventionnels, les assassins ou les buveurs de sang, je parle comme les amis du comte d'Artois. De même, j'ai reproduit dans toute leur atrocité les propos sanguinaires des fédérés bonapartistes contre les nobles et les monstrueuses menaces de répression proférées à Grand et à Londres par les émigrés. L'historien ne doit pas seulement raconter les événements, il doit aussi, selon le mot de Saint-Marc-Girardin, « faire revivre les passions qu'on n'a plus » (Extrait de la Préface)
    Le 1815 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements. Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1815 (dont voici le premier tome) donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • Il y a une histoire de l'éducation, une histoire des femmes, une histoire de l'éducation des femmes, mais il n'y avait pas une histoire de l'éducation par les femmes ! Tout au moins une histoire des femmes pédagogues. Le premier tome de « Femmes pédagogues » s'est efforcé de combler ce manque fort significatif. Il a montré que, de l'Antiquité au 19ème siècle, les femmes ont fait oeuvre de pédagogie. Il ne faudrait pas croire que cette action relève d'un temps dépassé. Bien évidemment, la présence des femmes dans l'éducation s'est affirmée de plus en plus. C'est donc de plus en plus logiquement que les femmes pédagogues se sont faites nombreuses. Et pourtant, leur visibilité est loin d'être assurée et elle n'est certainement pas à la mesure de leur présence. D'où la nécessité de ce second ouvrage centré sur les 20ème et 21ème siècles. On y découvre des pédagogues de tous les pays selon la formule de cette collection : une présentation par un(e) spécialiste suivie par un choix de textes représentatifs. Ainsi ce qui se donne à voir, c'est tout un continent pédagogique extrêmement important, imposant et qu'il serait maintenant injuste de ne pas découvrir.

  • Dans ce livre, qui est moins un chapitre de la vie de l'Empereur que l'histoire de la France pendant une année tragique, j'ai cherché à peindre les sentiments des Français de 1815 et à marquer leur action sur les événements. Napoléon, Louis XVIII, Talleyrand, Fouché, Ney, Davout, Carnot, restent au premier plan, mais non loin d'eux on voit les paysans, les bourgeois, les ouvriers, les soldats... J'ai tenté d'exprimer les idées et les passions de cette époque troublée avec le langage du temps. Quand je dis des mousquetaires les soldats d'antichambre, des vendéens les brigands et des prêtres les calotins, je parle comme les officiers à la demi-solde et les maçons du quai de Gêvres. Quand j'appelle Napoléon l'usurpateur ou l'aventurier Corse, les maréchaux de l'empire les va-nu-pieds et les conventionnels, les assassins ou les buveurs de sang, je parle comme les amis du comte d'Artois. De même, j'ai reproduit dans toute leur atrocité les propos sanguinaires des fédérés bonapartistes contre les nobles et les monstrueuses menaces de répression proférées à Grand et à Londres par les émigrés. L'historien ne doit pas seulement raconter les événements, il doit aussi, selon le mot de Saint-Marc-Girardin, « faire revivre les passions qu'on n'a plus » (Extrait de la Préface)
    Le 1815 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements. Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1815 donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire.
    Le présent tome porte exclusivement sur les quelques jours (15 au 18 juin) durant lesquels se déroulent la préparation, la bataille proprement dite et les suites immédiates de la défaite qui marquent la fin programmée des Cent-Jours.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • Dans ce livre, qui est moins un chapitre de la vie de l'Empereur que l'histoire de la France pendant une année tragique, j'ai cherché à peindre les sentiments des Français de 1815 et à marquer leur action sur les événements. Napoléon, Louis XVIII, Talleyrand, Fouché, Ney, Davout, Carnot, restent au premier plan, mais non loin d'eux on voit les paysans, les bourgeois, les ouvriers, les soldats... J'ai tenté d'exprimer les idées et les passions de cette époque troublée avec le langage du temps. Quand je dis des mousquetaires les soldats d'antichambre, des vendéens les brigands et des prêtres les calotins, je parle comme les officiers à la demi-solde et les maçons du quai de Gêvres. Quand j'appelle Napoléon l'usurpateur ou l'aventurier Corse, les maréchaux de l'empire les va-nu-pieds et les conventionnels, les assassins ou les buveurs de sang, je parle comme les amis du comte d'Artois. De même, j'ai reproduit dans toute leur atrocité les propos sanguinaires des fédérés bonapartistes contre les nobles et les monstrueuses menaces de répression proférées à Grand et à Londres par les émigrés. L'historien ne doit pas seulement raconter les événements, il doit aussi, selon le mot de Saint-Marc-Girardin, « faire revivre les passions qu'on n'a plus » (Extrait de la Préface)
    Le 1815 de Henry Houssaye est un ouvrage inouï où l'on suit, au jour le jour, parfois même d'heure en heure, le déroulement haletant des événements. Par son style alerte, sa précision éclairante du détail, sa minutie, son souffle dans l'évocation, sa documentation faramineuse et toujours édifiante, 1815 (dont voici le troisième et dernier tome) donne la fascinante impression de remonter deux siècles de temps et d'être immergé au coeur de l'Histoire aux instants décisifs et précis durant lesquels elle se déroule le plus intensément. C'est certainement un des plus brillants, des plus complets et des plus compréhensibles ouvrages sur la chute du Premier Empire (seconde abdication et seconde restauration) et la réaction royaliste (la Terreur blanche) qui s'ensuivit.
    Henry Houssaye, né à Paris (1848-1911), est un historien initialement spécialisé dans la Grèce antique ; après la guerre de 1870 (à laquelle il participe brillamment comme officier), il se consacre totalement à l'histoire militaire de Napoléon Ier et publie sur le sujet deux monumentaux ouvrages définitifs : 1814 (en 1888) (près d'une centaine d'éditions !), et 1815, (en trois volumes). Il est élu à l'Académie française en 1894.

  • Le pistolet était toujours là. Georges d'Aspremont le reprit pour la troisième fois.Il se regarda dans la glace comme pour se dire adieu. En voyant sa belle tête pâle et attristée, il pensa au mot d'André Chénier : « Il y avait quelque chose là ! »Et comme si déjà l'âme se séparait du corps, il murmura : - Après tout, nous nous retrouverons peut-être sous cette figure-là dans un autre monde.Il n'avait ni la beauté d'Antinoüs, ni la beauté martiale de Hoche, ni la beauté féminine de Raphaël et de Lamartine, - à vingt ans, - mais les femmes le trouvaient beau, avec son profil un peu fier, sous sa moustache brune, sous son expression amoureuse, sous je ne sais quel grand air qui lui donnait un talon de bottine de plus, quoiqu'il fût déjà très-haut sur pied.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Je voulais me donner le luxe de passer toute une heure avec moi-même, ce qui ne m'arrive jamais.Mais à peine étais-je seul, que mon valet de. chambre entra dans mon cabinet en m'annonçant un de mes mille et un amis. - Vous savez bien que je n'y suis pas, dis-je avec impatience.Mais déjà M. Daniel de la Chesnaye était sur le seuil de la porte. - Je ne vous tiendrai que cinq minutes, me dit-il en entrant. - Cinq minutes, lui dis-je avec une bonne grâce inaccoutumée, c'est quatre minutes de trop.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cette histoire va vous paraître étrange ; c'est la Vérité elle-même qui parle.
    Un jeune homme de vingt ans passait à cheval dans une petite vallée du Soissonnais, coupée de prairies, de bois et d'étangs, dominée par une montagne où s'agitaient et babillaient trois ou quatre moulins à vent. Le soleil disait adieu aux flèches aiguës de l'église ; l'Angelus ne sonnait pas comme dans les romans, parce que le maître d'école arrosait son jardinet bordé de buis, où fleurissait sur la même ligne la ciboule et le dahlia.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les Confessions

    ,

    • Ligaran
    • 11 Février 2015

    Extrait : "Dieu n'a créé le monde que pour se donner la comédie à lui-même. Il est l'auteur de la pièce, nous sommes ses comédiens à tour de rôle, tantôt acteurs, tantôt spectateurs. Si Dieu a donné le droit de siffler la pièce à la porte du théâtre, on ne s'en prive pas. On applaudit à outrance un mélodrame à l'Ambigu, mais cette pièce inouïe de Dieu sur le théâtre de la nature, on la siffle plus souvent qu'on ne l'admire."

  • Extrait : "Ce jour-là, le 5 juin 1863, mademoiselle Cléopâtre, à peine éveillée, se coucha voluptueusement dans sa victoria attelée en demi-daumont. Il était trois heures ; le soleil, contre son habitude, répandait ses gerbes d'or sur Paris ; la gaieté éclatait en mille rayons. Ceux qui n'avaient rien à faire prenaient leur part au soleil."

  • BnF collection ebooks - "Dieu n'a créé le monde que pour se donner la comédie à lui-même. Il est l'auteur de la pièce, nous sommes ses comédiens à tour de rôle, tantôt acteurs, tantôt spectateurs. Si Dieu a donné le droit de siffler la pièce à la porte du théâtre, on ne s'en prive pas. On applaudit à outrance un mélodrame à l'Ambigu, mais cette pièce inouïe de Dieu sur le théâtre de la nature, on la siffle plus souvent qu'on ne l'admire."

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