Eric Dacheux

  • Pas de société sans communication. Pourtant la communication peut être tout aussi bien technologie de guerre que processus de paix, art de la diversité qu'instrument de domination culturelle, source de la découverte de l'autre que moyen de lui imposer son point de vue. Autrement dit, l'enjeu majeur de la communication est celui du vivre ensemble. Comment éviter l'uniformisation tout en valorisant la diversité ? Ce numéro n'apporte pas une seule réponse, universelle, mais démontre que, selon les aires géographiques et les circonstances, la communication peut être tout à la fois créatrice et destructrice du lien social. Riche et stimulant.

  • L'utopie n'est pas morte. Elle s'est transformée. L'économie solidaire est l'exemple le plus abouti de cette nouvelle utopie. Quels sont les problèmes de communication que rencontrent militants et élus cherchant à promouvoir ce projet de société ? Cette étude s'intéresse à l'utopie confrontée au réel et au réel en panne d'utopie et constitue une vision originale de la démocratie au XXIe siècle.

  • Les sciences de l'information et de la communication ont un objet de recherche : la communication. Elles remettent en cause des idées reçues comme la manipulation des médias ou la transformation de la société par Internet. Elles possèdent trois traits essentiels : elles pensent ensemble le couple information et communication, ce qui est une spécificité française ; elles s'inscrivent, grâce à cette singularité, dans une recherche mondialisée ; elles ne s'appuient pas sur une discipline ou une méthode unique, mais revendiquent l'utilisation de plusieurs approches. Ce livre, clair et concis, est indispensable pour qui veut comprendre cette discipline jeune, au coeur des mutations du monde.

  • Comment vivre ensemble aujourd'hui ? Dans un monde en crise, comment établir et maintenir une relation avec l'autre ? Pour étudier le lien social dans nos sociétés pluriculturelles, cet ouvrage propose deux postes de réflexion : enquêter sur les pratiques quotidiennes (l'économie solidaire, les blogs...) et analyser le lien symbolique unissant les citoyens à leur territoire (médias, religion...).

  • Pas de démocratie sans espace public. L'espace public est un espace symbolique où peuvent s'exprimer toutes les opinions qui structurent le jeu politique. Ce livre regroupe dans une langue accessible des textes de chercheurs reconnus et offre une compréhension claire de l'espace public actuel. Indispensable pour qui veut comprendre notre société démocratique et les rapports entre communication et action politique.

  • Le monde change mais la science économique évolue peu. Le capitalisme menace la démocratie qui ne parvient plus à le réguler. Ces deux constats sont à l'origine de cet ouvrage. Partant des initiatives citoyennes qui s'opposent au capitalisme, les auteurs construisent une nouvelle vision du vivre ensemble : se défaire de la représentation libérale de l'économie pour bâtir une démocratie écologique et solidaire grâce à la délibération dans l'espace public. En effet, la meilleure façon de favoriser la liberté de chacun est de créer une intelligence collective basée sur la participation de tous.

    Le délibéralisme est une construction théorique qui articule une réflexion économique (la délibération comme principe d'allocation des ressources), une théorie politique (la démocratie radicale) et un nouveau cadre symbolique (l'épistémologie de la complexité).

    À l'heure où la critique antisystème nourrit les ennemis de la démocratie, il est temps de passer de la déconstruction à la reconstruction, de la mise en lumière des dysfonctionnements réguliers à l'éclairage des fonctionnements alternatifs, de la soumission au désespoir du réel à l'espérance constructive de l'utopie. La tâche la plus urgente du chercheur est d'ouvrir, à nouveau, l'espace des possibles. 

  • Comment penser l'économie autrement ? En s'intéressant aux initiatives solidaires. Ces dernières sont des expérimentations citoyennes, démocratiques, non lucratives qui visent le lien plutôt que le bien. Des étudiants qui créent une épicerie solidaire, un paysan et des consommateurs qui s'allient pour produire et vendre des légumes biologiques, des hommes et des femmes qui créent une monnaie locale, etc. Ces réalisations économiques concrètes que l'analyse économique classique ignore sont pourtant d'un dynamisme incroyable. Le but ultime de cet ouvrage est de montrer qu'une étude fine des principes alternatifs mis en oeuvre par ces initiatives solidaires permet de mettre en lumière des principes économiques bien différents de ceux qu'on enseigne encore dans la plupart des manuels scolaires : coordonner l'offre et la demande par la délibération collective plutôt que de s'abriter derrière les mystères de la main invisible, préférer l'usage à la propriété, rechercher un meilleur vivre-ensemble plutôt que la croissance, etc.
    Pour ce faire, ce livre se propose de décrire cette économie solidaire pour en montrer la cohérence, la richesse théorique, mais aussi mettre en lumière certaines limites. Il démontre que ces initiatives citoyennes sont, partout dans le monde, une réponse concrète et riche d'avenir à l'offensive néolibérale qui balaye les droits sociaux et creuse chaque jour davantage les inégalités.
    Ce livre, écrit dans un langage accessible à tous, est le premier manuel universitaire consacré à cette économie citoyenne. Définitions, schémas, gros plans, autant d'outils que les auteurs ont mis en place pour comprendre concepts, théories et mécanismes de l'économie solidaire.

  • La BD est une représentation du monde qui donne des clefs pour comprendre notre monde de représentations. Les auteurs s'intéressent au rapport entre BD et lien social et explorent la dimension médiatique de la BD. Il s'agit de montrer de quelle façon la BD donne à lire un témoignage sur le monde, remet en cause bien des idées reçues sur l'économie ou encore devient un vecteur de messages éducatifs.

  • Séductrice, simplificatrice, inutile et surfaite, la communication est parée de tous les vices. Le chercheur n'y voit souvent qu'une contrainte institutionnelle, une obligation. Et pourtant, elle réside au coeur même de la science. Du thésard, échangeant avec son directeur, au prix Nobel, interviewé par les grands médias, en passant par les colloques internationaux, elle est le trait professionnel commun à tous les chercheurs. Et, si l'on s'intéresse à la dimension cognitive de la communication scientifique (le travail interdisciplinaire), à sa dimension culturelle (la vulgarisation scientifique) ou à sa dimension politique (les controverses dans l'espace public), on pense rarement la « communication » comme pratique professionnelle. Depuis 2009, un séminaire expérimental, soutenu par l'ISCC et installé en Auvergne, conduit une recherche d'épistémologie comparée sur cette pratique professionnelle peu étudiée. Cet ouvrage collectif en tire les principaux enseignements et réunit les réflexions d'une communauté « ouverte » de chercheurs, issus aussi bien des mathématiques, de l'histoire de l'art que de la biologie, de la linguistique ou des sciences de la communication. Objet de mémoire et de découverte, cet ouvrage donne à voir les chemins empruntés pour construire le savoir et dévoile un point aveugle, sinon impensé, du métier de chercheur.

  • BD et monnaie sont plus complexes qu'on ne le dit. La BD n'est pas une distraction réservée à l'enfance, mais un art de la représentation permettant une distance critique avec notre mode de représentation ; la monnaie n'est pas, quoi qu'en dise la théorie économique dominante, un voile neutre n'ayant aucune influence sur l'activité économique. BD et monnaie sont des médias, des supports facilitant et nourrissant le lien social. C'est, en tout cas, ce que montre cet ouvrage collectif. Ce dernier rassemble des chercheurs qui analysent comment des albums du neuvième art nous aident à mieux comprendre ce qu'est le phénomène monétaire. Au fond, ce livre est un pari : montrer que l'art de simplifier le réel permet de comprendre la complexité du monde.

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