Presses des Mines

  • The ways in which the Internet is managed and controlled -often labeled as Internet Governance- are usually considered as standing on four main pillars: Technology, Market Laws, State Regulation and Uses. Nevertheless, its specific features, the consequences of the plurality of norms it involves and of the decision-making processes it entails are rarely addressed in a comprehensive analysis. This book explores the Internet´s functioning both as a practical-intellectual experience and a political challenge. By means of several case studies, it proposes a substantial and reflexive treatment of multileveled, formal or informal Internet Politics. The book´s overall endeavor is to outline an understanding of what is -or may be- a "digital common good". The authors are members of a European academic team gathered by the Vox Internet research program´s meetings. They adopt a multi-disciplinary approach, embedding technological innovation in the field of social sciences (communication studies, sociology, law, political science and philosophy).

  • La parution en 2001 du "Manifeste Agile" a consacré le déploiement des méthodes "agiles" dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques.

    Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. Il s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.

    Le livre est préfacé par Pascal Buffard, Président AXA Group Solutions et Président du Cigref.

  • Après quatre décennies de financiarisation, l'entreprise va mal, humainement et économiquement. Pour la redresser, il faut repartir de ce qui constitue sa source d'énergie vitale : le travail salarié, bridé, méprisé, surcontrôlé, sur-évalué mais méconnu dans son contenu concret, sa positivité intrinsèque, son potentiel immense et, en définitive, sous-utilisé. Le chômage massif et l'emploi précaire, qui accompagnent la financiarisation comme son ombre, sont le fruit logique d'un type d'entreprise, prompte à discourir sur la valeur-travail, mais ignorante de la vraie valeur du travail, qui ne joue plus le moindre rôle dans ses critères de bonne gouvernance.

    Cet ouvrage fait converger quatre regards disciplinaires : économique, sociologique, gestionnaire et anthropologique, pour dégager la grammaire commune de l'entreprise du XXIe siècle, celle qui nous fera sortir de la financiarisation. Proposant la première grille de lecture interdisciplinaire du contenu même du travail salarié, dans sa face lumineuse comme dans sa face sombre, les auteurs montrent comment réveiller la capacité de création collective de l'entreprise en (re)donnant du sens au travail salarié, y compris le plus terre-à-terre. Et pour atteindre ce résultat, la condition préalable est de (re)donner du poids aux salariés, dans le gouvernement de l'entreprise.

  • What does it mean to turn something into capital? What does considering things as assets entail? What does the prevalence of an investor's viewpoint require? What is this culture of valuation that asks that we capitalize on everything? How can we make sense of the traits, necessities and upshots of this pervasive cultural condition?This book takes the reader to an ethnographic stroll down the trail of capitalization. Start-up companies, research centers, consulting firms, state enterprises, investment banks, public administrations: the territory can certainly prove strange and disorienting at first sight, with its blurred boundaries between private appropriation and public interest, economic sanity and moral breakdown, the literal and the metaphorical, the practical and the ideological. The traveler certainly requires a resolutely pragmatist attitude, and a taste for the meanders of signification. But in all the sites in which we set foot in this inquiry we recognize a recurring semiotic complex: a scenario of valuation in which things signify by virtue of their capacity to become assets in the eye of an imagined investor.A ground-breaking anthropological investigation on the culture of contemporary capitalism, this work directs attention to the largely unexplored problem of capitalization and offers a critical resource for current debates on neoliberalism and financialization.

  • Cet ouvrage expose les motivations et les principes d'une nouvelle forme de société : la « Société à Objet Social Étendu ». Il présente les premières expérimentations pratiques de ce statut en France et propose qu'il soit introduit dans le droit. Une telle proposition vise à réduire le divorce qui s'est installé entre entreprises et société. La gouvernance des entreprises a en effet conduit depuis plusieurs décennies à restreindre l'horizon du management et à focaliser les critères de gestion sur la valeur pour l'actionnaire. Cette dérive a discrédité, voire en partie dissuadé, les engagements de long terme ainsi que les ambitions sociales et environnementales des entreprises. Elle a aussi fortement entamé, sauf exceptions remarquables, leurs capacités à innover et à penser les mondes de demain. Pour réconcilier entreprise et société, il faut refonder en droit la mission de l'entreprise. Le droit des sociétés doit donc évoluer pour permettre à toute société d'inscrire dans ses statuts des objectifs (intérêt territorial, progrès scientifique et technologique, objectifs humanitaires et environnementaux) qui ne soient pas réductibles à l'intérêt des associés. Ces travaux ont été menés dans le cadre d'un projet de recherche avec le collège des Bernardins. L'ouvrage reprend les actes d'une journée d'études qui a eu lieu à MINES ParisTech en 2013, sous l'égide du Conseil Général de l'Économie (CGE) et avec le soutien de la Fondation Sophia Antipolis. Ouvrage dirigé par : Blanche Segrestin, professeur à MINES ParisTech ; Kevin Levillain, doctorant à MINES ParisTech ; Stéphane Vernac, Maître de conférences en droit privé à l'Université Picardie Jules Verne (CEPRISCA), chercheur associé au CGS de MINES ParisTech ; Armand HATCHUEL, professeur à MINES ParisTech.

  • Energie, citoyens et ville durable - 26 septembre 2013 : treizième événement organisé par les étudiants du Mastère Spécialisé OSE (Optimisation des Systèmes Energétiques) du Centre de Mathématiques Appliquées de MINES ParisTech.

    Pour la promotion 2012 du mastère spécialisé OSE des Mines ParisTech, la thématique de la ville durable a été le fil conducteur des sujets de réflexion tout au long de son année de formation.

    Le Congrès Ose est l'un des aboutissements de ces réflexions. Il prend la forme de présentations et de tables rondes organisées en deux thèmes répartis par demi-journée. Le premier thème aborde la ville durable en tant que ville intelligente ou "Smart City" en présentant le point de vue des grands industriels du secteur et les perspectives technologiques. Une table ronde prolonge le débat en s'intéressant à la vision internationale des enjeux de la ville durable. Le second thème élargit le sujet au travers de points de vue diversifiés allant du politique à la prospective en passant par le citoyen, clé de la mutation des villes en villes durables.

    En parallèle de la conférence, des exposants constitués d'entreprises et de start-up ont pu expliciter leur positionnement et coeur de métier ainsi que présenter leurs réalisations. L'intégralité des présentations et échanges de cette journée ont été retranscrits dans ce recueil.

    Ce sujet synthétise un grand nombre de problématiques et d'enjeux d'actualité sur des domaines aussi divers que la technique, l'économie, la politique et le social. De nombreux thèmes d'actualité tels que la transition énergétique, l'avènement des "smart-energies", l'économie circulaire ou les enjeux du vivre ensemble trouvent leurs échos dans la thématique de la ville durable. Le congrès 2013 du mastère spécialisé OSE traite ce sujet pluriel avec un focus particulier sur l'énergie, tout en l'éclairant sous des angles originaux. Les contrastes au niveau mondial, la prospective et la question de l'adhésion citoyenne sont ainsi abordés.


    Les conférenciers et invités des tables rondes sont des experts et représentants de citoyens, d'industries et d'institutions à même d'apporter une contribution inédite et pertinente aux nombreuses problématiques soulevées par la ville durable.

  • Quelles sont les causes de l'absentéisme au travail ? Est-ce que la maladie ou la maternité expliquent à elles seules ces absences ? Pourquoi le niveau d'absentéisme peut-il être si différent selon les secteurs d'activité et selon les organisations ? Les auteurs ont pu étudier ces sujets à travers une recherche de plusieurs années centrée sur l'absentéisme au sein du secteur hospitalier. La demande émanait de plusieurs institutions du secteur (FHF et une de ses implantations locales, le FNP, une ARS) qui voulaient comprendre l'origine du phénomène, les formes qu'il pouvait prendre, et qui étaient désireuses de faire émerger des pistes d'action pour l'enrayer. La recherche a reposé sur un travail de collaboration avec dix établissements de la région Pays-de-la-Loire, en cherchant à la fois à poser un diagnostic sur l'absentéisme et à envisager des actions concrètes pour changer les conditions de travail des agents et les modalités d'organisation au sein des établissements ou des unités de soins. Car c'est bien d'organisation qu'il s'agit. L'absentéisme est un formidable révélateur de dysfonctionnements organisationnels, et c'est sur le plan de la gestion et de l'organisation du travail qu'il faut agir. Le livre constitue une synthèse des travaux de l'équipe de recherche : il vise à expliquer ce qu'est concrètement l'absentéisme, ce qui peut pousser un agent à s'absenter, et donne plusieurs exemples d'actions concrètes qui peuvent être lancées pour mieux maîtriser le phénomène. L'absentéisme est un cri poussé par un agent face à une organisation qu'il ne comprend plus. Le livre nous emmène sur les traces des multiples transformations de l'organisation hospitalière qui ont eu lieu ces dernières années, et qui peuvent au moins en partie expliquer l'occurrence de l'absentéisme. Il s'adresse aussi bien aux étudiants désireux de mieux connaître ce secteur qu'aux acteurs du domaine (directeurs d'hôpital, cadres, soignants, médecins, etc.) à la recherche de points de comparaison ou de pistes d'actions possibles.

  • MICHEL CALLON a marqué les sciences humaines et sociales par sa production académique, par ses activités d´animateur de la communauté scientifique et par son rôle de médiateur entre la recherche et le monde de la politique, de l´administration et de l´entreprise. Il a multiplié les espaces d´entente et de confrontation, en se déplaçant aussi bien sur le terrain de la sociologie que sur celui des politiques de recherche et d´innovation, de l´anthropologie économique, de la scientométrie, de la science politique ou de l´anthropologie de la médecine.

  • Nous expérimentons une ère post mass média. Alors que nous étions habitués à lire la presse papier ou à regarder la télévision, la digitalisation de l´information a changé nos habitudes. Nous consultons les sites de presse en ligne, regardons la télévision en choisissant l´heure de diffusion via les sites de catch up TV, nous transférons les informations que nous trouvons intéressantes. Comme le remarque Christina Spurgeon dans son ouvrage Advertising and the New Media, nous inaugurons une époque marquée par le « glissement du mass media vers mon media » (shift from mass media to my media). Non seulement le média est devenu individuel mais il est résolument nomade, comme en témoigne le succès de la téléphonie mobile, des ordinateurs ultra-portables ou des tablettes numériques. Tous ces changements, toutes ces innovations, posent un très grand nombre de questions. L´originalité du colloque Médias09, qui s´est déroulé à Aix-en-Provence les 16 et 17 décembre 2009 à l´Université Paul Cézanne, a été de faire se rencontrer des chercheurs de disciplines académiques travaillant sur des objets communs mais de manière souvent isolée. Ils ont croisé des méthodes et des regards scientifiques différents sur une thématique commune : le développement des modes de communications communautaires et mobiles. Le colloque interdisciplinaire Médias09 inaugure une série de rencontres aixoises qui seront désormais organisées tous les deux ans en décembre.

  • Qu'est-ce que le marché ? Depuis une quinzaine d'années, Michel Callon et les chercheurs du centre de sociologie de l'innovation (CSI) de l'école des mines se penchent sur cette question si peu discutée par les recherches en économie ; ils l'interrogent dans le prolongement des travaux qu'ils menaient autour de la sociologie de la traduction, dite encore théorie de l'acteur-réseau (ou Actor-Network Theory). Ces nouveaux travaux se caractérisent par l'attention accordée à l'ensemble des acteurs concernés par la formation des marchés, au rôle central des dispositifs techniques et des savoirs scientifiques, à l'importance des pratiques d'expérimentation et au processus de qualification des biens et des services. L'ouvrage présente une sélection de textes importants qui ont servi de jalons à cette réflexion collective et qui sont toujours d'actualité. Il se clôt par un texte original et fondamental de Michel Callon qui explore un nouveau concept, l'agencement marchand ; il propose de le substituer à celui de marché-interface pour rendre compte de l'ensemble des activités et processus désormais au coeur de l'action marchande.

  • On sait la contribution des ingénieurs des mines à la découverte du monde physique, leur apport à la connaissance de la matière et leur part dans l´invention de procédés pour son exploitation et sa transformation. On connaît moins leur participation, au cours du XIXe siècle, à la définition des sciences sociales. Frédéric Le Play (1806-1882), par ses recherches statistiques et métallurgiques, comme par son oeuvre de science sociale, a marqué de son empreinte l´École des mines. À sa suite, des ingénieurs, qu´ils soient du corps ou civils, entreprennent des enquêtes sur la condition ouvrière et les conflits sociaux, mais aussi concourent à la naissance des politiques sociales en faisant connaître les institutions de prévoyance du secteur industriel. À la croisée de la science et de l´action, ils dessinent un type nouveau d´ingénieur capable d´associer rationalité technique et sciences de la société : l´ingénieur social. Naissance de l´ingénieur social regroupe un choix de textes significatifs de la contribution des ingénieurs à cet essor des sciences sociales dans le monde industriel. Publiés entre 1856 et 1906, sous la signature de Frédéric Le Play (avec Albert de Saint-Léger et Adolphe Focillon comme collaborateurs), Lucien Fèvre, Jacques de Bellefond, Maurice Bellom, William Bertheault et Émile Cheysson, ils témoignent d´une conception originale où la saisie directe des faits sociaux est la pierre angulaire de l´interprétation des relations sociales et de leur transformation.

  • This book focuses on home as a site of care, with new technologies and for elderly population. It pulls together findings from research in the social sciences and common knowledge of the actors themselves, especially stakeholders involved in the design, delivery and receipt of `care in place´. It offers a wide-ranging discussion of key issues raised in both the academic and grey literature in relation to new technologies and responsibilities for health care at home. Then, it identifies critical issues arising from the development of these new care technologies in relation to their design and implementation. It will provide an essential resource for the EU in helping to avoid expensive and inappropriate development and healthcare systems that do not meet the needs of users and citizens.

  • Pollutions au mercaptan, particules de moteur diesel dans l'air, odeurs de raffineries, rejets d'anhydrides sulfureux... nous avons tous périodiquement l'impression de vivre dans un monde irrespirable. Cet air, si familier qu'il passe aussi inaperçu que le fait de le respirer, est devenu avec le progrès scientifique et l'industrialisation une affaire d'expertise et de politiques publiques. L'ouvrage montre comment l'air se manifeste dans la vie de nos concitoyens depuis le milieu du xixe siècle : affaire de perception d'abord, de revendication ensuite, et finalement, depuis les années 1950, d'appareillage technique. La population est acteur à plus d'un titre de la politique de l'air, publique comme privée : elle multiplie les plaintes, s'élève contre la pollution chronique, est la destinataire d'informations techniques comme l'indice atmo, mène des actions locales pour lutter contre les gènes, etc. C'est ce que montre cet ouvrage dans une enquête qui associe historien, sociologue, politiste et géographe. Et l'on pourra ainsi se demander si mesurer l'air est une façon d'exprimer sa foi dans la maîtrise « sur » les problèmes environnementaux par la modernisation technique, ou bien si c'est le début d'une exploration plus démocratique de l'homme « dans » son environnement, avec le retour en grâce de la participation des habitants, comme ce fut récemment le cas dans la cartographie des odeurs.

  • Si la vie était telle que la décrivent le plus souvent les sciences sociales, elle serait sans nul doute invivable. Entièrement tournées vers les enjeux de sens de l'existence, les sciences humaines et sociales tendent à délaisser ce que Bergson appelait la souplesse intérieure de la vie. Pourtant, sans cette souplesse, le monde ne serait qu'un lieu de stratégies sociales, d'échanges contrôlés de messages toujours pertinents en regard d'un système de représentations ; le monde serait enfermé dans des règles rigides dictant à chacun sa façon de jouer son rôle dans l'espace collectif, dans un monde fermé aux paradoxes, aux décalages, à l'ironie. Pourtant, un observateur attentif remarque que l'accomplissement des activités sociales s'accompagne d'une multitude de détails non-pertinents ou latéraux, ce qu'Albert Piette a nommé le « mode mineur de la réalité ». Des détails qui donnent à penser que l'homme n'est jamais pleinement absorbé dans une activité : il participe certes, mais de façon toujours un peu décalée, injectant à l'occasion d'autres mondes dans la situation présente ou bien tout simplement s'abandonnant à la rêverie ou au pas de côté. Ce livre réunit les contributions de plusieurs auteurs, sociologues, philosophes, anthropologues, qui ont cherché à mettre au jour cette strate de l'expérience qui fait de l'humain un être à la fois présent et absent, croyant et sceptique, engagé et distant.

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