Michel de Maule

  • Témoin n°3

    Collectif

    Insécurité, « tolérance zéro », violence, délinquance ont été les maîtres mots, devenus arguments à eux seuls, de la campagne présidentielle telle qu'elle a été menée par la droite. Histoire d'affiner l'analyse, on y trouvait systématiquement accolées des précisions comme jeunes, racaille, banlieue, immigration... L'argument a semble-t-il porté, sans doute au-delà même des espoirs de ceux qui le brandissaient à tour de bras, si on en juge par le succès qu'a glané l'extrême droite dans la moisson des inquiétudes, des peurs et donc des haines semées pendant des mois.
    Dans cette atmosphère déjà chargée, où des événements tragiques comme les attentats du 11 septembre, l'explosion de Toulouse, la tuerie de Nanterre ont servi de toile de fond à la dramatisation systématique de chaque « fait divers » par la télévision, il n'était pas évident de proposer une analyse, une discussion pondérées sur le problème de la sécurité. C'est pourtant ce que s'est attachée à faire ici l'Association des Amis de l'Institut François Mitterrand en mettant en présence des interlocuteurs aussi divers que concernés - policier, député, expert gouvernemental, sociologue, animateur social - pour tenter de dissocier la réalité du fantasme, comprendre les causes profondes et immédiates de la violence et proposer des solutions à court et à plus long terme.
    Mise en proportion du phénomène de l'insécurité, examen rigoureux et sans indulgence indue des responsabilités diverses, pistes à suivre pour réagir et agir de manière efficace : voilà ce qu'on trouvera au fil du débat présenté dans ces pages.

  • Témoin n°4

    Collectif

    Pourquoi avoir choisi telle ou telle nouvelle matière ? On demande sans cesse à l'école d'enseigner de nouvelles matières, de la sécurité routière à l'informatique en passant par l'écologie. La question qui nous est posée est fondamentale. Pourquoi avons-nous collectivement choisi de privilégier certaines matières dans différents niveaux d'enseignements - l'école, le collège, le lycée ?
    De même, parce que les enfants sont assiégés par les images et qu'ils participent eux-mêmes au monde de l'image, on doit envisager de donner une éducation à l'image, en s'ouvrant notamment aux nouvelles technologies de l'information. Mais il serait suicidaire de privilégier ces nouveaux apprentissages au détriment de la capacité de lire des textes un peu complexes et de savoir écrire correctement une dizaine de lignes. C'est bien l'une des contradictions entre apprentissage et école de masse...
    L'innovation a tué le respect comme la folie de la communication a fini par tuer la transmission. En réalité, notre société a fini par oublier qu'il y avait du vertical dans la vie. Il y a des gens qui savent et d'autres qui ne savent pas. Quand on communique, on parle d'égal à égal tandis que dans la transmission il y a celui qui sait et celui qui ne sait pas... Le questionnement posé est celui de notre civilisation et l'école est bien entendu au centre de cette interrogation.
    Ce sont quelques-uns des thèmes de réflexion abordés par les intervenants dans ce débat sur l'éducation pour demain...

  • Continuum (le)

    Collectif

    Le Continuum est un livre qui explore un sujet vaste de la musique contemporaine : les relations imbriquées entre toutes les dimensions du son : la hauteur, l´intensité, le timbre, l´espace et le temps. Tout en étudiant les relations multiples entre ces dernières, des auteurs divers soumettent dans ce livre leurs perspectives historiques, techniques et compositionnelles. On trouve dans ce livre très complet des exposés écrits par des compositeurs et des musicologues tels que Xénakis, Estrada, Roads, Pape, Castanet, Solomos, Criton et l´état de la recherche technique autour de divers logiciels, tels que UPIC et GENDYN de Xénakis, STOCHOS de Bokesoy et Pape, et MUSIIC de Julio Estrada.
    Ce livre est publié sous la houlette de l´association UPIC, dirigée par le compositeur américain Gérard Pape et par le musicologue Pierre Albert Castanet (professeur au Conservatoire national de Paris et professeur à l´Université de Rouen).

  • Cette édition réunit les « dernières lettres » écrites par des soldats français tombés au champ d´honneur. Elles parurent pour la première fois en 1922, avec une préface du Maréchal Foch.

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