Les Presses de l'Université Laval (PUL)

  • Plusieurs mois après le drame vécu par les Haïtiens le 12 janvier 2010, il peut être difficile de se souvenir et de rester alerté par les nécessités et les besoins auxquels font face des millions d´Haïtiens. Ce livre renferme des témoignages d´infirmières et infirmiers québécois qui ont apporté leur aide aux Haïtiens. La publication du présent ouvrage, auquel ont contribué bénévolement plusieurs personnes a donc également pour but de recueillir de l´argent pour venir en aide aux Haïtiens et aux organismes d´entraide.

  • Ce livre jette des regards croisés sur le métissage, ceux d'historiens, de littéraires, d'ethnologues, d'archéologues, de philosophes et de muséologues. Les auteurs dévoilent et débusquent les expressions du métissage dans la parole, les textes littéraires, les objets matériels, les expositions, les pratiques alimentaires et la danse, tant dans les contextes coloniaux que postcoloniaux. Loin de considérer le métissage comme un entre-lieu heureux, une situation rassurante du milieu, ils adoptent une posture critique envers cette notion aujourd'hui à la mode et récupérée par tous les discours, ceux de gauche et de droite, ceux du nationalisme et du transnationalisme, du Tiers monde et du Premier monde. Certains y ont recours pour lutter contre les fondamentalismes de toutes sortes ou les forces hégémoniques du capitalisme mondial, alors que d'autres s'en méfient, soutenant qu'il représente une utopie trompeuse construite et manipulée par un pouvoir occulte. Les auteurs de ce recueil présentent des perspectives variées sur le métissage qui recoupent celles que l'on retrouve aujourd'hui de par le monde.???

    Ce livre réunit les textes de Michael Dietler (Université de Chicago), Simon Harel (Université du Québec à Montréal), Alexandru Jinga (Université Laval), Anne-Hélène Kerbiriou (Université Laval), Samuel Kinser (Université de l'Illinois), Hans-Jürgen Lüsebrink (Université de Saarbrücken), Alexis Nouss (Université de Montréal), Pierre Ouellet (Université du Québec à Montréal), Laurier Turgeon (Université Laval) et Alexandra Van Dongen (Musée Boijmans Van Beuningen).?

  • Dédié à la mémoire de notre ami, collègue et mentor David Trott, ce volume s'est voulu une illustration de sa conviction la plus profonde : qu'à condition d'en concevoir l'étude autrement, le théâtre français du XVIIIe siècle restait, en grande partie, un domaine à redécouvrir.

    Aussi les dix-neuf articles que l'on va lire apparaissent-ils, dans leur grande diversité, comme autant de preuves de la vitalité des recherches actuelles sur ce théâtre dans sa richesse multiforme. Au plus près des textes, de la pratique théâtrale du temps et des divers courants de la pensée des Lumières, ces articles font écho à des intuitions, vérifient des hypothèses ou reprennent le flambeau là où David fut forcé de le laisser.

    Qu'il s'agisse du bon usage de l'informatique dans les études théâtrales ou de la revalorisation de formes longtemps sous-estimées - parades, parodies ou théâtre de foire -, domaines dans lesquels David Trott fit réellement figure de pionnier, ce volume illustre abondamment l'utilité des efforts qui s'emploient désormais à rendre au théâtre des Lumières, et à son incomparable foisonnement, toute la place qu'il occupa, dans le goût, la pensée et la vie du public du XVIIIe siècle.

  • Antiquisant de réputation internationale, Jackie Pigeaud est aussi un grand historien de nos traditions culturelles ; en particulier de la pensée médicale, dont en maintes occasions - notamment dans L'art et le vivant, publié en 1995 aux Éditions Gallimard - il a montré quels rapports elle entretient avec la théorie et la pratique artistiques. À cet égard comme à d'autres, les nombreux travaux qu'il a menés à l'Université de Nantes et à l'Institut universitaire de France ont ouvert des champs nouveaux à la connaissance humaniste. Qu'ils traitent de Galien ou de Winckelmann, du bouclier d'Achille ou de la psychiatrie naissante, de la maladie de l'âme ou de la poésie du corps, ils soulignent tous la « modernité de l'Antique ».

    La pensée, qui selon la formule ancienne consiste à « faire surgir des apparitions », s'exerce chez Jackie Pigeaud dans les domaines les plus variés, avec une érudition rêveuse qui donne son unité profonde à leur apparente discontinuité. À l'originalité et surtout à la fécondité de cette approche, quelques amis, collègues et disciples ont voulu rendre hommage dans un ouvrage collectif, qui mérite pleinement de s'intituler Une traversée des savoirs.

  • L'imaginaire du corps est sans bornes, mais chaque culture lui impose des limites qui la caractérise et donnent lieu à des représentations verbales et visuelles. Le présent ouvrage explore les images et les usages du corps tel que décrits et illustrés dans les fictions romanesques de l'Ancien Régime à travers l'Europe et la France, sans négliger les arts, les croyances et les connaissances qui en affectent les représentations narrées et gravées.

    Trois grandes catégories se dégagent de la topique du corps romanesque et constituent les trois principales parties de l'ouvrage. La première partie, Corps souffrant, étudie la vulnérabilité du corps qui, voué à la douleur et à la mort, appelle des soins voire une rédemption. La seconde partie, Corps éloquent, étudie l'expressivité du corps dont l'apparence peut révéler l'identité, la sensibilité, le caractère et dont les gestes exemplaires suscitent l'admiration. La troisième partie, Corps surprenant, s'intéresse aux mystères du corps tantôt volatile, tantôt opaque, souvent équivoque et généralement irréductible et insaisissable. Chacune de ces catégories topiques est développée par dix articles offrant des aperçus historiques, ainsi que des enquêtes plus ponctuelles sur des auteurs ou des oeuvres en particulier. On verra ainsi les représentations topiques des anciens et des auteurs du Moyen Âge se modifier au cours des siècles de la Renaissance à la Révolution et même un peu au-delà.

    Pour clore ce triple parcours éclairant le corps des personnages qui peuplent récits et romans, une quatrième partie, Corps métaphore, met en jeu le roman lui-même. Cin études montrent que la poétique et la rhétorique évoquent bien souvent le corps afin qu'il figure par mtaphore la vie et les formes de la création littéraire et de l'écriture romanesque. Puis, placé entre les mains d'un corps qui s'adonne à la lecture, le roman en tant que livre devient enfin lui-même l'objet d'une image topique largement diffusée en peinture, mais habilement subvertie par les illustrateurs de romans...

  • Les entrées solennelles en France au cours des XVIe et XVIIe siècles furent des événements souvent spectaculaires dont les chroniqueurs, poètes et scriptores variés s'ingénièrent à préserver les traces dans les relations écrites qu'ils publièrent à leur suite. Aujourd'hui, seuls ces textes préservent la mémoire de ces solennités éphémères hautement symboliques qui fêtaient l'arrivée dans une ville d'une figure d'autorité, qu'elle soit politique ou ecclésiastique. Immense et hétéroclite, le corpus textuel des entrées solennelles appelle une diversité de savoirs et de compétences disciplinaires. Le présent volume restitue, substantiellement étoffées et organisées selon une cohérece que seule permet un certain recul critique, les contributions au colloque international Vérité et fiction dans les entrées solennelles à la Renaissance et à l'Âge classique, qui s'est déroulé en mai 2006 au Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de l'Université de Tours. Dans leur ensemble, ces contributions entendent interroger de façon variée les rapports entre la « vérité » de l'événement histoirique, et la « fiction » de ses réécritures.

  • Ce livre conjugue des univers singuliers, met des mots sur des images, rend hommage aux inventeurs de l'impossible, souligne l'irrationnel de notre monde, salue la force des fragiles et nous invite à voir les mots et à lire les images d'un autre oeil.

    John R. Porter Président du conseil d'administration de l'Université Laval

  • Dans le domaine de la recherche sur la gestion des ressources naturelles, les meilleurs modèles sont ceux qui, lors de la prise de décision et de l'identification du projet de recherche et des paramètres de développement, intègrent la participation des membres de la collectivité, des équipes de recherche ou de développement et d'autres intervenants. Théoriquement, la collaboration des participants au processus de recherche ou de développement leur confère une certaine autonomie qui transforme leur manière de voir et leur permet de poser des gestes concrets. Grandement répandu dans le domaine de la gestion des ressources, ce processus est connu sous le nom de communication participative pour le développement (CPD).

    En se fondant sur diverses initiatives reliées à la gestion des ressources naturelles, le livre de Guy Bessette présente des questions d'ordre conceptuel et méthodologique liées à l'utilisation de la CPD comme moyen d'obtenir la participation des intervenants. Chacun des chapitres expose de façon approfondie une série de projets réalisés en Asie et en Afrique afin d'illustrer les nombreuses manières d'incarner le processus. Le livre fournit une description des grandes questions que suscite l'application de la CPD aux pratiques et à la recherche en gestion des ressources naturelles. On y expose aussi des difficultés et des défis rattachés à cette approche et présente des leçons et des enseignements tirés de certaines recherches et expériences dans ce champ d'expertise.

  • Les Rolling Stones ont, peut-être plus que tout autre groupe, contribué à l'invention de ce personnage désormais mythique qu'est la rock star. Des moues androgynes de Mick Jagger aux provocations de Keith Richards, du fragile dandysme de Brian Jones à la morgue (si ce n'est l'apathie) de Charlie Watts ou Bill Wyman, les poses et les attitudes des membres de la formation constituent, dans leur interaction et leur complémentarité, ce qui sera bientôt l'ethos obligé de tout musicien rebelle.

    Pareille mise en scène de l'insatisfaction détonne toutefois, à l'aube des années 1960, dans la mesure où elle ne s'accompagne pas d'une forte conscience politique, reposant bien davantage sur un savant recyclage de culture romantique, musicale et délinquante. La figure flamboyante et irréelle qui en résulte, sorte de Byron de ruelle, répond pourtant à un besoin latent de l'imaginaire occidental, ouvre à de nouvelles formes de contestation et de dissidence. Le personnage de la rock star informe dès lors la production des Stones tout autant qu'il l'accompagne et fait même - c'est la perspective qu'adopte cet ouvrage - partie intégrante de leur oeuvre.

  • Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif regroupant des chercheurs français, belges, suisses, espagnols et québécois autour du thème de la violence à l'école. Il permet un regard croisé sur différents facteurs qui peuvent influencer la mise en place d'interventions appropriées pour prévenir et réduire la violence en milieu scolaire. Écrit dans un langage accessible, cet ouvrage s'adresse aux personnels scolaires et aux étudiants en éducation, mais il peut aussi intéresser les chercheurs ou toute autre personne qui souhaite approfondir ses connaissances ou amorcer une réflexion sur le sujet en bénéficiant de résultats de recherches récentes.

  • Dans un monde où règne la consommation, les marques sont devenues des symboles : portées par les vedettes du sport et du cinéma, exposées au regard de millions de téléspectateurs, parfois gages de qualité ou indices de prestige, elles ne sont plus seulement des véhicules destinés à la promotion d'objets auréolés par la griffe ou le logo. Elles sont aimées, rejetées, discutées, débattues. Sujettes à des passions, elles incarnent pour certains des valeurs et représentent pour d'autres l'appartenance, le bon goût, voire la réussite. De Nike à Apple, de Marvel à McDonald's, cet ouvrage analyse les appropriations et les détournements des marques par les adolescents qui, lentement, entrent dans le monde de l'hyperconsommation que leur présentent les adultes...

  • Ce livre analyse les processus de paix autour de trois questions étroitement liées.

    Est-il possible de dégager un schéma, un modèle ou des similitudes dans les façons de parvenir à la paix ?

    A contrario, quelle typologie peut-on établir pour les échecs, les déraillements et les effondrements du processus de paix ?

    Enfin, la paix peut-elle être imposée ?

    La dimension internationale a été valorisée, tant par l'origine des auteurs que par les sujets traités dans les textes ici rassemblés. Toutefois, la " fabrique de la paix " ne se cantonne pas dans ces aspects et à ces niveaux gouvernementaux. La réflexion est ouverte au " vécu concret " comme à la question, par exemple, de la pacification des mémoires.

    La comparaison des processus de paix sur des périodes très différentes est une façon de faire ressortir les continuités, mais aussi les particularités plus marquées, ce qui invite alors à rechercher des explications.

    L'histoire s'ouvre ici à d'autres disciplines comme l'histoire de l'art, la sémantique, la philosophie, l'anthropologie. La paix, comme décision politique, n'est pas seulement le résultat d'un rapport de forces militaires, elle exprime une image de soi et des autres. Elle est plus que la fin de la guerre.

  • Dans les années 80, celles du néolibéralisme triomphant, un nouveau regard sur l'entreprise s'installait. Faisant fi des analyses prenant en compte l'exploitation, la répression et l'aliénation, ce regard ne voulait voir que « le lien social dans l'entreprise » et « l'entreprise en tant que lien social ».

    Que reste-t-il aujourd'hui de cet espoir moderniste qui rêvait d'accompagner l'émergence d'une nouvelle société, plus « civile », qui aurait comme points de repère l'entreprise, la créativité, l'identité ?

    Aujourd'hui, par le biais des licenciements, de la précarisation, de l'individualisation, de la flexibilisation, des dérégulations, ceux-là même qui avaient joué la carte de la « modernisation » et du « management participatif » affaiblissent le lien social dans les entreprises qu'ils dirigent.

    Les débats récents en témoignent. Nous assistons à l'émergence d'un nouveau discours dur l'entreprise, plus prudent, plus conceptuel et plus désenchanté que celui des années 80.

    Dans ce livre, nous présentons six analyses aux références volontairement diverses : de la sidérurgie et de l'industrie papetière au Québec aux districts ouvriers d'Emilie-Romagne (Italie), en passant par une grande entreprise de service public et un bilan de bientôt trente ans de politique de formation dans les entreprises en France. cependant, il n'est ici question ni de systématisation d'un discours commun, ni de création d'une nouvelle école ou d'une nouvelle chapelle. Au contraire, il s'agit de mener un débat ouvert, un débat polyphone et hétérogène. On le verra, les convergences n'en sont que plus fortes.

    Reynald Bourque, Pierre Cours-Salies, Geneviève Dahan-Seltzer, Antonella De Vincenti, Nelly Mauchamp, Daniel Mercure et Jan Spurk publient ici les contributions qu'ils ont pu discuter lors du dernier congrès de l'Association internationale de sociologie.

  • A l'horizon des discussions récentes sur la laïcité et la religion dans la sphère publique se joue le lien historique et profond que la France et le Québec nouent, par-delà leurs différences, avec un catholicisme romain majoritaire. C'est dans l'analyse de ce lien, autour de la problématique « catholicisme et culture », et l'affinement nécessaire des théories de la sécularisation que réside l'apport du rassemblement des 18 contributions qu'offre ce livre.
    Qu'en est-il de la prégnance, du rejet ou de l'oubli du catholicisme qui, au fil du temps, avait pénétré toutes les couches de la vie collective ? Qu'en est-il de la liaison ou de la déliaison entre catholicisme et société sous les multiples angles culturels que sont notamment les rites, les pratiques religieuses, la conception de la nation, la famille et l'éducation des enfants, le patrimoine, la mémoire et la littérature ? Les dix-huit études de cas présentées ici permettent d'appréhender plusieurs angles conceptuels novateurs.

  • L'historien futur de la rue Notre-Dame devra me faire causer. Je lui fournirai des renseignements précieux, des souvenirs piquants (...) car la rue Notre-Dame se dépouille de sa vieille physionomie, la rue Notre-Dame des anciens jours s'en va rapidement. Elle n'est plus étroite et resserrée sur tout son parcours ; le chemin de fer urbain augmente le nombre des passants, trouble les conciliabules des flâneurs au coin des rues, et leur donne le scandale de la vitesse.

    (...)

    Que de souvenirs dans cet étroit espace, que de flâneurs y ont promené leur curiosité, leurs caprices, leurs ennuis. Demandez à vos grands-parents qui voguent dans les eaux de la soixantaine sous pavillon neutre, comme on y flânait autrefois, plus gaiement, plus familièrement qu'aujourd'hui. La ville n'avait alors qu'une rue, la rue Notre-Dame, il y avait une rivière dans la rue Craig ; on allait à la chasse rue Sherbrooke ; il fallait être armé jusqu'aux dents pour se risquer vers le Beaver Hall. L'été on faisait des parties de canots, de la Place-Viger au Griffintown ; on pouvait pêche à la ligne Placeà-Foin.

  • L´histoire des relations France-Québec, remplie de rêves et d´espoirs déçus, s´est construite autour de figures de «passeurs», individus et organismes actifs dans toutes les sphères de l´activité sociale. Pour parvenir à leurs fins, ces médiateurs empruntent divers moyens, parmi lesquels le livre et l´imprimé sont largement privilégiés. Ils ont servi la cause de ces hommes et de ces femmes qui, à force d´échanges et d´influences, sont parvenus à maintenir un pont entre les deux rives.

  • Cet ouvrage explore ainsi les brouillages des catégorisations sociales « en train de se faire » qui parfois, par le simple fait de leur efficacité, viennent transformer les représentations collectives et s´imposer comme des faits sociaux nouveaux.

  • Les articles du présent recueil montrent que le genre de la relation missionnaire dans le monde francophone a une origine complexe, a été façonné avec art, s'est modifié au cours des siècles et a tout de même favorisé, avant la lettre et à sa manière, ce dialogue des cultures religieuses que l'on souhaite tant aujourd'hui

  • Les textes rassemblés dans cet ouvrage mettent en ­évidence des exclusions au pluriel, des inégalités dans l'accès aux biens, aux échanges ou aux statuts sociaux, des rapports dans lesquels certains individus et groupes se voient refuser la possibilité de participer sur un pied d'égalité aux interactions sociales. Ils montrent comment des politiques, des programmes, des interventions sont traversés par de multiples rapports d'inclusion et d'exclusion, en contradiction et en tension.

    Les études réunies ici sauront nourrir des débats sur la ­justice sociale, sur la place accordée ou reconnue à certains groupes et sur les actions visant à corriger les iniquités. Pensons d'abord aux débats sur les systèmes de santé : si une participation plus égalitaire des individus et des groupes passe par un accès égal aux services qui leur assure sécurité, ­protection et assistance, cet accès suffit-il à réduire les inégalités sociales ? Pensons également aux politiques et aux programmes d'intégration sociale. Dans quels espaces culturels, politiques et économiques les individus et les groupes sont-ils invités à s'intégrer ? Avec quels moyens et avec quel soutien ? En quoi ces ­dispositifs d'intégration reproduisent-ils un accès inégal à la parole ? Certaines représentations de la société et du politique ne font-elles pas l'impasse sur les divisions et les conflits ? Ces questions traversent l'ensemble des textes, elles en sont les fils conducteurs.

  • Peut-on proposer une culture publique commune sans être un Etat souverain? Quelles sont les modalités d'une telle culture? Quelles institutions la favorisent our l'entravent? De quels problèmes est-elle le symptôme? Dans quelle mesure cette notion est-elle hospitalière à la diversité? Plusieurs cultures publiques communes peuvent-elles coexister au sein d'un même Etat?

    Ce livre sur la culture publique commune offre des réflexions complémentaires et en amont aux pratiques liées aux accommodements raisonnables au Québec. Grâce aux réflexions éclairantes de chacun des auteurs, les termes de la vie collective au Québec - ce qui en somme unit les Québecois - sont débattus et appronfondis. Il s'agit d'un ouvrage qui fera oeuvre utile pour la réflexion citoyenne en plus d'offrir des observations riches, diversifiées et fécondes pour quiconque s'intéresse au «vivre ensemble» dans des démocraties traversées par l'affirmation et la reconnaissance des différences.

  • Les réformes des programmes d'enseignement et de formation à l'enseignement mises en oeuvre au Québec ainsi qu'ailleurs dans le monde industrialisé véhiculent l'idée, voire la conviction, fondée ou non, que les technologies de l'information et de la communication (TIC) peuvent accélérer le développement d'un éventail de compétences par les élèves. De par son caractère prescriptif, l'intégration des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage soulève de nombreux problèmes et de non moins nombreuses questions d'actualité que cet ouvrage ne manque pas d'aborder sous différents modes, que ce soit sous l'angle de réflexions approfondies et documentées, de récits d'expériences concrètes d'intégration des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage scolaires ou de la production de résultats de recherches récentes sur le sujet.

    Les étudiants engagés en formation initiale à l'enseignement, les enseignants en exercice, les directions d'établissement, les personnes chargées de la formation des maîtres ainsi que les chercheurs préoccupés par l'introduction harmonieuse de même que l'utilisation judicieuse des TIC dans l'enseignement et l'apprentissage en contexte scolaire y trouveront des éléments de réflexion mais aussi des pistes pour l'action.

    Ont collaboré à cet ouvrage :
    Séraphin Alava (Université Toulouse le Mirail), Jean Benoit (Université Laval), Monique Brodeur (Université du Québec à Montréal), Jean-François Cardin (Université Laval), Colette Deaudelin (Université de Sherbrooke), Jean-François Desbiens (Université de Sherbrooke), Marc Dussault (Université du Québec à Trois-Rivières), Vincent Grenon (Université de Sherbrooke), Thérèse Laferrière (Université Laval), Judith M. Lapointe (Université McGill), François Larose (Université de Sherbrooke), Sonia Lefebvre (Université du Québec à Trois-Rivières), Frédéric Legault (Université du Québec à Montréal), Yves Lenoir (Université de Sherbrooke), Jean Loiselle (Université du Québec à Trois-Rivières), Daniel Martin (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Jean-François Morin (Université de Sherbrooke), Marcel Nadeau (Université de Sherbrooke), Geneviève Nault (Université du Québec à Montréal), Thérèse Nault (Université du Québec à Montréal), Mary Pearson (Université de Sherbrooke), Jeanne Richer (Université du Québec à Trois-Rivières), Vincent Rousson (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Bastien Sasseville (Université du Québec à Rimouski), Carlo Spallanzani (Université de Sherbrooke), Stéphane Thibodeau (Université du Québec à Trois-Rivières).

  • Jusqu´où et comment prend-on en compte la diversité culturelle et religieuse au sein des institutions scolaires, de l´élaboration des encadrements juridiques et des programmes jusqu´à la gestion quotidienne d´une école ou d´une classe? Une question qui s´est posée dernièrement à propos du Cégep Marie-Victorin alors que le ministère avait accepté d'adapter le calendrier scolaire en fonction des fêtes juives et que les classes ne soient pas mixtes. Des auteurs reconnus; entre autres Jocelyn Létourneau (Laval), Solange Lefebvre (Montréal), Micheline Milot (UQAM), Marie McAndrew (Montréal) ... sur un sujet toujours chaudement discuté.

  • Depuis les années 1960 et la Révolution tranquille, jamais la profession enseignante au Québec n'a connu une situation de transformation aussi importante que celle qu'elle vit présentement. Depuis le début des années 1990, les changements se succèdent à un rythme accéléré et parfois essoufflant : nouveaux programmes universitaires de formation des maîtres, allongement considérable de la formation pratique à l'enseignement, tenue des Etats généraux sur l'éducation conduisant à la révision de toutes les parties du système éducatif, nouveaux programmes scolaires qui seront implantés prochainement, création des réseaux des écoles associées (pour la formation des futurs maîtres) dans toute la province de Québec, recrutement de nouveaux enseignants, car les anciens prennent et prendront de plus en plus rapidement leur retraite, etc. Or, au coeur même de ces changements, il importe de considérer le rôle fondamental joué par la formation des maîtres, car c'est à partir d'elle que se définit présentement le profil de la prochaine génération d'enseignantes et d'enseignants.

    Cet ouvrage veut prendre acte de tous ces bouleversements. Il veut aussi permettre d'envisager les répercussions de ces bouleversements sur les différents acteurs et organisations en présence, et ce, dans une perspective alimentée et soutenue par l'éclairage que la recherche peut apporter sur ces questions. Si récente qu'elle soit, la formation universitaire des maîtres est porteuse d'un héritage que la réforme actuelle nous force déjà à examiner avec soin ; les changements qui résultent inévitablement de cette réforme provoquent nécessairement des ruptures et posent la question d'une continuité à préserver.

  • Professeur au Département de sociologie de l'Université Laval de 1955 à 1994, Fernand Dumont a axé son enseignement sur la théorie sociologique générale, la théorie de la culture, la sociologie de la connaissance et l'épistémologie des sciences humaines. Il a été cofondateur, avec Jean-Charles Falardeau et Yves Martin, de la revue Recherches sociographiques et directeur-fondateur de l'institut supérieur des sciences humaines. Il a par ailleurs été directeur d'études associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales de Paris en 1965. Fernand Dumont a été le premier président de l'Institut québécois de recherche sur la culture et il en a assumé la direction de 1979 à 1991.

    L'horizon de la culture rend hommage au professeur, au savant, à l'écrivain, à l'homme, au moment où Fernand Dumont vient à peine de mettre un terme à sa carrière active d'enseignant à l'Université Laval, consacrant désormais tout son temps à la réalisation de nouveaux projets d'écriture.

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