Les Presses Littéraires

  • Mataburros, en catalan, signifie « qui tue les ânes ». Personne ne peut affirmer l'origine de ce sobriquet, qui désigna au départ la locomotive inaugurée en 1911 qui roulait sur la ligne départementale Thuir-Perpignan, et qui s'est étendu ensuite à tout le réseau de la plaine. Cette locomotive a-t-elle réellement provoqué la mort d'un de ces animaux ? Si le mataburros n'est pas le premier train arrivé en gare de Perpignan, il évoque en tout cas l'image du train le plus lent, et il a surtout représenté un véritable mythe pour les Perpignanais du XXe siècle, qui organisèrent, en 1953, son enterrement ! Du mataburros au TGV, c'est l'histoire de plus de cent-cinquante ans de constructions et de vie autour de la gare de Perpignan, de 30 à 300 km/h, du XIXe au XXIe siècle. Dans ce tome 1, Le chemin de fer et ses quartiers : La Gare et Saint-Assiscle (1858-1993), les lecteurs sont emmenés à la découverte, en images, de plus de 150 ans d'histoire urbaine et humaine de ces deux quartiers. Bonne promenade dans les rues, sur les boulevards, le long des quais, sur ou sous les ponts !

  • L'atlas

    Collectif

    L'esprit, le geste, puis l'écriture, trois fondamentaux universels qui guide L'Atlas dans ses recherches aussi bien plastiques que personnelles. Telle une parole laissée aux absents et aux rêveurs, son oeuvre entière sème les troubles spatio-temporels, mais aussi culturels, tout en osant s'immiscer au sein des éternelles questions des possibles frontières entre la vie et l'art.
    Longilignes et autoritaires, ses traits comme ses veines, L'Atlas confronte sa propre spiritualité au monde réel. Riche de lectures, d'études d'archéologie-histoire de l'art et d'une volonté de compréhension globale de l'univers, Jules Dedet-Granel de son vrai nom, né en 1978, tente les connexions artistiques que l'on croyait perdues, entre l'art et la spiritualité, l'écriture et l'abstraction. Fil d'ariane qu'il faut nourrir et remettre sans cesse en question, L'Atlas matérialise cet esprit autant que possible. Physique et introspectif, le voyage est donc pour lui une source inestimable de connaissances de l'autre et de soi. Chaque pays visité, du Maroc à la Chine en passant par la Syrie, ajoute une pierre à l'édifice personnel à travers l'apprentissage non seulement des calligraphies locales, mais également des arts de vivre et autres philosophies ancestrales. Dans ces quêtes où il est davantage question de quiétude personnelle que de vérités absolues, L'Atlas découvre et déchiffre l'histoire de l'écriture, ou plutôt des écritures, celles-là même qui narrent l'histoire de ce monde. Ramené dans sa réalité contemporaine, plus particulièrement dans son énergie urbaine, L'Atlas réalise librement son oeuvre de l'esprit, mi-signature mi-cryptogramme, sans jamais dicter à qui que ce soit le sens exact de lecture.

  • Narbonne, automne 2020
    - C'est arrivé quand ?
    - Vers deux heures, Patron. Un noctambule qui récupérait son véhicule au quatrième sous-sol nous a appelés avec son portable. La voiture brûlait à côté de la sienne... Un feu d'enfer ! Avec son macchabée au volant. Enfin, si on peut appeler ça un macchabée... ! Il reste de lui aussi peu que des cinq autres ! A peine de quoi remplir une urne, en bourrant un peu... On a l'habitude, maintenant. Rien d'identifiable à première vue... Même les dents... Cette fois-ci, le crâne est presque fondu. On n'a retrouvé que sa calotte, qui repose sur les fémurs... vous imaginez ? Et entre les deux, plus rien...
    - Un de plus sur cette foutue liste ? Ça ne fait aucun doute pour vous, n'est-ce pas ?
    - Quand vous aurez vu le désastre, vous ne vous poserez même plus la question...
    Dix auteurs pour un seul livre. Chaque auteur reprenant la suite du précédent sans savoir par avance le déroulé de l'histoire.

  • 104 pages de portraits noir et blanc du photographe Steff Saint-E sur des artistes musiciens.

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