La découverte

  • Chaque année, le CEPII publie dans la collection " Repères " des analyses inédites des grandes questions économiques mondiales.
    La pandémie de Covid-19 a plongé l'économie mondiale en état de choc. Les interdépendances que la fragmentation des chaînes de production a installées s'en trouvent remises en question. L'heure est aux politiques de relance. En zone euro, cela fournira-t-il l'occasion de rééquilibrer de façon durable la demande ? La pandémie sera-t-elle un frein ou un accélérateur de changements ? Assurément, elle ne réduira pas la concentration dont les salariés et les consommateurs pâtissent au profit des actionnaires. Empêchera-t-elle la mise en place d'un
    Green New Deal global ou fera-t-elle prendre conscience de l'impérieuse nécessité de sauver le climat ? Il faudrait un rééquilibrage du système monétaire international. Or l'hégémonie du dollar persiste. En Chine, la pandémie retarde les réformes et l'ouverture du système financier, dont dépend l'internationalisation du renminbi. Les défis à relever sont nombreux. Les réponses qui y seront apportées marqueront pour longtemps la trajectoire de l'économie mondiale.

  • Pour la première fois, l'AFD propose dans la collection « Repères » des analyses inédites sur les grandes questions économiques et sociales qui touchent le continent africain. Cette édition 2020 présente les tendances macroéconomiques de l'Afrique et de ses régions, et porte un regard pluridisciplinaire sur des enjeux structurels majeurs, qu'ils soient continentaux ou spécifiques à un pays.
    Quelles sont les nouvelles formes de l'urbanisation africaine au XXIe siècle et comment penser l'articulation entre urbanisation et croissance économique ? Comment les États africains peuvent-ils financer leurs infrastructures et leurs services publics dans un contexte d'augmentation rapide de l'endettement ? Que nous apprend l'analyse des données sur les caractéristiques des flux migratoires africains et sur la complexité des liens entre migrations et développement ? Quels bénéfices l'Afrique peut-elle attendre d'une industrialisation tardive au regard de l'exemple éthiopien ? Dans quelle mesure les « communs » constituent-ils, entre autres, une solution aux problèmes fonciers du Mali ?

  • Être une entreprise et devoir répondre aux enjeux sociaux et environnementaux... une tension analysée par les auteurs de cette édition 2019.
    Plusieurs questions sont posées : pourquoi les consommateurs des Émirats arabes unis achètent-ils du luxe contrefait ? Comment se structure le marché du médicament ? Pourquoi le taux de rentabilité « doit-il » être de 15 %, chiffre magique souvent cité ? Faut-il utiliser des éléments visuels pour communiquer sur les éléments financiers ? Dans quelle mesure les échanges entre artistes et managers nourrissent-ils le management ? Comment intégrer le safer by design ? Ces questions se posent en contrepoint de préoccupations sociétales telles que la pauvreté subie ou volontaire, certains individus choisissant la sobriété matérielle. La problématique du rôle et de la mission sociale de formes particulières d'organisations, comme l'illustre le groupe coopératif Mondragon, contribue de façon originale à ces débats.
    Cette nouvelle édition présente en outre les chiffres de la vie des affaires en 2018.

  • Le guide du prisonnier

    Collectif

    Dans un univers carcéral qui reste, depuis des décennies, le même espace de non-droit aux conditions de vie souvent dégradantes, des questions élémentaires se posent aux personnes détenues : que se passe-t-il à l'arrivée en prison ? Comment recevoir des soins adaptés ? Qui peut bénéficier de réductions de peine ? Comment intenter un recours contre l'administration pénitentiaire en cas de préjudice ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles répond Le Guide du prisonnier. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour et revisitée depuis sa dernière parution en 2012, couvre de nouveaux sujets, notamment les aménagements de peine, l'évaluation et la prise en charge de la radicalisation, les droits des personnes étrangères détenues, etc.
    Destiné aux personnes incarcérées, à leurs proches, aux professions judiciaires, aux intervenants en milieu carcéral et à tout citoyen s'interrogeant sur les droits des prisonniers, ce livre accompagne par un jeu de questions-réponses l'intégralité du parcours pénitentiaire, du premier au dernier jour de prison. Les différentes étapes - entrer en prison, vivre en prison, sortir de prison - sont abordées successivement et donnent lieu à une explication claire de la règle de droit, confrontée à sa mise en oeuvre au quotidien et illustrée par des témoignages, analyses et articles de presse.
    Véritable outil de défense contre l'inapplication de la loi et les atteintes à la dignité en détention, ce guide est l'ouvrage indispensable pour toute personne liée de près ou de loin au monde carcéral.

  • Cet ouvrage vient combler une lacune et relever un défi. Après que l'évanouissement des horizons d'attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d'en entreprendre l'histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d'en renouveler l'approche comme d'en explorer des aspects inédits. Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d'interprétations, de relais, de connexions et de solutions.
    L'histoire développée ici s'attache, du XIX e siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions, émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu'en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n'en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l'articulation du social avec le politique, le culturel, l'idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.
    En partenariat avec Le Mouvement social.

  • À jour de la loi du 10 septembre 2018, dite « pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie », cet ouvrage vise à offrir une information claire et accessible sur l'état de la réglementation en vigueur, particulièrement touffue et complexe.
    Ce guide fait le point sur les conditions d'entrée sur le territoire français, la délivrance des cartes de séjour, l'accès au travail, l'asile, les différentes formes d'éloignement... Il passe en revue les diverses situations dans lesquelles peut se trouver une personne étrangère, selon qu'elle souhaite entrer et séjourner en France comme visiteur, étudiant, travailleur, demandeur d'asile, ou encore au titre de ses liens familiaux. Il contient également des informations concrètes sur les pratiques administratives, quelques mises en garde et des conseils utiles sur la façon de présenter des demandes à l'administration et, le cas échéant, de contester ses décisions devant un juge.
    Outil nécessaire aux juristes, aux travailleurs sociaux, aux membres des associations et des syndicats qui ont à conseiller et appuyer les étrangers dans leurs démarches, ce guide permettra aussi à ces derniers de mieux connaître leurs droits et, donc, de mieux les défendre.

  • Ce livre est le premier d'une série de trois volumes qui ont pour ambition de couvrir les principales questions économiques et sociales contemporaines, à l'échelle nationale, européenne et mondiale. Leur particularité est d'avoir été conçus et écrits par des spécialistes de ces questions - universitaires et chercheurs reconnus - pour des lycéens et des étudiants de premier cycle. Les textes ici réunis se distinguent par trois qualités majeures : il s'agit à chaque fois de synthèses de l'état des connaissances scientifiques ; leur clarté et leur lisibilité les rendent accessibles sans compromettre leur rigueur ; leur problématisation donne du sens aux questions traitées et suscite l'intérêt du lecteur.
    Afin de mieux répondre encore aux interrogations sur le monde et notre société, en particulier celles qui se rapportent aux multiples crises auxquelles nous sommes confrontés, l'ouvrage a été non seulement actualisé et remanié, mais aussi enrichi par de nouvelles contributions.

  • Près d'un demi-siècle après la fin de son empire, la France demeure hantée par son passé colonial. Pourquoi une telle situation, alors que les autres sociétés postcoloniales en Occident travaillent à assumer leur histoire outre-mer ? Pour répondre à cette question, Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire ont décidé d'ausculter les prolongements contemporains de ce passé à travers les différentes expressions de la fracture coloniale qui traverse aujourd'hui la société française. Ils ont réuni, dans cette perspective, les contributions originales de spécialistes de diverses disciplines, qui interrogent les mille manières dont les héritages coloniaux font aujourd'hui sentir leurs effets : relations intercommunautaires, ghettoïsation des banlieues, difficultés et blocages de l'intégration, manipulation des mémoires, conception de l'histoire nationale, politique étrangère, action humanitaire, place des Dom-Tom dans l'imaginaire national ou débats sur la laïcité et l'islam de France... Les auteurs montrent que la situation contemporaine n'est pas une reproduction à l'identique du " temps des colonies " : elle est faite de métissages et de croisements entre des pratiques issues de la colonisation et des enjeux contemporains. Pour la première fois, un ouvrage accessible traite de la société française comme société postcoloniale et ouvre des pistes de réflexion neuves.

  • Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes.
    Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ?
    Pour les auteur·e·s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des États européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre États membres qui est supposé fonder l'Union européenne.
    Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.

  • Chaque année, le CEPII publie dans la collection « Repères » des analyses inédites des grandes questions économiques mondiales.
    L'économie mondiale ralentit à l'ombre de tensions commerciales et géopolitiques aiguës alors que la coordination internationale est en lambeaux. Au-delà du protectionnisme de Donald Trump, c'est à une crise commerciale systémique que l'on assiste. La défiance envers les accords commerciaux grandit : mais comment les évalue-t-on ? Ce contexte est particulièrement défavorable à une coopération internationale pour sauver le climat. Pourtant, l'urgence est là. Agira-t-on avant qu'il ne soit trop tard ? Dix ans après la crise financière de 2007-2008, les fragilités financières perdurent : quels en sont les ressorts et peut-on y parer ? Les politiques monétaires restent très accommodantes. Les banques centrales parviendront-elles un jour à les normaliser ? Comment réinventer alors leurs objectifs et leurs instruments ? Un dernier chapitre traite cette année de la Turquie, de la tourmente économique et politique dans laquelle elle plonge.
    Les compléments statistiques situent les données récentes dans une perspective longue.

  • Depuis une vingtaine d'années, on entend dire qu'une " nouvelle économie " est en passe de supplanter les anciens modes d'échange des biens matériels - une économie dont l'attention constituerait la première rareté et la plus précieuse source de valeur. À quoi ressemble donc cette économie de l'attention ? Quels nouveaux outils sont nécessaires pour en comprendre les mécanismes ? Que faut-il en craindre ou que pouvons-nous en espérer ?
    Des neurosciences à la sociologie, du design de logiciels à la philosophie éthique, une grande diversité de disciplines sont convoquées ici pour éclairer l'économie de l'attention à partir de multiples perspectives critiques. Il en ressort qu'il est aujourd'hui indispensable de penser le destin de nos économies en termes d'attention - mais qu'il serait calamiteux de laisser les seules logiques capitalistes reconfigurer nos régimes attentionnels.
    Remède au productivisme forcené qui épuise nos ressources matérielles, ou symptôme de la colonisation qui soumet nos esprits à l'emprise du capital ? L'économie de l'attention se situe non seulement au carrefour des disciplines : elle est surtout au carrefour des chemins qui traceront notre avenir.
    Ce volume collectif propose dix-sept chapitres émanant de certains des meilleurs spécialistes internationaux de ce domaine émergent, ainsi que de voix dissidentes qui en contestent la validité : Franco Berardi, Daniel Bougnoux, Dominique Boullier, Jonathan Crary, Georg Franck, Christophe Hanna, Jean-Philippe Lachaux, Sandra Laugier, Pierre Le Quéau, Matteo Pasquinelli, Anthony Pecqueux, Julien Pierre, Martial Poirson, Claudia Roda, Adrian Staii, Bernard Stiegler, Henry Torgue.

  • À Lille, le récit flatteur d'une agglomération reconvertie en métropole européenne et commerciale, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Pourtant, quarante ans après le début de sa désindustrialisation, et sans nier l'existence de dynamiques nouvelles, la " bifurcation métropolitaine " est loin d'avoir tenu toutes ses promesses.
    À Lille, le récit d'une agglomération reconvertie en métropole tertiaire, culturelle et créative semble avoir chassé les fantômes de la crise économique. Mais, cinquante ans après le début de sa désindustrialisation et sans nier les dynamiques économiques et culturelles nouvelles, la " bifurcation tertiaire " est loin d'avoir tenu ses promesses.
    Lille est aujourd'hui la grande agglomération régionale la plus ségrégée de France. Les politiques publiques nationales et locales se sont révélées impuissantes à réduire les inégalités sociospatiales héritées du développement industriel et à contrecarrer un chômage persistant. La reconversion tertiaire s'est accompagnée d'une précarisation accrue du marché du travail et de ségrégations renouvelées, tant sur le plan résidentiel que scolaire.
    Cet ouvrage rend compte de ces transformations, indissociablement politiques, économiques et sociales, qui font de l'agglomération lilloise un site privilégié pour comprendre les dynamiques inégalitaires des villes contemporaines.

  • En dépit de sa richesse et de son dynamisme, la démarche comparatiste en études urbaines ne s'est vue consacrer aucun ouvrage en français à ce jour. Cet ouvrage collectif se propose de combler un vide éditorial en rassemblant les principaux sociologues français de l'urbain. Méconnues ou inédites, ces contributions rendent compte d'une discipline en plein essor.
    Face à l'urbanisation croissante de la planète et à la mondialisation qui donnent parfois l'impression d'une homogénéité globale, la comparaison internationale entre villes est devenue un enjeu majeur. Nombre d'organisations publiques et privées classent ainsi les métropoles selon des critères standardisés. Dans le champ académique, la circulation transnationale et les injonctions à l'internationalisation des recherches nourrissent les démarches comparatistes. Mais pourquoi et comment comparer ? Quels sont les avantages, les difficultés, les limites et les pièges de la comparaison ?
    Cet ouvrage réunit une vingtaine de chercheurs en sociologie urbaine, qui pratiquent dans leurs travaux la comparaison internationale. Leurs contributions illustrent en quoi, et à quelles conditions, la comparaison peut permettre de mieux analyser les structures sociospatiales, les processus, les normes et les catégories de pensée. Elles montrent aussi, au-delà de l'approche monographique souvent adoptée dans l'étude des villes, ou en complément de celle-ci, comment différentes façons de comparer permettent de monter en généralité et de développer l'inventivité théorique.

  • En étudiant la culture matérielle des esclaves, l'archéologie - et en particulier, depuis une vingtaine d'années, l'archéologie préventive - contribue de façon décisive aux recherches sur l'esclavage colonial. La traite, l'habitat, la vie quotidienne, le marronnage ou les pratiques funéraires bénéficient ainsi d'une documentation nouvelle, dont cet ouvrage rend compte grâce aux contributions des meilleurs spécialistes internationaux. L'archéologie a joué, depuis les années 2000, un rôle décisif afin de renseigner sur les conditions de vie des esclaves, leurs habitats, les établissements où ils furent asservis (souvent détruits mais dont subsistent les fondations), les enclaves du marronnage, les rites d'inhumation, l'état sanitaire des défunts, leur âge, leur sexe, etc. En étudiant la culture matérielle des populations asservies, l'archéologie - et en particulier depuis une vingtaine d'années l'archéologie préventive - contribue en effet de façon déterminante aux recherches sur l'esclavage colonial et offre une documentation nouvelle.
    Confrontant études de cas et synthèses sur l'archéologie de l'esclavage aux États-Unis, à la Barbade, à Cuba, au Brésil et aux Antilles françaises, en Afrique de l'Est, du Sud et de l'Ouest, à La Réunion et à l'Île Maurice, cet ouvrage fait le point sur les avancées récentes de la connaissance de la traite, de l'esclavage et du marronnage et propose une meilleure prise en compte du patrimoine archéologique du système esclavagiste, de sa conservation et de sa mise en valeur.

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • Le long cheminement de l´histoire des populations afro-antillaises en France a long-temps été absent des représentations de l´histoire de France, dont il est pourtant partie intégrante. C´est dire l´importance de ce livre, retraçant pour la première fois la formidable aventure qui a vu évoluer le regard de la France sur les Afro-Antillais à travers les siècles. Reprenant l´ensemble des textes qui accompagnaient la première édition largement illus-trée du beau livre publié sous le même titre en 2011, cet ouvrage événement constitue une référence majeure sur plus de trois siècles de présence des Noirs en France, issus d´Afri-que, des Antilles, des Comores, de la Réunion, de Nouvelle-Calédonie ou de Guyane.

    L´histoire de la France noire commence au XVIIesiècle, quelques décennies avant le terrible Code noir (1685) régissant la mise en esclavage des Africains, et traverse plus de trois siècles d´histoire de France : trois siècles de présences caribéennes, africaines, issues des États-Unis ou de l´océan Indien, dans l´Hexagone, plus de trois siècles d´une histoire culturelle, politique et économique intense et méconnue. Regroupant les contributions des meilleurs spécialistes français et internationaux, pour un regard transversal sur une histoire aux mille et un visages, ce livre montre comment ces présences ont contribuéà bâtir l´histoire politique, culturelle, militaire, artistique et économique de ce pays et de la République. C´est au creuset de ce récit que l´on peut comprendre les enjeux du présent.



    « Et voilà qu´en un livre tout est dit. Fruit d´années de recherches, cette entreprise re-trace l´histoire politique, militaire, culturelle et sociale des liens entretenus par notre pays avec le continent noir, du XVIIesiècle à nos jours. » Frédérique Briard, Marianne.



    « Une histoire fragmentée, diverse, traversée d´ambiguïtés et parfois tiraillée entre les pôles extrêmes que sont la négrophobie et la négrophilie, entre fascination et répulsion » Élisabeth Philippe, Les Inrockuptibles.

  • Ce n'est pas en effet le moindre des paradoxes que de vouloir localiser un objet dont le caractère essentiel est de circuler continument. Pour autant, s'il circule, l'argent s'accumule également, et les inégalités économiques qui en résultent constituent aujourd'hui un enjeu considérable.
    Si l'argent a longtemps été limité par certains courants des sciences sociales à un moyen d'échange, sa réalité nous apparaît aujourd'hui bien plus complexe. Véhicule du pouvoir, objet convoité et accumulé, l'argent et en particulier la monnaie, sont des notions éminemment politiques. Ses supports, toujours plus divers, changent ses propriétés économiques, sa géographie et font bouger les frontières de la fiscalité et des politiques publiques.
    Alors où est l'argent ?
    Dans un souci permanent de rendre accessible à tous les grands enjeux autour de cette question, sociologues et économistes présentent ici les toutes dernières avancées de la recherche, dans une synthèse inédite et enrichissante.

  • Moins connu que le Fatah ou le Hamas, le Mouvement du Jihad islamique palestinien (MJIP) est un acteur central de la scène politique palestinienne. Retraçant l'histoire du mouvement depuis les années 1970, les auteurs montrent comment une poignée de jeunes intellectuels ont mobilisé des référents à première vue incompatibles, le nationalisme et l'islamisme, pour les mettre au service de la cause palestinienne. Ce faisant, ils racontent une histoire souterraine du mouvement national palestinien, où les cadres habituels, qui opposent trop souvent les chiites aux sunnites et les laïcs aux islamistes, s'effacent au profit d'une lecture originale des relations entre la gauche révolutionnaire et l'islam politique.
    La trajectoire de cet " islamisme paradoxal " offre de nouvelles perspectives sur le monde arabe et musulman. Car l'histoire du MJIP est aussi celle d'un réseau transnational qui relie les Territoires palestiniens, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, le Liban, etc. Ces nouveaux éclairages nous plongent au coeur des plus récents événements qui secouent la région : les opérations militaires à Gaza et au Liban, les affrontements entre le Hamas et le Fatah, les tensions entre l'Iran et les pays du Golfe, les divisions autour de la crise en Syrie...
    Grâce à leur connaissance intime de la région, les auteurs ont mené une vaste enquête de terrain leur permettant de recueillir de nombreux témoignages inédits. Et d'offrir un autre regard sur la Palestine et le Proche-Orient.

  • Les articles et lettres qui composent ce recueil de textes (articles, correspondances) illustrent en cinq rubriques chacune des facettes de la personnalité et de l'activité de l'intellectuel engagé que fut Paul Nizan. La " correspondance d'Aden ", tout d'abord, forme un contrepoint à Aden Arabie, éclairant d'un jour bien différent ce qui, dans le pamphlet, n'apparaîtra que sous la forme de la révolte et du dégoût. " L'écrivain et le critique " précise la théorie de la littérature, nécessairement engagée, que Nizan mettra en oeuvre et en acte. " Le philosophe " présente sous une forme durcie les thèses qu'il défendra tout au long de sa vie et notamment dans Les chiens de garde. " Le journaliste " témoigne du caractère inséparable de l'écriture et du militantisme dans l'oeuvre de Nizan au cours d'événements majeurs tels que la Guerre d'Espagne. " La correspondance de guerre ", enfin, permet de préciser les raisons profondes de sa rupture avec le Parti communiste et trace un tableau des conditions de la " drôle de guerre " qui scellera prématurément le destin de l'écrivain.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la nouvelle édition de 2001.)

  • Longtemps, dans les représentations conventionnelles, la préhistoire a été celle de l'Europe occidentale, caractérisée par de l'industrie lithique et des grottes ornées emblématiques. A contrario, les sociétés non occidentales, en particulier les sociétés dites " primitives ", sont appréhendées comme étant intemporelles, figées dans le moment de leur découverte.
    Comment l'anthropologie prend-elle en compte le passé des sociétés dites " tribales " qu'elle étudie ? Comment ces sociétés se représentent-elles leur passé et comment l'archéologie peut-elle leur apporter une profondeur historique ? Dans quelles perspectives historiques et archéologiques les replacer ? Comment, en retour, l'anthropologie et l'archéologie des sociétés non européennes permettent-elles de donner des perspectives renouvelées à l'archéologie " occidentale " ?
    Archéologues et anthropologues offrent leurs regards croisés sur les cultures non occidentales et présentent ici les avancées récentes dans le champ de la recherche, en mettant l'accent sur la préhistoire de ces sociétés.

  • Ce livre est le deuxième d'une série de trois volumes qui ont pour ambition de couvrir les principales questions économiques et sociales contemporaines, à l'échelle nationale, européenne et mondiale. Leur particularité est d'avoir été conçus et écrits par des spécialistes de ces questions, universitaires et chercheurs reconnus, pour des lycéens et d'étudiants de premier cycle. Les textes ici réunis se distinguent par trois qualités majeures : il s'agit à chaque fois de synthèses de l'état des connaissances scientifiques ; leur clarté et leur lisibilité les rendent accessibles sans compromettre leur rigueur ; leur problématisation donne du sens aux questions traitées et suscite l'intérêt du lecteur. Afin de mieux répondre encore aux interrogations sur le monde et notre société, en particulier celles qui se rapportent aux multiples crises auxquelles nous sommes confrontés, l'ouvrage a été non seulement actualisé et remanié, mais aussi enrichi par de nouvelles contributions. Qu'il s'agisse de réussir un exposé ou une dissertation, de préparer efficacement un examen ou de mieux comprendre le monde contemporain, ce manuel devrait par conséquent satisfaire les besoins et les exigences d'un large public : élèves préparant le bac, étudiants de premier cycle préparant des exposés, des dissertations, des examens, toute personne désireuse de mieux comprendre les problèmes économiques et sociaux. Voici les questions traitées dans ce volume : l'analyse de la mobilité sociale ; la dynamique de la stratification sociale ; l'action collective et les conflits sociaux ; la question des inégalités ; les inégalités entre les femmes et les hommes ; une cohésion sociale en crise.

  • Pour cette neuvième année, DAUPHINE RECHERCHES EN MANAGEMENT propose dans ce « Repères » un regard pluriel sur le monde des entreprises en mettant l'accent sur les enjeux d'actualité.
    Parmi les nouvelles tendances, cette édition aborde le mouvement des makers et son impact sur notre conception du travail. Elle interroge le phénomène du trading haute fréquence qui s'est imposé ces dernières années sur de nombreux marchés. L'ouvrage aborde également la question des discriminations. Discrimination raciale avec une étude dans le secteur des chambres d'hôtes en France, discrimination de genre au travers d'une analyse des facteurs de l'absentéisme féminin. Un chapitre confronte l'efficacité du contrôle et celle des vertus individuelles dans le cadre des relations clients-fournisseurs. La sécurité des systèmes d'information dans un contexte de cybercriminalité fait l'objet d'un bilan. Enfin, une contribution interroge la possibilité de mesure de la qualité de l'audit légal des sociétés.
    L'ouvrage s'achève par une chronologie des événements récents et un résumé des thèses en management soutenues en 2016 au sein de DRM. L'ensemble fournit une synthèse actualisée de l'état des entreprises.

  • Le 8 juin 1968, une grosse centaine de magistrats réunis salle des Criées au Palais de justice de Paris créait le premier syndicat de magistrats, le Syndicat de la magistrature. Très vite, il rassemblait plus d'un millier de membres (le quart du corps), frais émoulus du Centre national d'études judiciaires (qui deviendra l'Ecole nationale de la magistrature) ou beaucoup moins jeunes, issus notamment des magistrats résistants. Très vite aussi, ses prises de position en faveur d'une justice plus juste et plus égale, débarrassée d'une hiérarchie pesante ou d'une organisation archaïque, voire dénoncée comme une justice de classe provoquaient de vives réactions ou de franches oppositions. Quelques affaires emblématiques (l'incarcération d'un patron mis en cause pour un accident mortel du travail, le refus d'un substitut de se laisser muter à Hazebrouck...) allaient parachever la naissance de ceux qui seront nommés les juges rouges en 1975, selon une couverture de Paris-Match. Aujourd'hui, le Syndicat de la magistrature a certainement changé ; d'aucuns diront même qu'il s'est assagi. Certains de ses membres n'ont-ils pas accédé aux plus hautes fonctions de la magistrature, ou occupé des responsabilités très importantes hors du monde judiciaire, dans les cabinets de l'Elysée ou de Matignon comme au Parlement (national ou européen) ou dans les organisations internationales ?

    Pourtant, de tribunes incisives en dessins mordants, de propositions iconoclastes (la dépénalisation de l'usage des drogues ou la suppression - à terme - de la prison) en dénonciations des dysfonctionnements quotidiens de l'institution judiciaire, il reste, refusant tout corporatisme, cet aiguillon si nécessaire à une justice française éternellement en crise.
    Ce livre retrace ces 50 années de combats pour la justice en France ou dans le monde. Abondamment illustré de photos syndicales inédites et d'affiches et de dessins exclusifs (dont certains signés Tardi, Wolinski, Plantu ou Cabu) et de codes QR renvoyant à des archives de l'INA, il est ponctué d'interview de grands témoins et préfacé par Robert Badinter.

  • En Afrique, au Moyen-Orient ou dans les républiques de l'ex-Union soviétique, des organes de presse sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Devant la montée de ces médias de la haine, Reporters sans frontières, une organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, a envoyé des journalistes dans une dizaine de pays, pour enquêter.

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