Ker Editions

  • L'heure du leurre

    Collectif

    Il faut que le noir s'accentue pour que la première étoile apparaisse. Comment se fait-il que des gens intelligents se mettent à croire que des solutions simples peuvent régler les problèmes les plus complexes ? En ces temps de repli sur soi, tout porte à croire que l'heure du leurre a sonné. Onze écrivains décortiquent les rouages de la démagogie et du populisme. Déresponsabilisation, abandon paresseux des valeurs humanistes, repli sécuritaire, exclusion prennent le pas sur l'ouverture, le partage, la solidarité et la lumière. Un recueil qui génère la réflexion et les débats nécessaires à la renaissance d'une démocratie vacillante. EXTRAIT DE FAIRE LE MÉNAGE Si j'en crois la mine outrageusement rassurante de mon neveu Philippe, je ne ferai plus long feu. Ma disparition prochaine a l'air de l'effrayer plus encore que moi. Le moment est arrivé, donc, de consigner ce que je tiens secret depuis des années au sujet de mon ancien employeur, M. Édouard Lefrançois. Le fin mot de sa malheureuse histoire, je suis la seule à le connaître. Emporter la vérité dans son corbillard, c'est ridicule. La vérité n'a rien à faire dans les cimetières. Jusqu'ici, j'ai toute ma tête. L'infirmier - il s'appelle Jacques, il est jeune, mais déjà plus un poil sur le crâne, ce qui ne l'empêche pas d'être beau comme un dieu -, Jacques me prépare chaque matin la potion magique. LES AUTEURS Jang Jin-Sung, Barbara Abel, Geneviève Damas, Frank Andriat, Vincent Engel, Bernard Tirtiaux, Emmanuelle Urien, Nicolas Ancion, Patrick Delperdange, Grégoire Polet et Armel Job.

  • #balancetavie

    Collectif

    Un regard décalé qui pousse à réflexion sur notre société.
    Tous les jours, nous semons des détails de notre vie aux vents d'Internet. Une photo par-ci, une géolocalisation par-là.
    Sous une apparence anodine, cette ombre digitale qui nous connaît mieux que nous-mêmes recèle des menaces profondes pour notre modèle de société. Pour notre mode de vie.
    Jusqu'où tout cela pourrait-il aller?? C'est la question qui a été posée à treize écrivains. Chacun, à sa manière, nous pousse à réfléchir au monde que nous construisons, clic après clic, et à celui qu'en miroir, nous souhaiterions voir émerger.
    Seule la première nouvelle de ce recueil n'est pas fictive?: Birgitta Jónsdóttir y raconte notamment comment elle a participé à la création de Wikileaks et comment elle s'est liée d'amitié avec Edward Snowden...
    13 auteurs se réunissent pour composer ce recueil de nouvelles qui nous poussent à réfléchir sur notre société digitale construite sur Internet et les réseaux sociaux.
    EXTRAIT DE Système Ledur
    L'histoire des caméras de surveillance braqua un peu les projecteurs sur lui.
    Son père lui avait acheté, puisqu'il était en maths fortes, une calculatrice Texas à 180 balles. Ce n'était pas obligatoire, mais le prof avait dit qu'en effet, c'était une bonne, et la meilleure du marché. En moins d'une semaine, il se l'était fait faucher. Impossible de dire où ni comment. Soit dans le cartable, soit dans le casier. Ce n'était pas compliqué de se faire un passe-partout et il y en avait qui circulaient, disait-on, et qui ouvraient tous les casiers.
    Le père racheta une nouvelle machine sans sourciller. Qui disparut non moins vite. Les copains de Pascal expliquaient que certainement, quelqu'un les lui fauchait et les revendait sur «­leboncoin.com » ou un site du genre. Pascal répercuta l'information à son père, qui trouva sur ce site et sur d'autres des dizaines de calculatrices identiques à vendre de seconde main. Il s'était écrié :
    - C'est le marché du vol et de la revente, c'est incroyable ! Si je t'en rachète une demain, on te la fauche et après-demain, elle est de nouveau en vente sur le site et je pourrai la racheter ! On n'en finit plus ! On se fout de la gueule du monde ! Mais c'est quoi, cette école qui ne sait pas surveiller un minimum ses élèves délinquants et protéger les élèves corrects ! Je vais téléphoner à la directrice, ça ne va pas tarder !
    Pascal, eu égard à sa discrétion, aurait préféré que son père n'appelât pas la directrice. Mais en même temps, il fallait admettre que ce n'était pas lui, Pascal, qui payait les calculatrices.
    LES AUTEURS
    Nicolas Ancion, Franck Andriat, Jean-Claude Bologne, Geneviève Damas, Vincent Engel, Pascale Fonteneau, Armel Job, Birgitta Jónsdótti, Fanny Lalande, Malika Madi, Colette Nys-Mazure, Grégoire Polet, Marianne Rubinstein

  • Les bâtisseurs

    Collectif

    Des histoires piquantes pour relever les dérives de notre société !
    Ça ne peut plus continuer comme ça. Sur ce point au moins, tout le monde s'accorde. Les dérives de notre société ont fini par mettre en péril notre espèce, notre planète et la vie qui l'habite. Pourquoi avons-nous délégué les aspects fondamentaux de nos existences - naissance, mort, alimentation, instruction... - à des institutions?? Que signifie être humain dans un monde où les téléphones ont parfois plus de valeur que la vie?? Neuf thématiques ont émergé et avec elles, des écrivains qui, par la fiction, abordent ces questions transversales et profondes afin de nous faire réfléchir au monde que nous souhaitons bâtir pour nous et ceux qui nous suivront. La première nouvelle de ce recueil est de la plume de Rob Hopkins, fondateur du mouvement mondial des villes en transition.
    Prenez part à la réflexion en lisant ces nouvelles dans lesquelles chaque auteur aborde des questions fondamentales autour de neuf thématiques plus actuelles que jamais !
    EXTRAIT
    Quand Alfred rouvre les yeux, bien plus tard encore, Elyas lui tend un bol de bouillon. Alfred veut parler, Elyas lui fait signe de se taire.
    - Il faut reprendre des forces.
    - Mais vous êtes qui ?
    Elyas sourit. Il s'attendait à ce que la question surgisse. Beaucoup plus tôt, probablement.
    - Un agent secret ? Un ange ? Un détective privé payé par mon père ?
    Elyas pose un doigt sur ses lèvres.
    - Je suis le sans-papiers qui habitait l'appartement de votre client et qui a eu la mauvaise idée de faire frire des petits poissons. Celui qui a mis le feu. Celui que la police a chassé vingt fois. Celui qui n'a même plus le droit de travailler comme livreur à vélo. Celui qu'on voudrait renvoyer chez lui dans un pays en guerre. Hier, après vous avoir rendu votre carte d'identité, j'aurais voulu rentrer chez moi. Mais je n'ai plus d'endroit qu'on puisse appeler « chez moi ». J'ai dormi dans un local à poubelles, dans la cave.
    Alfred grimace.
    - Je me suis lavé, tout à l'heure, après vous avoir trouvé. Je me suis inquiété quand la police a embarqué votre voiture sans que vous réagissiez.
    - Ma voiture ?
    - Elle gênait. Un voisin a réussi à faire venir une dépanneuse.
    - La vieille en face... marmonne Alfred.
    - Inès ? Pas du tout, elle est très gentille. C'est elle qui a fait chauffer l'eau pour le bouillon. Elle s'inquiète pour vous.
    - Pour moi ? s'étonne Alfred.
    - Les gens se soucient les uns des autres. C'est comme ça que ça se passe quand les choses se compliquent. Dans le confort, on se replie sur ses petites habitudes. Mais quand ça va mal, les gens sont souvent plus disposés à donner un coup de main. J'en sais quelque chose.
    Elyas aurait envie de raconter des épisodes de sa vie récente, depuis l'arrivée des milices dans son quartier d'Alep, en Syrie, sa traversée de la Méditerranée, puis de l'Europe, mais il garde ça pour lui. Derrière son sourire et ses yeux clairs. Il tend à nouveau le bol de bouillon.

  • Comment parvenir à développer son esprit critique face à un tel raz-de-marée d'informations ? Terrorisme, fondamentalisme, droits des femmes, asile, extrémisme, sécurité... Autant de dossiers qui font inlassablement la Une, jour après jour. Autant de questions dont vous avez tous débattu ou, du moins, entendu parler. Mais qu'en pensez-vous vraiment?? Avez-vous eu l'occasion de forger votre opinion, hors des slogans et des discours médiatiques?? Quatorze voix vous aident à y voir plus clair. À travers ses histoires, ce sage peuple des lumières explore les facettes les plus profondes et complexes de l'humanité et vous invite à la rencontre de l'autre dans ses richesses et sa diversité. Un recueil de nouvelles éclairant, qui aidera les 11-14 à décrypter l'actualité et à s'ouvrir à l'Autre À PROPOS DES AUTEURS Cet ouvrage collectif réunit des auteurs d'horizons univers riches et variés : Frédérick Tristan (prix Goncourt 1983), Fouad Laroui (prix Jean-Giono 2014), Vincent Engel (prix Rossel des jeunes 2001), Yahia Belaskri (prix Beur FM 2015), mais également Jean Claude Bologne (prix Rossel 1989), Hubert Haddad (prix Renaudot 2009), Tahar Bekri, Frank Andriat, Grégoire Polet (Rossel des jeunes 2006), Françoise Lalande, Ingrid Thobois, Bernard Tirtiaux et Fariba Hachtroudi. Autant de voix qui permettent une approche éclairée et multiple du monde dans lequel nous vivons.

  • Greta Thunberg a un grain, c'est l'évidence, mais un grain qui donne de quoi moudre. Son apparition dans la mythologie médiatique récente demeurera dans les mémoires. Ella a donné un visage, une silhouette, une allure à l'interrogation primordiale de ce début de troisième millénaire.
    Une époque ne s'achève pas avec elle, pas plus qu'une nouvelle ne s'inaugure sous son signe. Mais un message a été émis, qui n'avait rien de réellement neuf, mais qui, une fois assumé par elle, a trouvé son incarnation. Une incarnation en croissance, puisque Greta s'est manifestée à l'aube de l'adolescence, ce qui illustre superbement les promesses qu'elle personnifie.
    EXTRAIT
    Ce que certains aiment chez Greta, c'est justement, ce qui fait qu'elle n'est pas une adolescente comme les autres. Sa conscience politique, son audace, son sérieux. Moi, au risque d'une certaine frivolité, ce que j'aime chez Greta, ce sont ses tresses.
    Chez Greta, chaque tresse démontre une personnalité très forte. Le plus souvent, c'est vrai, elles jouent les raisonnables et pendent sagement sur ses épaules. Mais parfois, on les voit se dresser comme deux serpents cobras. Et dans ces moments-là, Greta fait presque peur.
    J'ai sous les yeux la photo à New York d'une Greta grossièrement ignorée par un président des États-Unis qui passe, gonflé de sa propre importance, à trois mètres d'elle. On sent que les tresses de Greta ne rêvent que d'une chose, cracher à la gueule du malappris.
    Les tresses de Greta sont un excellent indicateur de son humeur;

  • Les raisons de la colère

    Collectif

    Découvrez la version numérique de la revue littéraire belge Marginales L'évidence est là, aveuglante. Le constat d'échec d'une civilisation, ou qui se prétend telle, qui avait cru mettre dans le mille, ou plutôt les milliards, en misant tout sur l'économie, très mal nommée au demeurant, puisqu'il s'agit plutôt de la prodigalité. Prodigalité des ressources, des valorisations, des exploitations, des aliénations. Tout ramené au niveau du produit, du niveau zéro du matérialisme. La lutte contre le matérialisme dialectique, l'illusion d'y avoir mis fin, a produit un enfoncement plus abyssal encore dans le matériel, même humain, une immersion absolue dans l'illusion de la rentabilité. Et quelle illusion! Il faut revoir les condamnations des régimes qui, avant l'année 89 du XXe siècle, apparaissaient comme le comble de l'asservissement : le péril venait de l'Est, il menaçait nos sacrosaintes démocraties, considérées comme les meilleurs régimes pensables, autoproclamées sans concurrence sérieuse, susceptibles de nous mener triomphalement vers la fin de l'histoire, cet idéal appelé de tous les voeux, du moins de ceux qui en étaient les bénéficiaires. Et il est vrai que le cauchemar d'une époque inaugurée à Sarajevo et conclue dans un Berlin laissé à l'état de ruine trois décennies plus tard a ouvert des perspectives aussi féériques que les contes occidentaux hollywoodisés par Walt Disney qui allaient forger les imaginaires des enfants du baby-boom. Des nouvelles inspirées par la thématique à des écrivains comme Jean-Baptiste Baronian, Evelyne Heuffel, Luc Dellisse, Bernard Dan, et pour la première fois, des extraits des « Calepins » de Jean-Pol Baras À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. En septembre 2015, deux nouveaux numéros de la revue littéraire sont disponibles... « Enfants non admis » et « Les raisons de la colère ». LES AUTEURS Thomas Deprijck, Bernard Dan, Daniel Simon, Jean-Baptiste Baronian, Kenan Görgün, Claude Javeau, Jack Keguenne, Huguette de Broqueville, Maria Dulce Kugler, Yves Wellens, Isabelle Wery, Franck Pierobon, Françoise Pirart, Paul Emond, Pascal Vrebos et Jean-Pol Baras.

  • Valeurope refuge

    Collectif

    Découvrez un autre numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Heureuse Europe, fière de ses accomplissements. Vous vous êtes rassemblée, trop soucieuse d'abolir les conflits qui vous avaient tant tourmentée. Vous vous êtes dotée de ces institutions que les hommes ont conçues pour formaliser les différends, atténuer les différences, rassembler les énergies pour mieux marcher de front. Vous avez, peu à peu, aggloméré les bonnes volontés et même converti les brebis égarées, ou plutôt confisquées par l'ours tyrannique qui avait, il est vrai, contribué à éliminer les loups qui vous avaient terrorisée. Vous ne cessiez d'afficher votre volonté de serrer les rangs, de justifier votre étendard étoilé et l'hymne à la joie choisi comme chant de ralliement. Pourquoi s'étonner que vous suscitiez les envies, les appétits, les ambitions?? Heureuse Europe, détentrice de grandes conquêtes. Nourrie de votre histoire, de ses lumières et de ses ombres, vous vous êtes prémunie de ce que furent vos cauchemars. Les conflits de conviction, les guerres de religion qui furent vos grandes déchirures, qui se traduisirent par des rafles, des massacres, des désordres trop souvent meurtriers. Peu à peu, vous avez apaisé ces conflits, en instituant le plus important des schismes?: celui qui distingue l'Église et l'État, séparant ce qui revient à Dieu, qui est de l'ordre de la conscience, et ce qui appartient à César, qui relève de la morale publique. Ce règlement-là, il ne s'obtint pas de façon pacifique, loin de là, il mit des siècles à s'imposer, coûta des vies, fractura des peuples. Des nouvelles inspirées par la thématique de l'Union Européenne avec des écrivains comme Yves Wellens, Liliane de Schraûwen ou encore Jean-Pol Baras. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Luc Dellisse, Françoise Pirart, Rose-Marie François, Elise Bussière, Michel Torrekens, Marc Guiot, Yves Wellens, Daniel Simon, Jean-Baptiste Baronian, Jean Jauniaux, Philipp Remy-Wilkin, Alan De Kuyssche, Liliane Schraûwen, Jean-Pierre Berckmans, Corinne Hoex, Alain Dartevelle, Marc Meganck, Nicole Verschoore, Isabelle G, Véronique Bergen, Martine Depret, Anatole Atlas, et Jean-Pol Baras.

  • Enfants non admis

    Collectif

    Découvrez la version numérique de la revue littéraire belge Marginales Les femmes et les enfants d'abord?: expression plus ancienne encore que le «?save our souls?» banalisé dans le SOS devenu polyglotte (comme pas mal d'acronymes auxquels les non-usagers de l'anglais n'entendent goutte), elle sous-entend un pari sur l'avenir de l'espèce. Laissons-lui la chance de se prolonger, en permettant aux petits d'accéder à l'âge adulte, et aux femmes d'en engendrer d'autres encore. Ce syntagme figé en dit plus long sur une civilisation qu'une déclaration solennelle?: il mise sur un principe que l'on qualifiera d'humaniste. L'espèce humaine est en effet la seule à pouvoir légiférer sur sa survie. Si ce n'était pas le cas, si les quadrupèdes susceptibles de nous alimenter avaient les moyens de réguler de la sorte leur sauve-qui-peut, ils l'auraient déjà fait. Considérons donc cette priorité concernant les enfants comme un axiome de base, relevant d'une mentalité voyant l'enfant comme l'avenir de l'homme, et donc plus précieux que lui, bénéficiant d'une manière de statut lié à son innocence première, et en particulier dans les situations de guerre. Il ne peut en aucune façon être tenu pour responsable ni consentant face à la violence déchaînée. Sans cela, on assisterait à un méfait que l'Écriture réprouve, condamnant le massacre des innocents comme un crime imprescriptible. Des nouvelles inspirées par la thématique avec des écrivains comme Jean-Baptiste Baronian, Evelyne Heuffel, Luc Dellisse, Bernard Dan, et pour la première fois, des extraits des « Calepins » de Jean-Pol Baras À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. En septembre 2015, deux nouveaux numéros de la revue littéraire sont disponibles... « Enfants non admis » et « Les raisons de la colère ». LES AUTEURS Bernard Dan, Jean Jauniaux, Evelyne Heuffel, Alain De Kuyssche, Huguette de Broqueville, Michel Voiturier, Nicole Verschoore, Marc Guiot, Jeanine Ma, Marc Lobet, Corinne Hoex, Jean-Pierre Berckmans, Jean-Chrysotome Tsibanda, Françoise Nice, Anatole Atlas, Soline de Laveleye, Françoise Pirart, Rose Marie François, Françoise Lalande, Aliette Griz, Luc Delisse, Alain Dartevelle, Alan Ward et Jean-Pol Baras.

  • Ce sera mieux hier

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Il est des moments où l'histoire fait le dos rond. Tout va si mal, les enjeux sont si opaques, les perspectives semblent sans issue. Un sentiment diffus nous envahit peu à peu, une nostalgie si prégnante que l'on aimerait autant que le temps s'arrête, et même qu'il reparte en arrière. Une nostalgie s'impose, dispose comme d'un pouvoir aimanté, nous attire vers le passé, parce que vu dans le rétroviseur, il semble comblé de tous les dons. Étrange sensation, à rebours des règles même du devenir, qui suppose qu'on s'y abandonne, puisqu'il n'est pas de marche arrière possible. Ce sentiment, on peut gager qu'il est vieux comme le monde. Dans la conscience que toute existence a son terme, que le vecteur ne peut nous entraîner que vers un point ultime dont aucun voyageur ne revient, comme dit Hamlet, le désir s'accroît que cette loi puisse être vaincue, qu'il y ait une issue qui épargne de l'irrémédiable fin. Le comble du désir serait alors de remettre ses pas dans ceux déjà franchis, et même d'aller plus loin, en deçà du vécu, avant même le prélude, peut-être, tant qu'à faire, vers le vide initial... Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la nostalgie avec des écrivains comme Chantal Boedts, Marc Lobet ou encore Yves Wellens. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Alan Ward, Gérard Adam, Jean-Baptiste Baronian, Isabelle Bary, Jean-Pierre Berckmans, Chantal Boedts, Bernard Dan, Alain Dartevelle, Christo Datso, Alain De Kuyssche, Pascale de Trazegnies, Luc Dellisse, Catherine Deschepper, Rose-Marie François, Laurent Grison, Marc Guiot, François Harray, Corinne Hoex, Françoise Houdart, Jean Jauniaux, Jack Keguenne, Jean-Louis Lippert, Marc Lobet, Marc Meganck, Françoise Pirart, Jean-Marc Rigaux, Liliane Schraûwen, Daniel Simon, Jehanne Sosson, Monique Thomassettie, Jean-Chrysostome Tshibanda, Yves Wellens, Philippe Remy-Wilkin, Étienne Verhasselt et Jean-Pol Baras.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Pourquoi "revue", pourquoi "rêvée" ? La Wallonie exista longtemps par ses revues, qui lui donnèrent, en fin de compte, son nom. Elle fut longtemps l'emblème d'un quotidien, dont le titre battait comme un étendard, et qui ensuite a cessé de paraître, la privant de cette affirmation journalière, de cette désignation récurrente de la "prière du matin de l'homme moderne", pour reprendre l'expression de Mallarmé. La Wallonie, aussi, se définit longtemps comme un rêve. Paul Caso, chroniqueur inlassable d'un art wallon, et dont l'amitié m'éclaira sur la question, aimait à rappeler que lorsque Louis Delattre publie en 1929 Le pays wallon, il place en exergue à son livre une phrase de Taine, qui dit : "Là, vivent des gens pleins d'étranges rêves". La Wallonie, une usine à rêves plutôt qu'à penser des choses tristes ? C'est l'une des prémisses de ce rassemblement de textes, inattendu peut-être, anachronique aux yeux de certains, et dont l'idée s'est irrésistiblement imposée pourtant. La Wallonie, on le verra, n'a pas vraiment le moral. À une époque où on demande à tout un chacun d'être performant, confiant dans son avenir, de s'affirmer conquérant, de s'autoproclamer triomphant, elle n'épouse pas l'humeur du temps. Elle est trop blessée, trop lucide aussi pour cela. Elle a su très tôt, peut-être pour y avoir trop cru, que les lendemains ne chantaient pas nécessairement. Elle a anticipé en quelque sorte l'effondrement des idéologies, et développé son esprit critique et sa propension à la dérision plutôt que ses réserves d'enthousiasme. Elle était dans les cordes, subissait les revers économiques qui mirent à mal sa prospérité passée, et puisa dans cette épreuve la confirmation que, décidément, rien n'est acquis à l'homme. Il y a un fond de scepticisme wallon qui est la rançon de la clairvoyance, et du refus d'être dupe. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la Wallonie avec des écrivains comme Claude Javeau, Emmanuèle Sandron ou encore Daniel Simon. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Yves Wellens, Gaston Compère, Roger Foulon, Richard Miller, Jean Louvet, René Hénoumont, Claude Godet, Daniel Simon, Michel Torrekens, Antoine Tshitungu Kongolo, Emmanuèle Sandron, Éric Brogniet, Françoise Lison-Leroy, Claude Javeau, Françoise Houdart, Liliane Schraûwen, Luc Dellisse, William Cliff, Jean-Pierre Dopagne, Monique Thomassettie, Anne-Marie La Fère, Marc Quaghebeur, Nicolas Ancion, Thomas Owen, Véronique Bergen, Charles Bertin, Gérard Adam et André Schmitz.

  • À l'Est, toutes !

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales On était en plein été, il y a dix ans de cela, et tandis que la plupart des Occidentaux, en ce mois d'août particulièrement clément, savouraient le décalage oisif des vacances, le Président de l'Union Soviétique faisait l'objet d'un putsch. Il s'en remit peu de jours plus tard, mais dès lors ses jours à la tête de l'empire étaient comptés. En Lettonie, on n'avait pas tardé à tirer les conséquences de l'événement. Les dangers étant trop grands que l'on en revînt à la ligne dure d'avant la perestroïka, on se hâta, le lendemain de la mise sous surveillance de Gorbatchev dans sa datcha, de se proclamer indépendants. La nouvelle ne fit pas grand bruit. Il faut dire que depuis bientôt deux ans, on ne savait plus où donner de la tête. La carte de l'Est de l'Europe devait être redessinée semaine après semaine. Depuis la chute du mur de Berlin, dont personne n'avait osé prévoir l'effondrement sous la forme qu'il finit par prendre, les téléspectateurs étaient un peu blasés. Vivre l'histoire du monde à la petite semaine, voire au jour le jour, finit par émousser la sensibilité aux événements. Si la prise de la Bastille avait été filmée en direct par CNN, aurait-elle à ce point marqué les esprits ? Certainement pas. Elle n'aurait d'ailleurs pas occupé un long temps d'antenne : l'équivalent tout au plus de ce que l'on consacre aujourd'hui à une mutinerie dans une prison... Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de l'Europe de l'Est avec des écrivains comme Guy Goffette, Jean-Baptiste Baronian ou encore Monique Thomassettie. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Jean Jauniaux, Emmanuèle Sandron, Daniel Simon, Jack Keguenne, Jacqueline De Clercq, William Cliff, Adolphe Nysenholc, Jean-Baptiste Baronian, Monique Thomassettie, André Delcourt, Marianne Hendrickx, Huguette de Broqueville, Roger Foulon, Philippe Jones, Yves Wellens, Ola Milosc, Anne-Marie La Fère, Luc Dellisse, Gérard Adam, Françoise Nice, René Lambert, Osman Arnautovic et Ioan Flora.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Quel fut exactement l'impact de ce livre étrange au moment de sa parution ? On peut gager qu'il eut le destin des ouvrages savants : il fit quelques remous dans la profession, il intéressa les curieux, dut alimenter la rumeur dans les cercles mondains qui se piquaient de science. Furent-ils nombreux, ceux qui mesurèrent que venait de paraître l'une des plus lumineuses percées dans le fonctionnement de notre vie intérieure ? Cette "Psychopathologie des Alltaglebens" parut donc il y a exactement cent ans, à l'aube de ce siècle que nous venons à peine de quitter. Il y a déjà dans ce titre, qui confronte une notion médicale, la psychopathologie, à la désignation de la banalité de nos jours, cette fameuse "vie quotidienne", comme un choc poétique : Freud a dû mesurer cette collision du clinique et de l'ordinaire, cette contradiction volontaire, en grand écrivain qu'il était. Au fond, dans cette étude, il y insiste d'ailleurs, il ne se penche pas sur des maux majeurs, ils veut plutôt montrer que dans qu'il y ait de quoi s'inquiéter, sans qu'il faille en appeler à la médecine, fût-elle de l'âme, nous sommes sans cesse en proie à des phénomènes minuscules, à de petits dérèglements qui indiquent que l'inconscient, ce continent qu'il s'est ingénié à explorer, se livre à ses dérives. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la vie intérieure avec des écrivains comme Véronique Bergen, Luc Dellisse ou encore Yves Wellens. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Pierre Mertens, Patrick Roegiers, Philippe Jones, Yves Wellens, Thilde Barboni, Adolphe Nysenholc, Jean Jauniaux, Richard Miller, Claire Lejeune, Liliane Schraûwen, Véronique Bergen, Luc Dellisse, Jean-Baptiste Baronian, Claude Javeau, Emmanuèle Sandron, Roger Foulon, Laurent Demoulin, Gérard Adam, Jack Keguenne, Guy Vaes, André Sempoux, Caroline Lamarche, Gwenaëlle Stubbe, Karel Logist, Georges-Henri Dumont et Jozef Deleu.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Chaque jour qui passe exclut une espèce animale du menu des humains. Comme si un cycle s'interrompait, qu'il était dit que désormais le vivant ne nourrirait plus le vivant, le vif ne saisirait plus le vif. Une grand-peur gagne les esprits, d'autant plus prégnante qu'elle passe par les corps, et par le mystère de leur fonctionnement interne. Mystère largement éclairci par le savoir, mais la divulgation, toujours incomplète, ne donne que davantage le vertige. La connaissance chèrement acquise révèle qu'au-delà de ce qui est su se cache ce qui reste indéfiniment à découvrir. Et c'est ainsi que le sol semble se dérober sous les pas. Comment se fier au plancher des vaches, si les vaches elles-mêmes ne sont plus fiables ? D'autant qu'elles n'en peuvent mais, ces pauvres ruminantes. On leur a donné à mâcher ce dont elles n'ont jamais eu le goût, ce qu'elles se seraient bien gardées de happer elles-mêmes. Ah, si le voeu des fabulistes s'était réalisé, si elles avaient été douées de la parole ! À quels réquisitoires aurions-nous eu droit ! À quand un nouveau roman de renard, où se ferait le procès, avec éloquentes bêtes à la barre, de la folie et de l'hypocrisie humaines ? Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la consommation de viande animale avec des écrivains comme Véronique Bergen, Luc Dellisse ou encore Colette Lambrichs. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Corinne Hoex, Pierre Puttemans, Michel Torrekens, Laurent Demoulin, Roger Foulon, Emmanuèle Sandron, Patrick Virelles, Alain Bosquet de Thoran, Jean Jauniaux, René Hénoumont, Jack Keguenne, Daniel Simon, Véronique Bergen, Jean Claude Bologne, Michel Joiret, Alain Bosquet de Thoran, Yves Wellens, Monique Thomassettie, Claude Javeau, Emmanuel Raveline, Alain Bosquet de Thoran, Luc Dellisse, Marianne Hendrickx, Colette Lambrichs, Vénus Khoury-Ghata et Alma Lazarevska.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales On lui rouvre la porte et il envahit tout. Le bicentenaire de Victor Hugo prend des proportions qu'aucune commémoration de ce genre n'a connue, semble-t-il. Et si l'ampleur de cette reconnaissance était à la mesure d'une singulière occultation ? Et si Hugo, en fait, avait été dissimulé dans les drapés de sa gloire ? Certes, il était le géant des lettres, le seul écrivain auquel les aliénés, notoirement, s'identifient, comme Napoléon est le politique qui peuple le plus les asiles. Il est un prototype, un archétype. L'auteur par excellence, celui par qui tous les types d'oeuvre arrivent. On l'a assez dit : Hugo est un décathlonien des lettres : tout lui réussit, rien ne lui échappe. Et lorsqu'il se repose de l'écriture, il se met à dessiner, et c'est tout aussi magnifique. Il est ce "visiteur encombrant", comme dit Jean-Pol Baras à propos de son séjour en Belgique. Mais c'est de son séjour sur la terre que l'on peut tout aussi bien parler. Tout ce qu'il aborde, il le transforme et le transfigure, le chargeant d'une vision qui, peu à peu, s'est mise à animer, à irriguer son oeuvre tout entière, dont l'évolution est ascensionnelle. Car lorsque l'on s'efforce de la considérer dans son ensemble, ce qui ne peut se faire que superficiellement, l'on est frappé par la sûreté croissante d'une pensée qui se consolide et se renforce, et va dans le sens d'une conquête par l'homme de son autonomie et de sa dignité. C'est ainsi qu'en 1859 il fait résonner les derniers vers du "Satyre", dans La Légende des Siècles : "Place à l'atome saint, qui brûle et qui ruisselle ! / Place au rayonnement de l'âme universelle ! / Un roi c'est de la guerre, un dieu c'est de la nuit. / Liberté, vie et foi, sur le dogme détruit !" Et la suite va poursuivre cet appel prodigieux à l'émancipation, qui fait de Hugo, tout baroque et fantasmatique qu'il soit, le prolongement des Lumières. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de Victor Hugo avec des écrivains comme Jean-Baptiste Baronian, Liliane Schraûwen ou encore Claude Javeau. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Liliane Schraûwen, Claude Javeau, Françoise Lison-Leroy, François de Callataÿ, Huguette de Broqueville, Yvon Toussaint, Otto Ganz, Jean-Baptiste Baronian, Jean Jauniaux, Luc Dellisse, Yves Wellens, Véronique Bergen, Alain Bosquet de Thoran, René Hénoumont, Laurent Demoulin, Jean-Louis Lippert, Andrés Carmín, Ghislain Cotton, Roger Foulon, Monique Thomassettie, Georges Thinès, Patrick Roegiers, Paul Tabet et Admiral Mahic.

  • Mythes en stock

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Nous autres belgicains, pour ce qui est de la modestie, nous sommes imbattables. Cela dit sans l'ironie que l'on pourrait y voir. Sommes-nous conscients, par exemple, de compter parmi les plus féconds concepteurs de mythes du XXe siècle ? La plupart de ces créatures "made in Belgium" qui se sont mises à envahir la mémoire et même l'inconscient collectifs sont nées sur la planche à dessin de quelques artistes qui tenaient, au départ, ces activités pour secondaires parce que strictement alimentaires. Joseph Gillain, par exemple, ce géant trop méconnu de la BD belge, se considérait d'abord comme un peintre, et se désolait presque que la notoriété lui soit venue d'un volet moins noble (à ses yeux du moins) de sa créativité. Sous le nom de Jijé, il donna vie à Jerry Spring, à Blondin et Cirage, à Jean Valhardi. Quel apport insigne au huitième art ! Ses pairs le vénéraient comme un maître : ils s'appelaient Morris, Franquin, Will, et eux-mêmes furent aussi de fameux mythothètes, si l'on peut se permettre ce néologisme forgé sur le modèle du logothète cher à Roland Barthes. Lucky Luke, le Marsupilami ou Gaston Lagaffe, même Tif et Tondu sont fichés dans nos souvenirs de premières lectures, ont structuré notre vision du monde. Ils ont conquis un immense public au départ d'une rampe de lancement située rue Jules Destrée à Marcinelle. Charles Dupuis, l'éditeur qui veillait aux destinées du journal de Spirou, vient de disparaître. Il a eu droit aux hommages de Richard Miller, le ministre des Arts et des lettres et écrivain qui d'ailleurs figure au sommaire de ce numéro, et il les avait bien mérités ! Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la mythologie et de la bande dessinée avec des écrivains comme Richard Miller, Thierry Bellefroid ou encore Anne-Michèle Hamesse. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Richard Miller, Jean-Pierre Verheggen, Véronique Bergen, Philippe-Louis Champbon, Jacques Lefèbvre, Yves Wellens, Monique Thomassettie, Michel Joiret, Anne-Marie La Fère, Claude Javeau, Roger Foulon, André Delcourt, Laurent Demoulin, René Hénoumont, Chantal Boedts, Thierry Bellefroid, Jean-Baptiste Baronian, Jean Jauniaux, Yves Deleu, Françoise Lison-Leroy, Jacques De Decker, Anne-Michèle Hamesse, Ha-Lekhem Ha-Adom, Jacques Henrard, Patrick Roegiers et Luc Dellisse.

  • Le monde selon Bush

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales La petite planète où nous sommes est dans la main d'un seul petit homme et l'on voudrait que cela fonctionne ? Depuis que le monde a cessé d'être bipolaire, jamais il n'y eut une telle concentration de pouvoir en aussi peu de dépositaires. En un seul, en fait : la structure politique des États-Unis est ainsi conçue, son président est investi d'une autorité telle que l'on ne peut que sourire amèrement à l'idée que cette même nation se donne pour la première démocratie au monde. Laissez dès lors ce même potentat sans rival à l'échelle de l'astre tout entier, et vous avez la situation que nous sommes en train de vivre : Ubu-Roi, non pas comique, mais cosmique. Au temps de l'un de ses prédécesseurs, Richard Nixon, les caricaturistes allaient bon train. Peu de présidents furent autant haïs. Le pauvre homme, qui était loin d'être un petit saint, mais qui avait une certaine stature d'homme d'État, sous le mandat duquel l'homme marcha sur la Lune et l'Amérique se mit à parler avec la Chine connut, avant la destination, toutes les épreuves, et en particulier celle du ridicule. Il fut plus parodié que quiconque, eut droit à un pamphlet dévastateur par un des plus grands écrivains de son temps (le "Tricky Dickie" de Philip Roth) était devenu la tête à claques de son époque. À côté de lui, George W. Bush semble étonnamment épargné. Roth s'est contenté de dire, devant une caméra de télévision, qu'il était un âne. Arthur Miller a déclaré, pince-sans-rire, qu'il lui semblait mal préparé pour le job. Pour reprendre une expression chère à une grande dame du journalisme récemment disparue, il semble que la consigne ait été donnée de ne pas tirer sur une ambulance. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la politique de George W. Bush avec des écrivains comme Jacqueline De Clercq, Tom Goldschmidt ou encore Alain Bosquet de Thoran. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Liliane Schraûwen, Jean Jauniaux, Jacques Lefèbvre, Tom Goldschmidt, Daniel Simon, Jacqueline De Clercq, Otto Ganz, Roger Foulon, Chantal Boedts, Huguette de Broqueville, André Delcourt, Anne-Michèle Hamesse, Guy Vaes, Alain Bosquet de Thoran, Françoise Houdart, Yves Wellens, Emmanuèle Sandron, Kenan Görgün, Jean Jauniaux, André Sempoux, Véronique Bergen, Alain van Crugten et Eduardo Mendicutti.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Le scandale, durant les semaines d'affrontement autour de la Basilique de la Nativité, était partout. Et d'abord dans les coeurs et les mémoires. Quelque chose survenait qui ne pouvait pas se limiter à la banalité terne et révoltante des images d'actualité. On ne regardait pas les écrans broyeurs du quotidien sans une douloureuse incrédulité, on n'écoutait pas les commentaires vidés de tout sens sans une déprimante consternation. Mais qu'aurait-on dû montrer au lieu de ces plans insipides qui semblaient prélevés dans des stocks d'archives glanés n'importe où ? Que pouvait-on proférer d'autre que les propos nivelants qui ramenaient l'inconcevable au niveau du fait divers ordinaire ? Là, pour le coup, l'universel reportage avouait des carences, exhibait des insuffisances criantes. Il s'agissait d'autre chose que de manoeuvres de chars dans une ruelle de Bethléem, localité de Cisjordanie (24 000 habitants), occupée par Israël depuis le Guerre de Six Jours. Mais de quoi s'agissait-il exactement ? Tenter de le dire, c'était brasser des millénaires d'humanité, convoquer une kyrielle de légendes, passer en revue quelques visions du monde, invoquer Dieu dans tous ses états. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique d'Israël avec des écrivains comme Vincent Engel, Françoise Houdart ou encore Jean-Luc Outers. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Jacques Sojcher, Vincent Engel, Tahar Bekri, Ha-Lekhem Ha-Adom, Jack Keguenne, Anne-Marie La Fère, Alain Suied, Daniel Simon, Alain Sancerni, Kenan Görgün, Françoise Houdart, Roger Foulon, Éric Brogniet, Huguette de Broqueville, Adolphe Nysenholc, Philippe Jones, Chantal Boedts, Jacques Lefèbvre, Mohamed Hmoudane, Véronique Bergen, Claude Javeau, Otto Ganz, Françoise Nice, Jalel El Gharbi, Yves Wellens, Jean-Luc Outers, Alain Berenboom, Jean Jauniaux et Herman Portocarero.

  • La Wallonie, deuxième

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Qui l'aurait imaginé ? La Wallonie fait recette. Recette de réflexion, et d'imagination. Elle est manifestement emportée dans une dynamique de l'intelligence et de la créativité. Au niveau modeste de cette revue, cela s'est traduit par un trop-plein que nous n'avions pas encore connu. Il nous a fallu repasser les plats, jouer les prolongations. La livraison précédente n'a pas suffi à contenir tous les textes que le thème "Wallonie revue, Wallonie rêvée" avait suscités. Et lorsque l'idée a été lancée que l'on pouvait repartir pour un tour, les contributions ont recommencé à déferler. Qui l'aurait imaginé ? Si la question se pose, c'est qu'aux yeux de beaucoup, la Wallonie était une affaire classée. Aux pertes plutôt qu'aux profits. La dépression économique qui l'avait fait chuter au rang de région nécessiteuse dans les années soixante semblait devoir déterminer son avenir durant longtemps encore. C'était mal analyser la singularité de son destin. La Wallonie pouvait disposer d'une autre issue que le redressement industriel pur et simple. On pouvait le lire dans un texte fondateur dont on avait plutôt tendance à sourire, le fameux "Tchant dès Walons" de Hiller et Bovy, qui date de 1902. Il contient ces vers, auxquels on n'a peut-être pas attaché suffisamment d'importance : "À prumi rang on l'mète po l'industreye / Et d'vins lès arts, èle rigatile ot'tant", ce qui se traduit en français par : "Au premier rang brille son industrie/ Et dans les arts on l'apprécie autant." Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la Wallonie avec des écrivains comme Jean-Pol Baras, Michel Lambert ou encore Patrick Roegiers. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Jean-Pierre Verheggen, Xavier Hanotte, France Bastia, Éric Brogniet, Jean Jauniaux, Jacques Sojcher, Patrick Roegiers, Adolphe Nysenholc, Jean-Pol Baras, Jean-Luc Outers, Liliane Schraûwen, Luc Honorez, Jean-Louis Lippert, André Delcourt, Michel Lambert, Serge Meurant et Lucie Spède.

  • Impressions d'Afrique

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Il y a quarante ans, on coupait le cordon. Celui qui reliait la Belgique au Congo, pour le meilleur et pour le pire. Le bilan d'une colonisation est une opération délicate, parce que l'idéologie, fatalement, s'en mêle plus que de raison. A-t-on jamais osé penser jusqu'au bout les motifs pour lesquels l'Occident, durant quatre siècles, a estimé devoir abreuver de ses bonnes paroles le reste de la planète, et ce qui, soudainement, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, l'a poussé à renier ce premier engagement ? Tout ce qui avait été si longtemps vanté s'est trouvé vilipendé, expédié aux poubelles de l'histoire. Le mot même de colonisateur, longtemps tenu pour honorable, est devenu une insulte, au point de disparaître peu à peu du vocabulaire. Le terrain est miné, c'est l'évidence. La culpabilité, la honte, le désir d'amnésie, le besoin de dénoncer l'emportent sur toute tentative d'objectivation. L'historiographie de cette période n'en est toujours qu'à ses balbutiements. Elle pâtit, pour se développer vraiment, d'un indispensable passage par le subjectif. Non que les écrivains se soient gardés de traiter le sujet. Des travaux récents mettent au jour l'existence de textes nombreux, souvent occultés, qu'il s'agissait de réhabiliter. Mais cela n'empêche pas Pierre Halen et Catherine Gravet, dans leur contribution sur le sujet reprise dans l'ouvrage d'ensemble "Littératures belges de langue française" d'affirmer que "l'institution littéraire francophone a donc généralement refoulé le fait colonial". Tout est dans ce mot : refoulé. Comme s'il s'agissait d'enfouir dans l'oubli l'inacceptable, l'inavouable. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la coloniation belge au Congo avec des écrivains comme Anatole Atlas, Emmanuèle Sandron ou encore Daniel Simon. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Marc Quaghebeur, Liliane Schraûwen, Jean Bofane, Yves Wellens, Emmanuèle Sandron, Didier de Lannoy, Colette Braeckman, Roland Breucker, Jean-Louis Lippert, Daniel Simon, Antoine Tshitungu Kongolo, Philippe Jones, Jean-Louis Lippert, Vincent Magos, Luc Dellisse, Lomomba Emongo, Gérard Adam, Michel Joiret, Isabelle Hausser et Geert Van Istendael.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales En ce samedi de juin 2003, ce rectangle de terre battue fut, pour des millions de spectateurs, beau comme une orange. Moins pour la poignée de privilégiés qui avaient trouvé place autour des terrains que pour les innombrables témoins massés devant leur écran. Premier renversement qu'illustre le phénomène : la vision médiatisée, désormais, l'emporte largement sur la vision immédiate. L'oeil humain a beau pouvoir balayer du regard, ajuster sa vue, préciser sa visée, il doit baisser les armes devant la captation ubiquitaire de la batterie de caméra orchestrée par une régie suprêmement maîtrisée. La télévision, reconnaissons-le, semble avoir été inventée pour être un prolongement du tennis... En quoi le court central de Roland-Garros était-il, ce jour-là, particulièrement électrisant ? Pas par son nom, même s'il ne manque pas d'aura, puisque le stade fut baptisé d'après le pilote qui le premier franchit la Méditerranée d'un coup d'aile, et dont Jean Cocteau fut, un temps, le compagnon de voltiges aériennes. Le poète adorait monter avec lui dans ces appareils de fortune qui, comme il disait, "avaient été fabriqués avec de vieux mouchoirs et de vieux porte-plumes". Mais si l'on devait interroger le public, Roland Garros passerait plutôt, à tort, pour le probable premier tennisman français. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique du tennis avec des écrivains comme Vania Leturcq, Jean-Luc Outers ou encore Claude Javeau. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Philippe Jones, Laurent Demoulin, Jean Jauniaux, Françoise Lison-Leroy, Yves Deleu, Roger Foulon, Alain Brezault, Monique Thomassettie, Jean-Luc Outers, Chantal Boedts, Jean-Pierre Orban, Jean-Pierre Dopagne, Huguette de Broqueville, André Delcourt, Michel Torrekens, François de Callataÿ, Vania Leturcq, Ludovic Flamant, Philippe-Louis Champbon et Claude Javeau.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Tolstoï passant la nuit dans le poste de police où a été recueillie la femme adultère qui, de désespoir, s'est jetée sous un train. Cette contemplation morbide va être à la source de son Anna Karénine. Stendhal se passionnant pour le crime passionnel de ce jeune homme qui a assassiné en pleine église la mère des enfants dont il avait été le précepteur. Passé par le prisme de son imagination, ce meurtre fournira la matière du Rouge et le Noir. Flaubert, lassé de s'être confronté aux rigueurs de la fiction historique, est encouragé par ses amis à se focaliser sur le suicide d'une épouse de médecin de campagne. Madame Bovary va en résulter. Trois des plus importants romans jamais écrits sont des décoctions de faits divers. Cela mérite réflexion. Qu'est-ce, d'abord, qu'un fait divers ? Karine Lanini, dans le Dictionnaire du littéraire (PUF, 2002), en donne une définition qui est opératoire : "Le fait divers, écrit-elle, est un événement quotidien distingué parmi d'autres événements anonymes, que la presse décide de rapporter en raison de son caractère frappant." Et, de fait, les "modèles" de Tolstoï, de Stendhal, de Flaubert étaient ce qu'on appelle des anonymes, au sens où ils ne se sont distingués que par le fait marquant dont ils ont été les protagonistes. Ce sont des gens très ordinaires qui, brusquement, défrayent la chronique, et qui rappellent qu'il n'y a pas de gens "ordinaires", que chacun est une exception, éminemment singulière, et en ce sens porteuse d'un mystère qui lui est propre, qui est irréductible à tout autre. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique des faits divers avec des écrivains comme Françoise Lalande, Laurent Demoulin ou encore Jean-Luc Wart. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Pierre Mertens, André Sempoux, Alain Delaunois, Dominique Costermans, Jean-Marie Piemme, Jean-Luc Wart, Michel Lambert, Éva Kavian, Jean-Baptiste Baronian, Françoise Nice, Laurent Demoulin, Yves Wellens, Kenan Görgün, Françoise Lalande, Philippe Jones, Corinne Hoex, Jacqueline De Clercq, Liliane Schraûwen, Ludovic Flamant, Monique Thomassettie, Otto Ganz, Jack Keguenne, Luc Dellisse et Claude Javeau.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Ce fut un réveillon comme un autre, tout compte fait. On y mit un peu plus de faste ici ou là, déploiements excessifs que vint contrecarrer une gigantesque tempête qui, en France, renvoya une bonne part de la population à l'âge de la bougie et de la flambée dans l'âtre. Si ce passage de calendrier se distingua des autres, ce fut peut-être avant tout par ce rappel intempestif de la météorologie, sorte de remise à zéro du compteur du progrès. Imaginez ce que vous voulez pour que le changement de millésime soit sans précédent, vous aurez droit à un phénoménal retour en arrière, tel semblait être le message de cet imprévu de dernière heure. Façon de rappeler que l'histoire et le temps, y compris le temps qu'il fait, ont plus d'un tour dans leur sac... Il n'empêche que nous voilà embarqués dans un nouveau siècle et, si l'on en croit la rumeur publique dominante, qui se moque des calculs raisonnés des gens informés, dans un nouveau millénaire. Il eût été fâcheux de ne pas s'y attarder pour cette première livraison de Marginales paraissant en l'an 2000. Année d'autant plus emblématique à nos yeux qu'elle est aussi celle du centenaire de notre fondateur. Albert Ayguesparse était né avec le siècle précédent et vécut si longtemps qu'il frôla presque celui-ci. Une bonne raison pour lui laisser la parole : au cours de cette année, quelques-uns de ses textes inédits trouveront place en nos pages. Et la première de ces publications posthumes est un poème qu'il dédia à celui dont il ignorait qu'il remettrait sur les rails une revue à laquelle lui-même se dévoua pendant près d'un demi-siècle. Mais les poètes ont de ces intuitions : peut-être se doutait-il de ce possible passage du témoin. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de l'an 2000 avec des écrivains comme Albert Ayguesparse, Jean-Baptiste Baronian ou encore Liliane Wouters. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Anatole Atlas, Albert Ayguesparse, Thilde Barboni, Jean-Baptiste Baronian, Véronique Bergen, Eric Brogniet, Jacques Cels, Philippe-Louis Champbon, Gaston Compère, Jacques Crickillon, Luc Dellisse, Kirsten Hammann, Michel Joiret, Philippe Jones, Naïm Kattan, Anne-Marie La Fère, Jean-Baptiste Lison, Carl Norac, Adolphe Nysenholc, Françoise Pirart, Emmanuèle Sandron, Daniel Simon, Georges Thinès, Monique Thomassettie, Michel Torrekens, Guy Vaes, Pascal Vrebos, Yves Wellens, Liliane Wouters et Jacques De Decker.

  • Septembre Gong

    Collectif

    Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Nous ne regardons plus le ciel de la même façon. Le ciel, par-dessus les toits. Qu'un avion le sillonne, il nous semble un engin de mort possible, qui choisit, délibérément, criminellement, de choir sur la ville. Si une bâtisse se hisse par-dessus les autres, nous ne la voyons plus comme un défi à l'altitude, nous ne la percevons plus comme une tentative de gratter le ciel, mais comme une cible possible, une stèle immense où un gigantesque projectile peut venir se ficher... Et "nous", pour une fois, n'est pas une extension abusive du sujet. Ce nous a englobé, en un rien de temps, une immense part d'humanité. D'abord incrédule, puis horrifiée et fascinée, enfin hébétée et affligée. Le 11 septembre, l'histoire s'est donnée en spectacle en cassant la baraque. Elle a pulvérisé les records de recette, elle a joué à bureaux fermés. S'attachant au plus fort concentré d'opérations économiques au monde, elle a, littéralement, arrêté d'innombrables transactions. D'ailleurs, la Bourse de New York, cet organe vital de la planète, s'est, un temps interrompue, comme un coeur qui cesse de battre. Et des bureaux par milliers ont été fermés, mais à tout jamais, quand ils n'ont pas été complètement détruits, jusqu'à la dernière souris. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique du 11 septembre avec des écrivains comme Gérard Adam, Corinne Hoex ou encore Daniel Simon. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Gérard Adam, Jean Claude Bologne, Moh Boualkitab, Éric Brogniet, Huguette de Broqueville, Jacqueline De Clercq, Didier de Lannoy, Luc Dellisse, Alain Bosquet de Thoran, Régine Detambel, Vincent Engel, Roger Foulon, Marianne Hendrickx, Alain Bosquet de Thoran, Corinne Hoex, Françoise Houdart, Claude Javeau, Philippe Jones, Françoise Lalande, Jean-Louis Lippert, Françoise Lison-Leroy, Françoise Nice, Adolphe Nysenholc, Jean-Luc Outers, Emmanuèle Sandron, André Schmitz, Liliane Schraûwen, Daniel Simon, Monique Thomassettie, Alain Bosquet de Thoran, Michel Torrekens, Patrick Virelles et Yves Wellens.

  • Découvrez un nouveau numéro en version numérique de la revue littéraire belge Marginales Géniaux, mais avec de trop courtes jambes ! C'est ainsi que Louis-Paul Boon interpellait ses compatriotes flamands, dans les années cinquante. Que voulait-il dire exactement ? Boon est un écrivain de première grandeur, qui se fit plus souvent qu'à son tour l'imprécateur de sa communauté. Nous le connaissons surtout par le livre "Daens", qui inspira le film que l'on sait. Boon n'était pas croyant, mais il admirait ce prêtre ouvrier avant la lettre, qui avait oeuvré à Alost, la ville proche de son village d'Erembodegem. L'engagement du père Daens le touchait profondément, parce qu'il était profondément engagé lui-même. Après avoir été rédacteur au "Rode Vaan", le quotidien communiste flamand, il collabora durant des décennies au journal socialiste "Vooruit", où il signait de petits éditos poético-sarcastiques, virulents et tendres, d'un pseudonyme qui lui ressemblait, Boontje, ce qui veut dire petit haricot, mais renvoie aussi à l'adorable expression "een boontje hebben voor iemand", qui veut dire qu'on est amoureux de quelqu'un. Boon avait sûrement un petit haricot pour la Flande, mais ça ne l'empêchait pas de lui dire plus souvent qu'à son tour sa façon de penser. Et une des manières qu'il avait de secouer les Flamands, était d'admettre qu'ils étaient géniaux, sûrement, mais qu'ils avaient de trop courtes jambes... Il ne s'excluait d'ailleurs pas du nombre, bien entendu. Des poèmes et nouvelles inspirés par la thématique de la Flandre et des Flamands avec des écrivains comme Huguette de Broqueville, Georges-Henri Dumont ou encore Patrick Roegiers. À PROPOS DE LA REVUE Marginales est une revue belge fondée en 1945 par Albert Ayguesparse, un grand de la littérature belge, poète du réalisme social, romancier (citons notamment Simon-la-Bonté paru en 1965 chez Calmann-Lévy), écrivain engagé entre les deux guerres (proche notamment de Charles Plisnier), fondateur du Front de littérature de gauche (1934-1935). Comment douter, avec un tel fondateur, que Marginales se soit dès l'origine affirmé comme la voix de la littérature belge dans le concert social, la parole d'un esprit collectif qui est le fondement de toute revue littéraire, et particulièrement celle-ci, ce qui l'a conduite à s'ouvrir à des courants très divers et à donner aux auteurs belges la tribune qui leur manquait. Marginales, c'est d'abord 229 numéros jusqu'à son arrêt en 1991. C'est ensuite sept ans d'interruption et puis la renaissance en 1998 avec le n°230, sorti en pleine affaire Dutroux, dont l'évasion manquée avait bouleversé la Belgique et fourni son premier thème à la revue nouvelle formule. Marginales reprit ainsi son chemin par une publication régulière de 4 numéros par an. LES AUTEURS Jacques De Decker, Marianne Hendrickx, Caroline Lamarche, Georges-Henri Dumont, Françoise Lalande, Patrick Roegiers, Jean Claude Bologne, André Delcourt, Huguette de Broqueville, Laurent Demoulin, Anne-Marie La Fère, Adolphe Nysenholc, Corinne Hoex, Daniel Soil, Liliane Schraûwen, Guy Vaes, René Hénoumont, Yves Wellens, Roger Foulon, Jean-Pierre Dopagne, Anne-Michèle Hamesse, Patrick Virelles, Françoise Nice, Michel Torrekens, Daniel Simon et Philippe Jones.

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