Ibis Rouge Editions

  • Une trentaine d´historiens présentent dans cet ouvrage "Histoire & Mémoire" un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l´esclavage, période de genèse de nos sociétés contemporaines. A travers des discours sur la Guyane française au temps de l´esclavage, ces chercheurs s´interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. L'analyse historique peut rendre intelligible les pratiques économiques au temps de ­l´esclavage, mettre en évidence les postures de rebelles, décrire les rapports complexes entre la religion et l´esclavage. Elle met aussi en lumière comment la société guyanaise inscrit, aujourd´hui, l´esclavage dans la mémoire collective. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder un période historique complexe et tente d´élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.

  • La figure de Justin Catayée est peu connue hors de la Guyane, le pays qu´il a représenté à l´Assemblée nationale de 1958 à 1962. Sa portée dépasse pourtant les frontières de la France et des pays de l´outre-mer français, pour concerner la tragédie du rapport à l´Autre en situation de domination.

    Justin Catayée a refusé l´enfermement de ses compatriotes de la Guyane dans la situation de citoyens de seconde zone. Il s´est également opposé à leur représentation dans la posture du colonisé. Il pensait que la qualité de citoyens français, qu´il proclamait avec fierté, avait vocation à ouvrir les portes de l´égalité républicaine à tous. Il dut rapidement déchanter, lorsque la proposition d´une certaine autonomie au sein de la République qu´il formula, pour sortir la Guyane de ses difficultés économiques, lui valut d´être traité en quasi-ennemi de la France, pratiquement assimilé aux nationalistes aspirant à l´indépendance.

    Il avait pourtant foi au principe de l´égalité républicaine, au nom duquel il entendait marier les intérêts de la Nation et l´aspiration au développement d´un pays qu´il pensait en citoyen français. Il disparut brutalement de la scène politique guyanaise, lors de l´accident d´avion qui endeuilla les Antilles françaises et la Guyane le 22 juin 1962.

    A la suite de plus d´un demi-siècle de déchirements (1956-2010) sur la question du rapport à la France, l´analyse du discours qu´il a tenu au cours des années 1960 révèle les talents d´un visionnaire, qui a compris l´identité politique de la Guyane comme l´association de l´autonomie et de l´appartenance indiscutable à la République française. L´approche qu´il en eu apparaît aujourd´hui comme la plus féconde au plus grand nombre. Lui qui n´a connu que l´incompréhension de la majorité de ses compatriotes de Guyane, qui, sous les effets de la décolonisation triomphante, se trouvèrent ligués contre un projet politique jugé bien suspect ; lui qui, sous la Présidence du général de Gaulle, n´a connu que la défiance des gouvernements, trop engagés dans les affaires africaines (guerre d´Algérie et marche vers l´indépendance des pays de l´Afrique subsaharienne), pour percevoir le trait innovant de son projet de société.

  • Des soldats guyanais, issus d´une société qui n´a pas connu la guerre et ne possède pas de tradition militaire, sont amenés à partir de 1914 à aller combattre en France, la « mère patrie » que la plupart d´entre eux ne connaissent pas, mais également sur les différents théâtres d´opération de la Grande Guerre, au sein de l´armée coloniale ou dans des régiments métropolitains.

    Le « contingent » fourni par la Guyane en 1914-1918 a été numériquement faible, au regard du nombre de soldats venus des autres territoires de l´Empire. Avec les soldats antillais, les conscrits guyanais ont eu peu de place dans l´historiographie des coloniaux de la Grande Guerre. Pourtant, ils prirent leur part de courage et de souffrance, ils connurent l´héroïsme, le doute et la peur, comme l´ensemble des combattants. Certains ont laissé leur vie sur le champs de bataille, d´autre moururent de maladie, ou furent mutilés, dans leur corps ou dans leur âme.
    Cet ouvrage se propose de faire mieux connaître ce que fut la Grande Guerre pour cette colonie, et pour ses soldats, de découvrir les itinéraires personnels de quelques uns d´entre eux, et enfin de porter un regard sur la construction mémorielle de la Première Guerre mondiale en Guyane après l´armistice de 1918.

  • Aux Antilles, dès le coucher du soleil, les grenouilles font un vacarme incroyable ! « An tan lontan », c´était dans la journée qu´elles se réunissaient. Mais un jour, le soleil se fâcha :

    - Mesdames les Grenouilles, taisez-vous donc un peu ! Vous n´arrêtez pas de jacasser et tout le monde se plaint de vos commérages !

    - Nous ne disons rien de mal, répondirent les grenouilles vexées. Juste quelques politesses entre voisines...

    Savez-vous que les grenouilles ne chantent que la nuit parce que Monsieur Soleil les a punies de leurs commérages ? Au coeur du paysage exotique des Antilles, Mesdames les Grenouilles est une invitation à découvrir les animaux antillais, un album drôle et coloré.

    Grande passionnée de la littérature pour les enfants, Danièle Fossette leur a déjà consacré des dizaines de livres. Olivier Copin est un talentueux artiste-peintre et illustrateur qui enseigne aussi les arts plastiques en collège.

  • Premier tome (2011) d'une série qu'on espère longue, Brèves de savane entend rendre hommage aux écrits d'un pays ignoré à tort des milieux littéraires : la Guyane. Ce recueil de douze nouvelles d'auteurs variés prétend combler une lacune et prouver qu'en forêt ou en savane on peut aussi trouver des plumes.

    Laurène Belrose, Le jour ou la nuit, Madame Cléante n´ira pas au cimetière Françoise Loe-Mie, Ernestine N´Boyo.

    Bernard Montabo, L´incendie de la bibliothèque, Le secret de Manon.

    André Paradis, L´homme qui était né à Iracoubo, Tant fait temps, La dernière fin du monde.

    Eunice Richards-Pillot, Toute une éternité, Une histoire d´Amour.

    Julienne Salvat, Fils interdit.

    Sylviane Vayaboury, Mosaïque aurifère.

  • Fidèle à son projet d'oeuvrer pour la diffusion du savoir historique, l'Association des professeurs d'histoire-géographie de Guyane (aphg-g), en partenariat avec le Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement (ccee) de Guyane et le soutien du Rectorat Guyane et de la Région Guyane, a réalisé cet ouvrage, intitulé la Guyane et la Grande Guerre : 1914-1918, qui s'inscrit dans le cadre des commémorations nationales du centenaire de la Première Guerre mondiale.

  • ?Léon-Gontran Damas : poète, écrivain patrimonial et postcolonial. Quels héritiers, quels héritages au seuil du XXIe siècle ? Hommage  à un homme, hommage à une oeuvre. Quête de soi, quête collective, exploration de l´historicité guyanaise, ressourcement culturel, abolissement des frontières, édification personnelle... Les textes de Damas aident à appréhender la Vie...

  • Un nouveau départ ?

    Créé en 1975 à l'initiative du GEREC (Groupe d'Etudes et de Recherches en Espace Créolophone) dont Jean Bernabé fut le fondateur. La revue Espace créole a non seulement participé à la découverte par les Universités françaises et francophones de l'objet créole, mais encore a marqué de son empreinte ce qu'il est convenu d'appeler la linguistique native et donc, en l'espèce, la créolistique native. Pour les Petites Antilles et la Guyane, le GEREC a donc joué, dans les années 70 et 80, le rôle de catalyseur de toute une génération de jeunes chercheurs qui, tant en linguistique qu'en sociolinguistique, en anthropologie qu'en analyse littéraire, s'est efforcée de jeter un regard endogène sur la réalité créole. Désormais, notre revue devient Espace Créole / Espaces francophones. Il s'agit d'une véritable mutation du GEREC entraînant forcément celle de la revue Espace créole qui s'ordonne en rubriques distinctes (Linguistique - Sociolinguistique - Psycholinguistique - Anthropologie - Analyse littéraire, etc.) et témoignent de l'état d'avancement des travaux de nos différents collaborateurs.

    Enfin, il convient d'affirmer qu'Espace créole / Espaces francophones considérera comme faisant partie de son champ légitime d'études toute la littérature antillo-guyanaise de langue française, tant celle d'hier que celle d'aujourd'hui, et n'omettra pas de s'intéresser de près aux littératures francophones du Québec, d'Afrique noire et du Maghreb. Enfin, toujours dans le même ordre d'idées, la didactique du Français-Langue Etrangère constituera l'un des axes privilégiés de notre réflexion et de nos publications.

    Raphaël Confiant, Responsable des publications du GEREC

  • ?Fidèle à son projet d´oeuvrer pour la diffusion du savoir historique, l´Association des professeurs d´histoire-géographie de Guyane (aphg-g), en partenariat avec le Conseil de la culture, de l´éducation et de l´environnement (ccee) de Guyane et le soutien du Rectorat Guyane et de la Région Guyane, organise la deuxième édition du concours du Jeune historien guyanais. Il s´adresse aux élèves des écoles primaires, des collèges et des lycées de l´académie de Guyane.

  • - Et pour quelle raison j´te suivrais, mec ? J´te connais à peine !
    - C´est vrai... Mais t´as une meilleure idée p´t-être ? Parce que je te rappelle que t´as pas d´argent, pas de papiers et pas d´amis ! En clair, tes chances de survie sur l´île sont très, très limitées!

    Afin d´échapper aux pressions familiales, le jeune Gwadé quitte son île natale, la Guadeloupe, pour rejoindre la Martinique où il compte bien vivre de sa passion : le théâtre. Dès son arrivée, rien ne se déroule comme prévu et sa route, semée d´embûches, ne tardera pas à croiser celle de l´intrépide Rasta... Une bande dessinée vraiment divertissante, aux couleurs et rythmes créoles.

  • Le 14e Festival Kréol qui s'est tenu à Mahé, aux Seychelles, du 23 au 31 octobre 1999 a permis, selon l'expression de beaucoup de participants, « la renaissance de l'esprit Bannzil Kréyol ». En effet, en 1982, à Sainte-Lucie, à l'occasion du congrès du Comité international des études créoles, un groupe de créolistes natifs au nombre desquels on comptait les Martiniquais Jean Bernabé et Raphaël Confiant, la Seychelloise Danielle de Saint-Jorre, les Saint-Luciens Morgan Dalphinis et Lawrence Carrington, le Mauricien Vinesh Hookoomsing et bien d'autres, créèrent le concept Bannzil Kréyol ou archipel créole.



    En 1982 s'est tenu le premier colloque Bannzil Kréyol à La Réunion au cours duquel toutes les communications furent prononcées en créole. L'événement, qui fut retranscrit dans un numéro spécial de la revue réunionnaise Sobatkoz, augurait d'un avenir prometteur. Malheureusement, la « révolte » des créolistes natifs semblaient avoir fait long feu.



    C'était sans compter sur les Seychelles où se produisit au cours des dix dernières années une véritable révolution culturelle et linguistique. Le créole est devenue la langue nationale de cette république de l'océan Indien, bénéficiant de l'appui total du gouvernement et de la mise en place d'une créolisation réfléchie et déterminée de l'école, de l'administration et des médias. Au centre de ce dispositif, Lenstiti Kréol a joué et continue de jouer un rôle fondamental. A tel point que l'on peut presque dire que les Seychelles sont avec Haïti (mais pas pour les mêmes raisons) le seul pays créolophone où le créole possède un avenir assuré. Le pays du président Albert René est devenu le phare de la Créolité dans le monde et très significativement le colloque du 14e festival créole était intitulé :



    Kréolité dan lémonn, lémonn dan Kréolité Pendant quatre jours, tous les aspects de la question créole ont été abordés et cela le plus souvent en créole comme en témoigne ce numéro spécial de Textes - Etudes et Documents.


    Puisse l'esprit Bannzil Kréyol toujours renaître de ses cendres !



    Raphaël Confiant

  • Malou est née à Sinnamary (Guyane française). Très tôt elle fut passionnée par les contes, seules distractions à l'époque des familles guyanaises. Femme dynamique, elle participe à des soirées de contes tant en Guyane qu'à l'étranger, ou elle représente dignement son pays. Malou est également chanteuse dans le groupe folklorique Les Immortelles de Sinnamary. Elle oeuvre pour la sauvegarde de notre patrimoine. Son plus grand désir, c'est de transmettre son savoir aux jeunes afin de défendre les valeurs du conte créole.

    Dans ce recueil de contes bilingues français-créole, Malou nous fera découvrir ou redécouvrir entre autres Compère Lapin et compère Tigre, Amédée et son ami Paupaul...

  • L'enseignement des langues et cultures régionales est effectif en Guyane depuis septembre 1996. Après 10 ans d'expérimentation, l'élaboration d'un programme s'imposait. Cet ouvrage de référence permettra à tous les maîtres de dispenser un enseignement cohérent, adapté et motivant.

  • Cet ouvrage de référence, préfacé par Hector Poullet, est divisé en deux parties, l'une traitant des proverbes créoles, l'autre des expressions créoles. Le tout magnifiquement illustré par les dessins de Michèle Chomereau Lamotte.


    Il ne fait plus de doute maintenant que le créole soit une langue à part entière. Fini le temps de l'opprobre qui le frappait. Désuète l'idée de son infériorité.


    Le locuteur créole est agréé dans tous les milieux de parole.


    Notons que la facture de ces proverbes du terroir est appréciable par la richesse de l'observation du monde végétal et animal des Antilles.


    Pour parler de l'expression, elle est souvent incisive mais enrobée d'un humour aussi chaleureux que le soleil de nos latitudes tropicales, l'illustration venant renforcer le message?

  • Mofwaz t.6

    Collectif

    La revue Mofwaz entend d'abord apporter quelques éléments de réflexion face à des questions qui, de notre point de vue, nous apparaissent importantes d'autant que celles-ci interrogent de diverses manières la culture créole dans son passé tout comme dans son présent; dans sa diversité tout comme dans son homogénéité.



    Les chercheurs qui ont écrit dans cette nouvelle livraison ne veulent pas simplement exposer des réflexions qui leur tiennent à coeur mais veulent introduire le lecteur dans des champs intellectuels où se cultivent des idées autour du fait créole trop souvent manipulées mais pas suffisamment approfondies.



    Mofwaz, dans le cadre des thématiques qui constituent les rubriques fortes de son contenu telles que « Didactique et Apprentissage », « Langue et Société », « Histoire et Société », met aussi en avant des pistes de réflexion aisément repérables en vue d'amener le lecteur à prendre part, lui aussi, à la réflexion, à la poursuivre lucidement voire à la retravailler sur des aspects insuffisamment développés.



    De surcroît, ce sixième numéro de Mofwaz a tenu à placer, au terme des articles, un témoignage qui exprime le point de vue de vue d'un professeur de créole. Il traduit l'expérience d'une enseignante - il y en a d'autres - auprès d'un groupe d'élèves du secondaire du lycée Acajou 2 en Martinique. Ces élèves ont choisi l'option Langue vivante 3. C'est l'option créole au bac.



    Ce témoignage en question n'est donc pas ici gratuit. Il est proposé aux lecteurs de Mofwaz au moment où des changements sont en train de s'opérer par l'effectivité du capes créole introduit tout récemment à l'iufm et également par les multiples questions qu'un tel diplôme ne manque pas de soulever auprès de plus d'un, partisans ou opposants.



    Sous la direction de Michel Dispagne.

  • La revue Mofwaz, petite soeur d'Espace Créole, la revue Mofwaz, revient sur le devant de la scène, aussi dynamique qu'elle l'était auparavant. Cette revue, qui reprend son envol avec le numéro 5, ne compte pas changer de cap. Elle reste et restera pédagogique. En d'autres termes, elle se donne pour objectif, à travers les divers écrits d'hommes et de femmes d'horizons formatifs et d'expériences différents, de dialoguer sur des actions et des réactions qui incitent, si nécessaire, à des remises en cause intérieures et extérieures, pour enrichir notre être propre. Elle se veut donc un instrument de travail pour les pédagogues, notamment les éducateurs spécialisés, les instituteurs (professeurs des écoles) et les professeurs du secondaire. Elle se veut également un outil reformulant en partie les recherches du laboratoire GEREC-F et contribuant à une exploitation plus réaliste des résultats des programmes de recherches par des étudiants de LCR (Langue et Culture Régionales), de SLA (Sciences du Langage) et de SC (Sciences de la communication), préparant le DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies).
    Articles en français et Anglais.

    Les écrits qui constitueront les différents numéros de la revue Mofwaz seront désormais répartis en six rubriques :

    Didactique et apprentissage Langue et société Histoire et société Tradition orale et littérature Notes de lecture Annexes.

  • Sous la direction de Serge Mam Lam Fouck, Juan Gonzalez Mendoza, Jacques Adélaïde-Merlande, Jacqueline Zonzon et Rodolphe Alexandre.


    Après Paramaribo en 1998 et la Havane en 1999, Cayenne a accueilli la conférence annuelle de l'Association des Historiens de la Caraïbe (AHC) du 16 au 20 avril 2000. L'AHC regroupe des historiens du bassin de la Caraïbe ainsi que des membres venant des universités et des organismes de recherche des Etats-Unis, du Canada, du Mexique, du Venezuela et du Brésil et de certaines universités de l'Union Européenne.


    Les trente-deux communications présentées ont été regroupées dans cet ouvrage. Un nombre significatif de communications a été consacré aux problématiques de l'histoire de la Guyane, le pays d'accueil. Dix intervenants ont ainsi traité des questions du peuplement et de la mise en valeur coloniale de la Guyane, des réactions politiques et identitaires liées à la pratique française de l'assimilation.


    Les questions abordées par ailleurs ont été rassemblées, dans les langues des intervenants, autour des thèmes suivants : criminalité et châtiments dans la Caraïbe ; la question de la nationalité aux Antilles françaises ; le traitement de l'environnement ; la Caraïbe vue du Mexique ; relations internationales et historiographie ; migrations transatlantiques et questions identitaires dans la Caraïbe britannique ; division sexuelle du travail et représentation de la sexualité.


    En dépit de l'obstacle linguistique que pourraient rencontrer certains lecteurs, les textes rassemblées ici donnent de la Caraïbe un éclairage diversifié rarement disponible dans les lieux accueillant le grand public.

  • Collectif sous la direction de Rodolphe Alexandre.



    Le ministère de la Culture, le Sénat et de nombreuses collectivités en France, comme en Outre-mer ont célébré en 1997 la carrière politique et l´oeuvre de Gaston Monnerville.



    La Guyane, - sa terre natale - s´est pleinement associée à cet hommage notamment par le biais d´un comité de pilotage initié par la collectivité régionale, en organisant différentes manifestations culturelles, dont ce colloque pour mieux faire connaître son importante contribution à l´Histoire de la France et de son empire.



    De la IIIe à la ive République, Gaston Monnerville appartient incontestablement au cénacle des personnalités les plus prestigieuses et les plus attachantes de la République française : ce fils de la Guyane, dont la famille était originaire de la Martinique fut boursier de l´école laïque, pour devenir un notable du parti de la rue de Valois, pétri d´humanisme - jeune parlementaire « turc » opiniâtre dans ses convictions avant d´être nommé sous-secrétaire d´État aux colonies. Maquisard durant l´occupation allemande, le député de la Guyane 1932-1946 sera élu au Conseil de la République en 1946, pour être parachuté grâce à son entregent Sénateur du Lot (1947-1974) fonction qui allait le conduire à exercer la Présidence de la seconde assemblée de France pendant 22 ans !



    Gaston Monnerville a indéfectiblement incarné la République dans son cursus, dans sa carrière et en tant que défenseur rigoureux de la constitution, c´est pour cela que des historiens, universitaires ont tenu à répondre à ce colloque exceptionnel à Cayenne afin que le président Gaston Monnerville, deuxième personnage de l´État retrouve toute sa place dans l´Histoire.

  • La coupe et le commentaire de cartes topographiques sont souvent considérés comme des exercices difficiles. Pourtant, quand on connaît les principes de base de ces travaux, aucun aspect ne semble insurmontable. Cet ouvrage pédagogique et didactique a pour objectif de permettre aux étudiants de premier et second cycles de se familiariser avec ces travaux. Il ne s'agit pas de se substituer aux excellents manuels de travaux pratiques en géographie, mais d'apporter un éclairage simplifié à tous ceux qui, pendant trop longtemps, ont été privés des bases de la cartographie. Dans cette optique, l'accent est mis sur la démarche géographique (description, explication) ainsi que sur les informations cartographiques de base, tant physiques, qu'humaines, replacées dans le contexte des relations entre les sociétés humaines et leur milieu. Les dimensions physique et humaine de la géographie - présentées séparément par souci de clarté plutôt que par volonté d'opposition - nous semblent en effet indissociables. Ce travail à la portée de tous devrait permettre à de nombreux étudiants d'accéder à un savoir géographique complet, traditionnel et indispensable.

  • Jamais l'Inde n'a cessé d'habiter les descendants des immigrants qui l'ont quittée au XIXe siècle pour la Guadeloupe et pour la Martinique. Mémoire dont la religion est l'ancrage principal. Musique, chant, danse, statuaire devaient répondre aux exigences des cultes. Mais le patrimoine ainsi maintenu est confronté aux influences du grand large, celles de l'Inde retrouvée, et aussi celles des changements matériels, sociaux, intellectuels que vivent les sociétés antillaises.



    Ce livre décrit cette période charnière. Que faire du patrimoine dans un monde qui change et qui le dévalorise ? Le garder figé, c'est le faire mourir en s'étouffant soi-même. Mais le laisser disparaître anéantirait une culture et un héritage.



    En sollicitant la mémoire indienne des îles et en décrivant la réalité actuelle, ce livre examine les mutations en cours. Une longue observation du patrimoine indien de ces régions, et de nombreux entretiens avec des personnes engagées dans la vie religieuse, culturelle ou politique, permettent aux auteurs quelques hypothèses sur les enjeux des permanences et des innovations dans les faits artistiques venus de l'Inde à la Guadeloupe et à la Martinique.

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