Grasset

  • Cette nouvelle anthologie consacrée au plus littéraire des animaux domestiques réunit une cinquantaine de textes ayant le chat pour héros. On y trouvera des fables de Cicéron et d'Ovide, des classiques de la littérature féline comme Le Chat et souris associés des frères Grimm, de merveilleux poèmes comme Le Chat de Guillaume Apollinaire, et les chats personnages de roman, comme dans La Maison du chat-qui-pelote de Balzac ou le Thérèse Raquin d'Émile Zola. Stéphane Mallarmé disait que « les chats sont des êtres faits pour emmagasiner la caresse ». Les voici donc caressés, mais aussi embrassés, applaudis, transfigurés par les plus grands écrivains.

  • Cette anthologie rassemble exclusivement des textes écrits par des personnes qui ont connu la plus célèbre des reines de France. Les auteurs en sont, entre autres, sa portraitiste officielle, Elisabeth Vigée Le Brun, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de Louis XV, le duc de Choiseul, certaines de ses plus proches amies, comme la princesse de Lamballe, sa femme de chambre madame Campan ou la gouvernante des enfants de France, la duchesse de Tourzel. Ces témoins de première main racontent Marie-Antoinette comme personnage privé tout autant que comme personnage public. Ils révèlent son intimité, sa parole, ses goûts, mais aussi la nature de ses rapports avec le roi, ses enfants, et ses passions amicales comme celle qu'elle a eue pour la duchesse de Polignac. On découvre comment elle a réagi aux scandales qui l'ont touchée, en particulier la fameuse affaire du collier. On aimait la qualifier de reine sotte et indigne du prestige Versailles ? On la voit défendre la monarchie avec courage et habilité. C'est aussi l'occasion de découvrir des anecdotes rarement relatées, comme sa toute première danse dans la Galerie des glaces, après son mariage avec Louis XVI, ou encore son opiniâtreté lors des interrogatoires par les révolutionnaires, avant son procès, à la prison du Temple. Et nous la suivons dans son calvaire jusqu'à la guillotine. Voici Marie-Antoinette charmante et irritante, frivole et appliquée, ingénue et déterminée, souvent naïve, parfois calculatrice, toujours attachante. En annexe, et pour la première fois en volume, on trouvera les deux lettres décryptées en 2016 de Marie-Antoinette à Axel de Fersen : « Je vous aime à la folie et (...) jamais, jamais je ne peux être  un moment sans vous adorer. » L'anthologie est réalisée et préfacée par Arthur Chevallier, déjà auteur dans les Cahiers rouges des anthologies Napoléon raconté par ceux qui l'ont connu et Le Cahier rouge des chats.

  • En quatre « feuilles », chacun de ces écrivains montre comment la rêverie prend forme et devient poème, musique, oeuvre d´art. On pourrait demander aux philosophes athées : « S´il n´y a rien que le néant comme vous l´affirmez, que deviennent selon vous l´art et la beauté ? N´ont-ils pas d´existence et comment se fait-il que les poètes et les artistes de toutes les époques aient cru à ce qui n´est pour vous que fantasme, imposture et illusion ? » C´est à cette question majeure que répond Farouche à quatre feuilles. Préface de Marcel Schneider.

  • L´élève officier, le général de brigade, le Premier consul, l´Empereur. Le plus grand homme du XIXe siècle raconté par ceux qui l´ont personnellement rencontré. Les extraits de mémoires rassemblés ici ont été la source de toutes les histoires de sa vie. Amis, ministres, secrétaires, maîtresses, membres de sa famille, ils racontent leur Empereur, le vrai, celui qu´ils ont vu, de son adolescence à sa mort, de Brienne à Sainte-Hélène. Son physique, son caractère, son quotidien, son exceptionnel. Napoléon intime, Napoléon à la guerre. Napoléon et les soldats, Napoléon et les femmes. Sa façon de travailler, ses habitudes, ses bonheurs, ses peines, son génie, sa folie. Pour la première fois, voici Napoléon sans les mensonges des hagiographes, sans les injures de ses ennemis ; Napoléon avec nous, audacieux, décidé, autoritaire, séduisant, vivant.Anthologie réalisée par Arthur Chevallier

  • Dans ce premier numéro du Courage, tous les auteurs parlent de la littérature et de la création en 2015. Ce qu´elles sont, les conditions qu´on leur fait, leurs héros, leur présent certain, leur avenir souhaitable.
    Parmi ces écrivains et ces artistes venus du monde entier, on trouvera un essai d´esthétique et des dessins inédits du grand artiste Fausto Melotti, une variation sur la notion de préface par Laurent Le Bon, président du musée Picasso, un film imaginaire de Christophe Honoré, un essai sur ce qui menace la littérature par Charles Dantzig, un récit de Daniel Mendelsohn sur une romancière américaine qui lui a donné du courage quand, adolescent, il lui a écrit, un essai de la romancière et dissidente chinoise Chun Sue sur la situation politique la littérature en Chine, des souvenirs de Thadée Klossowski de Rola sur son oncle l´écrivain Pierre Klossowski. Des essais, des récits, des nouvelles, des poèmes des Etats-Unis, d´Italie, d´Haïti, du Liban, d´Israël, de France, que suit une insolente conversation sur la littérature par trois jeunes écrivains de vingt-cinq ans.

  • La règle du jeu N.54

    Collectif

    • Grasset
    • 12 Février 2014

    BERNARD-HENRI  LÉVY Les deux seigneuriesALBERTO MORAVIA Lettre aux jurés du prix Strega FRANCIS BARATTE Monsieur de CriquetotDOSSIERLes écrivains et les intellectuels s´engagent pour Christiane TaubiraBERNARD-HENRI  LÉVY Une atteinte au corps social tout entierYANN MOIX Lettre ouverte à Mme Christiane Taubira et L´inversion des valeursCAROLINE FOUREST Nous sommes réveillésTAHAR BEN JELLOUN ll faut impliquer l´Éducation nationaleKARINE TUIL Opposons-leur notre humanitéMAURICE SZAFRAN Le politiquement correct a changéPATRICK KLUGMAN  Mobilisation antiraciste : mort d´un silence !DOMINIQUE SOPO Le silence ne peut tenir lieu d´actionJEAN-PAUL  ENTHOVEN Christiane Taubira, proustienne ?CINDY LÉONI Sortir la République du silenceDANIEL LINDENBERG Les antiracistes n´ont pas à raser les mursMARIE DARIEUSSECQ Mon prix Médicis à Christiane TaubiraGILLES HERTZOG 1904, l´invention du génocideFERNANDO ARRABAL L´impromptu (torride) du KremlinBAPTISTE ROSSI La vraie vie de Kevin (bonnes feuilles)ALAIN MINC Impressions fugitives d´une escapade insolite à PékinPAUL TOMMASI  NarcisseJÉRÔME CLÉMENT Bonsoir, Monsieur ChéreauJACQUES-ALAIN MILLER  Costumes de Jacques Schmidt Comment écrivez-vous ? avec EDGAR MORIN, PHILIPPE FOREST, FRÉDÉRIC MITTERRAND, CLAUDE ARNAUD, CHRISTINE ORBAN, MARC WEITZMANNPhotographies : YANN REVOL

    22 Autres éditions :

  • La règle du jeu n°65

    Collectif

    Décennie après décennie depuis près de trente ans, l'on n'eut de cesse de crier à la mort des intellectuels, à la défaite de la pensée, au déclin de la culture, à la décadence des écrivains - oracles qui participaient eux-mêmes à l'effondrement qu'ils dénonçaient. Et si le temps était venu de faire le point  ? Et d'inviter les acteurs majeurs de la vie intellectuelle des quarante dernières années à accomplir, à nos côtés, ce bilan  ? Non pour incarner la millième sentinelle qui criera à la mort des intellectuels, mais pour tâcher de comprendre l'expérience des quarante dernières années à la lumière d'une étude des paradoxes inhérents aux rapports entre l'intellectuel et la cité. Et d'étudier ainsi l'effondrement des idéologies, le remplacement de l'écrit par l'image, la révolution des pouvoirs et des techniques médiatiques, le schisme entre l'université et le monde public, l'inculture du monde politique, ainsi que la tentation du populisme intellectuel. Ce dossier sera composé, entre autres, d'articles et d'entretiens de Bernard-Henri Lévy, Yann Moix, Jean-Claude Milner, Alain Finkielkraut, Antoine Compagnon, Bernard Pivot, Maël Renouard, Frédéric Worms (directeur adjoint de l'Ecole Normale Supérieure), Didier Pourquery (ancien directeur de la rédaction du Monde), Monique Canto-Sperber (ancienne directrice de l'Ecole Normale Supérieure), Florent Zemmouche, Nathan Naccache.
    Une fois la nuit étudiée, il faudra penser l'avenir  : quel sera le visage des lendemains intellectuels  ?

  • «On nous avait prévenus : dans la maison que nous venions d'acheter, à Vézelay, au pied de la basilique, nous ne trouverions rien d'extraordinaire. Des documents, tout au plus. En effet, vidant les armoires, nous sommes tombés sur plusieurs petits paquets : la correspondance entre quatre fils de la famille Papillon, envoyés au front en 1914, leur soeur Marthe, employée de maison à Paris, et leurs parents. Tout un réseau d'échanges, intenses et par moments bouleversants : demandes incessantes de nouvelles, envois de colis à des soldats souvent mal nourris et mal vêtus, récits des combats de Verdun ou du Bois-le-Prêtre. Mais aussi de ces instants dérobés, sur le front, à l'horreur et l'ennui : la maraude, le braconnage, la pêche ou la confection de bijoux faits du métal des obus... Ces Papillon dont nous ne savions rien, la lecture de ces lettres surgies d'un silence de quatre-vingts ans, les fait revivre. Miracle de l'écriture, apprise sur les bancs de l'école publique. Littérature née du déchaînement de l'histoire.» Nous publions aujourd'hui cette correspondance étonnante par sa richesse et sa diversité, découverte dans leur maison par Madeleine et Antoine Bosshard. « Ce n'est pas une guerre qui se passe actuellement, c'est une extermination d'hommes », y écrit Marcel Papillon dès 1915. Un livre extraordinaire où se mêlent, la souffrance, la mort, mais aussi la tendresse, dans une famille bousculée par la guerre. Les historiens Rémy Cazals et Nicolas Offenstadt en témoignent : « Ces échanges livrent une multiplicité de points de vue sur le conflit en même temps qu'une lecture croisée des expériences de chacun. »

  • Ce double volume des Cahiers de Jean Giraudoux, consacré à Ondine, contient notamment des inédits de Paul Valéry : « Lettre à Jean Giraudoux, sur Simon le Pathétique », de Jean Giraudoux : « Lettre à une jeune fille qui devrait écrire », un témoignage de Louis Jouvet : « La décoration d'Ondine », ainsi que des essais et des études.

  • Correspondance secrète entre le Chancelier de Bülow et de l'Empereur Guillaume II. "On accuse aujourd'hui le prince de Bülow, depuis la publication de ses mémoires, de s'être montré envers l'Empereur hypocrite et fourbe. Et, de fait, ses jugements définitifs sur le Kaiser contrastent étrangement avec le ton sur lequel il lui parlait dans les Lettres qu'on va lire; mais Guillaume II avait donné lui-même l'exemple de l'ingratitude et des propos calomnieux. Bülow s'est tout au plus borné à lui rendre la monnaie de sa pièce." Préface de Maurice Muret

  • Au sommaire de ce numéro, notamment :Les enjeux de l´autobiographie dans l´oeuvre de François Mauriac, par Jacques Monférier La face cachée du diariste, par Jean Touzot La famille Mauriac : à chacun son Journal, par Caroline Casseville Le Journal d´un homme de trente ans. Quand un Journal est acte de foi..., par Philippe Dazet-Brun Le Journal d´un homme de trente ans au miroir de l´oeuvre romanesque, par Astrid Llado Sur l´autobiographie et les Pèlerins de François Mauriac, Pavla Dolezalova L´écriture oblique de soi dans Pèlerins de Lourdes, par Pier Luigi Pinelli Interférence de l´autre dans l´espace autobiographique de François Mauriac, par Frédéric Gai Le récit de soi dans Le Culte du moi et Le Roman de l´énergie nationale de Maurice Barrès, par Vital Rambaud Trajectoires croisées : l´écriture extime chez Mauriac et Sartre dans leur récit de soi de la Seconde Guerre mondiale, par Isabelle Galichon Dans la lumière de François Mauriac : l´oeuvre autobiographique de José Cabanis, par Alain Lanavère

  • Plus qu'une revue, Le Courage est un essai à plusieurs auteurs. En 2016, ils s'attaquent à une espèce éternelle et particulièrement vivace dans ces années 10 du XXIe siècle, les salauds. Auteurs du monde entier, des Etats-Unis à la Norvège en passant par la Chine et la France, chacun dans sa langue traduite en français, à l'exception des principales langues de l'Europe (dans ce numéro, l'anglais), ils donnent leurs noms aux salauds. Anders Breivik (par le grand romancier Karl Ove Knausgård) ; George W. Bush (par l'Américain E. L. Doctorow) ; Vladimir Poutine (par le Russe Sergei Guriev), Patrice de Mac-Mahon, l'organisateur de la déchéance de Gustave Courbet (par Sandrine Treiner) ou Talaat Pacha, le véritable organisateur du génocide arménien de 1915 (par Anaïd Demir), sans oublier l'étrange carrière de nazi caché par tous ceux qui savaient d'un des plus grands théoriciens littéraires allemands du XXe siècle, Hans Robert Jauss (par William Marx). Quant aux salauds obscurs et bien efficaces dans leur obscurité, la fiction est là pour les débusquer. Abnousse Shalmani invente une salope de Téhéran, manipulatrice et malfaisante, la Pishdidian, et Laurent Nunez n'est pas tendre envers « Eugénie du christianisme ». Les artistes Géraldine Kosiak et Clémentine Mélois fouettent en dessin et en photographie, Patrick Roegiers s'enflamme sur un faux salaud, Charles Dantzig établit une liste de propositions pour une typologie des salauds, bien d'autres auteurs les accompagnent dans ce numéro féroce qui n'a d'autre modèle que la Justice.

  • Nouveaux Cahiers François Mauriac N° 24 (2016)
    LES CHEMINS DE LA CRÉATION « L'ART N'EST QUE L'OMBRE DES CHOSES À VENIR »
    Avant-propos, par Caroline Casseville
    Comment se débarrasser de Thérèse. Remarques sur la création romanesque chez François Mauriac, par Jacques Monférier
    Le laboratoire d'écriture mauriacien dans le manuscrit de La Fin de la nuit, par Pier Luigi Pinelli
    Des revues au recueil : Dramaturges de François Mauriac, par Élisabeth Le Corre . Mauriac pédagogue du droit dans Le Noeud de vipères, par Yann Delbrel
    Le fils témoin de la création du père, Le Temps immobile de Claude Mauriac, par Caroline Casseville
    Une école des Lettres dans les années 1930, Audiberti et ses mentors, par Jeanyves Guérin
    Cocteau et la création, variations autour de « la poésie de théâtre », par Marie Cléren
    Écrire signifie-t-il témoigner ou se faire comprendre ? Ferdinand Peroutka face à la postérité, par Marcela Pou ová
    Définir sa propre position au sein du champ littéraire : Marguerite Yourcenar et le roman historique, par Nicolas Di Méo
    Modiano : itinéraire d'un héritier des « années sombres », par Jean Touzot L'écriture de la réconciliation dans l'oeuvre de Sylvie Germain, par Václava Bakesová
    L'écriture et ses ruses. Lecture de Chevrotine, roman d'Éric Fottorino, par Claude Lesbats
    La traduction comme découverte des chemins de la création, par Pavla Dole alová INÉDIT Lettre de François Mauriac à sa mère, Claire Mauriac, présentation par Caroline Casseville
    VARIA Mauriac et Mitterrand, François de Guyenne et François de Saintonge, par Jean-Yves Perrot
    Maurice Barrès et François Mauriac, lecteurs de Blaise Pascal, par Fenghua Jin Publications 2015
    L'année Mauriac 2015

  • Mauriac et son pays En marge de La rencontre avec Barrès François Mauriac et Jacques Chardonne : une fidèle estime Le problème du mal dans les oeuvres de François Mauriac et Nathaniel Hawthorne François Mauriac du Temps perdu au Temps éternel Mauriac et les peintres François Mauriac, athlète complet du journalisme

  • Il y a ses rubriques habituelles et son lot traditionnel de chroniques, de textes littéraires et d'interventions ponctuelles. Par exemple les textes de Bernard-Henri Levy et de Yann Moix.
    Nous prolongerons, également, notre collaboration avec l´IMEC pour offrir aux lecteurs un cahier composé de textes et de documents inédits de Frantz Fanon, introduit par Olivier Corpet.

    A quelques mois de la présidentielle, nous proposerons également un dossier « Les écrivains et la politique. » Si l´histoire du rapport des hommes de lettres aux hommes de pouvoir peut sans cesse se réécrire à l´aune de notre présent, interrogeons ce qui fait le lien encore aujourd´hui entre les mots et le pouvoir, entre la littérature et la politique. Trois axes seront privilégiés en compagnie des plus grandes signatures du monde littéraire et politique : la conversation, le portrait et l´engagement.

  • Dossier thématique. La diplomatie d´influence : attractivité et rayonnementAujourd´hui l´État n´est plus le seul détenteur de la parole publique et le rayonnement d´une puissance ne peut plus se comptabiliser uniquement en données

  • La responsabilité de protégerEmmanuel Lebrun-Damiens, Responsabilité de protéger et souverainetéJean-Marc Thouvenin, Une nouvelle norme internationale ?Nicolas de Rivière, Retour sur les interventions en Côte d'Ivoire et en LibyeMuriel Ubéda-Saillard, Le rôle des juridictions pénales internationalesAnalyses et TémoignagesStéphane Hessel, Le parcours d'un indignéPierre Duquesne, Palestine, l'Etat sans EtatCyrille P. Coutainsais, L'océan Indien, espace de plus en plus stratégiqueHélène Duchêne, La diplomatie a-t-elle besoin des sciences humaines ?Emmanuel Vivet, Le traité des Pyrénées ou les dessous d'une négociation réussieDiplomatie économiqueHenry Marty-Gauquié, Moderniser la décision publique d'investissement au sud de la Méditerranée

  • Reginald Teague-Jones

    Collectif

    • Grasset
    • 21 Mars 2012

    Voici la biographie d´un homme qui est un genre en soi : l´Espion anglais. Né en 1890 dans le Lancashire, Reginald Teague-Jones grandit et fait ses études à Saint-Pétersbourg. Durant son séjour russe, il assiste à la révolution de 1917, spectacle qui choque son sens tout britannique de l´équilibre des forces, et si possible en faveur du roi d´Angleterre. Il s´engage alors dans les services spéciaux de la police indienne, quittant pour longtemps une terre natale qu´il ne cessera de servir.
    Sa carrière d´agent secret débute en Inde. D´abord officier de surveillance auprès des tribus frontalières du Nord, il est en-suite chargé d´étendre l´influence britannique dans une région du monde où Russes et Allemands tentent de disputer sa suprématie à l´Angleterre, dans le territoire du grand jeu (le terme « grand jeu » renvoie à la rivalité coloniale entre la Grande-Bretagne et la Russie en Asie, qui mènera à la création de l´Afghanistan). De Constantinople à Bombay, en passant par la Géorgie et l´Iran, Reginald Teague-Jones intrigue pen-dant près de 20 ans dans le Proche-Orient au service secret de l´Empire.
    Si l´on apprécie les anecdotes savoureuses d´un espion qui, quoique plus habitué au thé Earl Grey qu´au brouet caucasien, a quand même participé à d´extravagantes opérations tel que le renversement des commissaires du parti communiste à Bakou, en pleine Révolution, on verra que James Bond n´est pas né d´hier.

  • REVUE MONDES N.8

    Collectif

    • Grasset
    • 12 Octobre 2011

    Espoirs et défis des révolutions arabes

  • La crise... Omniprésente sous toutes ses formes, elle mobilise toute les énergies de la diplomatie française. Mais pour trouver des solutions aux crises financières, humanitaires ou environnementales, encore faut-il en connaître le sens. C´est ce « penser la crise » à quoi s´exerce MICHEL WIERVIORKA en ouverture de ce numéro de rentrée. Autre sujet majeur : la présidence française des sommets du G8 et du 20 en 2011 dont les objectifs sont présentés dans ce numéro. Dernier sujet de poids, le BRESIL, nouvelle puissance émergente dont les racines sont analysées ici pour la première fois.Le dossier thématique du trimestre est consacré aux crises :LA DIPLOMATIE DE LA CRISE- Penser la crise, par Michel Wieviorka- Crise financière : l´approche française, par Patrick Allard- Le monde face à une crise humanitaire d´urgence : Pierre Duquesne- Au coeur du Centre de crise, par Serge MosturaEn seconde partie, une série originale de réflexions et d´analyses couvrant différents champs des relations internationalesAnalyses & Témoignages- Mathieu Peyraud - G8, G20 et gouvernance mondiale- François Zimmeray, ambassadeur chargé des Droits de l´Homme - Penser les droits de l´homme au futur- Général Emmanuel Beth - La coopération de sécurité et de défense- Eric Danon - le Traité de Non-Prolifération : les avancées- Didier Ortolland - Extension du plateau continental : quels risques ?- Marie Mendras - De la ProspectiveTroisième partie : l´émergence d´un nouveau géant économique, le BrésilDiplomatie économiqueBrésil : le défi de l´interdépendance responsable

  • Une revue trimestrielle de haute qualité consacrée aux relations internationales et à la mondialisation, créée à l´initiative du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Mondes offrira à ses lecteurs l´analyse, les témoignages, les réflexions de la diplomatie française jusque là réservés aux seuls professionnels. Les sujets traités aborderont l´ensemble des grandes problématiques actuelles, qu´elles soient géopolitiques (conflits, crises...) ou sociétales comme celles liées au climat, à la démographie, à l´économie ou aux religions. Des cartes pourront illustrer certains articles. Les auteurs sont principalement des diplomates et les experts français du Quai d´Orsay, certains étant très connus du grand public - Daniel Rondeau ou Olivier Weber, tous deux écrivains et ambassadeurs, par exemple - et des personnalités du monde politique, culturel ou de l´entreprise.

  • REVUE MONDES N.6

    Collectif

    • Grasset
    • 6 Avril 2011

    Un numéro consacré aux nouveaux pays qui comptent. Derrière les grands émergents que sont la Chine, l´Inde ou le Brésil s'en profilent déjà d'autres qui joueront un rôle économique et politique de plus en plus grand dans les affaires du monde : l'Indonésie, la Corée du Sud, l´Argentine, etc. A travers cinq articles, et en particulier celui de François Godement, Mondes explique pourquoi ces pays pèsent dans les équilibres mondiaux, sont décidés à faire entendre leur voix dans une gouvernance mondiale en train de se chercher, par exemple au sein du G20, et quels sont les moteurs - croissance économique, capacités militaires, démographie, maîtrise des hautes technologies - de leur nouvelle puissance.

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