Langue française

  • Le groupe lyonnais qui a dénoncé les affaires de pédophilie dans l'Église prend la parole. Mais cette fois pour demander une grande concertation nationale afin que la France en finisse avec les violences sexuelles sur mineurs. Un cri, un appel et une sommation. Crucial.
    Dénoncer ne suffit pas. Il faut aussi réformer. Si l'on veut que cesse enfin le massacre moderne des innocents, le saccage de l'enfance abandonnée au silence et à la dénégation.
    Sans le courage de " La Parole Libérée ", l'association lyonnaise qui a révélé les violences sexuelles commises sur les plus jeunes par des religieux, jamais sans doute ce scandale n'aurait été autant connu et débattu au sein de la société française.
    Aujourd'hui, ses membres ne sauraient se satisfaire d'avoir brisé l'omerta. C'est à un véritable Ségur des violences sur mineurs qu'ils appellent. À une concertation nationale incluant les autorités, les experts, les acteurs, les victimes. Et qui sans ignorer l'ampleur de ce fléau dans l'Église, s'appliquerait à tous les lieux qu'étreint ce mal : les institutions, les écoles, les clubs, les foyers, les centres de loisirs, et hélas, les familles.
    Le glaçant état des faits que dresse ce livre blanc, et qui est sans précédent, n'est pas gratuit. Il introduit 30 préconisations claires, simples et possibles, sur les pratiques judiciaires, les politiques publiques, les lois à parfaire.
    Un livre d'information pour que l'on ne puisse plus dire : " Je ne savais pas. "
    Un livre de combat pour que nous changions ensemble la vie de millions d'enfants.

  • « Célébrer le dimanche en se rassemblant, en répondant à l'appel qui nous est fait n'est pas, pour l'Église, pour chacun des membres qui la composent, une activité parmi d'autres. C'est un choix qui est un marqueur fort de l'identité chrétienne. Le dimanche est le jour du Seigneur par excellence, le jour où les chrétiens se réunissent pour célébrer la résurrection du Christ. » [Mgr Bernard-Nicolas Aubertin, préfacier.] L'année liturgique 2016-2017 en un volume : liturgie de la messe, prières liturgiques, lectures bibliques tirées du nouveau Lectionnaire, introductions, indications pour les animateurs, « Chanter, prier, célébrer », calendrier liturgique, fêtes à souhaiter, textes pour la méditation, prières du chrétien...

  • Contre l'emprise du seul discours biologique, le grand éthicien français sollicité par tous les médias explique, avec son équipe inégalée de cent chercheurs, quels sont, un à un, les véritables enjeux de l'Après-pandémie. Un livre incisif, décisif pour enfin comprendre les erreurs d'aujourd'hui et relever les défis de demain.
    Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une " crise sanitaire d'ampleur " a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • Parole de Dieu, la Bible constitue aussi le plus formidable des récits sur l'humanité. Elle n'en ignore rien, ni les hauteurs, ni les abîmes. À l'heure où la science affirme son pouvoir de transformer la vie, qu'a à nous dire le Livre des livres sur la vérité de notre condition ? Une réflexion étonnamment libre.
    Ruptures dans la génétique comme dans la géopolitique, dans la société comme dans la sexualité, dans la fraternité comme dans la famille : des questions bioéthiques aux interrogations sur l'ordre mondial en passant par le trouble démocratique, c'est toute l'universalité du fait humain, tel qu'instauré par la Bible et endossé par les Lumières, qui se trouve aujourd'hui bousculé.
    Cependant, d'un siècle à l'autre, d'un continent à l'autre, d'une personne à l'autre, est-il oui ou non une même humanité et, si oui, comment la caractériser ?
    C'est à cette tâche que s'est attelée la Commission Biblique Pontificale. D'Adam à Jésus, que nous dit la Bible sur la personne humaine ? Rendant compte comme nulle part ailleurs de toutes les lumières et de toutes les ombres de l'humaine condition, le texte inspiré ne témoigne-t-il pas avant tout d'une irrémissible espérance dans la grandeur de l'être humain qui fait de la totalité des enfants de Dieu des frères et soeurs liés par la soif d'une communion authentique ?
    Une étude d'une ampleur inégalée à ce jour. Un appel au réveil. Une plaidoirie contre les inhumanités passées, présentes ou futures.

  • Vivre chaque messe hebdomadaire avec les Pères de l'Église et leur spiritualité : le complément absolu du missel. Pour la première fois l'édition totale des 3 années liturgiques. Un indispensable.
    Présentation et textes choisis par Guillaume BadyLe complément indispensable au Missel des dimanches
    Aux sources de la Tradition
    Les Pères de l'Église ont, de siècle en siècle, façonné la foi des fidèles. Ils font ici entendre leur modernité et leur pertinence. Leur intelligence spirituelle, leur éloquence et la force de leur prédication se déploient tout au long de l'année liturgique.
    Textes bibliques de la nouvelle traduction liturgique
    L'Année liturgique divisée en Temporal et Sanctoral
    Les textes des Pères de l'Église, de l'Antiquité chrétienne au Moyen Âge
    Un large choix de textes riches et variés
    Présentation des auteurs anciens en fin de volume

  • Avec les Pères de l'Église, les chants de David, roi d'Israël, sont devenus la poésie de l'âme en quête de son Dieu. Un guide spirituel à travers les versets, les plus récités de la Bible de siècle en siècle dans le secret des cloîtres et la munificence des cathédrales.
    De la louange à la supplication, du cri d'angoisse à la jubilation, de la confiance paisible au rappel triomphant des hauts faits du Seigneur, le livre des Psaumes reflète tous les secrets de l'âme qui s'adresse à son Dieu. Dès les premiers siècles, les Pères de l'Église relisent, à la lumière de la Révélation, cette prière des enfants d'Israël. À travers les homélies, commentaires et citations d'Origène, Eusèbe de Césarée, Athanase d'Alexandrie, Diodore de Tarse et Épiphane de Salamine en Orient ; et d'Hippolyte de Rome et Hilaire de Poitiers en Occident, s'établit un pont entre l'Ancien et le Nouveau Testament, pour renouer avec une foi incarnée, et avec la prière que récitait Jésus lui-même. Formidable garde-fou contre toute lecture fondamentaliste des Écritures, la pluralité d'interprétations de ces textes nous ouvrent à la richesse infinie du Psautier.

  • Henri Caffarel a consacré sa vie de prêtre aux couples. Mort en 1996, son oeuvre lui survit par les 2 500 équipes Notre-Dame qu'il a fondées et qui animent autant de cercles laïcs en France, en Belgique et en Suisse. Un livre de vie, utile pour tous. Comment comprendre le message de l'Église sur le sacrement du mariage, sur la sexualité et la fécondité, sur l'action pastorale du couple, sur la morale comme exigence d'amour ? Et quels sont, sur ces sujets, les apports fondamentaux du père Henri Caffarel ?
    Partant du mariage tel qu'il est vécu aujourd'hui, une équipe internationale, au sein des Équipes Notre-Dame et en lien avec les " Amis du Père Caffarel " - l'Atelier Mariage - a été constituée pour effectuer un travail d'observation, de recherche et de réflexion.
    Ce sont leurs conclusions qui sont ici présentées et qui montrent combien le père Henri Caffarel a renouvelé la pensée de l'Église sur le couple et le mariage.

  • Vingt philosophes contemporains en débat décryptent ensemble la vie et la mort de la phénoménologie, courant de philosophie majeur au XX e siècle, et plaident pour sa renaissance.
    La phénoménologie, dans la diversité des approches qui ont été les siennes et à travers les mutations qu'elle a connues, a été l'un des courants principaux de la philosophie du xxe siècle, en particulier en France. Elle a été marquée par les oeuvres considérables de Husserl, son fondateur, et scandée par celles de Merleau-Ponty, Patocka, Jonas, Levinas, Henry, Derrida. À présent, ce courant naguère si influent est à un tournant de son histoire : un moment de crise majeure. La phénoménologie semble à bien des égards avoir épuisé ses possibilités. Elle est en outre remise en cause, et radicalement, par d'autres approches, en particulier réalistes ou analytiques, qui en contestent les fondements et jusqu'au privilège du phénomène. Que reste-t-il de la phénoménologie ? A-t-elle épuisé ses possibilités de renouvellement ?
    Cet ouvrage constitue une somme sans équivalent au coeur d'une actualité philosophique déterminante aujourd'hui.

  • L'ordre ou la liberté ? L'ordre et la liberté : la liturgie est une affaire de lois, de règles, de rubriques, mais le code n'existe que pour être vécu. Une méthode libératrice.
    Alors que la majorité des clercs et des fidèles ont vécu la réforme liturgique comme la délivrance d'un carcan normatif, et que la liturgie semblait avoir trouvé un mode paisible de régulation, des attitudes plus contrastées, voire de véritables oppositions, sont apparues ces dernières années. Le rapport aux normes en liturgie devenait désormais problématique en France, et il était temps de tout remettre à plat. Cet ouvrage collectif montre ainsi que les normes supposées ou mises en oeuvre par les livres liturgiques réformés requièrent un véritable sens théologique et pastoral du rituel. Il propose des repères pratiques et une réflexion de fond pour que son lecteur retrouve un rapport aux normes cohérent avec l'esprit de la réforme liturgique de Vatican II. Pédagogique et clair, il souhaite aider à la formation des personnes au service de la liturgie.

  • Choix de textes réalisé par des frères et des soeurs dominicains.

  • La question migratoire divise l'opinion. Et si la Bible avait plus à nous dire sur cette actualité brûlante que les sociologues et les journalistes ? En se penchant sur les mouvements de population dans le Livre des livres, les meilleurs exégètes nous invitent à retrouver le sens de la solidarité humaine.
    Rétablir les frontières ? Créer des quotas ? Régulariser les sans-papiers ? Promettre l'hospitalité inconditionnelle ? Intégrer ? Assimiler ? Ouvrir ses bras ? Fermer son coeur ?
    En ce début de troisième millénaire, et alors que des hommes, des femmes et des enfants, fuyant le malheur ou la misère, meurent en Méditerranée, la question migratoire questionne tous les peuples et divise toutes les opinions. Mais qu'en dit la Bible, où les notions d'exil, d'exode, de fuite, de retour et de refuge occupent une place essentielle ? Et si le Livre des livres avait plus à nous apprendre sur cette actualité brûlante que les sociologues et les économistes ?
    Ces dix études, menées par les meilleurs exégètes francophones, visent à changer et rééduquer notre regard sur l'étranger. Elles explicitent ce que sont l'accueil et le devoir d'hospitalité. Elles rappellent avec ferveur et lucidité que nous formons une seule humanité.

  • En rappelant les fondements de la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, ce texte fondamental veut promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses. Un document nécessaire à l'heure des fondamentalismes.
    La Commission théologique internationale a pour tâche d'étudier les questions doctrinales importantes, surtout celles qui revêtent un aspect nouveau, et d'apporter une assistance au magistère de l'Église.
    Dans cette perspective, ce nouveau document propose d'utiles éléments de discernement pour réfléchir sur l'évolution qu'a connue la problématique de la liberté religieuse. En effet, depuis la déclaration conciliaire Dignitatis humanae, plusieurs nouveaux défis ont surgi : recrudescence du fondamentalisme, tentations communautaristes, inflation des droits individuels déconnectés de la vérité de la nature humaine, dérives de l'État éthiquement neutre vers des formes douces de totalitarisme... En rappelant les fondements du droit naturel à la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, le texte insiste sur la valeur de la liberté religieuse pour promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses.
    Dans la préface à l'édition française, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, souligne combien le thème de la liberté religieuse interpelle à la fois chacune des religions et les sociétés politiques. Un guide de lecture, propre à l'édition française, donne quelques clés pour entrer de façon fructueuse dans le document.

  • La seconde partie du chapitre I de l'épître de Paul aux Romains (1, 18-32) est d'une grande richesse. L'Apôtre blâme les païens qui refusent de reconnaître Dieu, malgré toutes les preuves qui rendent son existence manifeste, à commencer par la grandeur de la création. Au lieu de cela, ils honorent des images représentant des hommes ou des animaux. Mais cette attitude contient en elle-même sa propre punition, puisqu'ils sont livrés à des passions déshonorantes, dont Paul dresse la liste et parmi lesquelles l'inconduite sexuelle a une place particulière. Étudié dans sa perspective propre et situé dans la logique interprétative de l'épître, ce texte est d'abord replacé dans son contexte historique et lu à la lumière des sources juives. Comme toujours dans cette série, quelques étapes de l'histoire de son exégèse sont examinées : les Pères grecs et latins, les commentateurs du Moyen Âge chrétien occidental et deux auteurs majeurs du XVIe siècle, Martin Luther et Jean Calvin. L'exégèse se confronte aux problèmes théologiques que pose la péricope : quelle peut être une connaissance de Dieu qui ne se fonde pas sur la Révélation ? du reste, est-il possible de connaître Dieu par la contemplation de la nature ? quelle est la relation de cause à effet entre le refus de reconnaître l'existence de Dieu et les péchés attribués aux Gentils ? Les exégètes s'interrogent aussi sur le péché " contre nature ". On a de la sorte une série de commentaires d'une grande densité et d'un intérêt permanent, y compris dans les débats qui agitent nos sociétés.

  • Le complément indispensable au Missel des dimanches. Aux sources de la Tradition. Les Pères de l'Église ont, de siècle en siècle, façonné la foi des fidèles. Ils font ici entendre leur modernité et leur pertinence. Leur intelligence spirituelle, leur éloq

  • Un document majeur de la Commission théologique internationale sur le gouvernement, la structure et la nature de l'Eglise.
    " Le monde dans lequel nous vivons, et que nous sommes appelés à aimer et à servir même dans ses contradictions, exige de l'Église le renforcement des synergies dans tous les domaines de sa mission. Le chemin de la synodalité est justement celui que Dieu attend de l'Église du troisième millénaire. Ce que le Seigneur nous demande, en un certain sens, est déjà pleinement contenu dans le mot ''Synode''. Marcher ensemble - Laïcs, Pasteurs, Évêque de Rome - est un concept facile à exprimer en paroles, mais pas si facile à mettre en pratique. "
    Pape François

  • Que vaut le corps humain ? Le corps est le lieu privilégié de l'action du médecin. Or, il est pris dans le dilemme entre valeur marchande et valeur inestimable. Le coût de notre médecine risque d'entraîner nos sociétés à privilégier la première au détriment de l'autre. Sans douteconvient-il de ne jamais extraire le corps de la relation interpersonnelle entre soignant et soigné. Plus encore, la complexité du rapport du corps à la personne exige que nous mobilisions d'autres ressources que celles de la raison pour garder à ce rapport sa qualité humaine. Il s'agit de prendre appui sur l'expérience de notre propre corps, des capacités de notre mémoire, de notre imagination, de notre coeur, de notre esprit créatif. Une telle mobilisation peut donner lieu à une meilleure compréhension de chaque personne humaine, vulnérable dans son esprit comme dans son corps. L'enjeu est de taille car nous avons affaire, précisément, au destin d'êtres de chair et d'âme. Or, la personne peut être oubliée au profit des ressources potentielles de son corps. Au nom de certaines " valeurs ", des personnes peuvent même être niées ou détruites, physiquement comme moralement. Dans la richesse d'un regard croisé, médecin et philosophes, juriste et exégète, artiste et psychanalystes partagent leur expérience réfléchie dans le souci de garder le corps dans une vision intégrale de la personne.

  • Que signifie être sauvé ? Que peut apporter l'annonce de la résurrection au pauvre et à l'opprimé ? Que nous dit-elle de la mission de Jésus sur cette terre et de la mission de ses frères et de ses soeurs après Lui ? Revenant sur la naissance du christianisme dans le monde gréco-romain et relisant l'histoire tragique des peuples d'Amérique latine, Jon Sobrino nous fait partager sa profonde conviction : l'histoire entière, celle racontée dans l'Écriture sainte, celle des premiers temps du christianisme et jusqu'à notre époque la plus actuelle, révèle un Dieu proche des hommes, se tenant aux côtés du miséreux et du martyr. Au moment où François exhorte l'Europe à retrouver ses valeurs d'humanisme et de solidarité, voici un livre courageux et militant. À la faveur d'une réflexion d'envergure, nourrie par la plus grande Tradition, mais aussi par le sang et les larmes des sans-voix et des laissés- pour-compte, ce proche du pape nous offre un manifeste pour un monde meilleur.

  • Pierre Messmer (1916-2007) est un personnage à part dans la galerie des portraits des hommes ayant marqué de leur empreinte la France de la seconde moitié du XXe siècle. Héros légendaire et discret de la France libre, républicain conscient des évolutions à venir pendant l'exercice de ses fonctions d'administrateur des colonies, serviteur d'une loyauté et d'une solidité sans faille du général de Gaulle, il restera toute sa vie un esprit libre d'une indépendance sereine, ne reniant aucune de ses batailles menées en homme responsable de sa destinée. À travers les études ici rassemblées, c'est un Messmer plus intime qui apparaît, cultivé, chaleureux, pudique. Derrière l'apparence un peu martiale d'un compagnon de l'épopée gaullienne qui imposait le respect, nous est dévoilé un homme attachant, qui reste un exemple universel par les vertus qui le caractérisent : désintéressement, sens du service, de la justice, respect du prochain, simplicité et " par-dessus tout ", comme l'a écrit Maurice Druon, " cette disposition de l'âme sans laquelle toutes les autres vertus seraient inopérantes, le courage ".

  • Le père Henri Caffarel (1903-1996) fait la " rencontre " du Christ en 1923 : " Ce jour-là, Dieu est entré dans ma vie et depuis ce jour-là je suis à son service. " En 1939, au contact de jeunes couples, il découvre le sacrement de mariage. Il fonde les Éq

  • L'Europe, le moteur franco-allemand : un immobilisme répétitif dans un marécage d'absences de perspective. L'Est, la Russie, l'Ukraine : une occasion unique et manquée de réparer une fracture millénaire. Les États-Unis : une confusion entre alliance raisonnée et désir brouillon d'être le premier de la classe atlantique. Le Moyen-Orient, Israël, le monde arabe : un entêtement coupable à promouvoir un mélange de souvenirs, d'impulsions et de suivismes. L'Afrique : une propension à l'intervention militaire plutôt qu'à une dynamique continentale. L'Asie : une préférence aveugle pour les relations commerciales. Pourquoi ces impasses de notre diplomatie ? Où est et où va la France au sein de l'actuel désordre planétaire ? Si elle n'est plus une grande puissance, a-t-elle cessé pour autant d'être un acteur qui, plus que majeur, est essentiel à la marche du monde ? Contre la logique du renoncement, voici le cri d'alarme du Club des Vingt.

  • Se taire ou parler ? Agir ou surseoir ? En nombre de situations, les chrétiens ont dû faire face à ce dilemme, crânement ou plus timidement, souvent courageusement. Ils ont aussi vérifié qu'il est parfois plus malaisé pour des Églises diverses de s'exprim

  • Le récit concernant les eaux de Mériba (Nombres 20, 1-13) est l'un de ceux qui posent le plus d'énigmes aux commentateurs. Il s'ouvre sur la mort de Miryam, brièvement évoquée ; l'essentiel concerne la contestation des Hébreux à l'égard de Moïse et d'Aaron, à la suite de la pénurie d'eau. Comme dans Exode 17, Moïse fait jaillir de l'eau d'un rocher. Mais à la suite de cet épisode, Dieu le condamne à ne pas entrer en Terre promise. L'un des problèmes est rédactionnel : quel est le rapport de Nombres 20 avec Exode 17, s'agit-il d'un même épisode raconté deux fois ? Et, surtout, pourquoi Moïse, homme parfait et constamment à l'écoute de Dieu, est-il ainsi condamné ? A-t-il fauté dans ses paroles, dans ses gestes, dans son attitude à l'égard du peuple, dans son comportement à l'égard de Dieu ? L'exégèse traditionnelle, tant juive que chrétienne, a formulé un certain nombre d'hypothèses. L'épisode est plusieurs fois cité dans d'autres textes bibliques, notamment dans le Deutéronome et dans les Psaumes ; y a-t-il là une première exégèse et déjà des réponses ? Par la suite, l'étude littérale s'intéresse aux indications de lieu et de temps. L'exégèse juive exploite les midrashim autour de ce récit, sans négliger la dimension éthique. L'exégèse chrétienne est également parfois d'ordre midrashique, dans la mesure où elle exploite le midrash du rocher qui accompagne les Hébreux du fait des mérites de Miryam, médiatisé par 1 Corinthiens 10, 4. Mais ce passage paulinien pose les bases d'une interprétation typologique, que l'on retrouve au moyen âge. Après une mise au point sur l'exégèse actuelle, sont étudiés les apports de l'exégèse juive ancienne et médiévale, ceux de l'exégèse patristique (avec notamment Origène, Augustin et Grégoire de Nysse), médiévale (des monastères à l'université) et du XVIe siècle (aussi bien chez les réformés que chez les catholiques). Ce volume est issu de la quatorzième des " Journées bibliques " organisées par le Laboratoire d'Études des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Sorbonne Université, PSL) et l'EA 4378, Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg).

  • " Nos contemporains n'ont plus le sens du péché ! ", entend-on parfois. Pourtant l'allusion fréquente aux sept péchés capitaux dans les films ou la publicité ou les marques permet d'en douter. Si le péché dérange nos contemporains, est-ce seulement parce que beaucoup en ont encore une vision culpabilisante ? De plus, les prédicateurs parlent plus volontiers du pardon que du péché. Il faut mettre l'accent sur la force et la miséricorde de Dieu vainqueur du mal et du péché en Jésus-Christ, et sur la Bonne Nouvelle pour toute l'humanité. Pourtant, si l'on n'a pas conscience de l'étendue de la blessure, comment mesurer la puissance de la guérison divine ? Dans le contexte du Jubilé de la Réforme, le Colloque des Facultés organisé au printemps 2017 par l'Institut supérieur d'études oecuméniques (ISÉO) a voulu approfondir cette gêne à l'égard du péché, pour aider de nombreux acteurs de la vie oecuménique, éclairés par des théologiens de diverses confessions, à chercher ensemble une vision véritablement chrétienne du péché. Vingt ans après la signature de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification par l'Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, bien des incompréhensions autour du " Simuliustus et peccator " de Luther ont été surmontées. Mais des différences de style et d'accentuation théologiques continuent de marquer notre manière d'aborder le lien entre grâce et péché lorsque nous devons faire face ensemble aux défis du monde contemporain.

  • La signature entre l'Église catholique et la Fédération luthérienne mondiale, le 31 octobre 1999, d'une Déclaration commune sur la doctrine de la justification a constitué une étape majeure sur le chemin oecuménique qui nous conduit vers l'unité visible des Églises qui se réclament de la même foi chrétienne. Pour fêter le vingtième anniversaire de cet accord, en tenant compte des communions ecclésiales qui se sont officiellement associées à cette démarche, le Colloque des Facultés qu'organise chaque année l'Institut supérieur d'études oecuméniques (Institut protestant de théologie, Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, Theologicum, Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Institut catholique de Paris) a rassemblé des intervenants de différentes confessions chrétiennes venant du monde entier. La conférence magistrale du Dr Martin Junge, Secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale (Genève), inaugure ces actes qui reprennent les conférences et les prédications. Honorant les pratiques des Églises (liturgie, catéchèse, diaconie), les contributions variées cherchent à faire un bilan de la réception de cet accord, tout en proposant de nombreuses pistes d'approfondissement.

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