Champ social Editions


  • La pédagogie institutionnelle s'est construite à partir de la pédagogie Freinet et des Sciences Humaines. Il n'est pas possible de comprendre les pédagogies « nouvelles », et « actives », sans rappeler cette dramatique question toujours actuelle : éduquer à la démocratie, à la parole, au coeur de l'essence même du savoir, de la connaissance, peut-il se faire sans l'éducation « institutionnelle », institutionnalisée, c'est-à-dire décidée, discutée, arrêtée en commun ?
    Ce livre est un montage des contributions des groupes actuels de pédagogie institutionnelle. Il vise à montrer des pratiques de la classe, de l'école, qui ouvrent un réel espace social d'apprentissage pour la société de demain, en carence de démocratie, de relation, de savoirs partagés. Une démocratie d'apprentissage. Apprendre, oui, mais pas n'importe comment. À côté ou autour de ces groupes, des milliers d'enseignants, dans le monde « globalisé » d'aujourd'hui, sur la planète en arrivent aux mêmes pédagogies, aux mêmes nécessités : réveiller la soif d'apprendre, en groupe, pour nos « vieilles » sociétés ; ou l'éveiller, plus simplement, dans le monde ouvert du présent. Mais pas à n'importe quel prix. Le sujet est « l'appreneur ». Un appreneur vaut un entrepreneur. Une force à venir.
    Ce livre fait suite et complément au livre : La Pédagogie Institutionnelle de Fernand Oury (Matrice, 2009) et au colloque de 2008 à Paris Ouest Nanterre.

  • Présentation de l'ouvrage : Cet ouvrage que vous tenez entre vos mains est une aventure collective, dernier né de l'atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).
    C'est un livre-orchestre qui réunit trente-deux auteurs, en une seule et même voix. C'est un monologue poético-chaotique, un pas de côté, du côté de l'écriture. Lui, il dit : « J'aime pas les écrivains et leur prétention. J'aime pas les bergers travailleurs et leur fumier. Sous mes chaussures, de la bouse des troupeaux du Connemara. La réalité me frappe au visage avec une tapette à mouche. Ça ne supporte pas le voyage des mots pareils. Je plante ma plume dans le bitume des fleurs de vase. J'écris dans un barrage contre le pacifique. J'écris au plus près des mots comme on regarde un inconnu. » Merci de ne pas errer au fil des pages.
    Auteur : Collectif de l'Atelier d'écriture Papiers de soi du centre hospitalier de Montfavet (Vaucluse).

  • Récit écrit à la première personne du singulier qui traque le quotidien jusque dans les retournements désespérés de l'humour.

  • Dans ce numéro, nous proposons de nous interroger sur les dispositifs vers le travail pour les personnes handicapées psychiques, que ce soit en milieu protégé ou en milieu ordinaire. Pour apporter des voies de réponse, nous partirons de François Tosquelles et de sa conception du travail en tant que fonction thérapeutique. Nous explorerons alors, à partir de la contribution de nos auteurs, les dispositifs innovants en matière de soutien à la réinsertion professionnelle. Nous interrogerons les pratiques actuelles de quelques grandes entreprises françaises en matière de réinsertion professionnelle.

  • Présentation de l'ouvrage : Le corps, lieu premier de l'identité, lieu où la pensée va naître en relation avec l'environnement, participe à ce que l'on nomme le processus de psychisation du corps. Le corps vient dire la vie mais aussi le malaise, la souffrance, le défaut de pensée. Le soin va nécessairement passer par ce corps. À l'ITEP, lors de la rencontre, l'enfant, l'adolescent, montre dans et avec son corps le rapport qu'il entretient avec lui-même et avec son environnement. Les différents registres d'expression agis par le corps semblent peu accessibles au langage verbal. C'est pourtant souvent le biais par lequel chaque professionnel essaie d'accueillir ce qui est exprimé par l'enfant, afin de l'accompagner dans un travail de compréhension, et de repérage de ce qui l'agite. Que devient le corps, de quel corps disposent les enfants d'ITEP pour construire leur pensée ? Le réel revient en force sous la forme du recours au médicament, à la génétique, aux neurosciences. Les éléments fondamentaux de la construction psychique, l'espace et le temps, subissent une mutation radicale sous l'impulsion de la science et des technologies. Quel impact sur nos pratiques thérapeutiques, éducatives et pédagogiques ? Quelle place désormais pour nous adultes auprès des enfants et des adolescents ?
    Auteurs : L'Association des ITEP et de leurs réseaux (AIRe) regroupe la plupart des Instituts Thérapeutiques, Éducatifs et Pédagogiques français et belges, elle organise des journées départementales, régionales, nationales et internationales, des colloques de formation et de recherche sur les troubles psychologiques importants de l'enfant et de l'adolescent et les diverses manières de réfléchir aux modes de prise en charge de la souffrance qui leur est associée. L'Association Mètis europe accueille toutes associations, fondations, fédérations, coopératives, groupements etc., établis dans l'espace européen, poursuivant une action fédérative auprès des établissements et services s'adressant aux enfants, adolescents et jeunes adultes qui présentent des difficultés psychologiques et/ou sociales, pour favoriser le développement d'un cadre de référence, politique, social et culturel à l'échelle de l'union européenne concernant ces jeunes.

  • Présentation de l'ouvrage : À l'issue de ce séminaire, les participants ayant pris le temps d'en faire le bilan, avaient jugé intéressant de rassembler toutes les communications pour la publication en versions électronique et imprimée.
    Même si l'idée avait fait l'unanimité, la réalisation n'en aura pas été facile pour autant, cela pour plusieurs raisons dont notamment la difficulté de recueillir les écrits des uns et des autres dans les délais alors convenus. Ainsi, de la vingtaine de communications partagées au cours du séminaire, nous n'avons pu recueillir et formaliser qu'une partie d'entre eux, suffisamment significatifs cependant pour pouvoir apprécier la densité et l'intensité des échanges ayant prévalu au cours de cette rencontre.
    Cette publication vient renforcer l'idée que le partenariat ENTSS-IFRASS se conçoit comme une plateforme de partage de savoir et de savoir-faire dans le domaine des formations sociales, d'entrée ouvert à l'ensemble de nos partenaires. Elle apporte ainsi un support aux échanges qui entendent se poursuivre et s'approfondir dans les jours et années à venir, dans l'intérêt réciproque de nos établissements et de leurs principaux acteurs que sont les étudiants et enseignants ou formateurs.
    Cette publication offre en outre l'occasion de relancer la revue de l'ENTSS « Les Cahiers Africains du Travail Social » qui n'était plus éditée depuis plusieurs années. Il s'agit d'un numéro spécial qui en augure d'autres très certainement et dont l'édition, tout au moins électronique, est confiée à Champ Social de Toulouse pour la version électronique.

  • Présentation du numéro : Démocratie sanitaire, qu'est-ce à dire ? Derrière ce mot qui fait savant se cache un concept en fait très simple, celui de la participation citoyenne aux politiques de santé. La seule question qui se pose, finalement est celle de la définition des « acteurs du système de santé » appelés à cette participation. Si, dans les années quatre-vingt cette définition aurait pu s'entendre simplement puisque, par « acteurs du système de santé » on entendait l'ensemble des professions médicales et para-médicales d'un côté, l'administration chargée de la politique de soin de l'autre, les choses sont devenues moins simples puisque, depuis les années quatre-vingt dix, les usagers ont commencé à revendiquer puis à prendre une place de partenaire parmi ces acteurs. Et cela est loin d'être simple. Si cette participation active des usagers peut nous sembler évidente sur le plan du principe, le petit recul que l'on commence à avoir sur la question, montre que l'affaire, dans la pratique et si on veut qu'elle dépasse une simple organisation formelle pose un certain nombre de questions. Une chose est sûre, les pratiques commencent à changer. Une autre l'est probablement aussi : nous ne reviendrons pas en arrière. Alors ce numéro propose une réflexion sur l'état d'avancée de ces pratiques et les questionnements qu'elles soulèvent. Les premiers articles se pencheront sur la question des conséquences de ces évolutions sur les soins eux-mêmes, les modalités de traitement et les relations thérapeutiques. Les quatre autres sur les avancées permises par les représentations institutionnelles des associations d'usagers au sein des institutions de soin.

  • Le terme d'autonomie fait partie de la novlangue de notre société néolibérale. Il est de plus en plus couramment utilisé et l'illustration la plus évidente en est la création de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie). Plus récemment, l'article 92 de la loi de santé du 26 janvier 2016 propose, « un accompagnement sanitaire, social et administratif des personnes souffrant d'une maladie chronique ainsi que des personnes handicapées, qui a pour but de maintenir ou d'accroître leur autonomie... et de développer leur projet de vie ».
    Ainsi, l'autonomie est utilisée aussi bien sous la forme euphémique de perte d'autonomie pour éviter de parler de dépendance, que lorsqu'il est question d'aider des personnes en situation de handicap à accroître celle-ci. Mais notre société va plus loin en faisant de l'autonomie une norme, une injonction dans une société individualiste marquée par la recherche de la performance et du profit. On peut d'ailleurs s'interroger sur le rapprochement fait par la CNSA entre autonomie et solidarité, car comme le fait remarquer J.Y. Barreyre, la solidarité qui présidait à la création de la Sécurité sociale s'est délitée et les personnes en voie de désaffiliation sociale sont de plus en plus nombreuses. En même temps qu'on leur propose un guichet unique, on leur demande d'être responsables et autonomes avec une injonction d'inclusion. Cette injonction à être autonome, à se réaliser soi-même, à devenir l'auto-entrepreneur de soi-même, imprègne les relations sociales et n'est pas sans induire de nouvelles formes de pathologies qui peuvent être considérées tout autant comme une forme de souffrance psychique qu'une pathologie de l'idéal social.

  • Le présent numéro rassemble des textes portant sur l'intervention analysée sous différentes perspectives sociales et selon une acception large de cette notion. Les différents métiers de l'intervention sociale se caractérisent par une pratique professionnelle s'effectuant en appui à une compétence réflexive. Cette compétence est au coeur de l'intervention comme le souligne l'article de Chouinard et Caron. Intervenir dans et sur l'espace social requiert en effet l'effectuation de pratiques multiples de réflexivité, qu'il semble nécessaire de concevoir plus explicitement afin de les penser en objets de formation, voire de réflexion, d'autoréflexion et d'auto-apprentissage. Comme le démontre cet article, la réflexivité ne peut pas se réduire à une dimension de la professionnalité centrée sur le sujet et sur l'expérience située de l'intervention. Elle s'effectue aussi par diverses médiations sociales, que sont notamment les médias. Ponnou et Fricard analysent ainsi le rôle de la presse spécialisée comme miroir de l'intervention et comme vecteur de réflexivité. Ces deux auteurs étudient la question de l'autisme et de l'intervention spécifique des travailleurs sociaux auprès de ces populations. L'article de Nagels et Nagels prend appui sur l'analyse de séries télévisées consacrées au monde médical pour mettre à jour les conceptions du soin qu'elles révèlent et les apprentissages qu'elles favorisent chez leurs auditeurs. L'intervention sociale, comme l'intervention éducative ou socio-éducative, s'effectue donc tout autant par une réflexivité du sujet en situation d'intervention que par une réflexivité plus large, suggérée, stimulée et diffusée par le fait social lui-même. Ces interventions, par-delà leurs qua- lificatifs, s'effectuent donc ainsi par une réflexivité sociale, comme le démontre le texte de Billy, Jean Jacques et Derivois. Les auteurs étudient ainsi l'impact de certains déterminants sociaux sur la réussite scolaire dans le contexte haïtien. Cette approche multiréférentielle de la réflexivité comme attribut et condition de la professionnalité dans les divers métiers adressés à autrui trouvera un écho auprès des chercheurs et praticiens, qu'ils s'intéressent à l'une ou l'autre des familles professionnelles de l'intervention.

  • Présentation du numéro : La démocratisation voulue par les pères fondateurs de la psychiatrie moderne a abouti à une pratique professionnelle qui reste encore très (trop) largement hospitalo-centrée. Bien que la clinique soit née dans l'intimité de la chambre du malade, aller aujourd'hui à domicile ne va plus de soi : les livres et articles de recherche scientifiques consacrés aux équipes mobiles sont rares, les DU et DIU consacrés à la psychiatrie communautaire et au travail en équipe mobile sont encore moins fréquents, les enseignements universitaires dispensés à ce sujet dans les facultés de médecine se comptent sur les doigts de la main. La création du secteur a voulu marquer la fin du monde asilaire en se fondant non seulement sur la fermeture des asiles et l'ouverture des lieux de proximité, mais avant tout sur la pratique de la psychiatrie au sein de la communauté. Ses promoteurs ont voulu remettre au goût du jour cette évidence hippocratique que le concept du « lit-du-malade » ne se réduit pas à un « lit-meuble-d'hôpital », pas plus que la constellation du chien n'est semblable à l'enclos d'un éleveur de canidés. Le lit du malade est là où le malade est alité : à son domicile, dans la rue, à l'école. Le « lit-du-malade » est le loco doloris, le « lit-lieu-de-douleur » où la personne révèle - et souvent cache - sa souffrance. En amont des symptômes manifestes du patient. C'est à ce lieu unique que s'attachent les équipes mobiles de psychiatrie. Ces équipes interviennent pour tous les âges de la vie : de la petite enfance à l'âge avancé, elles peuvent être spécialisées pour la prise en charge d'enfants autistes ou de patients vivant dans la rue, ou être généralistes, représenter une activité spécifique rattachée à un CMP ou être constituées sur le modèle d'un service hospitalier. Sans prétention à l'exhaustivité, ce numéro propose un panorama sur des pratiques paradoxalement connues et reconnues mais encore trop fréquemment ignorées de l'enseignement universitaire.

  • Présentation du numéro : Ce numéro thématique de la revue Phronesis fait suite à un symposium intitulé « Observation et mise en mots des pratiques dans le cadre des recherches collaboratives : Quelles finalités ? Quels dispositifs ? Quels impacts ? » (Structure Fédérative OPÉEN & ReForm, Université de Nantes, 8-10 juin 2016). Il rassemble des réflexions épistémologiques et méthodologiques sur les recherches collaboratives qui se sont développées en Europe et en Amérique du Nord pour interroger la collaboration entre chercheurs et professionnels dans le cadre des recherches en éducation et en formation. Les textes qui composent ce numéro, dont la provenance s'étend bien au-delà des participants au symposium qui en constitue l'origine, visent ainsi à questionner les finalités, les dispositifs et les impacts de recherches collaboratives qui se centrent sur les pratiques d'éducation et de formation dans différents champs professionnels. Par-là, ce dossier entend ainsi contribuer au domaine des recherches collaboratives en réfléchissant aux difficultés qu'elles posent selon les étapes des démarches qu'elles empruntent, de même qu'aux enjeux qu'elles suscitent (éthiques, pragmatiques, théoriques, etc.), et ce, afin d'alimenter un débat constructif alors qu'elles connaissent une popularité grandissante. Il entend également contribuer à la mise en place d'un dialogue fécond entre les travaux de recherche en Europe et en Amérique du nord dans ce domaine ainsi qu'à l'analyse de leurs influences réciproques.

  • S'agit-il d'un simple glissement sémantique ou n'est-ce pas le signe d'un délitement du lien social ? La cohésion sociale signe-t-elle la fin de l'état providence, remettant en chantier ses modalités d'action devant la montée des logiques de privatisation du risque ? La cohésion sociale serait-elle seulement le parent pauvre de la solidarité née de la volonté collective des citoyens ? Ne serait-elle pas aussi l'occasion de nouveaux débats sur l'implication citoyenne où l'on retrouve les valeurs qui nourrissent nos pratiques ? Quelle peut-être dans ces débats la place des plus fragiles, celles et ceux qui sont malades et/ou en situation de handicap psychique ? Quels liens pouvons-nous construire pour renforcer cette cohésion ? Que pouvons-nous changer dans nos pratiques pluriprofessionnelles ou nos rencontres singulières, pour créer ces liens au quotidien, avec ceux que nous appelons patients ou usagers ? L'enjeu n'est-il que participatif ou doit-il concerner pleinement la représentativité des usagers citoyens ?
    Autant de questions que les journées de Santé mentale France ont travaillées lors des journées annuelles qui se sont déroulées à Rennes en septembre 2016. À partir de tous les lieux, dans la cité ou dans les services de santé mentale, qui proposent de « petites fabriques de liens » les participants ont essayé de repérer et de promouvoir tout ce qui peut être facilitateur de cette cohésion sociale.

  • Produire une recherche-action constitue une expérience nouvelle pour l'auteur. Ces deux niveaux conduisent au titre « Avoir l'expérience pour la recherche / Faire l'expérience de la recherche ».
    Au-delà de cette désignation, le LaboPraxéo s'est interrogé sur la dimension épistémologique de l'expérience dans la production de connaissances. Plusieurs questions à l'origine de son travail ont soustendu sa réflexion : qu'est-ce que l'expérience d'un acteur? Pourquoi faire appel à l'expérience pour engager une recherche ? Quelle valeur a l'expérience de l'auteur dans la production de sa recherche ? Comment définir l'expérience acquise par l'auteur de sa recherche ? Une recherche fait-elle expérience dans l'action et comment ?
    L'objet des journées ToPos s'ancre dans ces questionnements issus des expériences professionnelles et personnelles. En tant qu'adultes qui « ont cumulé, souvent parcimonieusement, parfois fastidieusement, toujours laborieusement, au long d'une expérience de vie active, sociale comme professionnelle, un potentiel culturel et praxéologique, nous sommes taraudés par le besoin ou l'aspiration à accoucher cette expérience dans une expression adéquate pour s'élucider et se communiquer » (Desroche H. 1990). Au cours de ces journées ToPos, les membres du LaboPraxéo, des praticiens-chercheurs et des universitaires relèvent, sous l'emploi courant du terme d'expérience, les configurations épistémologiques qui se dessinent, entrecoupées des tracés singuliers des acteurs/auteurs de recherche-action, qui comme une légende topographique de l'expérience, dégagent l'éprouvé de cette double articulation - expérience/recherche/expérience.
    Ainsi se dégage une praxis constitutive et spécifique à la recherche-action.
    De cet espace réflexif, tant épistémologique que pédagogique, nous en communiquons le contenu dans ce numéro de la revue FORUM, pour tous ceux qui ont intérêt à travailler et interroger la valeur de l'expérience dans et par la recherche.

  • L'adolescence, comme le veut un lieu commun qui n'en reste pas moins d'actualité, rime avec transgressions, révolte, malaise, souffrance, recherche de soi et de soins.
    Pour accueillir les ados refusant les structures hospitalières habituelles, il est apparu indispensable aux acteurs des champs sanitaires et médico-sociaux d'inventer des structures sortant des normes classiques. Certains adolescents ne débutent une prise en charge clinique que lorsqu'ils y sont amenés par des circonstances qui échappent à leur volonté - migration, grossesse indésirée, placement en structure éducative, détention - accentuant leur ambivalence face à des soins qu'ils désirent et rejettent.
    La souplesse des lieux d'accueil, l'originalité des cadres thérapeutiques et les initiatives des intervenants sont les gages de la malléabilité et de la créativité cliniques et éducatives qui seules permettent d'atteindre ces adolescents qui ne fuient les adultes que pour mieux s'en faire désirer.

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