Actes Sud

  • Pour ne pas perdre le nord (minuscule en général, majuscule quand il s'agit de la région d'un pays) ; pour ne pas donner du mister (Mr) à monsieur (M.) ni de trait d'union à saint Jacques, sauf quand c'est le nom d'une église ( Saint-Jacques-de-Compostelle); pour distinguer le Premier ministre du président de la République, même si l'un rêve toujours d'être l'autre; pour laisser leur minuscule au roi et à l'empereur sauf en cas de mégalomanie (Napoléon); pour ne pas écrire 1ère mais 1re; pour conserver l'accent sur les capitales, donc la lisibilité d'un texte en dépit de toutes les paresses et de toutes les pressions numériques... bref,pour ne pas se perdre, un seul fil d'Ariane, le Lexique des règles typographiques. C'est la bible de tous les académiciens quand ils rédigent le Dictionnaire, la règle du jeu de la langue française. Le jeu en vaut la chandelle.

  • Jamais il n'y a eu autant de populations en déplacement sur la planète. Jamais, en même temps, on y a construit autant de murs et de frontières diverses. Quelles sont les conséquences de ces phénomènes, typiques de la mondialisation contemporaine, sur les paysages ? Ces déplacements de population, volontaires ou contraints, contribuent-ils à l'apparition de nouveaux paysages ? Telles sont les questions qui sont au coeur de ce numéro des Carnets du paysage.

  • Nos paysages ont été en partie façonnés par l'action des ingénieurs. En témoignent les ouvrages d'art, barrages, ponts, routes, autoroutes, centrales électriques et nucléaires, jusqu'aux très contemporains champs d'éoliennes. De même, les ingénieurs agronomes ont contribué à modeler la campagne : remembrement, cultures intensives, techniques agricoles en prise avec une sphère économique de plus en plus élargie. Au sein de l'aménagement du territoire, de nouveaux domaines (environnement, climat, risques, biodiversité) accueillent des questions d'ingénierie. Ces nouvelles formes d'ingénierie sont-elles comparables au génie civil qui a tant marqué l'image de notre pays ? Qu'en est-il du paysage, et un génie paysager aurait-il du sens?

  • Ce numéro des Carnets du paysage est fidèle aux grands principes de la revue : accueillante pour la diversité des analyses, saisissant des réalités écologiques, paysagères et sociales contrastées. Une première partie (L'écologie en question) propose un état des lieux de la connaissance dans un éventail de points de vue, de l'expertise scientifique à l'engagement, de la recherche méthodologique à la question du projet chez les paysagistes. Une deuxième partie (L'écologie à l'oeuvre) présente des situations concrètes en divers lieux de la planète, où se conjuguent des problèmes écologiques, des stratégies d'intervention au nom du paysage et les conflits qui ne manquent pas d'en découler.

  • L'objectif de ce numéro des carnets est d'attirer l'attention sur les démarches en cours, les solutions actuellement expérimentées, les mutations des pratiques et représentations paysagères envisagées en conséquence des bouleversements climatiques actuels, bien peu encore maîtrisés.

  • Ce numéro des Carnets du paysage interroge la cartographie à deux niveaux. Il a pour objectif, d?une part, de rendre compte des divers types d?utilisation que les paysagistes font ou pourraient faire de la cartographie, aussi bien dans leurs pratiques professionnelles, projectuelles, que dans des approches, disons, plus ?pédagogiques?, qui les mettent aux prises avec des élus, des commanditaires, ou des étudiants. Mais il cherche également, d?autre part, à témoigner de la vitalité actuelle des recherches, des réfl exions, des propositions concernant la cartographie dans des domaines aussi divers que l?histoire de l?urbanisme et des territoires, les arts visuels, ou la théorie de la connaissance, entre autres.

  • Bout du monde Nouv.

    La parution de ce numéro marque les dix ans de la revue. L'idée des bouts du monde a toujours emporté avec elle un amour des lointains, un désir de franchir les frontières et de découvrir de nouveaux horizons. Le dossier que présente ce numéro des Carnets du paysage cherche avant tout à conjuguer des lieux d'interrogation et des moments d'expérience, au sein desquels les sens des bouts du monde ont été mis en jeu, tant sur le plan théorique que sur celui des pratiques de l'espace et des paysages. Ce numéro est accompagné d'un CD contenant une pièce musicale de Cécile Le Prado.

  • Le dessin de paysage est une façon de prendre connaissance du terrain, d'en dégager les lignes de forces et de comprendre l'histoire dont il est issu - une forme d'invention sans cesse renouvelée pour le décrire et en extraire les potentialités.

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