Vrin

  • Y a-t-il un sens à vouloir étendre le champ de considération morale aux êtres vivants, aux plantes, voire à l'ensemble des écosystèmes qui composent notre environnement naturel ? peut-on rendre responsable de la crise écologique actuelle le système de valeur anthropocentriste selon lequel l'homme est la mesure de toute chose ? sur le fondement de quelles normes morales convient-il de restreindre la classe des actions permises à l'égard de la nature ? telles sont les questions auxquelles les acteurs de l'éthique environnementale s'efforcent de répondre depuis une trentaine d'années.
    Ce volume entreprend de donner un accès à quelques-uns des travaux les plus importants accomplis dans ce domaine, en proposant tout d'abord une sélection des textes fondateurs, puis en livrant les pièces du débat qui a opposé les partisans du biocentrisme à ceux de l'écocentrisme, et enfin en présentant les arguments du pragmatisme écologique, du pluralisme moral, ainsi que la question de la préservation de la nature, sauvegardée, restaurée ou incarcérée.

  • Manuels et traités de droit nous instruisent du droit positif et de l'ensemble des lois qui sont reconnues comme valides sur un territoire donné. Quelle idée du droit et de la norme juridique véhiculent-ils ?
    La norme juridique peut-elle être pensée indépendamment de toute considération morale ? Que fait exactement le juge lorsqu'il prononce le droit ? Ces questions ne sauraient être réduites à la simple opposition entre le positivisme juridique et les théories du droit naturel. Les théories normativistes du droit, les multiples variantes du réalisme juridique ou la théorie du droit comme intégrité ont permis de renouveler profondément la manière de penser la normativité du droit. Ce volume présente au lecteur un ensemble de textes qui lui permettront d'en débattre et d'en juger.
    Avec des textes de J. Austin, W. Blackstone, N. Bobbio, R. Dworkin, L. Fuller, H. L. A. Hart, O. W. Holmes, H. Kelsen, R. A. Posner, G. Radbruch, L. J. Raz, A. Ross et M. Troper.

  • Si l'invention du sens moderne du mot Etat est due à Machiavel, c'est au XVIIIe siècle que, après la paix d'Utrecht, l'institution étatique prit franchement le visage de la modernité.
    Faisant suite à l'Etat baroque (1610-1652) et à l'Etat classique (1652-1715), l'Etat moderne (1715-1848) donna corps aux espoirs de paix, de justice, de bonheur et de liberté sécrétés par la philosophie des Lumières. Il réalisa les grandes mutations juridiques qui, principalement dans le droit constitutionnel, le droit pénal et le droit des gens, devaient contribuer à forger l'épure de l'Idée républicaine à laquelle la Révolution de France donna sa première forme historique.
    Mais si l'Etat moderne s'est enrichi, des intuitions fondatrices de l'humanisme libéral, s'il a été le berceau des grands Codes napoléoniens, il a également suscité des critiques et laissé place à des apories. Aussi les triomphes étatiques de la rationalité moderne commencèrent-ils à faiblir lorsque, dès le milieu du XIXe siècle, les requêtes sociales s'imposèrent à la politique, ouvrant la voie, non parfois sans ambiguïté, au renouvellement de certaines structures institutionnelles que l'Etat du XXe siècle eut charge d'élaborer.

  • Reprise du recueil d'études paru en 1953 dans la Revue de métaphysique et de morale

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