Septentrion

  • Gérer l'environnement... un tel projet peut sembler bien ambitieux, voire illusoire, au regard de la diversité, de l'ampleur et de la complexité des enjeux. Il s'agit pourtant d'un défi incontournable. Pour le relever, il est indispensable de comprendre finement les liens qui se tissent, au sein des territoires, entre les multiples objets d'environnement « en mal de gestion » et les acteurs concernés à un titre ou à un autre par leur devenir. C'est ce à quoi contribue cet ouvrage. À l'aide du concept de situation de gestion environnementale, il propose un éclairage original et pluridisciplinaire sur une variété de problématiques. Il y est question aussi bien de l'eau que de la faune sauvage, des sols, du vent, de la forêt, des espèces invasives... Pour analyser ces situations, l'ouvrage aborde successivement les questions de territoires et de temporalités, de conflictualité, d'outillage gestionnaire et de qualification technique des « états d'environnement ».

  • Quinze contributions questionnent les fondements épistémologiques de la didactique du français et la construction d'une discipline scientifique. Quels sont les objets, les composantes et les démarches méthodologiques qui la configurent ? Quels sont les apports des travaux sur la constitution historique d'une discipline scolaire ? Les contributeurs éclairent d'une façon nouvelle les enjeux de l'enseignement d'une langue dans le monde francophone et ailleurs. Ils mettent en débat les principes de constitution et l'évolution dynamique d'une discipline scolaire. Ils interrogent les objets de la discipline aussi bien dans des recherches en ingénierie didactique que dans des analyses de pratiques d'enseignement. Les trois volets de cet ouvrage font ainsi écho au parcours de Bernard Schneuwly et nous invitent à poursuivre les réflexions sur les outils conceptuels qu'il a développés.

  • La transition écologique, énoncée au Sommet de Rio+20, inscrit au coeur des agendas des États et des collectivités la volonté de mise en oeuvre simultanée de plusieurs objectifs - réduction des émissions de gaz à effet de serre, promotion des énergies renouvelables - tout en interrogeant nos besoins. En France, cette question s'est focalisée sur la problématique de la transition énergétique. Loin de faire consensus, cette notion donne néanmoins naissance à une recrudescence de solutions techniques de verdissement (rénovation des bâtiments, éco-conception des produits, revalorisation des déchets...) dont l'apogée se retrouve dans la promotion des démarches « intelligentes » - smart - à l'échelle des réseaux et des villes. Or, d'autres modèles d'efficacité ou de sobriété énergétique ne pourraient-ils pas cohabiter ? Ne conviendrait-il pas d'interroger l'échelle intermédiaire de l'aménagement du territoire et de la planification afin de mesurer les potentialités de transition énergétique urbaine ou rurale ? L'action sur les systèmes techniques ne passerait-elle pas aussi par une revalorisation efficace des connaissances et savoir-faire locaux ? Ne peut-on pas croire que l'insignifiance de l'échelle individuelle ait un impact significatif à l'échelle collective ? Si toute activité humaine entraîne une consommation d'énergie, la façon dont les hommes maîtrisent celle-ci est au fondement de nos modes de vie et de l'organisation de nos sociétés. L'ouvrage se compose de trois parties mettant en évidence la diversité géographique et thématique des leviers possibles du changement autour d'une question centrale : comment réussir la transition énergétique ? La première partie permet d'interroger la mise en oeuvre opérationnelle locale de la transition énergétique et ses limites dans la réponse qu'elle apporte à la crise environnementale globale. La seconde propose une vision prospective de ce que devrait être la transition énergétique en développant des pistes prenant en compte l'individu, la technologie et l'épaisseur du territoire. Sont exposés, dans la dernière partie de l'ouvrage, des scénarios régionaux de sobriété énergétique et de transformations sociétales axés sur les modes de vie et de société afin de réduire notre dépendance à l'énergie.

  • S'il est une dualité majeure qui a traversé et polarisé toute l'histoire de la philosophie, c'est bien celle entre « sentir » et « penser ». Nous sommes accoutumés à opposer l'immanence vivante du sentir, subjective et singulière, à la rationalité anonyme d'une pensée visant l'universel et l'immuable. Mais ce cloisonnement est-il pour autant pertinent ? L'activité de penser se construitelle contre la sensibilité ou à partir d'elle ? Il n'y a sans doute aucun philosophe pour qui ces questions n'aient représenté une urgence, en ce qu'elles interrogent le sens même du philosopher. Plus encore, le paradoxe « sentir et penser » concerne l'existence humaine dans toutes ses dimensions. Que signifient parler, agir ou éprouver, pour un être qui, « animal rationnel », à la fois sent et pense ? L'enjeu devient alors de savoir comment et jusqu'où s'élabore cet entrecroisement constant de la pensée et du sentir. Les contributions rassemblées dans ce volume proposent de parcourir ces questions, depuis l'Antiquité jusqu'aux philosophies contemporaines. Elles font suite aux journées « TransPhilosophiques » (2010) qui, sous le parrainage de Nicolas Grimaldi, ont rassemblé doctorants et jeunes chercheurs de France et de Belgique.

  • L'évolution démographique place l'Europe devant des défis majeurs. Vieillissement démographique et allongement de la vie compromettent le fonctionnement des mécanismes de redistribution : la population active, qui diminue, signifie un recul des cotisations sociales, alors que le volume des retraites et les dépenses de santé augmentent. À côté de cela, l'Europe occidentale vit, depuis l'unité allemande, un afflux d'immigrés sans précédent. Depuis 2000, l'Europe des Quinze affiche un solde migratoire de plus de 1,5 million de personnes par an. Cette évolution - concurremment avec des phénomènes de recul de la solidarité et la montée de l'individualisme - remet en question la pérennité des régimes sociaux. Suffit-il dans ce contexte de réformer les politiques familiales ou faut-il renforcer l'immigration ? Mais qu'en est-il alors de l'intégration ? Et quelles conséquences ces changements ont-ils sur l'urbanisme, la vie sociale et politique ? À partir des situations contrastées de la France et de l'Allemagne, ce sont les questions auxquelles le présent ouvrage se propose de répondre.

  • Revue littoral v.12

    Collectif

    Ce numéro fait une large place à l'écriture innue. Que l'on pense aux premiers textes autochtones publiés en Europe au xviie siècle, ce dont Pierre Rouxel nous entretient dans son article sur les prières en montagnais, aux rituels quasi chamaniques décrits par Arthur Lamothe dans son texte « Scapulomancie » ou encore aux troublants souvenirs de Jules Bacon qui évoque son arrivée au pensionnat de Malioténam.
    Des voix actuelles s'élèvent pour dire, nommer ou proclamer la culture innue, ce qui est au centre des articles sur Natasha Kanapé-Fontaine, signé par Myriam St-Gelais, ou sur Manon Nolin, lue par Nathalène Armand. Bien que les voix de femmes innues semblent s'imposer, on pourra par ailleurs lire dans la section « Inédits » les mots de Marco Boudreault, dont les origines autochtones inspirent une prise de parole originale et une quête d'identité affirmée.
    La Côte-Nord ouvrière n'est pas en reste. L'univers minier d'une ville qui rappelle Gagnon est au centre du compte rendu de la pièce Fire Lake, ville minière, 1986 par Julie Gagné. De son côté, Erika Soucy, qui s'est inspirée de la vie de chantier des hommes de sa famille pour son recueil et son roman, fait l'objet d'un compte rendu critique dans la section « Dossiers ».
    Emmanuelle Roy livre une nouvelle inédite où exil, famille, chasse, souvenirs et Côte-Nord s'entremêlent pour nous rappeler la subsistance des racines, même si elles ont pris dans une terre bien peu fertile.
    En outre, le fidèle Jean Désy, qui fait la une de ce numéro, présente, dans un touchant récit aux allures de journal, une partie de son quotidien de médecin du Nord.
    Enfin, les amateurs du poète de la Minganie Roland Jomphe, dont on souligne les cent ans de sa naissance, pourront lire dans la section « inédits » certains de ses textes jamais publiés, alors que ceux qui veulent en apprendre plus sur lui découvriront les étapes et les détails de sa venue à l'écriture dans un texte signé par notre précieux collaborateur Guy Côté.

  • Si le Québec fait bonne figure à l'échelle mondiale sur la question des inégalités sociales, leur croissance y est tout de même indéniable. La pandémie de la COVID-19 a d'ailleurs été un grand révélateur de ces inégalités. Celles-ci entraînent un effritement de la solidarité sociale qui n'est pas sans conséquences.

    Du plomb dans les ailes propose un survol de diverses formes d'inégalités sociales qui affectent les individus et les populations dans toutes les régions du Québec, comme ailleurs sur la planète. En quoi consistent ces inégalités sociales? Quels enjeux devraient nous préoccuper? Cet avis s'attarde plus précisément aux inégalités de revenus, de richesses, en emploi, en éducation, en santé, en matière de justice et en environnement. Il présente aussi quelques conséquences plus globales de la croissance des inégalités.

    En laissant les inégalités sociales s'accroître, nous sommes toutes et tous perdants. Heureusement, elles ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les réduire en agissant sur les mécanismes qui les créent. Les leviers sont multiples.

    Des actions sont à la portée de quiconque souhaite participer à ce grand défi
    qui est le nôtre.

    Nous avons le pouvoir d'agir, maintenant.

    Centraide Québec, Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent est une organisation philanthropique qui recueille des dons auprès de la population et des entreprises de son territoire pour soutenir, sur ce même territoire, un vaste réseau d'organismes communautaires. Ces derniers aident les personnes et les familles en situation de pauvreté ou d'exclusion à reprendre du pouvoir sur leur vie, trouver leur place dans la société et y grandir dans le respect et la dignité. Notre mission? ­Mobiliser le milieu et rassembler les ressources afin de contribuer au développement de communautés solidaires et d'améliorer les conditions de vie des personnes en situation de vulnérabilité, et ce, en partenariat avec les organismes communautaires.

  • Nouvelle édition mise à jour Tout ce que vous voulez savoir sur l'histoire du Québec ou du Canada; ce qu'on ne vous a pas enseigné ou que vous avez oublié. Ce qu'on ne vous a pas dit non plus, tout simplement parce que les études en cause n'étaient pas encore disponibles.
    Pour cette nouvelle édition de Canada-Québec, la production historienne des vingt-cinq dernières années a été mise à contribution. Le texte de base est accompagné d'environ 400 gloses qui sont autant de commentaires, de précisions, d'explications ou de références.
    Ouvrage original d'une formule inédite, Canada-Québec, 1534-2010 se présente comme une source exceptionnelle d'informations. Sa structure chronologique, sa langue claire et précise, une chronologie entièrement refondue et élargie et un index complet, comprenant les auteurs cités, sont autant d'éléments qui en font un précieux outil de référence.
    Non seulement tout ce qu'on ne vous a pas dit, mais aussi tout ce que ne vous dira pas l'histoire propagande. Canada-Québec, 1534-2010 propose une histoire vraie, solidement documentée, qui renvoie aux plus récents et aux meilleurs travaux historiques.
    Historien à plein temps, vulgarisateur et chercheur, Jacques Lacoursière a signé une oeuvre monumentale qui rappelle celle de François-Xavier Garneau. Conférencier recherché, animateur de radio et de télévision, il est devenu l'historien le plus connu et sans doute le plus lu au Québec.
    Jean Provencher s'est également consacré entièrement à l'histoire. Il a relevé d'innombrables défis de recherche qui vont d'une passionnante enquête sur les émeutes de Québec de 1918 à une biographie de René Lévesque. Son oeuvre maîtresse, unique en son genre et dont le succès ne se dément pas, reste Les Quatre Saisons. Ne dit-on pas Les Quatre Saisons de Provencher?
    Denis Vaugeois, pour sa part, partage son temps entre l'édition et la recherche. Il est le principal responsable de la présente mise à jour de Canada-Québec, 1534-2010.

  • Située en bordure du Saint-Laurent, à l'est de Québec, la Côte-du-Sud est l'une des plus anciennes régions rurales du Québec - sa première seigneurie ayant été concédée en 1637 - et elle possède un riche patrimoine littéraire.
    Les auteurs de la Côte-du-Sud se sont particulièrement illustrés dans le mouvement littéraire qui avait pour but de publier les récits transmis oralement par plusieurs générations de conteurs. Ce mouvement, l'un des plus importants du siècle dernier, a été initié par l'abbé Henri-Raymond Casgrain, de Rivière-Ouelle. Il a été suivi par Joseph-Charles Taché, de Kamouraska, Philippe Aubert de Gaspé, de Saint-Jean-Port-Joli, Eugène Renault, de Saint-Thomas, Faucher de Saint-Maurice, de Beaumont, et plusieurs autres.
    Le recueil de Contes et légendes de la Côte-du-Sud contient des textes qui évoquent l'histoire de la plupart des paroisses riveraines de la Côte-du-Sud, de Beaumont à Kamouraska C'est une invitation à voyager dans le temps, l'espace et l'imaginaire du pays des légendes. La Fondation Héritage-Côte-du-Sud a été créée en 1987 afin d'appuyer financièrement la Société historique de la Côte-du-Sud et son centre d'archives régional.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quels contenus caractérisent les différentes disciplines ? Quels sont leurs sources et leurs modes de structuration ? Quels problèmes posent-ils aux maitres et aux élèves ? Comment sont-ils mis en scène dans la classe au travers des pratiques d'enseignement ? Comment les acteurs se les approprient-ils ? C'est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre en réunissant des contributions issues du 2e colloque de l'Association Internationale pour des Recherches comparatistes en Didactiques qui s'est tenu à Lille en janvier 2011. Il croise ainsi les regards de spécialistes reconnus des différentes disciplines (didactiques du français, des mathématiques, des sciences...) sur les définitions possibles des contenus d'enseignement et d'apprentissages, sur leurs catégories, sur leurs variations selon les matières scolaires, les activités ou encore sur les représentations des maitres et des élèves. À un moment historique où se développent dans nombre de pays des débats sur les curriculums, sur les relations entre programmes et socles ou sur la priorité à accorder aux savoirs ou aux compétences, cet ouvrage propose des analyses informées et des pistes de réflexion loin des simplifications partisanes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • S'adressant à tous ceux qui s'intéressent à l'art et à son histoire, La culture artistique au Québec au seuil de la modernité vise à éclairer, dans toute sa richesse, le rôle exceptionnel qu'un humaniste montréalais, Jean-Baptiste Lagacé, superbement prolifique et polyvalent a joué dans ce processus d'institutionnalisation de l'histoire de l'art.
    L'ouvrage d'Olga Hazan met en lumière le contexte dans lequel a été créée la première chaire canadienne d'histoire de l'art, occupée par Jean-Baptiste Lagacé de 1904 à 1944. Ce faisant, il vise à faire connaître les conditions dans lesquelles une culture artistique, c'est-à-dire un champ de savoir axé sur l'art et son histoire, s'est forgé une place à Montréal dès la deuxième moitié du XIXe siècle et pour la première fois au Canada, affectant autant les milieux universitaire et scolaire que le monde ouvrier.

    Professeure associée à l'Université du Québec à Montréal au Département d'histoire de l'art depuis 1989 et au Département de sciences des religions depuis 2008, Olga Hazan a également enseigné à l'Université Concordia de 1988 à 2003 et plus ponctuellement à l'Université Laval et à l'Université de Montréal. Elle a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées et des collectifs, en histoire de l'art et en sciences des religions et son étude, Le mythe du progrès artistique, a été finaliste au Prix du Gouverneur général du Canada. Depuis 2007, madame Hazan est directrice du Cercle d'étude sur la figuration du sacré.

  • La Responsabilité Sociale des Entreprises est une énigme : mode passagère relevant de la communication ou réelle inflexion dans la régulation du capitalisme ? L'ouvrage est conçu dans le double but d'analyser et d'éclairer ce phénomène, et rédigé d'une manière accessible au non spécialiste. Une trentaine de spécialistes de sciences sociales (droit, sociologie, économie, gestion, histoire, sciences politiques...) interrogent ces contours, sa dynamique et son potentiel régulatoire. Trois axes de lecture (théorique, empirique et socio-politique) permettent de rendre plus intelligible ce mouvement hybride (entre obligation légale et engagement volontaire) qui bouleverse actuellement le champ habituel de la négociation salariale et environnementale. Un apport décisif à la réflexion sur la régulation du capitalisme, en un temps où la nécessité de cette régulation n'a jamais paru plus patente, et sa complexité plus désarmante.

  • Cet ouvrage contribue, à partir d'études de cas empruntées au passé de la France et de l'Allemagne, à une réflexion sur les problèmes que pose la transition de la guerre à la paix. Il aborde la question : comment construire la paix ? à partir d'un angle d'attaque qui fait la part belle à la dimension confessionnelle, dont on sait l'importance - et l'ambivalence - pour la représentation des conflits comme pour la construction de la paix dans l'espace germanique et, dans une moindre mesure, dans l'histoire de la nation française. Il retrace l'évolution qu'ont connue, au fil de quatre siècles, les réflexions sur la guerre et la paix en France et en Allemagne, et il analyse les causes intérieures et extérieures de la fragilité des paix. Un accent est d'abord mis sur les traités de paix de Westphalie qui ont comblé les lacunes de 1555 et offert des garanties juridiques fondamentales. Puis les auteurs montrent comment l'inadéquation s'est creusée, au xviiie et au xixe siècle, entre les théoriciens de la paix et les chantres des conflits, l'adversaire devenant, d'hérétique ou rebelle, l'ennemi de la nation. Les divergences entre chrétiens pacifistes et adeptes d'une forte présence militaire ont alors incité certains protestants à distinguer de plus en plus la sphère privée de la sphère publique. Cette distinction se retrouvera même chez des résistants au Troisième Reich et sera également, pendant la Guerre froide, au coeur des débats entre adeptes ou détracteurs du réarmement.

  • Qu'y a-t-il de religieux dans les guerres de religion des xvie-xviie siècles ? Guerres entre chrétiens et non croisades, guerres civiles dans lesquelles la frontière entre amis et ennemis ou entre soldats et simples sujets s'efface, conjonction dramatique d'émeutes urbaines, de révoltes paysannes, de soulèvements contre les nouvelles formes d'exercice du pouvoir et de massacres inouïs plus souvent qu'opérations militaires d'armées en bon ordre, elles brouillent les pistes, déjouent les interprétations trop simples, soulèvent d'innombrables questions. Pour en comprendre l'originalité profonde et le rôle décisif dans la naissance de l'Europe moderne, il faut donc croiser plusieurs analyses : une histoire comparée des guerres dans les différents territoires pour en saisir les spécificités nationales ou confessionnelles ; une étude des différents acteurs et des justifications qu'ils donnent à leur engagement dans la guerre ou dans la paix ; une description minutieuse, enfin, des formes particulières de la violence qui s'observe alors. C'est ce défi que ce livre entend relever en faisant le choix d'une perspective européenne et d'une documentation inédite, car au même titre que l'humanisme et la Renaissance, mais sur un tout autre registre, plus inquiétant, les affrontements religieux des xvie-xviie siècles constituent peut-être le creuset dont est sortie l'Europe moderne.

  • L'Action française a de multiples facettes et le maurrassisme dépasse la personne et l'oeuvre propre de Charles Maurras. Après une première série d'études sur les héritages, les milieux sociaux ou religieux, les cas régionaux et les vecteurs de diffusion du mouvement (L'Action française. Culture, société, politique, Septentrion, 2008), une deuxième rencontre a explicité les relations du doctrinaire avec ses interlocuteurs étrangers ainsi que la réception et les usages du maurrassisme hors de France (Charles Maurras et l'étranger. L'étranger et Charles Maurras, Peter Lang, 2009). Ce troisième ensemble est plus spécifiquement consacré au maurrassisme et à la culture, aux liens entre politique, philosophie et esthétique. En effet, à l'Action française, le projet culturel est central. Fondé sur un corpus d'idées puisées dans des registres variés et diffusées selon des modalités diverses, porté par des individus ou des acteurs collectifs, bénéficiant d'appuis et de relais, le maurrassisme est un objet pluriel qui relève d'une histoire à la fois politique, sociale et culturelle. Son étude requiert, comme c'est le cas ici, les analyses menées en commun par des spécialistes français et étrangers, venus de diverses disciplines. Les succès indéniables que rencontre l'Action française dans le domaine culturel conduisent à s'interroger, en retour, sur l'originalité des thèmes avancés par les maurrassiens et sur les résultats obtenus par un mouvement fondé d'abord sur le primat du politique.

  • CET OUVRAGE ANALYSE les relations entre culture et colonisation dans les pays de l'Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique) en portant une attention particulière à la vision que les héritiers des cultures autochtones ont de la culture des colonisateurs.

  • Roubaix a attiré depuis des décennies de nombreux chercheurs de disciplines diverses (sociologues, économistes, historiens, géographes, anthropologues...). Les caractéristiques peu communes de la ville, son histoire industrielle singulière, les transformations successives de son cadre urbain en font, à bien des égards, une ville laboratoire. Ces travaux restent souvent peu connus ou peu accessibles. L'ouvrage, issu d'un colloque organisé en novembre 2003, propose une synthèse de ces divers travaux, récents ou plus anciens, et trace de nouvelles pistes de réflexion sur la ville. Un retour sur les transformations de la ville depuis cinquante ans s'imposait alors que Roubaix est engagé dans une dynamique de renouvellement urbain qui ouvre de nouvelles perspectives pour l'avenir. L'ouvrage rassemble des contributions d'historiens, de géographes, de sociologues, de politistes mais aussi d'acteurs politiques et administratifs de la ville.

  • La passion du patrimoine

    Collectif

    Au-delà de la mémoire d'une institution, celle de la Commission des biens culturels du Québec depuis 1922. Il rappelle également les étages législatives qui ont à la fois marqué et reflété cette évolution.
    Ce livre s'adresse donc à tous ceux qui ont vu le patrimoine, considéré comme monument historique, devenir peu à peu un bien culturel, ressource et actif à développer. Il intéressera également tous ceux qui se sont approprié l'héritage reçu des générations précédentes et qui ont à coeur de faire avancer le patrimoine.
    On y trouve une analyse des faits marquant l'histoire de la Commission, une bibliographie exhaustive de sources et d'études, la liste des présidents, vice-présidents, secrétaires et commissaires, et près de cent cartes, tableaux et illustrations.
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    Alain Gelly, historien, travaille depuis plusieurs années dans le domaine de l'histoire institutionnelle. Il a, entre autres, rédigé une monographie pour souligner les 125 ans du Centre hospitalier Jeffrey Hale ainsi que l'histoire de la ville de Cap-Rouge. Il est aussi le maître d'oeuvre d'une monographie casacrée au cinquantième anniversaire du Centre de recherche pour la défense de Valcartier.

    Louise Brunelle-Lavoie, historienne, est vice-présidente de la Commission des biens culturels depuis 1992. Elle a été directrice de la Société d'histoire de Sherbrooke, un organisme gestionnaire d'un centre d'interprétation et d'un service d'archives privées agréé, après avoir été chargée de cours à l'Université de Sherbrooke et responsable de plusieurs recherches en tant qu'historienne consultante.

    Corneliu Kirjan, historien et archéologue, est diplômé de l'Université de Bucarest (Roumanie). Après avoir travaillé en Roumanie et en Grèce, il est, depuis 1974, à l'emploi du ministère de la Culture et des Communications. Depuis décembre 1991, il est expert-conseil auprès de la Commission des biens culturels du Québec.

  • Saint-Hyacinthe, 1748-1998

    Collectif

    À L'OCCASION du 250e anniversaire de la concession de la seigneurie de Maska, une équipe de recherche et de rédaction a relevé le défi de donner à Saint-Hyacinthe une synthèse de son histoire.Géographie, démographie, économie, société, politique et culture sont autant de thèmes qui forment une mosaïque des faits marquants dans l'histoire d'une ville qui a rayonné de plusieurs façons, notamment dans le secteur économique et le domaine culturel.Reconnue comme capitale de l'agro-alimentaire, puis accréditée comme technopole - la première au Canada -, Saint-Hyacinthe est la patrie des célèbres facteurs d'orgues Casavant, de personnages avant-gardistes comme Louis-Antoine Dessaulles et T.-D. Bouchard, du promoteur de " La Bonne Chanson ", l'abbé Charles-Émile Gadbois.Réalisé à l'initiative des Fêtes du 250e anniversaire de Saint-Hyacinthe, cet ouvrage collectif offre " un voyage parmi ces fragments de la mémoire, dans la quête de l'identité maskoutaine ".

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