Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pour la première fois, un agent de terrain de la DST livre les secrets et les clés de quelques-unes des affaires les plus importantes et des attentats les plus meurtriers de ces dernières années. Comment devient-on « antiterroriste » ? En quoi consiste cette activité ? Quelles sont les sources d'information, et quelles sont les méthodes employées ? C'est ce que révèle Daniel Burdan. Chargé de dépister et de « piéger » les groupements terroristes téléguidés et financés notamment par la Syrie, l'Iran et la Libye, il vit la série d'attentats qui, de 1982 à 1986, ont ensanglanté la capitale. Et où l'on retrouve le mystérieux Carlos et l'impitoyable Abou Nidal. À l'occasion de ces affaires, l'auteur se rend compte que l'activité antiterroriste suscite rivalités internes et guerre des polices ou des services : la DGSE, la DST, la police criminelle, la gendarmerie nationale... et depuis peu la cellule antiterroriste de l'Élysée s'épient, se jalousent et se disputent les « clients ». Et c'est bien pour avoir répondu à l'appel de sirènes concurrentes que Daniel Burdan, en pleine manipulation d'une « source » haut placée, a signé son arrêt de mort... professionnelle et décidé par là même d'écrire ce livre. Si la guerre froide est finie, celle que se livrent les terroristes -ou preneurs d'otages- et les services secrets, ne semble pas terminée. L'auteur s'est trouvé mêlé intimement aux épisodes les plus spectaculaires de cette guerre.

  • Louis XIV était-il le fils de Louis XIII ? Pourquoi n'a-t-on pas stoppé la guerre en 1916 ? Peut-on parler, au sujet de la bataille de la Marne, de grande victoire quand on sait que celle-ci n'empêcha pas les Allemands d'occuper la France durant quatre ans ? Quelques exemples, parmi bien d'autres, qui montrent que la désinformation ne date pas d'aujourd'hui. On a souvent dénoncé les mensonges de l'Histoire. André Gillois rejette cette formule. L'Histoire ne se fait ni ne s'écrit toute seule. Ce sont des hommes qui en sont responsables. Et il existe entre eux une complicité qui permet de dissimuler les fautes et de transmettre, de génération en génération, des gloires usurpées. L'auteur ne se contente pas de considérations morales ou philosophiques sur le mensonge. Il accuse et il démontre, en partant d'un constat impartial des faits. Ainsi, on est horrifié de la légèreté et de l'aveuglement de certains chefs civils et militaires, et de l'audace avec laquelle ils se distribuent les lauriers pour masquer leur impéritie. Mais la vanité et la fuite devant les responsabilités ne sont pas les seuls ressorts de la désinformation. L'analyse des événements que nous avons vécus, et que nous vivons encore, nous oblige à douter de la vérité historique. Le passé nous confirme que cette vérité est un mythe et qu'il n'y a jamais eu qu'un accord consensuel sur ce qu'il était bon de laisser croire. La servilité de la pensée a faussé le cours de l'Histoire. D'où la conclusion lucide d'André Gillois : la seule vérité établie avec certitude, c'est le mensonge historique.

  • Danielle, Paul et leurs trois enfants vivent en province dans un pavillon de banlieue. L'angoisse, la terreur hantent la maison : l'homme, brutal, alcoolique, violent, se déchaîne fréquemment, bat sa femme et ses enfants sans retenue. Il arrive que Danielle soit jetée à la rue en pleine nuit. Elle demande le divorce. En vain. L'homme est habile. Malgré les plaintes répétées, les policiers ne voient rien, ne trouvent rien. Juge, avocat, tout le monde se ligue contre une mère qui veut soustraire les enfants à leur père. Ceux-ci sont, malgré elle, confiés à la DDASS. Abandonnée de tous, Danielle ne trouve enfin le salut que dans la fuite, après avoir enlevé ses enfants. Ce récit est aussi le roman de la peur. Une peur viscérale qui explique ce qui peut apparaître comme de la faiblesse. Récit parfois hallucinant, incroyable, où éclate la lâcheté de la police, de la justice, de la société. Ainsi une femme battue témoigne parce que c'est le seul exutoire possible à un cauchemar vécu, mais aussi pour ses soeurs, trop nombreuses, qui ont la peur au ventre. La honte a laissé en elles une cicatrice indélébile, écrit-elle, mais Danielle, elle, a appris à relever la tête. Elles pensent que leur vie, c'est la mort qui recommence chaque matin. Elles le pensent mais n'osent pas le dire. Moi je le crie. Ce témoignage est bien un cri. Un cri qui doit être entendu.

  • Ils s'appelaient Pierre Jean Mary, Jean Thomas Leblanc, Jean-Baptiste Morel et Pierre Toulin. Ils étaient écrivain public, bourrelier, journalier ou maître de mathématiques. Elles se nommaient Marie Jeanne Trumeau, vendeuse de volaille, Jeanne Martin, garde-malade ou Constance Evrard, cuisinière. Ils connaissaient le travail rare, le pain cher et l'interrogation inquiète des enfants qui, le soir venu, s'assemblaient autour de la table. Un jour, il y eut l'espoir : le bon roi réunissait à Versailles les États généraux et c'était promesse de voir reconnu leur droit de vivre. Il y avait, pensaient-ils, l'aristocrate qui toujours les voulait à genoux. Ils se révoltèrent. Ils furent vainqueurs de la Bastille, martyrs du Champ-de-Mars ou combattants du 10 août. Pour les sauver, ils avaient fait crédit à Louis XVI, puis aux députés. Ils finirent par ne compter que sur eux-mêmes pour établir une République qui serait le bonheur. Ils étaient salariés et boutiquiers, gens du commun. Leurs adversaires les dirent brigands, canaille, sans-culottes. On ne trouve leurs noms que dans les archives de la Police. Ils y racontent leur vie, leur Révolution. À travers leurs témoignages, ce livre est la narration de leur histoire. À deux siècles de distance, elle est aussi la nôtre.

  • A travers cette entreprise, c'est la vie d'une région qui nous est contée, la région de Tourcoing et de Roubaix, et surtout celle de ses habitants qui, du plus profond de leur province, bâtirent ce magasin français pas comme les autres.

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