Presses universitaires François-Rabelais

  • Étudier le lien entre patrimoine et paysage permet de considérer l'importance de participer collectivement à la production d'un patrimoine vivant. Dans certains cas, le paysage est assimilé à un patrimoine à conserver, un espace à protéger. Quels sont les pratiques et les usages, c'est à dire les économies, qui fabriquent le paysage ? L'objectif de cet ouvrage est d'analyser sous l'angle original du croisement entre patrimoines et paysages, les enjeux liés à leur connaissance, leur protection et leur valorisation à l'échelle locale.

  • «The problem of the Twentieth Century is the problem of the color line.» À l'orée d'un nouveau siècle, les essais ici rassemblés, fruits d'un atelier de l'AFEA, apportent une réflexion sur le sens de l'intuition de W.E.B. Du Bois. L'opposition blanc/noir débouche sur une gamme de tons qui introduit dans la pensée et les textes théoriques la notion de métissage et de créolité ou de «passing». Très présente dans les oeuvres d'écrivains, peintres ou musiciens, la couleur apparaît aussi dans le vernaculaire. «Black is the color of my country». La couleur est une expérience, un vécu que l'individu et la société expriment par des représentations organisées et hiérarchisées et des appréhensions différentes du temps et de l'espace. La «couleur du temps» évoque à la fois les intensités de vies individuelles et collectives et les aléas qui président à ces mutations. Comme indice ou symptôme, la couleur renvoie aux grands drames du passé et révèle des formes qui donnent à voir les stratégies d'écriture de l'histoire. Entre omniprésence et oubli s'installe un jeu de plusieurs temporalités qui fixe, capte, mémorise ou efface la singularité de l'expérience africaine-américaine.

  • Le présent volume réunit les textes correspondant aux communications de la journée de la SENA organisée à l'université de Tours le 19 janvier 2002, à propos de la question de civilisation américaine de l'agrégation d'anglais : le crime organisé à la scène et à l'écran, 1929- 1951. L'approche choisie a été de confronter les connaissances historiques relatives à ce sujet à sa représentation offerte par certains des films d'Hollywood.

  • In the modem western world urbanisation has often been both the companion and corollary of industrialization and no more so than in Britain. Here the population changed dramatically during the long nineteenth century, transforming parts of England and Scotland into some of the most industrial and urban societies in the world. Scottish society was particularly affected by this process. The growth of towns or cities, and the radical overhaul of the balance of population between the rural and urban worlds that this implies, is one of the most sensitive indicators of the emergence of a modem industrial state. Nor surprisingly then, Scottish towns are seen as central to any understanding of modern Scotland. For some they have an identity all of their own which distin­guishes them from towns in other parts of the United Kingdom. Indeed it is to these same towns that political scientists have turned to explain why the Scots have never lost their sense of national identity, despite Scotland's "stateless na­tion" status since 1707. This GRAAT conference brought together contributions from a wide range ap­proaches to the Scottish urban experience: from history to literature, architecture and the fine arts. They focus on three main perspectives. Firstly we have images of the city and an exploration of how these became part of the Scottish mind-set. A second perspective concentrated on the Scottish city during the nineteenth century. Finally, there is the twentieth and twenty-first century "revival" with its distinctive avenues of development. All in all, a recognition of the fascination which the distinctiveness of urban life has exerted over the Scottish people as much as a tribute to the renewed dynamism of Scottish studies in France.

  • Le débat public est à la fois nécessaire pour la démocratie et souvent inefficace dans ses mises en oeuvre. Ainsi, les débats politiques télévisés sont, la plupart du temps, détournés en opérations de communication, et les NTIC nous proposent des forums qui se contentent de juxtaposer des opinions. L'efficacité du débat public résiderait donc, plutôt, dans la légitimité conférée au citoyen et dans l'impact de sa parole sur les processus décisionnels. Se pose ainsi le besoin d'une réflexion sur la situation délibérative dans le débat public. Motivé par les questions de la vulgarisation scientifique, le CEDP s'est positionné sur une problématique de l'usage qui renverse le schéma traditionnel de la communication. D'une démarche d'interrogation sur le public, il est passé à un positionnement théorique qui interroge le questionnement de ce même public. De nouvelles méthodes de débat public sont recherchées. Celui-ci apparaît alors comme la technique générique de production d'une « efficacité sociale » des usages de la science. À partir de trois acteurs qui, dans l'interrelation nouvelle proposée, sont légitimés (le public, le politique, l'expert), le laboratoire s'est attaché à mettre au point un protocole - les Rencontres Délibératives® - visant à rendre le grand public plus apte au débat sur la science. Le CEDP a décliné le modèle « Rencontres Délibératives » dans des champs diversifiés. Un répertoire de méthodologies employées, en fonction du champ social considéré, a été constitué. Nous avons alors abordé le problème de la propagation des savoirs et de leur appropriation par le public. Se pose aujourd'hui la question du débat public comme « apprentissage social » permettant aux publics le passage de la participation à la délibération. Ce questionnement appelle, de nos jours, une approche pluridisciplinaire. Les contributions nombreuses de ce colloque participent, en théorie et en pratique, à la constitution de cet objet scientifique.

  • Cet ouvrage propose de considérer l'étude de la dimension spatiale et territoriale des conflits comme une modalité privilégiée de l'analyse de la territorialisation de l'action publique. Les recherches présentées ici ont pour ambition non seulement d'analyser les causes et effets de conflits et controverses, mais surtout d'interroger les cadres d'interprétations et les notions utilisées pour rendre compte de situations de conflits d'usages, d'aménagement, d'environnement ou de luttes politiques. La généralisation de controverses et conflits liés à des oppositions entre usagers d'un espace ou à des projets publics donne lieu à des interprétations opposées : pour certains, crise de la capacité des pouvoirs publics à incarner l'intérêt général, pour d'autres, expression d'une demande de prévisibilité face à l'incertitude des évolutions urbaines, mise en place d'une démocratie participative ou simplement manifestation d'une volonté de repli sur les espaces de l'homogénéité sociale stigmatisée comme NIMBY. La généralisation de controverses et conflits liés à des oppositions entre usagers d'un espace ou à des projets publics donne lieu à des interprétations opposées : pour certains, crise de la capacité des pouvoirs publics à incarner l'intérêt général, pour d'autres, expression d'une demande de prévisibilité face à l'incertitude des évolutions urbaines, mise en place d'une démocratie participative ou simplement manifestation d'une volonté de repli sur les espaces de l'homogénéité sociale stigmatisée comme NIMBY.

  • La dimension incontestablement littéraire des oeuvres théâtrales de l'Antiquité ne doit pas faire oublier les aspects plus matériels et plus concrets de spectacles qui étaient aussi visuels et qui requéraient la présence sur scène de ceux auxquels nous réservons le terme générique d'acteurs. Il est de nombreuses manières d'étudier les multiples facettes de ce métier et d'analyser toutes les connotations, positives ou négatives, qui y sont attachées. Si les spécialistes du monde grec s'intéressent logiquement à la genèse et aux pratiques dramatiques des comédiens, tragédiens ou simples amuseurs ; les historiens de Rome sont plus sensibilisés à l'infamie dans laquelle le droit reléguait l'acteur et aux relations souvent complexes que ce dernier entretenait avec le pouvoir, aristocratique ou monarchique. Les organisateurs du colloque organisé à Tours les 4 et 5 mai 2002 se sont proposés comme objectif de répondre aux différentes questions que soulève le statut de l'acteur en laissant la parole à des spécialistes internationaux des spectacles antiques (Canada, France, grande-Bretagne, Italie) et en prenant le parti d'une diachronie qui va de la naissance du théâtre jusqu'à l'Antiquité tardive. Les principaux thèmes abordés au cours de cette rencontre ont été regroupés en quatre parties : la naissance d'un monde professionnel ; l'identification de l'acteur ; l'acteur dans la cité ; l'acteur face au pouvoir.

  • Les textes regroupés au début de ce recueil sont les versions écrites de communications données au colloque de diachronie de l'anglais organisé à l'Université de Tours en mars 2001. Elles abordent le thème de ces journées, "histoire de la langue anglaise : évolution et système", sous divers angles et à travers diverses problématiques (...) La seconde partie du recueil rassemble des contributions d'une autre nature, qui reflètent la discussion et la réflexion qui ont eu lieu pendant certains ateliers de la première journée d'étude.

  • Destinée à promouvoir une recherche fondamentale pluridisciplinaire, l'Action Concertée Incitative Ville (ACIV) créée par le Ministère de la Recherche visait au renouvellement des problématiques, afin de mieux comprendre les enjeux urbains contemporains, les transformations en cours et d'anticiper les évolutions. Cet ouvrage dresse l'inventaire des recherches soutenues lors des quatre années de programmation de l'ACIV. Les deux tomes rassemblent 143 contributions qui manifestent, de la part d'équipes « confirmées », de « jeunes » chercheurs ou de doctorants, le foisonnement et la richesse des thèmes, des problématiques, des méthodes et des terrains. Ces contributions qui rendent compte des recherches financées par l'ACIV et des allocations de thèse soutenues par elle, s'organisent autour de six thématiques : « Formes urbaines, cultures et modes de vie », « Cohésion sociale et citoyenneté », « Modifications d'échelles, recomposition des systèmes territoriaux et gouvernance », « Cultures urbanistiques : des sources de l'histoire urbaine au développement urbain durable », « Milieux physiques, ambiances urbaines et technologies », « Management, gestion et systèmes techniques ». La postface ouvre, quant à elle, une réflexion critique et prospective « à plusieurs voix » sur le devenir de la recherche urbaine.

  • Mon royaume pour un cheval ! » implorait Édouard III. Pourrait-on imaginer le Moyen Âge sans cheval ? Omniprésent dans la littérature épique et courtoise médiévale, emblème du monde chevaleresque, il est la monture bien-aimée des guerriers professionnels de la société féodale, un animal noble, précieux, bénéficiant d'un statut hors du commun. Compagnon du laboureur et du marchand, il est aussi un travailleur puissant qui donne son énergie pour aménager les campagnes et animer les voies commerciales dans le contexte de la grande croissance de l'Occident. Aucun autre animal n'occupe une place aussi centrale dans la culture médiévale. Ce livre propose un tour d'horizon complet de cette société équine du long Moyen Âge, interrogeant les pratiques d'élevage, les soins vétérinaires, l'équipement équestre, le monde des écuries, les représentations iconographiques, la valeur symbolique de l'animal, la place singulière qu'il occupe dans les rituels funéraires, le tabou alimentaire dont il bénéficie... Bref, tout ce qui relie le cheval à l'homme. Il existe un patrimoine équestre, matériel et immatériel, proprement médiéval, dont la richesse est à l'aune de la position éminente que l'animal a occupée à cette époque. Ce livre montre comment historiens et archéologues enrichissent nos connaissances et contribuent à mieux comprendre et protéger le patrimoine équestre.

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