Presses Universitaires du Septentrion

  • Quinze contributions questionnent les fondements épistémologiques de la didactique du français et la construction d'une discipline scientifique. Quels sont les objets, les composantes et les démarches méthodologiques qui la configurent ? Quels sont les apports des travaux sur la constitution historique d'une discipline scolaire ? Les contributeurs éclairent d'une façon nouvelle les enjeux de l'enseignement d'une langue dans le monde francophone et ailleurs. Ils mettent en débat les principes de constitution et l'évolution dynamique d'une discipline scolaire. Ils interrogent les objets de la discipline aussi bien dans des recherches en ingénierie didactique que dans des analyses de pratiques d'enseignement. Les trois volets de cet ouvrage font ainsi écho au parcours de Bernard Schneuwly et nous invitent à poursuivre les réflexions sur les outils conceptuels qu'il a développés.

  • La transition écologique, énoncée au Sommet de Rio+20, inscrit au coeur des agendas des États et des collectivités la volonté de mise en oeuvre simultanée de plusieurs objectifs - réduction des émissions de gaz à effet de serre, promotion des énergies renouvelables - tout en interrogeant nos besoins. En France, cette question s'est focalisée sur la problématique de la transition énergétique. Loin de faire consensus, cette notion donne néanmoins naissance à une recrudescence de solutions techniques de verdissement (rénovation des bâtiments, éco-conception des produits, revalorisation des déchets...) dont l'apogée se retrouve dans la promotion des démarches « intelligentes » - smart - à l'échelle des réseaux et des villes. Or, d'autres modèles d'efficacité ou de sobriété énergétique ne pourraient-ils pas cohabiter ? Ne conviendrait-il pas d'interroger l'échelle intermédiaire de l'aménagement du territoire et de la planification afin de mesurer les potentialités de transition énergétique urbaine ou rurale ? L'action sur les systèmes techniques ne passerait-elle pas aussi par une revalorisation efficace des connaissances et savoir-faire locaux ? Ne peut-on pas croire que l'insignifiance de l'échelle individuelle ait un impact significatif à l'échelle collective ? Si toute activité humaine entraîne une consommation d'énergie, la façon dont les hommes maîtrisent celle-ci est au fondement de nos modes de vie et de l'organisation de nos sociétés. L'ouvrage se compose de trois parties mettant en évidence la diversité géographique et thématique des leviers possibles du changement autour d'une question centrale : comment réussir la transition énergétique ? La première partie permet d'interroger la mise en oeuvre opérationnelle locale de la transition énergétique et ses limites dans la réponse qu'elle apporte à la crise environnementale globale. La seconde propose une vision prospective de ce que devrait être la transition énergétique en développant des pistes prenant en compte l'individu, la technologie et l'épaisseur du territoire. Sont exposés, dans la dernière partie de l'ouvrage, des scénarios régionaux de sobriété énergétique et de transformations sociétales axés sur les modes de vie et de société afin de réduire notre dépendance à l'énergie.

  • S'il est une dualité majeure qui a traversé et polarisé toute l'histoire de la philosophie, c'est bien celle entre « sentir » et « penser ». Nous sommes accoutumés à opposer l'immanence vivante du sentir, subjective et singulière, à la rationalité anonyme d'une pensée visant l'universel et l'immuable. Mais ce cloisonnement est-il pour autant pertinent ? L'activité de penser se construitelle contre la sensibilité ou à partir d'elle ? Il n'y a sans doute aucun philosophe pour qui ces questions n'aient représenté une urgence, en ce qu'elles interrogent le sens même du philosopher. Plus encore, le paradoxe « sentir et penser » concerne l'existence humaine dans toutes ses dimensions. Que signifient parler, agir ou éprouver, pour un être qui, « animal rationnel », à la fois sent et pense ? L'enjeu devient alors de savoir comment et jusqu'où s'élabore cet entrecroisement constant de la pensée et du sentir. Les contributions rassemblées dans ce volume proposent de parcourir ces questions, depuis l'Antiquité jusqu'aux philosophies contemporaines. Elles font suite aux journées « TransPhilosophiques » (2010) qui, sous le parrainage de Nicolas Grimaldi, ont rassemblé doctorants et jeunes chercheurs de France et de Belgique.

  • L'évolution démographique place l'Europe devant des défis majeurs. Vieillissement démographique et allongement de la vie compromettent le fonctionnement des mécanismes de redistribution : la population active, qui diminue, signifie un recul des cotisations sociales, alors que le volume des retraites et les dépenses de santé augmentent. À côté de cela, l'Europe occidentale vit, depuis l'unité allemande, un afflux d'immigrés sans précédent. Depuis 2000, l'Europe des Quinze affiche un solde migratoire de plus de 1,5 million de personnes par an. Cette évolution - concurremment avec des phénomènes de recul de la solidarité et la montée de l'individualisme - remet en question la pérennité des régimes sociaux. Suffit-il dans ce contexte de réformer les politiques familiales ou faut-il renforcer l'immigration ? Mais qu'en est-il alors de l'intégration ? Et quelles conséquences ces changements ont-ils sur l'urbanisme, la vie sociale et politique ? À partir des situations contrastées de la France et de l'Allemagne, ce sont les questions auxquelles le présent ouvrage se propose de répondre.

  • Gérer l'environnement... un tel projet peut sembler bien ambitieux, voire illusoire, au regard de la diversité, de l'ampleur et de la complexité des enjeux. Il s'agit pourtant d'un défi incontournable. Pour le relever, il est indispensable de comprendre finement les liens qui se tissent, au sein des territoires, entre les multiples objets d'environnement « en mal de gestion » et les acteurs concernés à un titre ou à un autre par leur devenir. C'est ce à quoi contribue cet ouvrage. À l'aide du concept de situation de gestion environnementale, il propose un éclairage original et pluridisciplinaire sur une variété de problématiques. Il y est question aussi bien de l'eau que de la faune sauvage, des sols, du vent, de la forêt, des espèces invasives... Pour analyser ces situations, l'ouvrage aborde successivement les questions de territoires et de temporalités, de conflictualité, d'outillage gestionnaire et de qualification technique des « états d'environnement ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quels contenus caractérisent les différentes disciplines ? Quels sont leurs sources et leurs modes de structuration ? Quels problèmes posent-ils aux maitres et aux élèves ? Comment sont-ils mis en scène dans la classe au travers des pratiques d'enseignement ? Comment les acteurs se les approprient-ils ? C'est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre en réunissant des contributions issues du 2e colloque de l'Association Internationale pour des Recherches comparatistes en Didactiques qui s'est tenu à Lille en janvier 2011. Il croise ainsi les regards de spécialistes reconnus des différentes disciplines (didactiques du français, des mathématiques, des sciences...) sur les définitions possibles des contenus d'enseignement et d'apprentissages, sur leurs catégories, sur leurs variations selon les matières scolaires, les activités ou encore sur les représentations des maitres et des élèves. À un moment historique où se développent dans nombre de pays des débats sur les curriculums, sur les relations entre programmes et socles ou sur la priorité à accorder aux savoirs ou aux compétences, cet ouvrage propose des analyses informées et des pistes de réflexion loin des simplifications partisanes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Responsabilité Sociale des Entreprises est une énigme : mode passagère relevant de la communication ou réelle inflexion dans la régulation du capitalisme ? L'ouvrage est conçu dans le double but d'analyser et d'éclairer ce phénomène, et rédigé d'une manière accessible au non spécialiste. Une trentaine de spécialistes de sciences sociales (droit, sociologie, économie, gestion, histoire, sciences politiques...) interrogent ces contours, sa dynamique et son potentiel régulatoire. Trois axes de lecture (théorique, empirique et socio-politique) permettent de rendre plus intelligible ce mouvement hybride (entre obligation légale et engagement volontaire) qui bouleverse actuellement le champ habituel de la négociation salariale et environnementale. Un apport décisif à la réflexion sur la régulation du capitalisme, en un temps où la nécessité de cette régulation n'a jamais paru plus patente, et sa complexité plus désarmante.

  • L'ouvrage fait le point théorique sur la prise en compte des différents contextes socioculturels auxquels sont soumis l'enseignement et l'apprentissage du français. Après une approche épistémologique ou historique permettant de cerner la définition du socioculturel, l'ouvrage interroge le rôle que jouent les contextes socioculturels sur la construction des contenus d'enseignement et leur influence sur les pratiques de classe. Les contributeurs sont des spécialistes reconnus dans plusieurs champs de la recherche sur l'enseignement et l'apprentissage, dont la didactique du français. Cela fait de l'ouvrage une référence sur la question.

  • Cet ouvrage contribue, à partir d'études de cas empruntées au passé de la France et de l'Allemagne, à une réflexion sur les problèmes que pose la transition de la guerre à la paix. Il aborde la question : comment construire la paix ? à partir d'un angle d'attaque qui fait la part belle à la dimension confessionnelle, dont on sait l'importance - et l'ambivalence - pour la représentation des conflits comme pour la construction de la paix dans l'espace germanique et, dans une moindre mesure, dans l'histoire de la nation française. Il retrace l'évolution qu'ont connue, au fil de quatre siècles, les réflexions sur la guerre et la paix en France et en Allemagne, et il analyse les causes intérieures et extérieures de la fragilité des paix. Un accent est d'abord mis sur les traités de paix de Westphalie qui ont comblé les lacunes de 1555 et offert des garanties juridiques fondamentales. Puis les auteurs montrent comment l'inadéquation s'est creusée, au xviiie et au xixe siècle, entre les théoriciens de la paix et les chantres des conflits, l'adversaire devenant, d'hérétique ou rebelle, l'ennemi de la nation. Les divergences entre chrétiens pacifistes et adeptes d'une forte présence militaire ont alors incité certains protestants à distinguer de plus en plus la sphère privée de la sphère publique. Cette distinction se retrouvera même chez des résistants au Troisième Reich et sera également, pendant la Guerre froide, au coeur des débats entre adeptes ou détracteurs du réarmement.

  • Qu'y a-t-il de religieux dans les guerres de religion des xvie-xviie siècles ? Guerres entre chrétiens et non croisades, guerres civiles dans lesquelles la frontière entre amis et ennemis ou entre soldats et simples sujets s'efface, conjonction dramatique d'émeutes urbaines, de révoltes paysannes, de soulèvements contre les nouvelles formes d'exercice du pouvoir et de massacres inouïs plus souvent qu'opérations militaires d'armées en bon ordre, elles brouillent les pistes, déjouent les interprétations trop simples, soulèvent d'innombrables questions. Pour en comprendre l'originalité profonde et le rôle décisif dans la naissance de l'Europe moderne, il faut donc croiser plusieurs analyses : une histoire comparée des guerres dans les différents territoires pour en saisir les spécificités nationales ou confessionnelles ; une étude des différents acteurs et des justifications qu'ils donnent à leur engagement dans la guerre ou dans la paix ; une description minutieuse, enfin, des formes particulières de la violence qui s'observe alors. C'est ce défi que ce livre entend relever en faisant le choix d'une perspective européenne et d'une documentation inédite, car au même titre que l'humanisme et la Renaissance, mais sur un tout autre registre, plus inquiétant, les affrontements religieux des xvie-xviie siècles constituent peut-être le creuset dont est sortie l'Europe moderne.

  • L'Action française a de multiples facettes et le maurrassisme dépasse la personne et l'oeuvre propre de Charles Maurras. Après une première série d'études sur les héritages, les milieux sociaux ou religieux, les cas régionaux et les vecteurs de diffusion du mouvement (L'Action française. Culture, société, politique, Septentrion, 2008), une deuxième rencontre a explicité les relations du doctrinaire avec ses interlocuteurs étrangers ainsi que la réception et les usages du maurrassisme hors de France (Charles Maurras et l'étranger. L'étranger et Charles Maurras, Peter Lang, 2009). Ce troisième ensemble est plus spécifiquement consacré au maurrassisme et à la culture, aux liens entre politique, philosophie et esthétique. En effet, à l'Action française, le projet culturel est central. Fondé sur un corpus d'idées puisées dans des registres variés et diffusées selon des modalités diverses, porté par des individus ou des acteurs collectifs, bénéficiant d'appuis et de relais, le maurrassisme est un objet pluriel qui relève d'une histoire à la fois politique, sociale et culturelle. Son étude requiert, comme c'est le cas ici, les analyses menées en commun par des spécialistes français et étrangers, venus de diverses disciplines. Les succès indéniables que rencontre l'Action française dans le domaine culturel conduisent à s'interroger, en retour, sur l'originalité des thèmes avancés par les maurrassiens et sur les résultats obtenus par un mouvement fondé d'abord sur le primat du politique.

  • Roubaix a attiré depuis des décennies de nombreux chercheurs de disciplines diverses (sociologues, économistes, historiens, géographes, anthropologues...). Les caractéristiques peu communes de la ville, son histoire industrielle singulière, les transformations successives de son cadre urbain en font, à bien des égards, une ville laboratoire. Ces travaux restent souvent peu connus ou peu accessibles. L'ouvrage, issu d'un colloque organisé en novembre 2003, propose une synthèse de ces divers travaux, récents ou plus anciens, et trace de nouvelles pistes de réflexion sur la ville. Un retour sur les transformations de la ville depuis cinquante ans s'imposait alors que Roubaix est engagé dans une dynamique de renouvellement urbain qui ouvre de nouvelles perspectives pour l'avenir. L'ouvrage rassemble des contributions d'historiens, de géographes, de sociologues, de politistes mais aussi d'acteurs politiques et administratifs de la ville.

  • Que se joue-t-il dans l'espace psychique de l'échange entre soignant et patient, qui ouvre à la création ? Quelles formes différentes les oeuvres qui en sont issues peuvent-elles prendre ? Quelles significations leur donner ? Ce livre interroge les frontières entre art et thérapie au travers d'une réflexion globale, mobilisant différentes disciplines : littérature, histoire et histoire de l'art, psychologie et arts plastiques. Cet espace de questionnement est ouvert par la rencontre entre Henry Bauchau, écrivain et thérapeute, et Lionel, patient et artiste. La relation qui les unit qui se déplaça, au cours des années, du champ thérapeutique à l'espace artistique : encouragé par Henry Bauchau, Lionel a commencé à dessiner, peindre et sculpter, tandis que l'écrivain mûrissait lentement le roman L'Enfant bleu. La notion de rencontre conduit à repenser l'art-thérapie, ainsi que le concept d'art brut. Comme l'oeuvre de Lionel se révèle inclassable, échappant aux catégories communément admises que sont l'art naïf, l'art brut, l'art académique ou l'art contemporain, les parcours entrecroisés de Lionel et de Bauchau bouleversent les frontières entre les genres et les pratiques. Ils révèlent l'essentielle richesse de la rencontre thérapeutique et ouvrent une réflexion sur d'autres histoires, d'autres époques, d'autres artistes, d'autres oeuvres et d'autres méthodes. De la création littéraire au travail collectif en atelier en passant par le travail analytique, du xixe au xxie siècle, de la France à la Suède, on explorera donc différentes modalités d'échanges et de confrontations dans ces pratiques de création.

  • L'interlangue est cet espace interstitiel, cet entre-deux des langues qui joue un rôle fondamental dans les dynamiques de construction identitaire. Partout dans le monde, des espaces de transition, de mise en relation, d'échange, d'interaction linguistique questionnent les problématiques d'apprentissage et d'en­sei­gnement , y compris dans les écoles, terrains d'observation des enjeux psycholinguistiques et sociolinguistiques liés aux contacts des langues-cultures. L'interlangue croise aussi civilisation et littérature, dans une perspective de construction sociale et imaginaire qui concerne autant l'Europe que les États-Unis.

  • La territorialisation, en déplaçant les politiques publiques nationales vers l'échelle locale, permet-elle de dépasser les limites des politiques sociales et de repenser l'enjeu du « vivre ensemble » ? Les auteurs, sociologues et politistes de différents pays apportent un éclairage renouvelé sur cet enjeu majeur des réformes engagées depuis les années 1980, en se situant sous l'angle des territoires vécus par les acteurs. Sans occulter les différences selon les territoires, l'ouvrage met en évidence une remarquable convergence des évolutions dans leurs pays. La montée en puissance des systèmes locaux et les partenariats, les modes d'organisation et de partition renouvelés de l'espace et des pratiques professionnelles sont resitués dans un mouvement plus global de fragmentation et d'individualisation du social, justifiant l'idée de territorialisation néolibérale. Pourtant, les facettes de la territorialisation sont multiples, inséparables de la diversité des « problèmes » que s'attache à résoudre l'intervention sociale. Les interactions et les luttes pour définir les rôles de chacun, politiques, professionnels, bénévoles contribuent à la façonner. Et trop souvent alibi de réformes qu'ils perçoivent peu et mal, les usagers-bénéficiaires mettent en oeuvre des formes de réappropriation. Aussi cet ouvrage invite à poursuivre et ouvrir les débats sur le type de solidarité qui, à travers la territorialisation, participe d'un processus général de transformation de la société.

  • Servant d'interface entre les territoires d'Outre Mer et les hinterlands européens, les ports de la Rangée Nord, depuis Le Havre jusqu'à Hambourg, constituent de véritables carrefours cosmopolites chargés d'histoire. Ils suscitent un net regain d'intérêt dans nos sociétés et méritent d'être revisités au plan scientifique. En la matière, les approches comparatives ou transnationales mettant en relation ces différents objets d'études sont encore rares. Prenant en compte la longue période, cet ouvrage permet donc de combler en partie un vide en proposant d'européaniser l'analyse et la perspective. Plaçant les dimensions économique, sociale et culturelle au coeur des dynamiques historiques de ces espaces portuaires, les diverses communications apportent un regard neuf sur les relations étroites entretenues par les ports avec leurs hinterlands au travers des grands fleuves que sont la Seine, le Rhin, la Meuse, l'Escaut ou la Tamise. Comme espaces privilégiés où se développent des voies de communication de toute nature, physique comme humaine, les ports et leurs hinterlands oscillent entre une logique de concurrence et de complémentarité révélatrice de l'intégration complexe et progressive de l'espace européen tout en s'inscrivant dans un concert de plus en plus international au travers de la seconde révolution des transports maritimes au xxe siècle. Une articulation entre les lieux et les espaces, le lien entre les systèmes, les acteurs et les activités et enfin, les représentations, les imaginaires et les connaissances mobilisées par l'objet d'étude sont ainsi proposés dans cet ouvrage. Il invite au travers d'une grande diversité de contributions à ouvrir de nouveaux horizons de réflexion en se tournant depuis le grand large vers l'intérieur des territoires.

  • Quelle formation grammaticale pour de futurs traducteurs ? Si la grammaire figure au programme des formations en traduction, cet enseignement a peu été interrogé jusqu'ici. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune en proposant les réflexions de seize spécialistes, rassemblées autour de quatre thématiques qui croisent les regards (traducteurs, traductologues, grammairiens et didacticiens). Un chapitre introductif met ces thématiques en perspective et suggère des pistes concrètes de réflexion.

  • Ont été particulièrement étudiés la figure de l'empereur et ses modes de commémoration, les provinces de la partie hellénophone de l'empire et la diversité des approches politique, sociale, économique et religieuse du contrôle d'une cité-État capitale d'empire, enfin le droit romain, des étapes de sa codification aux modalités de son étude par les modernes, de l'élaboration d'une norme aux exemples concrets de son application. En vingt-quatre étapes et selon trois grandes orientations thématiques (notion d'empire et pouvoir impérial, administration et société politique, norme et identités), ce livre propose une lecture méthodologique et historiographique des grands enjeux de la recherche universitaire française, européenne et américaine, des trente dernières années en histoire romaine (du IIe siècle avant notre ère au seuil de l'époque médiévale). Tous les types de sources, littéraires, épigraphiques, numismatiques, juridiques et iconographiques, sont convoqués pour illustrer les renouvellements de l'approche du monde romain impérial, depuis ses territoires, cités et provinces, et ses formes de pouvoir, du prince aux élites sénatoriales et équestres, jusqu'à son administration, militaire et civile, et ses identités sociales et religieuses. C'est de la complémentarité des objets d'étude, des modalités d'approche et des sources utilisées que naît une vision d'ensemble permettant d'aborder d'une manière ample, sinon exhaustive, le contenu d'une romanité une et plurielle.

  • L'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris en avril 2019 a fait renaître les polémiques sur la conservation du patrimoine architectural. Le débat avait déjà fait rage, à la suite du romantisme, au xixe siècle, ainsi qu'après les deux guerres mondiales, y compris parmi les écrivains. L'inscription de l'architecture dans le discours littéraire est l'un des domaines de recherche privilégiés de Joëlle Prungnaud, où elle a renouvelé le regard de la critique sur la modernité fin-de-siècle. Cet intérêt pour le rapport qu'entretiennent architecture et littérature est né de son travail sur le genre gothique et la décadence. Les contributions contenues dans ce volume rendent ainsi hommage aux travaux et réflexions de Joëlle Prungnaud en s'intéressant, à travers des exemples précis du début du xixe à la fin du xxe siècle, aux fonctions que peuvent avoir des éléments architecturaux dans des oeuvres littéraires provenant des différentes cultures européennes.

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