FeniXX réédition numérique (Syros)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les « affaires » de santé publique (sang contaminé, amiante, « vache folle », etc.) ne posent pas seulement des problèmes de morale et d'efficacité sanitaire, elles affectent chacun d'entre nous dans ses rapports à la maladie et à la mort. Ces « affaires », et d'autres moins médiatiques, sont le résultat d'un mélange détonnant d'enjeux scientifiques, économiques, sociaux et politiques. D'où l'intérêt de ce livre qui s'attache à analyser la façon dont les décideurs politiques et les administrations, conseillés par des « experts » scientifiques et médicaux, élaborent des normes, décident d'interdire ou non l'utilisation de produits toxiques, lancent des campagnes de prévention dans le domaine de la santé publique. Qui sont ces experts ? Comment préparent-ils leurs avis ? Qu'en font les pouvoirs publics ? Comment se débarrasse-t-on des experts qui gênent ? Qui contrôle qui ? Qui décide vraiment de notre santé ? Les auteurs, eux-mêmes scientifiques, tentent de démêler les rôles et les responsabilités complexes des uns et des autres et s'interrogent sur la capacité des pouvoirs publics de résister aux pressions des lobbies industriels et des professionnels de la santé. Sont successivement analysés : l'affaire de l'amiante, la médecine du travail, l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), l'Agence du médicament, les campagnes de vaccination de l'hépatite B, la recherche sur le cancer, la recherche génétique, la politique de la vieillesse, le statut des médecines douces et les classifications psychiatriques. En questionnant les rapports entre scientifiques et politiques dans le domaine de la santé, les auteurs souhaitent faire de la santé, des politiques de santé et de l'expertise un objet de débat public. Il y a urgence à introduire des contre-pouvoirs dans le champ de la santé en permettant, notamment, au citoyen de porter un regard critique et un contrôle sur l'expertise en matière de santé.

  • Les établissements de soin, publics ou privés, ainsi que les professionnels qui y travaillent, sont soumis à des impératifs économiques de plus en plus contraignants. Par ailleurs, depuis 1991, le code de la Santé publique impose de prendre en compte la dimension psychologique des personnes accueillies et soignées. Deux impératifs souvent contradictoires et qui ne vont donc pas de soi. L'intérêt enfin porté à l'aspect individuel de la démarche de soin se traduit par une redéfinition des pratiques professionnelles, mettant en jeu la formation des soignants et leur motivation à s'engager dans une relation singulière avec le soigné. Mais aussi la responsabilité des pouvoirs publics, qui peuvent favoriser cette évolution ou la freiner au nom d'une rationalisation des activités concernées. Ce livre, qui réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, de psychologues et de médecins, tente de répondre aux questions que se posent à ce propos les professionnels de la santé, les responsables d'établissements de soin, les formateurs et les décideurs en santé publique : la prise en compte de la souffrance psychique par le médecin habitué à traiter la souffrance physique va-t-elle de soi ? Où se situe la frontière entre le médical et le social, le technique et le relationnel dans l'acte de soigner ? Comment mesurer la part du soin qui revient de fait à l'entourage du soigné ? Quelle est la part de la culture du soignant et du soigné dans leur rencontre ? Comment apprendre à soigner, aujourd'hui, en tenant compte de ces différents paramètres ? Comment envisager pour l'avenir la formation des soignants ?

  • Depuis 13 ans au Havre, le temps d'un week-end ou d'une semaine, les enfants ont la parole. En 1988, le thème était : l'enfant citoyen. Mille poèmes ont ainsi été affichés sur les panneaux électoraux.

  • Ces premiers mots de la loi visant à la mise en oeuvre du droit au logement (dite « loi Besson ») sont sans ambiguïté : le logement est un droit, garanti par la solidarité nationale. Si les intentions de la loi aussi bien que les possibilités qu'elle offre sont résolument encourageantes, ce n'est pas pour autant que les obstacles et les résistances sont immédiatement levés. Que les problèmes soient d'ordre réglementaire, financier ou humain, ils sont susceptibles de freiner, voire d'empêcher l'application de la loi. La Fédération Nationale des Associations d'accueil et de Réadaptation Sociale (FNARS), la Fédération nationale des centres pour la Protection, l'Amélioration, la Conservation, la Transformation de l'habitat, Association de Restauration Immobilière (PACT-ARIM), l'Union Nationale des Fédérations d'Organismes d'HLM. (UNFOHLM) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), réunies à Marseille, ont mis en commun leurs savoirs et leurs expériences à propos du logement des plus défavorisés. Des débats animés et fertiles, des expériences variées, des actions totalement novatrices, une réflexion ouverte et incisive, libre de tout dogmatisme : la synthèse - ici présentée - de ces deux journées permettra à ceux qui luttent contre l'exclusion, d'agir sur leur territoire, là où ils sont, pour OUVRIR LA VILLE.

  • Nombreux sont les territoires qui se sont avancés sur la voie de l'intercommunalité par la mise en commun d'équipements ou de services. Plus rares sont ceux qui ont entrepris, anticipant sur la loi du 6 février 1992, de débattre et de légiférer en commun sur l'aménagement de l'espace. Pourtant la protection des ressources naturelles (rivières, lacs, forêts), tout comme la maîtrise de la démographie et des activités, nécessitera, de plus en plus, que les différentes communes d'un même territoire harmonisent leur réglementation des sols et organisent ensemble leur espace micro-régional. Dans ce domaine, le Luberon s'est doté d'une expérience de vingt-cinq années d'innovation. Ce Cahier de l'intercommunalité est une enquête menée sur cette expérience. François Poulle a rencontré pendant plusieurs mois ceux qui ont transformé un territoire, que les isolationnismes municipaux menaçaient de bétonnage, en une organisation de cinquante-sept communes, qui aménagent ensemble. À partir d'entretiens et de reportages, l'auteur dégage les dix points clés qui lui paraissent caractériser la démarche du Parc régional du Luberon.

  • La Coupe du monde de football, Roland Garros, les Jeux olympiques émeuvent la France entière ; le sport de haut niveau est devenu un spectacle médiatique faisant recette. La pratique sportive est, par ailleurs, prônée par tous, et certains n'hésitent pas à y voir la solution aux problèmes les plus aigus de socialisation : ceux des banlieues, par exemple ! C'est ce sport spectaculaire et éducatif sur lequel tant d'espoirs sont fondés qui est interrogé ici. - Peut-il réellement fournir des repères à de nombreux jeunes ? - Quelle est sa place dans l'éventail des activités proposées à ces jeunes, en vue de favoriser leur insertion sociale ? Faire s'informer et réfléchir ensemble tous ceux que l'insertion sociale des jeunes mobilise - élus, responsables administratifs nationaux et territoriaux, animateurs de terrain (associations, travailleurs sociaux, enseignants...) et chercheurs - : telle est l'ambition de cet ouvrage.

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