FeniXX réédition numérique (Le Pré aux Clercs)

  • On trouvera ici l'histoire des trente premiers mois de la « Révolution des Roses ». Il n'y manque aucun des personnages, ou des événements, qui ont marqué notre vie politique depuis le 10 mai 1981. Mais, dira-t-on, une Histoire en train de se faire, cela ne s'écrit pas, faute de recul. Eh ! si : cela s'écrit. Quand ceux qui tiennent la plume, s'appellent Rabelais ou Corneille, La Fontaine ou Racine, Molière ou Saint-Simon, Chateaubriand ou Hugo, Lamartine ou Stendhal, Balzac ou Dumas, Zola ou Proust, Éluard ou Prévert, Malraux ou Céline - et tant d'autres que Jean-Michel Royer a mobilisés ici, sous la conduite du grand Nostradamus lui-même. À eux tous, c'est notre histoire qu'ils écrivent. C'est à travers les yeux de nos grands écrivains, et d'eux seuls, que nous pouvons porter, sur nos contemporains, un regard d'éternelle politique jugée. Qui, mieux qu'eux, a saisi la vérité profonde des héros, superbes ou dérisoires, d'une comédie politique qui, d'année en année et de siècle en siècle, n'est jamais « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre » ? Qui peut en parler avec plus de lucidité, de drôlerie, de nécessaire distance, de salubre ironie ?

  • L'Europe lui retire certaines de ses prérogatives, la décentralisation diminue son pouvoir, la privatisation (on dit aujourd'hui « ouverture de capital ») des entreprises nationalisées lui ôte peu à peu son pouvoir économique... Partout, l'État recule. Un moderne Dictionnaire des idées reçues, à l'article « État », ferait figurer : « à réformer ». Comme un moteur qui a trop servi, il a besoin d'une sérieuse révision, mais il ne peut être immobilisé au garage. Il faut donc le changer tout en continuant à avancer, et c'est le plus difficile. Comment convaincre nos deux millions de fonctionnaires hostiles à tout changement de cette nécessaire réforme ? L'État, en effet, est menacé de faillite en 2010 ou 2015, par le paiement des retraites de ses fonctionnaires, dont le nombre n'a cessé de croître depuis trente ans, et notamment depuis 1981. Fuite des énarques vers le privé, jongleries budgétaires insensées, impuissance de certains de ses serviteurs, résistance passive des grands corps de l'État, opacité totale des comptes de la fonction publique... Cette enquête-diagnostic fait froid dans le dos.

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