FeniXX réédition numérique (Golias)

  • Depuis quelques années le nom d'Alexis Carrel est au centre d'une polémique récurrente. En effet, les thèses eugénistes, et notamment leur version vulgarisée par Carrel, sont en passe de toucher un plus large public en raison de la conjonction de deux phénomènes nouveaux : d'une part le développement des recherches en génétique qui réactive dans une certaine mesure les fantasmes eugénistes et d'autre part la montée d'une extrême droite, favorable à l'eugénisme, en France, comme ailleurs, en Europe ou aux États-Unis. Dans de nombreuses villes les municipalités ont décidé de débaptiser les rues ou les places portant son nom. Le 10 mai 1995, un collectif d'associations donnait au Palais du commerce de Lyon une conférence « Alexis Carrel, cet inconnu : quand la science prétend justifier le racisme » et réclamait au nom de la déontologie scientifique et du respect des valeurs démocratiques, la « débaptisation » de la faculté de médecine portant son nom. Le 1er octobre 1995 le collectif d'associations, dans une conférence de presse, révélait, documents à l'appui, l'appartenance de Carrel au parti fasciste de Jacques Doriot dans les années trente. Cet ouvrage brosse le portrait d'Alexis Carrel et retrace le combat nécessaire contre les idées qu'il professait. Faire reculer ce nom est une victoire sur l'extrême droite et ses théories racistes.

  • Pourquoi Laurent-Désiré Kabila et ses anciens alliés rwandais et ougandais sont-ils aujourd'hui en guerre ? Par quel curieux retournement Kabila a-t-il pu reprendre à son compte l'idéologie qui conduisit au génocide rwandais de 1994 ? Comment l'idéal panafricain qui présida à la prise de pouvoir du « Mzee », en mai 1997, s'est-il progressivement transformé en une guerre africaine impliquant pas moins de sept armées ? L'auteur, qui fut correspondant de presse à Kinshasa de l'automne 1997 jusqu'au début de la Seconde Guerre du Congo, à l'été 1998, s'efforce de répondre à ces questions. Il retranscrit l'atmosphère « révolutionnaire » qui régnait à Kinshasa au début du règne de Kabila, et produit un témoignage inédit sur la répression anti-Tutsis qui allait y sévir quelques mois plus tard. Ce récit tragicomique où s'enchaînent à vive allure arnaques gouvernementales et luttes politico-ethniques, sur fond de Primus (la bière) et de ndumbolo (la danse), retrace la période la plus récente de l'histoire mouvementée du Congo démocratique.

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