FeniXX réédition numérique («Le Monde» Éditions)

  • Ces entretiens ont permis de dresser un bilan et de s'interroger sur les perspectives de la formation professionnelle dans un contexte économique radicalement différent, où la mobilité des emplois, des personnes, des métiers, conduisent à un nouveau concept de formation tout au long de la vie.

  • Depuis 1975, Le Monde présente au public dès le mois de janvier un « Bilan économique et social » de l'année écoulée. Sous la conduite de Gilbert Mathieu qui en fut l'inventeur, puis de Michel Boyer, la formule a fait ses preuves. Ce livre propose pour l'économie internationale une lecture transversale des quinze bilans déjà parus. Des effets du premier choc pétrolier aux prémisses de la reprise, voici le film de quinze années turbulentes. Car les années soixante-dix accouchent d'un nouveau monde : métamorphoses industrielles, excédents alimentaires côtoyant la faim, affaiblissement et emballement monétaire, remise en cause des régimes de protections sociales, etc. Une série de tableaux et de graphiques regroupant les principaux indices économiques et un index achèvent de donner à ce livre son caractère d'ouvrage de référence pour les étudiants, les enseignants et tous ceux qui veulent mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.

  • Nous vivons et nous pensons dans un monde divisé. Entre des disciplines séparées. Entre des institutions diverses. Entre les chercheurs et le grand public. Ces cloisons sont plus mobiles qu'on ne croit. Pour s'en rendre compte, notre culture a besoin de lieux de dialogues. Le Forum Le Monde Le Mans tente d'inventer l'un de ces espaces : de grands chercheurs s'y retrouvent face à un public profane. Ils répondent aux questions que suscitent leurs analyses, et aussi leurs divergences. Ces débats se déroulent en langage courant, mais sans masquer la complexité des problèmes. Le premier Forum a réuni scientifiques et philosophes : quelles sont, aujourd'hui, leurs relations ? Sont-elles en train de changer ? Que répondent-ils aux angoisses qui hantent l'époque ? Croient-ils encore au progrès ? En quel sens ? Face aux menaces qui pèsent sur la planète, aux risques engendrés par les nouvelles techniques biologiques, ces voix diverses n'apportent pas de solution miracle. Mais elles éclairent et multiplient les pistes de réflexion. Bref, ce Forum veut être une incitation à réfléchir, dans une époque qui l'exige.

  • « Quels sont les livres qui vous ont fait ? » En répondant à cette question que Le Monde leur posait, trente-cinq professeurs du prestigieux Collège de France ont accepté de se livrer à un exercice de haute volée. Difficile en effet, une fois la règle du jeu admise, de cerner cette fameuse bibliothèque qui selon la personnalité des uns les suivait sur la non moins fameuse île déserte, qui selon le tempérament des autres est restée sur les rives de l'adolescence. Parfois encore il s'agit d'ouvrages plus récents, de livres d'évolution continue. Les livres qui vous ont « fait » ? Le mot était ambigu et les réponses, par bonheur, se croisent : voici donc à la fois les ouvrages qui ont joué un rôle dans la construction de la personnalité de savants et d'enseignants d'exception, et qui ont contribué aussi au choix de leur spécialité. Le résultat est étonnant : derrière des approches différentes, sincères, parfois drôles, se dessine un tableau de la culture de notre siècle. Mais surprise : si les livres ont joué un rôle, nous disent les professeurs, les cartes, les paysages, les oeuvres d'art, les rencontres, les maîtres enfin sont, autant que l'écrit, les sources des émotions et des chocs qui construisent une vie. Une vie dont voici quelques leçons du Collège de France.

  • Grâce à la glasnost, des journalistes soviétiques ont pu commencer à faire leur métier, des témoins se sont mis à parler. Jour après jour, les éléments du puzzle d'une nouvelle histoire soviétique ont été répertoriés et recueillis dans la banque de données de soviétologie (SOVT) créée par Michel Tatu. C'est ce matériau qu'a utilisé Bernard Féron, pour reconstituer le récit des luttes de clans, des complots et scandales qui ponctuent la vie politique de l'URSS depuis la disparition du « petit père des peuples ». Cet ouvrage couvre en effet la période qui va de l'arrestation de Béria en 1953 à la nomination de Gorbatchev en 1985. Avec chacun des successeurs de Staline, Khrouchtchev, Brejnev, Andropov, Tchernenko puis Gorbatchev, nous faisons connaissance, dans les coulisses du Kremlin et le secret des datchas isolées avec l'entourage familial et familier des maîtres de l'URSS. On découvre par le menu les pratiques du pouvoir ; on cerne enfin les personnalités qui firent la politique soviétique. Que l'histoire d'un régime policier prenne dans ce livre les allures d'un roman policier n'est pas pour surprendre. Mais cette fois ce sont les témoins qui parlent, argumentent et parfois aussi se contredisent. Le dernier putsch en date à Moscou, raté cette fois, sonne comme un rappel de l'histoire que raconte ce livre dont Michel Tatu signe l'introduction. Un glossaire et un lexique des noms propres cités permettent de mieux connaître encore les acteurs de cette époque.

  • 1954-1962, huit années de guerre d'Algérie. Trente ans après, sur ce thème, huit écrivains algériens et huit écrivains français proposent chacun une nouvelle inédite. Des personnalités ayant eu un rôle important à l'époque s'expriment dans des chroniques libres. Cet ensemble est complété par une recension des principaux ouvrages de fiction (romans et nouvelles) publiés sur ce sujet depuis 1954, tant en Algérie qu'en France.

  • Quel est le point commun entre Armand Gatti à Avignon, le rap à Montpellier, les jardins communaux de Bègles... Pour chaque nom ou lieu il s'agit d'une manifestation culturelle dont l'objectif est de permettre aux habitants de se réapproprier la ville dont ils sont exclus.

  • L'est de l'Europe est-il mal parti ? Plus qu'une simple chronique des bouleversements récents, ce livre propose un « bilan d'avenir ». En ouverture, un constat d'échec. La grande puissance soviétique n'était donc qu'un tigre de papier ? La leçon est rude : loin d'être un système à croissance plus rapide que le capitalisme, les économies centralement et autoritairement planifiées ont cumulé les retards tant pour le niveau de vie que pour le progrès technique. Pourquoi ce désastre ? Un bref retour en arrière permet de comprendre les racines staliniennes d'une économie de commandement fondée sur la destruction des agents économiques : paysans disparus, entrepreneurs évanouis, consommateurs bafoués, États qui, à force d'être partout, ne sont nulle part. Comment reconstruire ? Thérapie de choc ou réforme progressive, tel était le dilemme initial des économistes. Choix peu pertinent en réalité. Il apparaît bien que la « destruction créatrice » ne peut être qu'un processus douloureux et long. À l'Est, le véritable problème est celui de la gestion du temps. Ce livre décrit la vraie situation économique des pays de l'ancien bloc communiste. Il s'interroge sur les moyens mis en place par chacun d'eux pour accéder à l'économie de marché, éviter les désillusions sociales et l'accroissement de l'endettement à l'instar du « modèle » sud-américain. Au total, c'est la question de la place de l'Europe de l'Est au sein de l'économie mondiale qui est posée.

  • Le temps n'est plus aux certitudes. Pour autant, il n'est pas nécessaire de sombrer dans la facilité du scepticisme radical. Au contraire, le débat redevient passionnant, ouvert, créatif, « indispensable à la vie des hommes, si ceux-ci veulent comprendre le monde et, au besoin, le transformer », écrit, dans sa préface, Thomas Ferenczi. Dans ce recueil, des intellectuels, invités à s'exprimer dans le quotidien Le Monde depuis l'automne 1991, des philosophes, des historiens, des savants, des théologiens, s'efforcent de reconstruire un discours qui s'adresse à tous, un discours qui, dans ses différences, redonne un sens à l'existence individuelle et collective, un discours qui, par commodité, est organisé autour de trois thèmes : la philosophie, les sciences et les religions.

  • Issu du mouvement de résistance Combat, le journal de Pascal Pia et d'Albert Camus fut celui des intellectuels des années 50. Cinquante ans après les ordonnances de 1944 qui devaient favoriser le pluralisme de l'information, l'histoire de ce quotidien, mort faute de lecteurs et de ressources, est toujours d'actualité.

  • On peut parler de littérature avec légèreté sans être léger. Avec ces histoires littéraires consacrées à des auteurs du XXe siècle, quarante-trois précisément, de Marcel Aymé à Léon Werth, François Bott prolonge et renouvelle un genre. Avec une érudition gourmande, sans faire le savant, il nous invite à la promenade, la flânerie, en s'attachant aux pas de ces grands rêveurs que sont les écrivains. Il aurait pu titrer ce recueil : Deux ou trois choses que je sais d'Albert Cohen, ou de Jean Paulhan, ou de Jacques Prévert, ou de Colette, etc. Et derrière ces deux, trois choses se profileraient en fait une immensité, un homme, sa vie surtout, ses amis, ses amours, son époque. L'air de rien, sur la pointe des pieds, le voyage se poursuit qui conduit à l'oeuvre, l'homme et le roman, le roman et l'homme, étroitement mêlés. Voilà donc une lecture qui en appelle d'autres, des portes qui ouvrent d'autres portes, une littérature déambulatoire qui fait aimer les livres. Le style de François Bott se promène aussi, entre l'humour et l'ironie, toujours avec élégance, souvent jubilatoire. Par exemple : « l'existence humaine a pris l'habitude de n'être jamais limpide » dit-il ; ou encore : « les bonheurs ont l'esprit grégaire. Les malheurs aussi, du reste ». À propos d'André Breton : « Ce n'était pas du libertinage, car il était le meilleur spécialiste des coups de foudre ». Ou, sur Vian, cette accroche : « Il ne faudrait jamais habiter Ville d'Avray quand on met au monde un enfant qui s'appelle Boris. » Bref ! si François Bott était « prof de lettres », on entendrait les auteurs voler. C'est dire si ces histoires sont à raconter aux enfants des écoles.

  • Ce troisième volume des Grands entretiens, constitué d'interviews données au quotidien Le Monde par des chercheurs, des experts et des praticiens, poursuit le travail entamé depuis 1991, pour redonner du sens au présent, après la défaite des certitudes. Les trois thèmes abordés dans ce livre, la fracture sociale, la ville, l'économie mondiale sont en cohérence, d'une part parce qu'ils reflètent ensemble une période de cassure et la recherche de nouveaux modèles de régulations sociale et économique, d'autre part parce que leurs manifestations sont interdépendantes. À la formule abstraite de la mondialisation s'adjoint le symptôme concret du malaise des banlieues, qui s'exprime dans le cadre de l'organisation politique de la ville. Architectes, économistes, sociologues, historiens, acteurs professionnels ou dirigeants politiques s'interrogent sur les contours d'un futur flou où la question centrale demeure celle de l'avenir du capitalisme ou selon les expressions des uns et des autres du « post-capitalisme », du « turbo-capitalisme », de la « recomposition » de la « civilisation industrielle » ou encore du « tournant écologique ».

  • Voltaire et les philosophes des Lumières ont encore du pain sur la planche. L'intolérance continue à tuer, à humilier, à opprimer. De manière spectaculaire, mais aussi à bas bruit, quotidiennement, de façon discrète - entre les sexes, les générations, les communautés. Nous avons, en plus, de nouveaux partages à inventer entre ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas. Les hommes du XVIIIe siècle ignoraient en effet la société planétaire, les risques industriels, l'expansion démographique, les massacres de masse. Ce Forum réunit des philosophes, des journalistes, des écrivains, des historiens, des hommes de sciences. Leurs analyses tentent d'éclairer la complexité du temps présent. Ils s'interrogent en dialoguant entre eux, et en répondant aux questions du public. Où doit s'arrêter la tolérance ? Comment tracer ses limites ? Certaines réponses sont claires : appels au meurtre, incitation à la haine, actes contraires aux libertés fondamentales ne peuvent être tolérés. Mais ensuite ? Où faire passer la frontière entre l'admissible et l'inacceptable ? Sur quoi repose une décision de ce type ? De quelle manière se justifie-t-elle ? Le Forum évidemment n'impose pas une réponse. Il ouvre des possibilités de réflexion, multiplie les pistes, laisse chacun inventer son chemin.

  • Président depuis 1993 de la CFE-CGC - l'ancienne Confédération générale des cadres -, Marc Vilbenoît raconte quelque quarante ans d'Histoire et d'histoires mêlées. Comment le fils d'un petit commerçant d'origine rurale a connu, enfant la guerre, découvert l'université, vécu le conflit d'Algérie comme officier appelé, gravi les échelons de l'entreprise comme ceux de l'engagement syndical. Dans ses conversations avec Jean-François Rabilloud, journaliste à Europe 1, plus d'une génération reconnaîtra sa propre histoire, son « vécu », comme on dit, de l'expérience mendésiste, qui laissa bien des traces dans les mémoires, aux soubresauts actuels de la question sociale, en passant par les interrogations sur la politique coloniale, mai 1968 ou encore les sacrifices familiaux qu'impose une vie de militant. À travers l'engagement professionnel et syndical de Marc Vilbenoît se mélangent plusieurs récits, qu'il s'agisse de la folle croissance du secteur de l'assurance, de la création des outils de prévoyance ou de la vie interne d'une grande centrale syndicale, la CFE-CGC. Par le jeu des interrogations de l'observateur attentif de la vie politique et sociale qu'est Jean-François Rabilloud, il n'est jamais question ici de discours institutionnel et encore moins de « langue de bois ». C'est plutôt la vie de tous les jours qui défile, racontée par un homme qui sort de l'ombre des appareils sans se laisser aveugler par la lumière des médias. Voici un technicien, un « horloger du social » ou, comme il le dit lui-même, un « scientiste », qui a choisi de défendre une large catégorie de salariés en travaillant sur des dossiers concrets. Dans le concert des incertitudes, dans une société à la recherche de repères nouveaux, il apporte sa contribution au débat sur le syndicalisme et plus généralement sur les questions de société, contribution fondée sur une expérience que l'on pourra découvrir et apprécier à travers ce livre. Au 1er juillet 1996, la CFE-CGC revendique 180 000 adhérents.

  • Réunit un ensemble de textes liés à la triple fonction d'Arcat-sida : réflexions de fond, notamment sur les questions éthiques ; propositions d'actions ; analyses ou évaluations des mécanismes mis en oeuvre dans la lutte contre le sida. Une approche qui s'appuie essentiellement sur des entretiens qui permettent aux acteurs de ce combat de s'expliquer.

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