Chronique Sociale

  • Éduquer sans exclure Né du sentiment d'urgence qu'il faut au plus vite nous «

  • Prendre connaissance du vécu des salariés au sein d'une grande et grosse entreprise à travers des écrits de salariés utilisant différents styles d'écriture : récits, poèmes, anagrammes.
    Entrer dans l'univers des ouvriers de production.
    Comprendre l'importance du collectif de travail.
    Découvrir les rituels liés à une journée de travail.
    Faire mémoire de luttes collectives.

  • Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui souhaitent bénéficier de davantage de reconnaissance au travail et qui font le pari que cela engendre de la réussite. Les 12 cartes présentées racontent des histoires dans lesquelles chacun de nous aurait pu jouer un rôle en faisant basculer le héros du côté de la reconnaissance ou à l'inverse vers la non reconnaissance. Si nous sommes souvent d'accord sur l'intérêt de se reconnaitre les uns les autres, il semble pourtant difficile d'identifier toutes ces petites reconnaissances qui nous échappent... Combien de souffrance inutile, d'élan coupé pour- raient être ainsi évités.
    Ces cartes viennent nous interroger pour nous aider à prendre des chemins de reconnaissance propice à plus de bonheur au travail avec de meilleurs résultats.
    Les personnages sont réels, ils ont vécu des parcours plus ou moins chao- tiques, ils ont trouvé sur leur chemin la force de se dépasser, de se recon- naitre comme des personnes de valeur ; ils ont fait de belles rencontres de femmes et d'hommes, au sein d'organisations qui ont su les reconnaitre dans tous leurs potentiels.

  • Un groupe de spécialistes, dans le cadre d'une approche pluridisciplinaire, a souhaité éclairer l'état de la grand-parentalité aujourd'hui. Martine Segalen montre comment cette grand-parentalité s'articule avec les principaux champs de la société comme le logement, le travail, les politiques familiales et les relations du genre. Benoît Schneider met l'accent sur la « bonne distance », le grand-père contre-modèle et l'articulation entre grand-parentalité et homoparentalité. François Boursier insiste sur le changement de civilisation et le bouleversement sociétal dans lesquels nous nous trouvons. Kamel Arar aborde les grands-parents en situation interculturelle et la transmission intergénérationnelle. Georges Eid propose une vision panoramique sur les grands-parents contemporains. Anne Scrive évoque toute l'importance et la pertinence de la médiation familiale intergénérationnelle. Marie Lacroix rappelle que le droit « garantit » la relation petit-enfant/grands-parents, dans le sens de l'intérêt de l'enfant. Marie Douris précise que cette relation doit être en cohérence avec la fonction parentale. Marie-Paule Dimet remarque que devenir grand-parent nécessite un apprentissage dans une société en mutation.

  • Le terme de chez-soi est aujourd'hui largement utilisé par l'ensemble des professionnels de l'habitat : des architectes et constructeurs aux intervenants à domicile, en passant par les artisans et les experts techniques. Pourtant ces professionnels n'interviennent pas tous sur le même « objet », ce dernier étant pour certains d'abord un « sujet ».
    Certains travaillent sur le cadre bâti et le logement. D'autres interviennent au domicile qu'ils contribuent à améliorer ou à adapter pour que l'habitant continue à y vivre malgré une fragilité temporaire ou durable. D'autres enfin, accompagnant des personnes dans leurs projets de vie, s'attachent à prendre en compte leur expérience et leurs façons d'habiter pour conserver ou créer leur « chez-soi ».
    Pour autant, la notion de chez-soi qui noue fortement des dimensions personnelles et collectives, spatiales et temporelles, sociales, culturelles et politiques, est-elle un concept opératoire univoque pour tous ces professionnels ? Ou est-elle un objet transitionnel utile mais à manier avec précaution, car renvoyant à des expériences et à des modes d'habiter irréductibles à toute généralisation ? Quelles difficultés ces professionnels rencontrent-ils dans son usage et pourquoi ? Comment les surmontent-ils ?
    Ce livre restitue un travail de recherche conduit entre 2014 et 2017 au sein de Leroy Merlin Source, réseau de recherche sur l'habitat de Leroy Merlin France, par Bernard Ennuyer et Pascal Dreyer, avec la collaboration de Mélanie Lépori et de Sophie Pennec. Les résultats de la recherche sont éclairés par les contributions de dix auteurs qui définissent et explorent les facettes du chez-soi à travers des situations de vie et une diversité de disciplines qui en montrent la richesse et la profondeur : architecture, urbanisme, sociologie, démographie, géographie, droit, ergothérapie, psychologie, psychanalyse et philosophie.

  • Quelle peut être la place de la spiritualité dans la vie psychique et quel rôle peut-elle jouer avec l'avancée en âge ?
    C'est la question qui a été posée à différents auteurs. Ils constituent un panel de croyants et d'agnostiques : clercs ou laïcs, connus comme psychologues cliniciens, psychiatres, éthicien, économiste, théologien, anthropologue, psychanalyste, philosophe. Certains sont médecins mais pas tous. Ce qui les relie est leur ouverture d'esprit.
    Ce qui amène à situer le champ de la spiritualité là ou se pose la question du « pourquoi ? », quand la science ne peut répondre qu'à la question du « comment ? ». Question fondamentale du sens qui peut autant porter sur « à quoi ça sert ? » que sur « qu'est-ce que ça pourrait signifier ? » (Qu'est-ce que ça pourrait vouloir nous dire ?).
    Dans tous les cas la quête spirituelle est à l'origine de réponses, individuelles et collectives, à même de protéger d'un sentiment insoutenable, celui d'une destinée régie uniquement par le hasard et dépourvue de sens. Solitude angoissante de l'Être Humain, sans ressource, perdu dans l'immensité de l'Univers.

  • L'Europe est à nouveau hantée par des fantômes. Si le spectre du communisme évoqué par Marx et Engels dans leur propre manifeste semble loin, les prophéties actuelles nous parlent d'autres menaces :
    Le retour des nationalismes et de la xénophobie, voire du fascisme, le choc des civilisations, l'implosion des rapports sociaux dans la violence d'une société soumise à l'idéologie ultralibérale, le déclin économique et culturel irrémédiable de l'Europe dans un monde qui s'est tourné vers l'Asie...
    Qu'elles soient justes ou non, pessimistes ou simplement réalistes, ces visions de l'avenir expriment une angoisse profonde des peuples et leur défiance croissante envers les institutions démocratiques traditionnelles (élections, partis, syndicats...), perçues comme impuissantes ou, pire encore, indifférentes. Le niveau élevé de l'abstention suffit à témoigner de ce discrédit et conduit à se demander si on n'assistera pas dans les vingt prochaines années à un crépuscule du modèle démocratique précisément là où il est né, au coeur de la « vieille Europe ».
    L'ambition de ce manifeste est double. Premièrement, nous voulons dénoncer la confiscation des pouvoirs par les professionnels de la politique aussi bien que l'apathie généralisée des citoyens face à ce phénomène. Deuxièmement, nous voulons contribuer à explorer de nouveaux chemins pour revivifier la démocratie dans notre pays. Il y a en effet urgence à casser ces mécanismes politiques, socioéconomiques ou culturels qui contribuent à bloquer la société et à désespérer les individus et les groupes qui souhaitent la transformer.

  • Douze mille suicides par an ! Un drame réputé inexplicable ? Les auteurs ne le croient pas. Patrick, Annie et quelques autres sont employés à des niveaux divers dans l'ingénierie, les transports, la gestion et l'administration. Ils avaient entre vingt-deux et quarante ans, quand ils se sont connus au Phénix, Centre d'Accueil ouvert à ceux qui veulent mourir. Leur rencontre a débouché sur une parole autonome mettant en cause le discours officiel de l'institution. Elle les a exclus. Ce paradoxe leur a donné à réfléchir. Ils ont constitué un groupe de travail dont ce livre est la première expression. Leur expérience, leur vécu analytique, l'équivoque succès des recettes de mort de « Suicide, mode d'emploi » et la mode galopante de l'euthanasie, les a convaincus que le désir d'en finir n'était pas aussi spontané qu'on pouvait le croire. En fait, la perversion de l'institution ne serait qu'apparente. Les mécanismes sociaux attribuant à certains un rôle de bouc émissaire, leur inculqueraient un comportement suicidaire qui les contraindrait à se tuer lorsque l'étau se resserre. Le prétendu suicide serait donc l'assassinat de ceux qu'on peut appeler des objecteurs de culture, comme il y a des objecteurs de conscience, et pour les mêmes raisons. Cela expliquerait le vide du discours social sur ce thème et l'échec de toutes les politiques de prévention. C'est ce qu'expliquent les auteurs de Parole de (bouc) suicidaires : Cette vie passée à la sauver... Ils veulent vivre... Ils sont vivants... sauf Lili qui n'a pas pu résister.

  • En prenant appui sur l'analyse individuelle et collective d'une situation de maintien dans l'emploi dans une administration publique, cet ouvrage soulève les enjeux liés à l'inclusion socioprofessionnelle des personnes en situation de handicap du fait d'altérations psychiques, mentales et cognitives. Pour l'employeur public, historiquement engagé en faveur de l'emploi des personnes en situation de handicap, de nouvelles questions se posent. Dans ce contexte de diversité des situations de handicap, les aménagements de poste et les démarches d'intégration dans l'emploi relèvent de registres nouveaux. Il ne s'agit plus d'avoir une vision techniciste et objectivante du handicap mais bien de se laisser interpeller par la dimension environnementale et profondément subjective de situations de handicap qui se vivent plus qu'elles ne se décrivent. L'enjeu sociétal sous-jacent est celui de la reconnaissance des compétences des personnes et de leurs capacités à s'inscrire dans le monde du travail en opposition à une identité professionnelle centrée sur les déficiences et les limitations. Des mesures d'aides aux employeurs publics existent. Des dispositifs d'accompagnement également. De réels enjeux liés à la connaissance et la compréhension fine des mécanismes de compensation pertinents et de dispositifs innovants d'accompagnement des équipes voient le jour. Cela ne pourra cependant se faire sans un important travail de refonte de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique et de lutte contre la stigmatisation.

  • Cet ouvrage est un ensemble de témoignages et de réflexions sur la parentalité dans le cadre de l'adoption, écrit par huit femmes dont sept élèvent seules leurs enfants. Adopter un enfant, cet événement extraordinaire, au sens propre du terme, déclenche une explosion de sentiments, bien sûr, mais pose aussi une multitude de questions. Durant plusieurs années, elles ont questionné collectivement leur vécu avec leurs enfants, puis ont décidé d'en faire un livre pour transmettre cette expérience partagée au plus grand nombre.
    Ces mères ne donnent pas de ficelles, pas de modèle, elles disent leurs émotions, leurs manières de guider leur enfant à travers ses propres questions sur son origine, son abandon et son adoption.
    Ce livre s'adresse aux parents adoptants, à leur entourage, aux professionnels concernés par l'adoption et à tous ceux et celles qui s'intéressent à la question de la parentalité. Ils trouveront, notamment, des réflexions autour du désir d'être mère, de la question des parents d'origine, de l'accompagnement d'un enfant dans ce double mouvement qu'est l'abandon/adoption. Il dit aussi la force d'un groupe spontané d'échanges entre pairs dans la durée.

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