Éditions de l'Aire

  • Une vingtaine de villes suisses en perpétuelles mutations sont décrites par des écrivains qui ont un lien particulier et affectif avec celles-ci.
    Ce renouvellement du regard est bienvenu car souvent le lien que l'on entretient avec notre lieu d'habitation est marqué par le poids des habitudes. Et, avec les villes qui se trouvent à l'autre bout de la Suisse, on entretient parfois des préjugés par méconnaissance. Ce tour de Suisse non-dénué de charme et d'ironie invite le lecteur à modifier la perception qu'il a de lui-même et à voir ses voisins sous une autre lumière.
    Livre heureux et bienvenu où comme l'oiseau, on sautille de branche en branche, de découvertes en découvertes.
    EXTRAIT
    A l'heure où l'on photographie et filme les villes dans les moindres détails, nous proposons un livre à contre-courant qui décrit des lieux sans la moindre illustration. Nos auteurs nous convient à un tour de Suisse en dix-huit escales. Livre de flâneries dans lequel l'auteur évoque une ville qui l'obsède ou qui l'enchante. Parfois il en profite pour décrire des souvenirs d'enfance ou des réminiscences amoureuses. Certains auteurs ont la plume plus critique et se font juges de l'évolution esthétique de leur ville. Des critères écologiques entrent également en ligne de compte, mais presque tous se font rattraper par le sentiment. La plupart des villes de Suisse sont présentées dans ce livre avec un oeil neuf. Certaines villes comme Lugano, Bâle, Lucerne, Saint-Gall ou des lieux mythiques comme Sils-Maria, Zermatt n'ont pas inspiré nos écrivains et ce n'est pas grave, ils ont cédé à l'humeur du jour et aux circonstances de la vie. La Suisse est un village n'est pas un ouvrage didactique ou touristique, mais une invitation à une balade intime en Helvétie.
    LES AUTEURS
    Les auteurs suivants ont participé à la rédaction de cet ouvrage : (Berne) Madeleine Knecht, (Bienne) Bertrand Baumann, (Carouge) Alphonse Layaz, (Château-d'OEx) Pierre Yves Lador, (Genève) Isabelle Leymarie, (La Chaux-de-Fonds) Grégoire Müller, (Lausanne) Annik Mahaim et Olivier Sillig, (Martigny) Christophe Gaillard, (Morges) Jon Ferguson, (Moudon) Cédric Pignat, (Neuchâtel) Quentin Perissinotto, (Porrentruy) Françoise Choquard, (Schaffhouse) Christian Campiche, (Sion) Alain Bagnoud, (Vallée de Joux) Jean-François Berger, (Vevey) Maurice Denuzière, (Zürich) Michel Chipot

  • La poésie de la vie selon vingt-sept auteurs romands : leurs moments de bonheur offerts aux lecteurs
    L'état du monde a toujours été chaotique, mais la période que nous vivons en ce moment l'est particulièrement. Le racisme et l'antisémitisme se développent comme de la mauvaise herbe, le fanatisme religieux sévit sous toutes les latitudes, les virus fleurissent sous les Tropiques, l'Afghanistan est devenu un vaste champ d'expériences militaires, les Occidentaux organisent des guerres intestines au Moyen-Orient afin d'exploiter au mieux les champs pétrolifères, les nantis sont toujours aussi tristes de devoir payer des impôts, l'eau et le pain font défaut sur une bonne partie de la planète.
    Que nous reste-t-il ? L'amour, l'amitié, la beauté, le vin et la culture sous toutes ses formes. Nous avons pensé que le moment était propice pour se remémorer quelques instants de bonheur, raison pour laquelle nous avons demandé à une trentaine d'auteurs d'évoquer les heures étoilées de leur vie. La plume est souvent porteuse d'espérance. Rappelons-nous cette phrase célèbre du poète cubain José Marti : Les livres renferment les plaies ouvertes par les hommes.
    Des pages étoilées pour se remplir les yeux et le coeur
    EXTRAIT
    Chers citoyens, chères citoyennes d'ici et d'ailleurs, chers amis rassemblés, chers amateurs de fanfares, de flonflons, de pétards et de vin bon, chers amis des artifices, chers musiciens et musiciennes, chers danseurs, chères danseuses, bonsoir et merci d'être là.
    J'aime les fêtes, j'aime le Nouvel An et les anniversaires. J'aime compter les années en additionnant les carnavals, les défilés et les cortèges.
    Combien de lunes ? Combien d'années ? A chaque printemps, une de plus. Chaque automne nous rapproche de la fin et pourtant on se réjouit des vendanges, du comptoir de Martigny, de la brisolée.
    On fait la fête.
    LES AUTEURS
    Tous vivent, écrivent et travaillent dans le Pays romand.
    Ont contribué :
    Gabriel Bender, Xochitl Borel, Alain Campiotti, Yasmine Char, Françoise Choquard, Laurence Deonna, Marie-Claire Dewarrat, Philippe Dubath, Isabelle Falconnier, Jon Ferguson, Bastien Fournier, Valérie Gilliard, Blaise Hofmann, Jean-Dominique Humbert, Brigitte Kuthy-Salvi, Yves Laplace, Alphonse Layaz, Manon Leresche, Annik Mahaim, Béatrice Monnard, Michel Moret, Baptiste Naito, Cédric Pignat, Gilbert Pingeon, Jacques Roman, Marie-Jeanne Urech, Laurence Verrey.

  • Les pages d'Histoire qui dessinèrent définitivement les frontières après la première guerre mondiale
    La Première Guerre mondiale sonna le glas des empires austro-hongrois, russes et ottomans et déboucha pour chaque nation héritière d'une délimitation de frontières conclue par un traité de paix. Celles de l'Empire ottoman étaient particulièrement difficiles à tracer en raison de sa vaste étendue, de son multiculturalisme et de la spécificité de son histoire. D'abord, il y eut le Traité de Sèvres en 1920, concocté dans la hâte par les forces de l'Entente (Grande-Bretagne, France, Italie dont l'esprit avait des relents de colonialisme). Mais celui-ci s'avéra irréaliste et impraticable et provoqua l'ire de la nouvelle Turquie en gestation. Sous les décombres ottomans surgit un mouvement populaire emmené par Mustafa Kemal le visionnaire qui vainquit les Alliés et les Grecs. Forts de ce succès sur le terrain, les Turcs obtinrent la création d'un nouveau Traité de paix qui eut lieu à Lausanne pendant plusieurs mois et qui fut ratifié par les belligérants le 24 juillet 1923. Comme tout accouchement, celui-ci se fit dans la douleur. Une douleur particulièrement aiguë pour les populations contraintes au déracinement et au retour dans le pays d'origine. Ainsi naquit la nouvelle République de Turquie et furent dessinées définitivement les frontières des pays environnants. Le passé et l'avenir d'une région stratégique du monde étaient définis en quelques dizaines de pages.
    Ce livre est agrémenté de cartes géographiques, de photos et d'articles de l'époque
    EXTRAIT
    Les frontières
    C'est évidemment un point déterminant, et le changement majeur par rapport à Sèvres (voir cartes pp. 30-35). Mais seule une petite partie en est discutée à Lausanne, l'essentiel s'était déterminé par la force des armes sur le terrain et concrétisé par des accords bilatéraux avec la France et l'Italie dès 1921, et dans le cadre de l'armistice de Mudanya, signé un mois plus tôt.
    La détermination de la frontière gréco-turque en Thrace (art. 2) sert en quelque sorte de round d'échauffement mais, après un baroud d'honneur d'Ismet Pacha pour un plébiscite dans la partie occidentale attribuée à la Grèce, peu de modifications sont apportées au projet allié, si l'on excepte la cession à la Turquie du faubourg de Karagatch, proposée en dernière minute par la Grèce en échange de la renonciation à lui demander des réparations pour les dommages créés par son armée en Anatolie (art. 59). Les règles précises de la démilitarisation sont réglées dans une convention annexe.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Sylvie Arsever est historienne de formation (Université de Genève) et journaliste en Suisse. Anciennement, vice-présidente du Conseil suisse de la presse, elle gère dorénavant la rubrique « Dossiers » du quotidien suisse Le Temps et publie des ouvrages sur la politique suisse. Elle est également chargée de cours au Centre romand de formation des journalistes.

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