Éditions Nota bene

  • Peut-on encore parler du roman français au singulier aujourd'hui ? Une recherche attentive sur les esthétiques principales ou singulières du roman dit de l'extrême contemporain permet de constater qu'aucune école ou aucun groupe ne domine l'univers romanesque, et qu'aucun mouvement n'impose profondément sa marque sur la scène littéraire. Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne reste que des oeuvres disparates et qu'il soit impossible d'organiser une cohérence en arrêtant des corpus.
    Dans de tels cas, c'est moins chercher du côté d'un projet romanesque bien circonscrit que du côté de certaines pratiques transversales. Dans cet ouvrage collectif, le point de départ ne consiste pas à se demander si le roman conserve une pertinence en tant que témoin privilégié
    de la littérature aujourd'hui - cela semble relever de l'évidence -, mais plutôt à identifier ce qui lui confère cette légitimité.

    Cet ouvrage vise aussi à appréhender la notion de contemporanéité à partir de la littérature, du roman. Plus globalement, sans tenter d'offrir un vaste panorama du roman français d'aujourd'hui, son objectif consiste à mieux saisir la pertinence du roman grâce à un ensemble d'études conçues à partir d'axes précis (les idées, le réel, le jeu, le soi) sur les possibles du roman, qu'il adopte une forme fragmentée ou théâtralisée, qu'il préconise un savant collage ou un métadiscours narrativisé, qu'il puise abondamment dans l'autobiographie ou l'essai. Le postulat au fondement de cet ouvrage défend l'idée qu'il existe des romans français importants ou singuliers à notre époque et que nous devons les découvrir et mieux les comprendre.

  • CONTENU:

    Anne-Gaëlle Weber, « Lieux parcourus, lieux décrits. Sens propre et figuré du lieu commun dans le récit de voyage »

    Simona Gîrleanu, « La cité idéale dans les récits de voyage à Paris et à Londres (1750-1810) »

    Lucile Haguet, « Essor et déclin du lieu commun dans l'élaboration du discours géographique : l'exemple de la cartographie de l'Égypte aux VVIIIe et XIXe siècles »

    Nathalie Richard, « Grottes et voyages dans le temps. Un lieu commun renouvelé au XIXe siècle ? »

    Philippe Antoine, « À pied, à cheval ou en train. Écriture et déplacement »

    Sylvain Venayre, « Le lieu commun des impressions de voyage au XIXe siècle »

    Guillaume Pinson, « Christophe, Célestine, Claudine et les autres. Fiction du monde et fin de la mondanité vers 1900 »

    Karen Vandemeulebroucke, « Les Lettres parisiennes de Georges Rodenbach. Contestation ou confirmation du mythe nordique ? »

    Hugues Laroche, « Barbey d'Aurevilly. La fin du Verbe »

    LE XIXe SIÈCLE AU PRÉSENT

    Louis Bilodeau, « La damnation de Faust au Metropolitan Opéra. Robert Lepage et le piège de la technologie »

    Yves Thomas, « L'Empire d'une ville »


    DÉBAT:

    Louis Iandoli, « Le palais des Tuileries : le patrimoine sacrifié »

    Markus Dauss, « Un passé édifiant ou du non-historique des reconstructions historiques »

  • Depuis 1960, le roman québécois s'est progressivement affranchi de ses frontières traditionnelles en lançant plusieurs de ses personnages masculins, mais aussi féminins, sur les grandes routes du continent nord-américain. Symptomatiques d'une identité qui se cherche et qui ne parvient à se saisir que dans le mouvement, ces romans de la route, tout comme les road movies, ont connu une popularité grandissante, de sorte qu'ils apparaissent comme autant de manifestations d'une quête identitaire qui est à l'oeuvre non seulement dans le Québec contemporain, mais aussi dans les régions francophones du Canada, depuis l'Acadie jusqu'à l'Alberta. Tendant de plus en plus vers le cosmopolitisme, ces littératures se font de plus en plus voyageuses, mobiles et migrantes, dans le plein sens du terme.

    Cet ouvrage vise justement à rendre compte de la vogue du roman de la route à travers ses multiples avatars, dans le but de mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce qu'il est maintenant tenu de considérer comme un véritable phénomène collectif.


  • Observée sous l'angle de la dynamique, la question des genres met de l'avant le phénomène de l'intergénéricité, c'est-à-dire les diverses formes d'interaction entre les catégories génériques, canoniques ou non, dans les écritures et les métadiscours contemporains.

    Les auteurs veulent montrer comment, dans la production postérieure au renouvellement de la rhétorique et de la poétique, la question des genres continue de travailler, de manière ouverte ou subreptice, la littérature, les arts plastiques, les pratiques cinéma¬tographiques et théâtrales, de même que leur théorie, leur critique, leur commentaire.

    Par delà les typologies, malgré les décrets de la mort du genre, il appert que la dynamique intergénérique constitue un enjeu majeur de la production et de la réflexion actuelles, qu'elles soient envisagées du point de vue de la sémiotique, de la sociocritique, de la postmodernité, du féminisme, des études culturelles et intercul¬turelles.

  • Concept encore insuffisamment reconnu dans le monde du travail, les loyautés multiples trouvent écho dans la réalité de bien des professionnels et gestionnaires, que ce soit devant la complexité des tâches et devoirs qui s'accumulent, des responsabilités qui se superposent, des réalités changeantes et des rapports hiérarchiques divers.
    Dans un contexte où nous sommes de plus en plus nombreux à porter de multiples chapeaux, à qui faut-il être loyal ? Son supérieur, sa profession, son employeur, ses collègues, ses patients ou clients ? Dans quelle mesure et dans quel(s) contexte(s) ? Et surtout, dans quelles conditions et à quel prix ?
    Poursuivant la réflexion entamée dans le premier tome, cet ouvrage propose un exercice en deux temps. Premièrement, la présentation de vignettes exposant différentes réalités de travail, inspirées de cas vécus et observés. Deuxièmement, des propositions et réflexions quant aux pistes pouvant apporter des éclaircissements et des solutions destinés aux professionnels étant aux prises avec le mal-être et les tensions que suscitent les loyautés multiples.

  • La folie exclut-elle la création, la rend-elle impossible, inimaginable ? Ou au contraire enclenche-t-elle un processus propice à des pratiques inventives ? Ou, pour le moins, engage-t-elle à creuser l'absentement, l'imparlable, jusqu'à une douloureuse lucidité ?
    Dans quel état d'esprit la création - l'écriture, la peinture, le dessin, le théâtre, bref toute oeuvre d'art - peut-elle avoir lieu ? L'acte de création n'est-il pas synonyme de marche sur la corde raide, menaçant l'artiste à tout moment de faire une chute, de se retrouver de l'autre côté de la frontière qu'il s'agit pourtant de tracer-traverser en dessinant, en peignant, en photographiant, en dansant, en écrivant, c'est-à-dire en en faisant l'avènement d'un espace habitable ? La littérature et les arts ne se constituent-ils pas corps à corps avec la folie dont ils traduisent les dimensions historiques, culturelles et individuelles ? Davantage : n'y a-t-il pas là, symptomatique, un rapport au sacré, et des filiations mystiques sans nom qui cherchent une grammaire du sujet débordé et du corps hors-de-soi, séparé ainsi que le dit l'étymologie ? Les misères et les faiblesses de notre monde ne tiennent-elles pas justement à notre pouvoir d'énonciation au sens où l'entend Judith Butler (Le pouvoir des mots) ?
    Autant de questions sur lesquelles se penchent les auteures de ce recueil de textes. Un livre qui se place au coeur des préoccupations actuelles des champs littéraire et artistique.

  • Fin 1968 paraissait Mémoires d'outre-tonneau, premier roman de Victor-Lévy Beaulieu qu'André Major qualifiait alors de « roman brûlant, noir comme le Diable en personne, terriblement dérisoire et désespérant ». Au printemps 2015 paraissait 666-Friedrich Nietzsche présenté comme le « testament autobiographique, littéraire, social et utopiste » de l'auteur. Entre les deux, près de 50 ans de cavalcade de la jument de la nuit et, depuis, quelques titres encore qui ont mené l'oeuvre dans ses grosseurs d'un demi-siècle. De Satan Belhumeur au « chiffre de la bête », cette production s'est écrite (et s'est lue) sous le signe du diable, de la subversion, de la négation, de l'en deçà, mais aussi de l'au-delà, de l'idéal, de la surabondance, de la totalisation, voire d'une forme de « totalitarisme de l'écriture », comme l'évoque Yan Hamel dans sa contribution à ce numéro et comme le laissent entrevoir les 1392 pages du « dithyrambe beublique ».

  • De quelle façon peut-on expliquer aux enfants un joueur de hockey comme Maurice Richard? Pourquoi une nouvelle de Tim Parks permet-elle de mieux comprendre le coup de pied donné par le footballeur Éric Cantona à un spectateur? Comment une balle de baseball en vient-elle à incarner l'histoire états-unienne du dernier demi-siècle? Voilà quelques questions auxquelles cherche à répondre Des mots et des muscles!
    Les spécialistes qui ont contribué à ce volume collectif se sont aussi penchés sur les courses hippiques, le rugby féminin, la formule Un, le marathon et le tennis. Ils ont étudié Pierre de Coubertin et Nijinski, Roland Barthes et Hubert Aquin, Georges Perec et David Rousset, Robert Musil et des groupes rock (Molodoï, Zebda, Mano Negra), les céréales Kellog et Kierkegaard, Playboy et Proust.
    Malgré la diversité de leurs objets et de leurs approches, une idée leur était commune: les représentations du sport ont toujours quelque chose à dire de la société qui les voit naître. Mais quoi?

    Avec des textes de Pascal Caron, Sylvain David, Jean-François Diana, Gilles Dupuis, Évangéline Faucher, Yan Hamel, Benoît Melançon, Michel Nareau, Pierre Popovic, Corina Sandu, Anne Saouter et Florence Vatan.

  • Comme tant d'autres, vous avez lu Le choc du futur, Le chemin le moins fréquenté, Kamouraska, Jonathan
    Livingston, le goéland, Les filles de Caleb, Le Zèbre, Le Parrain ou Le boucher. Avec tant d'autres, vous en avez
    fait le succès. Comme tant d'autres, vous avez recherché les oeuvres de Jeanne Bourin, de John Irving, de
    Stephen King, d'Antonine Maillet ou de Michel Tremblay. Avec tant d'autres, vous en avez fait des auteurs de
    best-sellers. Dans cette étude, quatre spécialistes reconnus examinent le phénomène du best-seller au Québec :
    l'histoire récente des best-sellers, leur production et leur mise en marché, l'histoire des palmarès qui les
    consacrent, celle des oeuvres les plus marquantes que l'on a ainsi distinguées et, enfin, celle de leur lecture.
    D'Australie, de Pologne ou d'Allemagne, mais surtout des États-Unis, de France et du Québec, ces grands succès
    de librairie parlent de ce que nous aimons imaginer, de ce que nous aimons rêver. Ils réalimentent inlassablement
    notre culture commune, plus écrite qu'on ne le croit, moins électronique qu'on ne le dit.

  • MATERIA, seul centre d'artistes voué à la diffusion des métiers d'art au Canada, est fier de présenter le premier événement-exposition bisannuel ayant pour mission de mettre en lumière un courant de recherche révélateur d'une discipline en métiers d'art. Consacré à la création mobilière actuelle, Meublémouvants est un projet en trois temps orchestré par le commissaire, historien de l'art et enseignant Dany Quine.

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