Journée du droit des femmes

  • L'ouvrage présente les textes juridiques concernant l'évolution des droits politiques, civils et sociaux des femmes françaises, de la Déclaration des droits de l'Homme à nos jours.

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  • Si l'institution judiciaire est aujourd'hui largement féminisée, l'accession des femmes aux professions juridiques n'a guère plus d'un siècle. Celle-ci s'est faite pas à pas, initiée par des pionnières qui embrassèrent notamment la profession d'avocat et de magistrat.
    Il s'agira de retracer le parcours de ces battantes et d'examiner la place des femmes, aujourd'hui dans l'exercice des métiers du Droit.
    Il conviendra aussi de s'interroger sur les représentations des femmes et des jeunes filles par l'institution judiciaire, à travers la prise en charge des mineures délinquantes et le traitement de la criminalité féminine.

  • Une approche transversale des inégalités femmes - hommes au niveau national avec certaines déclinaisons régionales.

    1. Evolution de l'accès des femmes et des hommes à la catégorie de cadre.
    2. Les différences de situations entre femmes et hommes à la retraite : éclairages internationaux.
    3. Les spécificités de la délinquance des femmes et de son traitement par la justice.
    4. Les stéréotypes sexués.

  • Longtemps on a enseigné les philosophes en oubliant leurs prises de position sur la question des femmes : omission délibérée ou négligence à l'égard d'un sujet secondaire comparé aux enjeux majeurs de la pensée. La place des femmes par rapport à la normalité et à la normativité incarnées par les hommes reste généralement pensée comme un fait de nature. Certes certains philosophes corrigent cette lecture sur des points déterminés mais sans jamais cependant en mettre la structure en cause. Dans ce volume, notre objectif consiste à re-parcourir l'histoire de la pensée philosophique occidentale pour identifier chez chaque auteur les procédures d'articulation du rapport entre les sexes. Il s'agit d'un outil exploratoire, éclairant, qui ouvre aussi des pistes pour des recherches ultérieures.

  • « J'espère que, quand on reverra la Constitution, les droits de la femme seront enfin comptés pour quelque chose et respectés comme ils doivent l'être, surtout quand il sera bien prouvé, comme cela ne peut manquer de l'être, que la raison exige que l'on fasse attention à leurs plaintes et réclame hautement justice pour une moitié de l'espèce. » Directement inspiré par la pensée des Lumières, un texte puissant et original, par une figure majeure du féminisme anglo-saxon.
    Défense des droits de la femme se présente comme une réfutation en règle des préjugés concernant les femmes et comme un vibrant plaidoyer pour leur éducation, condition de leur égalité avec les hommes et de leur indépendance ; il se termine par un appel à une profonde révolution des moeurs et de la société afin que prenne fin la condition « seconde » de celles qui ne sont toujours pas reconnues comme égales aux hommes en droits et en faits. Le choix d'extraits effectué par Martine Reid met l'accent sur ces idées principales.

  • Comment une jeune femme (Jane Goodall) qui n'a d'autre instruction qu'une formation de secrétaire en vient à consacrer sa vie à l'étude des moeurs de chimpanzés en vivant avec eux et en bouleversant ainsi totalement son existence ? Comment une jeune fille déportée à Auschwitz avec sa famille (Simone Veil) devient ministre de la Santé et légalise l'avortement ? Comment une fillette de dix ans (Marjane Satrapi) grandissant en pleine révolution islamique et guerre Iran-Irak choisit de raconter son histoire à travers un roman graphique qui deviendra légende ? Pourquoi une jeune femme journaliste (Anna Politkowskaïa) militante pour les droits de l'homme en vient à être menacée puis assassinée ?

    À travers les siècles, l'idée que les femmes puissent revendiquer le droit de participer à des conversations intellectuelles ou simplement d'exprimer leurs opinions a fait trembler les hommes, aussi bien dans la politique que dans la science. Dans son nouveau livre, Stefan Bollman dresse vingt-cinq portraits de femmes, maîtresses à pensée, chercheuses, combattantes pour les droits des femmes, rebelles ou femmes politiques, qui critiquèrent les systèmes en place, se frayèrent un chemin dans des domaines de connaissances jusque-là masculins, ou remirent en question des modèles de pensée existants.


    Comme il en ressort de cet ouvrage, les femmes qui pensent et expriment courageusement leurs opinions ? par exemple la lauréate birmane du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi ?, sont aujourd'hui encore dangereuses mais aussi en danger. On constate par ailleurs qu'un grand nombre d'entre elles, particulièrement dans la politique, sont fortement sous-estimées, souvent autant par leurs amis que par leurs ennemis.

    Bertha von Suuttner, Simone Veil, Marie Curie, Marjane Strapi, Indira Gandhi, Margaret Thatcher... découvrez 25 portraits de femmes hors du commun.

  • Avocats et juges sont aujourd'hui, dans une très grande majorité, des femmes. Si les places les plus en vue sont toujours occupées par une poignée d'hommes qui portent la robe, plusieurs « femmes de loi » ont déjà marqué l'histoire de leur empreinte. Il en est ainsi des premières avocates de France qui ont su se battre pour obtenir, à l'instar de Jeanne Chauvin, au début de xxe siècle, de prêter serment. Certaines avocates ont défendu des causes retentissantes, telles Gisèle Halimi (plaidant pour les femmes ayant avorté clandestinement), Isabelle Coutant-Peyre (avocate des groupes terroristes, qui a épousé le terroriste Carlos en prison)... D'autres sont même devenues bâtonnier dès les années 1990 : Dominique de La Garanderie, Christiane Féral-Schuhl ou encore Dominique Attias. Les femmes de loi sont également des juges, de Simone Rozès, qui a siégé comme plus haute magistrate de France, à Eva Joly, longtemps juge d'instruction. Le genre féminin siège enfin, depuis bien longtemps cette fois, du côté du... box des accusées : Marie-Antoinette, Thérèse Humbert, sans oublier les soeurs Papin, Simone Weber, ainsi qu'Henriette Caillaux, ou encore Florence Rey. Dans une salle d'audience, il n'y a pas de sexe faible, mais des femmes qui sont passées du rôle d'accusées à celui d'acteurs majeurs de la justice. C'est le portrait de 18 de ces femmes que brosse Emmanuel Pierrat.

  • « Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes! femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles?» Un ton résolument frondeur, une langue énergique, un propos engagé, par l'une des grandes voix féminines de la Révolution française.

  • En France, la politique reste un bastion du sexisme. Aujourd'hui encore, les femmes sont sous-représentées, comme le montrent les chiffres des différentes assemblées. Malgré la parité imposée pour certaines élections (conseils régionaux et départementaux, etc.), elles ne parviennent pas à briser le plafond de verre (peu sont présidentes de région, et, en 2016, plus aucun ministère régalien n'est réservés à une femme).
    Le seuil de tolérance a cependant baissé, témoignant d'une évolution des mentalités, plus rapide durant les 50 dernières années que durant les siècles antérieurs. Mais si le sexisme est aujourd'hui dénoncé avec vigueur, il contribue aussi à éloigner les femmes du monde politique.
    Dans un livre à la fois caustique et pédagogique l'auteure explique en quoi notre histoire et notre imaginaire collectif contribuent à cantonner les femmes aux seconds rôles, propose une analyse du rôle des médias dans cette partition inégalitaire et s'interroge sur les leviers dont on dispose et les outils à inventer pour une plus juste répartition des responsabilités politiques.

  • Reines, duchesses, prophétesses, abbesses, artistes, théologiennes, éducatrices : tel était le rôle des femmes en France jusqu'à la Renaissance. Ecartées du pouvoir, elles vont longtemps être privées de tout droit... jusqu'à celui de voter ! La reconquête du milieu du XXe siècle va marquer le début d'un féminisme rageur ; un féminisme qui fera notamment les beaux jours de quelques libertaires égalitaristes niant toute différence sexuelle, ignorant la nature même de la femme et ce qu'elle peut apporter en tant que telle.

    Les femmes et le pouvoir revient sur deux mille ans d'histoire des femmes, depuis Velléda la Gauloise jusqu'à Ségolène Royal, première grande prétendante à la présidence de la République française.

    Ce livre intéressera tous ceux qui désirent s'attaquer aux contre-vérités et aux mythes qui jalonnent habituellement les manuels d'histoire.

  • Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société pendant des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans leurs confidences distraites, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées.

    Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre.

  • Baiser au cul du Diable, cuisson et dégustation de bébés, sabbats... Du XVe à la fin du XVIIe siècle, les aveux des sorcières, rapportés par les inquisiteurs et les magistrats alimentent la démonologie : c'est par l'accouplement avec Satan que les sorcières obtiendraient leurs pouvoirs maléfiques. La sorcellerie : un "crime" de femmes ? Elles ont fourni 80% des condamnés au bucher. Pour Armelle Le Bras-Chopard, loin d'être secondaires, la féminité et le fantasme de sa dangerosité seraient le mobile même de cette persécution.
    Un phénomène plus politique que religieux, aboutissant à la construction au masculin de l'Etat moderne, et qui disparaîtra une fois les femmes assujetties sous la Loi. Aujourd'hui, avec la place grandissante des femmes dans l'espace public, les sorcières seraient-elles de retour ? Pourquoi avoir peur de la mixité des sexes ? Il ne s'agit pas de "partager le gâteau", simplement d'en modifier la recette, sans craindre qu'une sorcière y introduise quelque poison diabolique !

  • Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
    Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante - puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant - puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée - devenue, et restée depuis, un objet d'horreur. Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

  • Dans cette lettre adressée à une amie venant de mettre au monde une petite fille, Chimamanda Ngozi Adichie livre en quinze points ses conseils pour élever celle-ci dans les règles de l'art du féminisme.
    Après Nous sommes tous des féministes, l'auteure d' Americanah examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples concrets tirés de sa propre expérience.
    Elle aborde notamment la question de l'importance de l'accomplissement de soi avant tout en tant qu'individu, de la participation essentielle du père à l'éducation de l'enfant, de la théorie de genre et ses aberrations ou encore de celle du mariage qui ne doit pas représenter pour une femme un aboutissement.
    Cette missive, pleine d'affection et parfois d'ironie, s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l'enfant qui subsiste en chacun de nous. Chacun y trouvera les clés pour adopter une ligne de conduite féministe, c'est-à-dire croire en la pleine égalité des sexes et l'encourager.

  • Mobilisations contre les violences faites aux femmes avec les #me too et #balancetonport, débat sur l'écriture inclusive.... : la question du droit des femmes est au au coeur de l'actualité. Cet ouvrage dresse un panorama des acquis des droits des femmes dans la vie sociale et politique : la travail salarié, la répartition des tâches domestiques, la lutte contre les violences, l'IVG. Il dénonce aussi les nombreuses résistances à l'antisexisme. Un cri d'alerte sur la fragilité des « acquis » des droits des femmes.

  • " Vous êtes naïve, Madame le Juge ! " Voilà comment un commissaire de police a apostrophé, à ses débuts, Isabelle Rome, coupable selon lui d'avoir accordé trop légèrement une liberté conditionnelle. Alors jeune juge d'application des peines (JAP), elle continuera pourtant de regarder les criminels comme des êtres humains.

    Son témoignage est une véritable immersion dans le quotidien d'un juge.
    On a rarement eu accès, en effet, au face-à-face intime d'un magistrat avec détenus et victimes. Isabelle Rome évoque même les doutes qui l'ont parfois habitée lors de ces rencontres. Ici le meurtrier d'une jeune femme, là un enfant violenté le jour de Noël. Ou encore le criminel nazi Klaus Barbie en prison VIP, qui voulait une grâce médicale, et le terroriste longtemps recherché par toutes les polices du monde, Khaled Kelkal...
    En fait, toute la question du sens que la société veut donner à la sanction se trouve au coeur de ce récit, ainsi que le souligne Boris Cyrulnik dans sa Préface : " Que ressent un juge quand il doit juger une mère infanticide qui a tué un enfant du même âge que le sien ? ".

    Isabelle Rome ne manie pas la langue de bois. Punir autrement qu'en incarcérant systématiquement, continuer de traiter les mineurs comme des enfants même s'ils ont commis un délit : autant de pistes de réflexion qu'elle propose

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  • La colère et la lassitude exprimées par les surveillants pénitentiaires, au cours de ces derniers mois, nous ont rappelé à tous que la prison, ce n'est pas seulement des murs et des barreaux.

    La prison, c'est aussi une histoire d'humanités. De destins croisés, de journées et de longues nuits partagées, une promiscuité parfois insupportable. Une communauté de vie qui s'impose, au-delà des statuts et des différences. Malgré la surpopulation, malgré la violence presque quotidienne et l'oubli fréquent de ceux qui sont à l'extérieur. Il faut ici coexister.

    Isabelle Rome, nommée, à vingt-trois ans, juge de l'application des peines à Lyon, a arpenté les coursives de nombreuses maisons d'arrêt et connaît cette réalité. Citoyenne engagée pour les droits des femmes, elle a voulu aller plus loin encore et donner la parole à des détenues et des surveillantes de la maison d'arrêt des femmes de Versailles, où elle a enquêté pendant près d'une année.
    Chez les surveillantes de ce huis clos exclusivement féminin, Isabelle Rome a retrouvé le même sentiment d'isolement que chez celles qui y sont enfermées.
    Loin de toute démagogie, elle pose cette question : se satisfaire d'une prison fermée sur elle-même, échouant à remplir sa mission de réinsertion, n'est-ce pas reléguer détenues, personnel pénitentiaire et, finalement, l'ensemble de notre justice « à l'ombre de la République » ?

    Elle lance de nouvelles pistes de réflexion sur le système pénal et pénitentiaire, en faisant des propositions concrètes tendant à assurer plus de dignité à tous, à favoriser la réinsertion des détenus et à oeuvrer pour une meilleure reconnaissance des personnels qui en assurent la garde.

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  • Les hommes naissent libres et égaux en droits... Et les femmes alors ? Pour obtenir des droits fondamentaux, comme celui d'aller à l'école ou bien de voter aux élections, mais aussi plus d'égalité, elles ont dû lutter pendant des siècles ! Découvre leurs combats...

  • « Être une femme impactait ma carrière. Que je le veuille ou non, que cela ait un sens ou pas, mon genre influait sur la manière dont on me percevait, dont on me considérait, dont je me comportais même (!) - donc sur celle dont j'évoluais. ».

    Ancienne trader dans un environnement 100 % masculin, Clara Moley est vite confrontée au poids du genre sur sa trajectoire professionnelle, et à l'existence de freins à la fois extérieurs et intériorisés qui entravent sa progression. Ce livre est le récit de sa prise de conscience et des enseignements qu'elle en a tirés pour reprendre la main sur sa carrière.
    Demander ce que l'on veut, valoriser ce que l'on fait, négocier, surmonter le syndrome de la bonne élève ou celui de l'imposteur... à partir de son expérience, l'auteure développe une méthode - le « micro-empowerment » - pour permettre à chacune de surmonter les challenges du quotidien, un jour, une réunion, une négociation à la fois.
    Se réapproprier les règles du jeu, pour donner toute sa mesure au travail et réussir, selon ses propres termes.

  • « Nous commencerons par discuter les points de vue pris sur la femme par la biologie, la psychanalyse, le matérialisme historique. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficultés elles se heurtent au moment où, essayant de s'évader de la sphère qui leur a été jusqu'à présent assignée, elles prétendent participer au mitsein humain. » Simone de Beauvoir.

  • «Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière.» Simone de Beauvoir.

  • Le combat de deux avocates contre les violences faites aux femmes. Un témoignage croisé de celles qui ont obtenu la grâce d'Alexandra Lange et de Jacqueline Sauvage, où transparaissent tout à la fois la persévérance, les doutes, la colère à l'encontre des institutions, et, toujours, l'envie de faire évoluer la loi et de réparer des vies brisées.

    En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son mari violent. Pour ne pas être l'une d'entre elles, certaines vont jusqu'à commettre l'impensable et tuer leur compagnon. Pourtant, la loi française est catégorique : par de tels actes, ces victimes deviennent des criminelles. Deux femmes d'exception, avocates sans concessions, se sont engagées pour les défendre. Alexandra Lange sera acquittée, Jacqueline Sauvage graciée. En plaidant pour Maud, Samia ou Noémie, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se battent pour les 225 000 femmes victimes de violences conjugales. Parce que ni le gouvernement ni le législateur ne parviennent à les protéger, elles racontent les coulisses de leur lutte et nous font vivre une série de procès emblématiques. Elles partagent leur empathie, leur persévérance, leur envie de faire évoluer la loi, mais aussi leur colère à l'encontre des institutions, sourdes à la douleur de victimes démunies face à leurs bourreaux.

  • "Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe.

    Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux États-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque « cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ».

    « "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux États-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. » Éric Fassin, 2005.

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