50 questions insolites (psychologie et corps humain...)

À propos




Extrait
Pourquoi les Asiatiques ont-ils les yeux bridés ?
Anatomiquement, les yeux des Asiatiques doivent leur forme à un repli de peau sur leur paupière supérieure, l’épicanthus. Génétiquement, ces yeux bridés seraient hérités d’une population fondatrice, installée durant la préhistoire dans le nord du continent asiatique (Sibérie). Un climat rigoureux avec des vents violents et un soleil plus éclatant (à cause de la forte réverbération de la neige) aurait favorisé les individus porteurs de l’épicanthus, parce qu’ils voyaient mieux. C’est ainsi que le caractère « yeux plissés » se serait répandu dans la population d’origine, demeurée suffisamment longtemps isolée des autres populations pour que le caractère s’y uniformise. En se répandant plus au sud du continent, la population aurait exporté le caractère sibérien des yeux bridés, suffisamment établi pour qu’il résiste au mélange avec d’autres populations dans des régions où les yeux bridés ne représentaient plus un avantage adaptif.
Lorsque la musique est forte, pourquoi ressent-on les basses à l’intérieur de notre corps ?
Intuitivement, on se dit que les fréquences basses sont plus « rentre-dedans », ce qu’interprète autrement la psychophonie, fondée sur l’échelle des réceptivités sonores par le corps humain. Si la démarche est essentiellement psychologique, voire artistique, elle définit néanmoins différentes zones de réception en fonction des fréquences émises. Il faut savoir que tout matériau entre spontanément en vibration lorsqu’il est environné par un son émis à sa « fréquence de résonance ». Une corde de guitare vibrera spontanément si elle est baignée d’un son qui possède sa fréquence de vibration. L’échelle des sons de notre corps comporte quatre octaves, réparties des pieds à la tête, du grave à l’aigu. Une note de basse fréquence (c’est-à-dire comprise entre 50 et 250 hertz) ne fera donc pas seulement vibrer notre tympan : elle résonnera au niveau de notre coccyx et sera ressentie par nos tripes !
Pourquoi a-t-on des fourmis dans les jambes ?
À cause de leur remise en mouvement et du rétablissement de la circulation sanguine. Cette sensation pénible, à laquelle on attribue le nom savant de « formication » (mot évoquant les fourmis, ne pas le confondre avec un autre, plus imagé !), est ressentie après une immobilité prolongée. Mais seulement dans certaines positions, telles que jambes croisées ou repliées sous les fesses : on provoque ainsi une compression des veines et des artères des membres inférieurs, empêchant le sang de bien circuler. Le système nerveux envoie des messages d’alerte, interprétés comme une sensation croissante d’engourdissement de la zone concernée. Nous finissons par réagir en opérant un changement de position. Libérer nos jambes provoque des baisses de tension locales, le temps que la circulation se régule, et le système nerveux envoie des signaux contradictoires en rafale – « ça va mieux », « ça ne va pas » –, d’où la sensation de fourmillement.
Pourquoi a-t-on un nombril ?
Il fallait bien nous nourrir lorsque nous étions dans le ventre de notre mère ! Le bébé flotte dans un liquide protecteur, le liquide amniotique. Il ne peut ni respirer, ni se nourrir seul ; maman doit donc manger pour deux ! Le cordon ombilical relie le nombril du bébé au placenta : de cette manière, le sang de la mère passe à côté de celui du bébé, sans se mélanger avec lui. Oxygène et « aliments », transportés dans le sang, traversent une fine membrane et sont amenés au bébé par le cordon ombilical. À la naissance, le bébé est toujours attaché à sa mère par le cordon ombilical : le nombril n’est en fait que la cicatrice qui reste lorsque l’on a coupé le cordon ! S’il n’a plus beaucoup d’utilité pour les années à venir, c’est un souvenir plus ou moins esthétique qui nous rappelle d’où nous venons. Mais il ne faut pas en abuser : « se regarder le nombril », selon l’expression populaire, doit être fait avec modération au risque d’être taxé d’égocentrique.
Pourquoi parfois se lève-t-on fatigué après avoir dormi 10 heures d’affilée, alors que d’autres fois on est en pleine forme après n’avoir dormi que quelques heures ?
Cela dépend certes de la qualité du sommeil, mais aussi du moment du réveil par rapport aux fameux « cycles de sommeil ». Une bonne nuit de sommeil est généralement constituée de quatre cycles, d’environ 90 à 120 minutes chacun. Chaque cycle comporte cinq phases : l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil lent et profond, le sommeil profond et le sommeil paradoxal. Ces cycles se répètent au cours de la nuit et permettent à notre corps de se reposer. Le réveil est censé s’effectuer pendant une phase de sommeil paradoxal : malheureusement, lorsqu’on utilise un réveille-matin, il n’est pas facile de viser pour tomber pile dans cette phase ! Nous risquons d’interrompre une phase de sommeil profond, ce qui, quelle que soit la durée totale de notre sommeil, peut expliquer notre comportement léthargique pendant la journée.
Pourquoi certaines personnes ont-elles une mauvaise haleine ?
Selon les statistiques, la mauvaise haleine touche environ un tiers de la population. Caractérisée par un mauvais goût dans la bouche et une odeur désagréable lors de la respiration, elle est le plus souvent causée par des bactéries, qui se déposent entre autres sur les papilles de la langue. Ces bactéries transforment des résidus d’aliments en « composés sulfurés volatils » dégageant ce parfum nauséabond. Des facteurs extérieurs comme le tabac, le café, l’alcool, la consommation de certains aliments (ail, fromage, etc.) peuvent aussi déclencher la mauvaise haleine. Notons que certains troubles de l’organisme (diabète, surpoids, stress…), un défaut de salivation (lorsqu’on mâche peu, qu’on parle longtemps ou qu’on se fait vieux) ou tout simplement une mauvaise hygiène buccale sont susceptibles de donner une haleine de fauve. Cette dernière ne gêne que l’entourage, nul n’étant incommodé par ses propres odeurs !
Pourquoi ferme-t-on un œil quand on vise avec une arme ?
Utiliser un seul de ses deux yeux pour viser est nécessaire chez tout être humain. Chaque personne possède ce que l’on appelle un « œil directeur », qui domine l’autre en matière de vision. Pour le connaître, une expérience s’impose : il suffit de pointer un doigt vers une cible, en gardant les deux yeux ouverts. Chaque œil doit ensuite être fermé alternativement : l’œil directeur est celui qui laissera le doigt pointé vers la cible sans donner une impression de décalage. Généralement, l’œil directeur des droitiers est le droit, et inversement pour les gauchers. Lorsque l’on vise, il faut donc que la cible, l’arme et l’œil directeur soient parfaitement alignés, ce qui est impossible si les deux yeux sont ouverts. Une fois la visée effectuée, il est néanmoins conseillé de tirer avec les deux yeux ouverts pour sa propre sécurité… et celle des autres !

Rayons : Sciences humaines & sociales > Psychologie / Psychanalyse > Psychologie branches et domaines

  • EAN

    9782359324495

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    31 Pages

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    Non

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    Non

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    Dans le cadre de la copie privée

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    Numilog

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    ebook (ePub)

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